Les derniers articles

Articles liés

Revue de presse du 28/08/25: Impasse politique autour du désarmement

- Advertisement -

Le sujet du désarmement de la résistance, notamment du Hezbollah, domine les premières pages de plusieurs quotidiens libanais du 28 août 2025. Selon Al Joumhouriyat (28 août 2025), la cinquième visite du médiateur américain Tom Barak a marqué un tournant décisif dans les négociations. Son projet, présenté comme une solution équilibrée et acceptée par toutes les parties, a finalement révélé son unique objectif : obtenir un engagement libanais clair en faveur du désarmement de la résistance avant toute avancée. Cette approche a suscité une forte opposition, à la fois au niveau populaire et politique, notamment dans les régions du Sud.

Le même journal souligne que la position israélienne transmise par le biais du médiateur américain exclut tout retrait ou suspension des attaques israéliennes contre le Liban tant que le désarmement n’aura pas été acté. La session gouvernementale prévue le 2 septembre 2025 s’annonce d’ores et déjà « explosive », d’après les déclarations du président de la Chambre, Nabeh Berri, cité par Al Sharq Al Awsat (28 août 2025), qui a exprimé un « profond désarroi » face au revirement américain.

Rejet populaire de la médiation américaine

Plusieurs journaux relaient les manifestations populaires contre la visite de Tom Barak. Selon Ad Diyar (28 août 2025), des manifestations ont éclaté à Khiyam, Marjayoun et à Tyr. Les manifestants ont bloqué l’accès à certaines localités et brandi des pancartes dénonçant les politiques américaines et la complicité supposée du médiateur avec Israël. AL Akhbar (28 août 2025) rapporte également l’annulation de la visite de Tom Barak dans le Sud, sous la pression des protestations populaires. La visite s’est ainsi réduite à une halte discrète dans la caserne de Marjayoun.

Recommande par Libnanews
Indicateurs économiques du Liban

Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.

Cette colère populaire est alimentée par le sentiment d’un déséquilibre flagrant dans les demandes américaines, lesquelles, selon Al Akhbar (28 août 2025), reprennent mot pour mot les exigences israéliennes sans contrepartie tangible pour le Liban.

Mobilisation politique croissante et menaces d’escalade

Le climat politique s’alourdit. Toujours selon Al Akhbar (28 août 2025), le tandem Hezbollah–Amal envisage des mobilisations à partir de septembre, sous forme de mouvements étudiants, ouvriers et populaires. Cette initiative viserait à dénoncer la pression internationale et les décisions gouvernementales anticipées sur le désarmement. Les revendications porteront également sur la souveraineté nationale et le refus de toute concession sur les points frontaliers encore occupés.

Le même journal précise que ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte d’“absence totale de volontarisme de l’État libanais face aux pressions étrangères”.

Enjeux militaires et réponses israéliennes

Sur le plan militaire, Al Liwa’ (28 août 2025) rapporte que Tsahal se prépare à maintenir son dispositif au Sud-Liban, affirmant qu’aucune décision de retrait n’est à l’ordre du jour. Cette posture a été confirmée publiquement par le ministre israélien de la Défense. À l’international, selon Al Binaa’ (28 août 2025), Israël parie sur un effondrement de la capacité de résistance libanaise via un conflit politique interne, en lien avec les discussions autour du désarmement.

Al Sharq (28 août 2025) revient quant à lui sur les racines historiques du soutien iranien au Hezbollah, rappelant le rôle des aides militaires iraniennes dans l’arsenal du parti. Le journal souligne les contradictions du discours officiel iranien, qui déclare que la décision revient uniquement à la direction du Hezbollah.

Ambiguïtés autour du rôle de l’armée libanaise

Dans ce climat tendu, l’armée libanaise reste en retrait. Selon Nahar (28 août 2025), le ministère de la Défense évite toute déclaration sur sa posture à l’approche de la session du gouvernement. Nida’ Al Watan (28 août 2025) souligne que le général Joseph Aoun n’a pas encore pris publiquement position sur le plan attendu pour le 2 septembre. Les spéculations vont bon train sur un possible « rôle tampon » que l’armée pourrait être appelée à jouer, dans un scénario d’escalade entre la résistance et les forces de sécurité.

Al Sharq Al Awsat (28 août 2025) précise qu’aucun consensus n’a pu être trouvé dans les réunions préparatoires. Le gouvernement, actuellement fragilisé, s’oriente vers une séance sous haute tension, avec de possibles défections ministérielles au moment du vote.

Absence de consensus international

Enfin, la scène internationale reste prudente. Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025) note que les Européens s’inquiètent de la dégradation de la situation au Liban mais n’offrent pas d’alternative diplomatique claire. Les positions américaines sont perçues comme un alignement sur les priorités sécuritaires d’Israël, sans considération pour la stabilité libanaise.

Politique locale : crispations institutionnelles et pressions sur le gouvernement

Crise politique autour de la session du 2 septembre

Le gouvernement libanais traverse une phase de tensions extrêmes à l’approche de la session du Conseil des ministres prévue pour le 2 septembre 2025. Selon Al Joumhouriyat (28 août 2025), cette réunion sera consacrée à l’examen du plan de l’armée pour la gestion des tensions avec le Hezbollah. La presse évoque une séance gouvernementale « piégée », susceptible de fracturer l’exécutif. Le Premier ministre Nawaf Salam, à l’initiative de la convocation, cherche à maintenir une ligne institutionnelle, mais se heurte à une opposition croissante.

De nombreux ministres proches du courant de la résistance annoncent leur intention de boycotter la session si l’ordre du jour inclut le désarmement. Al Akhbar (28 août 2025) rapporte que cette question, promue par des pressions américaines, suscite des tensions croissantes au sein du cabinet. Le gouvernement se retrouve ainsi au cœur d’un bras de fer, pris entre les exigences internationales et la ligne rouge posée par les partis de la résistance.

Déclarations de Nabeh Berri et ligne du Parlement

Le président du Parlement, Nabeh Berri, apparaît comme l’une des voix les plus critiques de la gestion gouvernementale actuelle. Il a exprimé publiquement son mécontentement face aux résultats de la médiation américaine, qu’il qualifie de « manipulation diplomatique ». Selon Nida’ Al Watan (28 août 2025), Berri déplore que le gouvernement ait accepté d’examiner un plan imposé unilatéralement par les États-Unis, sans qu’aucune garantie ne soit apportée sur un retrait israélien ou une trêve.

Il a également mis en garde contre le risque d’un effondrement institutionnel si la session du 2 septembre venait à adopter une décision perçue comme hostile par une partie importante de la population libanaise. Al Sharq Al Awsat (28 août 2025) précise que Berri considère comme « irresponsable » toute initiative visant à désarmer le Hezbollah sans un consensus national et sans couverture politique claire.

Blocages interinstitutionnels et fracture au sein de l’exécutif

Le climat interne au sein de l’exécutif s’est considérablement dégradé. Selon Ad Diyar (28 août 2025), plusieurs ministres proches du tandem Amal-Hezbollah ont tenu une réunion informelle au cours de laquelle ils ont estimé que le gouvernement « ne représente plus l’équilibre national ». Ils ont accusé Nawaf Salam de « soumission politique aux injonctions occidentales ».

La présidence de la République, occupée par Joseph Aoun, adopte quant à elle une posture de réserve stratégique. Al Binaa’ (28 août 2025) rapporte que le président refuse de commenter publiquement le plan militaire, préférant attendre la session ministérielle pour faire valoir sa position. Cette attitude prudente est perçue comme une tentative de ne pas exacerber les tensions dans une situation déjà explosive.

Enjeux de légitimité et mobilisation populaire

Parallèlement, la contestation populaire se renforce. Ad Diyar (28 août 2025) décrit des manifestations dans le Sud, où les populations locales dénoncent l’absence de représentation de leurs intérêts dans les décisions gouvernementales. Des slogans dirigés contre le Premier ministre et les ministres pro-occidentaux ont été largement repris lors de rassemblements organisés à Tyr, Marjayoun et Khiyam.

AL Akhbar (28 août 2025) précise que le tandem Hezbollah–Amal prépare une mobilisation de plus grande envergure à l’approche de la session du 2 septembre. Celle-ci pourrait prendre la forme de manifestations coordonnées à Beyrouth et dans les grandes villes du pays.

Initiatives régionales et appuis diplomatiques

Sur le plan régional, Al Sharq (28 août 2025) rapporte que l’Égypte et la Syrie ont exprimé leur soutien au Liban dans ses efforts pour préserver sa stabilité intérieure. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a insisté sur la nécessité d’un consensus national pour toute réforme sécuritaire. De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a présenté au Caire les grandes lignes de son plan de sortie de crise, qui repose sur un engagement diplomatique renforcé.

Cette démarche est cependant critiquée par Al Binaa’ (28 août 2025), qui y voit une tentative de donner une légitimité extérieure à un processus perçu comme imposé. Le journal note que ces initiatives ne parviennent pas à masquer l’absence de dialogue interne entre les principales forces politiques libanaises.

Citation et discours des personnalités politiques : crispation autour du désarmement et désillusion diplomatique

Nabeh Berri : une parole d’alerte face au “retournement américain”

Le président de la Chambre des députés, Nabeh Berri, s’est exprimé de manière particulièrement directe et critique dans plusieurs entretiens relayés par la presse du 28 août 2025. Dans Al Sharq Al Awsat (28 août 2025), il a dénoncé le contenu de la médiation américaine menée par Tom Barak, affirmant que « les Américains sont revenus avec l’opposé de ce qu’ils avaient promis ». Il a ajouté que la politique du “pas à pas” ne devait pas servir de prétexte à des exigences unilatérales, notamment en matière de désarmement.

Dans Nida’ Al Watan (28 août 2025), il déclare : « Le gouvernement s’apprête à examiner un plan qui n’apporte rien de nouveau, si ce n’est une redite des exigences israéliennes, mais sans la moindre garantie de réciprocité ». Il a aussi mis en garde contre « tout vote qui entraînerait un conflit interne », insistant sur le fait que « chaque décision qui mène à une division dans le pays est condamnable ».

Berri a également dénoncé le silence israélien face aux propositions libanaises, estimant que « le dossier est revenu à la case départ, dans une ambiance encore plus tendue ». Il a résumé la situation par une phrase reprise par plusieurs titres : « Les choses ne sont pas faciles ». Dans Al Joumhouriyat (28 août 2025), il affirme que le Liban ne peut « ni céder à l’intimidation, ni être livré à des choix étrangers déguisés en initiatives diplomatiques ».

Nawaf Salam : la retenue stratégique

Le Premier ministre Nawaf Salam est resté discret dans ses apparitions publiques, mais plusieurs journaux ont relayé des propos attribués à ses proches collaborateurs. Selon Ad Diyar (28 août 2025), il considère que « la tenue de la session du gouvernement est nécessaire pour éviter l’effondrement de la gouvernance ». Dans une réunion à huis clos, il aurait insisté sur « la responsabilité de l’exécutif à maintenir le cadre constitutionnel, quel que soit le degré de désaccord ».

Al Sharq (28 août 2025) rapporte que Nawaf Salam a présenté au président égyptien sa vision pour « un Liban productif, stable et souverain », et que sa stratégie repose sur « un engagement régional renforcé pour soutenir la stabilité intérieure ». Son entourage affirme qu’il « souhaite apaiser les tensions en adoptant une posture de neutralité active ».

Cependant, Al Binaa’ (28 août 2025) souligne que cette posture est perçue comme une forme de prudence excessive, voire de faiblesse, par certains de ses partenaires gouvernementaux. L’absence d’une déclaration publique ferme sur la question du désarmement alimente les critiques quant à son leadership.

Joseph Aoun : silence tactique

Le président de la République Joseph Aoun n’a fait aucune déclaration publique dans les éditions du 28 août 2025. Néanmoins, selon Nahar (28 août 2025), sa position est observée de près, notamment en lien avec la session du 2 septembre. Des sources proches du Palais présidentiel, citées dans Al Akhbar (28 août 2025), indiquent qu’il « suit de manière constante les évolutions, mais n’entend pas interférer avant la présentation officielle du plan militaire au Conseil des ministres ».

Ce silence est interprété comme une stratégie visant à éviter d’aggraver les divisions politiques. Ad Diyar (28 août 2025) évoque toutefois une réunion confidentielle tenue à Baabda, durant laquelle Joseph Aoun aurait insisté sur « la nécessité d’unité nationale et de maîtrise du discours politique ».

Le tandem Hezbollah–Amal : lignes rouges affirmées

Bien que Hassan Nasrallah ait quitté ses fonctions, les prises de position du tandem Hezbollah–Amal sont relayées à travers divers responsables. Selon Al Akhbar (28 août 2025), des membres influents du bloc parlementaire du Hezbollah ont déclaré que « la ligne rouge reste intacte : il n’y aura pas de désarmement sous contrainte ».

Une citation mise en avant par Al Binaa’ (28 août 2025) résume cette position : « Nous répondrons politiquement et pacifiquement, mais fermement, à toute tentative de compromettre notre souveraineté défensive. » Le même journal rapporte que ces déclarations ont été formulées dans le cadre d’une réunion interne tenue à Dahiyeh.

Des responsables du mouvement Amal, quant à eux, ont exprimé leur désaccord avec la stratégie gouvernementale actuelle, estimant, selon Al Joumhouriyat (28 août 2025), que « le dialogue national a été contourné par des initiatives étrangères ne respectant pas les équilibres internes ».

Diplomatie : tensions bilatérales et pression des alliances régionales

La médiation américaine en échec

La mission du médiateur américain Tom Barak a dominé les interactions diplomatiques du Liban cette semaine. Selon Al Joumhouriyat (28 août 2025), la cinquième visite du diplomate, censée représenter une phase de concrétisation du plan américain, s’est heurtée à une opposition frontale au sein de la classe politique libanaise et d’une partie de la population.

Ad Diyar (28 août 2025) rapporte que la tournée du diplomate a été écourtée à cause des mobilisations populaires dans le Sud. Il n’a pu visiter que la caserne militaire de Marjayoun, les habitants de Khiyam et Tyr ayant bloqué l’accès à leurs localités. Ces réactions ont eu un fort retentissement diplomatique et ont mis en lumière l’échec des États-Unis à instaurer un dialogue équilibré. Plusieurs journaux citent des sources gouvernementales anonymes reconnaissant que « le projet diplomatique américain semble désormais caduc dans sa forme actuelle ».

Dans Nida’ Al Watan (28 août 2025), le président du Parlement Nabeh Berri affirme que « le retour des Américains avec les exigences israéliennes sans réponse équivalente d’Israël annule toute dynamique de négociation ».

Relations avec l’Égypte : soutien à la stabilité

Sur le plan régional, l’Égypte a multiplié les messages de soutien envers le Liban. Al Sharq (28 août 2025) souligne que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a exprimé sa solidarité avec le gouvernement libanais, insistant sur la nécessité de respecter la souveraineté du pays dans toute solution sécuritaire.

Le Premier ministre Nawaf Salam a effectué une visite officielle au Caire où il a exposé les grandes lignes de son plan de réforme. Celui-ci repose sur la consolidation des institutions et un soutien régional accru pour renforcer la stabilité intérieure. Cette initiative est analysée par Al Binaa’ (28 août 2025) comme une tentative de Nawaf Salam de gagner un appui diplomatique arabe dans un contexte de polarisation.

Toutefois, certains éditorialistes soulignent que ce rapprochement avec Le Caire ne permet pas de contrebalancer l’intense pression occidentale, notamment sur la question du désarmement de la résistance.

Dialogue gelé avec Israël

Aucun contact officiel n’a été établi entre le Liban et Israël dans le cadre de cette séquence diplomatique. Cependant, Al Akhbar (28 août 2025) révèle que les documents transmis au gouvernement libanais par les diplomates américains émanent directement du ministère israélien de la Défense. Cette révélation nourrit le sentiment d’un déséquilibre structurel dans les négociations.

Dans Al Sharq Al Awsat (28 août 2025), des diplomates européens estiment que le refus d’Israël de formuler une quelconque concession territoriale ou militaire ruine toute tentative de médiation. Le plan de désarmement exigé serait, selon eux, une initiative unilatérale sans aucune perspective de dialogue politique ou d’engagement réciproque.

Relations avec la Syrie : statu quo discret

La question syrienne reste en arrière-plan de l’actualité diplomatique. Ad Diyar (28 août 2025) mentionne le report d’une visite prévue d’un haut responsable syrien à Beyrouth, sans en préciser les motifs. Cette décision fait suite aux tensions internes et à l’atmosphère explosive qui prévaut actuellement.

Le quotidien Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025) indique que la Syrie maintient une position d’observation prudente, considérant que le Liban est soumis à une recomposition de ses équilibres internes, sans interférer pour le moment dans les débats autour du désarmement.

Soutiens indirects de l’Iran

La République islamique d’Iran n’a pas formulé de déclaration directe récente, mais plusieurs journaux comme Al Sharq (28 août 2025) et Al Binaa’ (28 août 2025) rappellent les positions antérieures selon lesquelles « le Hezbollah est libre de ses choix et que l’Iran ne s’ingère pas dans ses décisions militaires ».

Cette posture vise à préserver une certaine distance stratégique tout en rappelant les liens historiques et idéologiques entre les deux entités. L’éditorial de Al Sharq souligne toutefois que l’armement du parti provient bien de l’Iran, citant un discours de l’ancien secrétaire général Hassan Nasrallah : « Notre pain, nos armes, notre médecine viennent de Téhéran ».

Position européenne : prudence et appels à la retenue

L’Union européenne, par la voix de plusieurs diplomates relayés par Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025), appelle à éviter toute escalade. Les Européens demandent que « la session du 2 septembre ne soit pas l’occasion d’une rupture institutionnelle », et insistent sur la nécessité d’une solution libanaise à la crise actuelle.

Cependant, aucun plan diplomatique européen alternatif ne semble émerger à court terme. Al Akhbar (28 août 2025) critique cette posture « d’observateur passif », et déplore « l’incapacité de l’Europe à proposer une voie crédible de désescalade ».

Politique internationale : conflits, recompositions et leaderships contestés

Ukraine : la guerre s’installe dans la durée

La guerre en Ukraine reste l’un des grands sujets internationaux traités par plusieurs titres. Selon Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025), les lignes de front sont désormais figées dans l’est du pays, autour des régions de Donetsk et Louhansk. Les offensives lancées par la Russie ces dernières semaines se sont heurtées à une forte résistance ukrainienne, malgré des pertes humaines et matérielles importantes.

Al Sharq Al Awsat (28 août 2025) note que l’armée ukrainienne bénéficie toujours d’un soutien logistique des États-Unis et de plusieurs pays de l’OTAN, mais que l’aide militaire occidentale diminue progressivement, notamment en raison des contraintes budgétaires européennes.

La Russie continue, selon Al Liwa’ (28 août 2025), à imposer un blocus partiel sur les ports de la mer Noire, ce qui a des répercussions sur les exportations agricoles et énergétiques de l’Ukraine. Le journal ajoute que Vladimir Poutine intensifie sa stratégie de guerre d’usure, espérant briser la résilience ukrainienne à moyen terme.

États-Unis : la campagne présidentielle dominée par Trump

Aux États-Unis, la campagne présidentielle est au cœur de l’actualité. Ad Diyar (28 août 2025) souligne que Donald Trump, à nouveau président depuis janvier 2025, mène une stratégie agressive pour les élections de mi-mandat, mobilisant sa base sur des thèmes liés à l’immigration, à l’économie nationale et à la politique étrangère.

Dans Al Akhbar (28 août 2025), plusieurs éditorialistes évoquent un climat politique tendu à Washington, marqué par l’effondrement des négociations bipartites sur la réforme de la justice. Le journal précise que Trump s’emploie à renforcer l’axe conservateur, notamment en matière de défense, de frontières et de politique énergétique.

Selon Al Sharq (28 août 2025), le nouveau gouvernement républicain tente également de redéfinir ses alliances diplomatiques, avec une priorité donnée à l’Inde et au Japon dans le cadre du contrepoids à la Chine.

France : recomposition politique et grèves

En France, Al Binaa’ (28 août 2025) évoque une profonde recomposition politique à gauche, avec l’émergence d’un nouveau bloc social-écologiste sous la houlette de l’ancienne maire de Paris. Ce regroupement tente de peser face au gouvernement dirigé par un Premier ministre issu de la majorité présidentielle, affaiblie par plusieurs crises internes.

Al Sharq (28 août 2025) fait état de manifestations à Paris et Lyon contre la réforme des retraites, récemment relancée par le gouvernement. Ces mobilisations, moins massives qu’en 2023, restent symboliques d’un mécontentement social persistant.

Chine et Taïwan : nouvelles tensions militaires

La situation dans le détroit de Taïwan s’est tendue ces derniers jours. Selon Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025), Pékin a mené des manœuvres navales considérées comme un avertissement envers Taipei, après que la présidente taïwanaise a reçu une délégation parlementaire américaine.

Al Joumhouriyat (28 août 2025) rapporte que Washington a exprimé son inquiétude face à ces mouvements, appelant à « la retenue » tout en réaffirmant son engagement à défendre Taïwan. Pékin, de son côté, continue d’affirmer que l’île fait partie intégrante de la Chine et que toute ingérence étrangère est une ligne rouge.

Afrique de l’Ouest : instabilité prolongée au Niger et au Mali

Al Sharq Al Awsat (28 août 2025) se penche sur la situation sécuritaire au Niger, où la junte militaire au pouvoir depuis 2023 fait face à une recrudescence des attaques djihadistes dans les zones frontalières. Malgré la présence de forces africaines appuyées par la Russie, la situation reste instable.

Le Mali, cité dans Al Binaa’ (28 août 2025), poursuit son rapprochement avec la Russie et l’Iran. Le régime au pouvoir tente de consolider ses positions tout en marginalisant les anciens partenaires occidentaux. L’Union européenne se dit préoccupée par les reculs démocratiques dans ces pays.

Économie : équilibres fragiles et blocages budgétaires

Un budget sous tension : incertitudes politiques et réalités financières

L’actualité économique libanaise au 28 août 2025 reste marquée par l’absence de validation d’un budget général, malgré les annonces du gouvernement. Selon Annahar (28 août 2025), les discussions en Conseil des ministres sur le projet de budget pour l’année 2025 ont été interrompues à plusieurs reprises. Le quotidien souligne que la dimension politique du désarmement et de la sécurité a pris le pas sur les priorités économiques, renvoyant les arbitrages budgétaires à un futur incertain.

Le projet présenté contient des prévisions de recettes fiscales jugées « irréalistes » par plusieurs ministres, notamment ceux issus du mouvement Amal et du courant patriotique libre. Toujours selon Annahar, ces derniers dénoncent un « budget d’austérité sans contreparties sociales ». Le journal cite un ministre anonyme affirmant : « Nous ne pouvons pas imposer de nouvelles taxes aux citoyens sans réformes structurelles ni retour des services de base ».

Fonction publique et salaires : attentes et frustrations

Al Sharq (28 août 2025) fait état de nombreuses tensions dans le secteur public. Les syndicats de la fonction publique menacent de relancer des mouvements de grève à partir de septembre si aucune augmentation salariale n’est accordée. Les revendications portent principalement sur une indexation des salaires sur l’inflation, qui reste élevée dans les secteurs de l’alimentation et de l’énergie.

Le gouvernement n’a pas encore intégré ces demandes dans le projet de budget, ce qui alimente le sentiment d’abandon chez les agents de l’État. Le journal précise que les discussions au sein de la direction du ministère des Finances s’orientent vers un gel des embauches et des primes, au nom de la stabilité macroéconomique.

Banques et gestion monétaire : statu quo sous pression

Du côté monétaire, Al Binaa’ (28 août 2025) évoque un maintien de la politique du statu quo à la Banque du Liban. Le gouverneur Karim Souaid n’a pas encore annoncé de nouvelle mesure pour encadrer les retraits en devises étrangères. Le journal souligne que les tensions politiques actuelles freinent la mise en œuvre de toute stratégie monétaire de long terme.

Par ailleurs, selon Ad Diyar (28 août 2025), le système bancaire continue de fonctionner sous un régime d’exception, les restrictions sur les virements et retraits en devises étrangères n’ayant toujours pas été levées. Le flou juridique autour des responsabilités bancaires reste entier, en l’absence de nouvelle loi sur la restructuration du secteur.

Aide internationale et conditionnalités

Al 3arabi Al Jadid (28 août 2025) rapporte que plusieurs bailleurs de fonds internationaux, dont le FMI, maintiennent leurs réserves sur la situation budgétaire du Liban. Les négociations sont suspendues depuis avril 2025, en raison de l’incapacité du gouvernement à adopter les réformes préalables exigées.

Le journal indique que les fonds liés aux promesses de Paris IV, ainsi que les aides arabes conditionnées à des engagements en matière de gouvernance, restent bloqués. La mission technique du FMI, attendue à Beyrouth début septembre, pourrait annuler sa visite si aucune avancée n’est constatée lors du Conseil des ministres.

Infrastructures et développement : investissements gelés

Les projets d’infrastructures sont à l’arrêt, selon Nida’ Al Watan (28 août 2025). Le ministère des Travaux publics peine à obtenir les crédits nécessaires à la relance des chantiers routiers, portuaires et hydrauliques. Le journal précise que le retard dans l’adoption du budget bloque également les transferts aux collectivités locales.

Le projet de réhabilitation du port de Tripoli, pourtant annoncé en 2023 comme prioritaire, n’a toujours pas dépassé le stade de l’appel d’offres. Les entreprises étrangères intéressées, dont plusieurs turques et chinoises, se sont retirées du processus de sélection, invoquant « l’instabilité institutionnelle et juridique du pays ».

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

1 COMMENTAIRE

Les commentaires sont fermés.

A lire aussi