mercredi, janvier 21, 2026

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Revue de presse du 8/09/25: Gaza entre bombardements israéliens et négociations sous pression américaine

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Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont franchi un nouveau seuil le 8 septembre 2025, au moment où l’administration du président américain Donald Trump tente d’imposer une médiation avec le Hamas et Israël. La situation humanitaire s’aggrave, les infrastructures civiles sont détruites et les acteurs régionaux observent avec inquiétude une possible extension du conflit.

Escalade militaire et destructions massives

D’après Al Quds du 8 septembre 2025, la ville de Gaza a connu une journée marquée par la mort de 46 personnes. Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé un bilan total de 87 victimes et plus de 400 blessés sur vingt-quatre heures. Le journal rapporte aussi cinq décès liés à la malnutrition, dont trois enfants. Cinquante immeubles ont été entièrement détruits et une centaine d’autres touchés partiellement par les frappes israéliennes.
Al Liwa’ du 8 septembre 2025 décrit l’effondrement d’immeubles de plusieurs étages. L’armée israélienne a affirmé viser des positions du Hamas, mais les habitants racontent que les frappes touchent des quartiers résidentiels. Les scènes de décombres concernent des zones densément peuplées.
Dans Al Bina’ du 8 septembre 2025, les bombardements sont analysés comme une méthode destinée à pousser les habitants à quitter leurs foyers. Le quotidien indique que la stratégie israélienne dépasse la logique militaire classique pour devenir un outil de pression démographique.

Situation humanitaire en effondrement

Selon Al Quds du 8 septembre 2025, les morgues ne peuvent plus accueillir les corps et des cadavres sont déposés à l’extérieur des hôpitaux. Les équipes de secours rapportent que certains quartiers sont totalement rasés. Le quotidien mentionne l’appel de Human Rights Watch, qui juge que la situation était déjà critique avant l’offensive et réclame un embargo sur les armes à destination d’Israël.
Al Sharq du 8 septembre 2025 met en avant les enterrements collectifs organisés en urgence. Des familles se voient contraintes de procéder à des inhumations rapides faute de moyens. Le journal souligne que l’effondrement des services de santé et d’approvisionnement alimentaire devient un facteur central du conflit.

La diplomatie américaine sous Donald Trump

D’après Al Quds du 8 septembre 2025, l’administration de Donald Trump a mis en garde le Hamas en menaçant ses dirigeants en exil d’assassinats ciblés si des otages israéliens étaient exécutés.
Al Bina’ du 8 septembre 2025 rapporte qu’un projet américain a été transmis au Hamas. Il propose un échange global de prisonniers et une trêve, mais ne précise pas les conditions d’un retrait israélien ni le statut futur de Gaza. La proposition inclut toutefois l’entrée de l’aide humanitaire et la libération immédiate de prisonniers palestiniens.
Dans Al Akhbar du 8 septembre 2025, cette démarche est présentée comme une tentative de Donald Trump de montrer une réussite diplomatique dans la région. Le quotidien indique que l’administration américaine cherche à préserver un avantage pour Israël tout en imposant une trêve qui serve de cadre à des négociations plus larges.

Israël et la pression internationale

Selon Al Sharq Al Awsat du 8 septembre 2025, les autorités israéliennes affirment poursuivre leurs opérations militaires en accusant le Hamas d’utiliser les civils comme boucliers humains. Le journal note que Tel-Aviv n’a pas proposé de calendrier pour un désengagement.
Al Quds du 8 septembre 2025 relève des appels au sein de l’Union européenne en faveur d’une enquête internationale pour crimes de guerre. Le quotidien mentionne aussi la plainte déposée par le Soudan au Conseil de sécurité, accusant les Émirats arabes unis de recruter et d’envoyer des mercenaires en soutien aux forces alliées à Israël.

Le Liban et la ligne de front régionale

Ad Diyar du 8 septembre 2025 explique que la visite de Brad Cooper, commandant de la zone centrale américaine, et de Morgan Ortagus, émissaire de Washington, a été centrée sur le sud du Liban. Leur déplacement visait à renforcer la stabilité dans une zone sensible alors que les tensions s’intensifient à Gaza.
Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte que Joseph Aoun, président de la République, a demandé aux représentants américains d’exercer une pression sur Israël pour mettre fin aux violations au Sud-Liban et pour appliquer pleinement la résolution 1701.
Dans Al Sharq du 8 septembre 2025, les manœuvres israéliennes récentes dans le Golan sont présentées comme une préparation à un scénario de confrontation directe avec le Hezbollah, accentuant les inquiétudes quant à un débordement du conflit.

Le Hamas et sa stratégie

D’après Al Quds du 8 septembre 2025, une délégation du Hamas s’est rendue au Caire pour rencontrer différentes factions palestiniennes et préparer une feuille de route politique commune. Le quotidien indique que ce déplacement visait à coordonner la réponse aux propositions américaines.
Selon Al Bina’ du 8 septembre 2025, les discussions internes au Hamas révèlent une division. Une partie de ses dirigeants estime qu’accepter un accord peut représenter une victoire tactique, tandis qu’une autre rejette toute concession qui légitimerait l’occupation israélienne.

Un conflit en recomposition

Dans Al Akhbar du 8 septembre 2025, le conflit est décrit comme une recomposition des rapports de force. Israël, avec l’appui des États-Unis, tente de redessiner les équilibres territoriaux. Le Hamas, de son côté, cherche à utiliser la guerre pour obtenir des gains politiques et une libération massive de prisonniers.
La diplomatie libanaise est aussi mise en avant. Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte que Joseph Aoun insiste sur l’importance d’une application stricte de la résolution 1701 afin d’éviter que le Liban devienne une extension du front de Gaza.

Politique locale: tensions autour du désarmement et affrontements verbaux sur la souveraineté

La scène politique libanaise est dominée par les débats liés au désarmement et à la souveraineté nationale. Le 8 septembre 2025, plusieurs personnalités se sont exprimées sur le rôle du Hezbollah, la place de l’armée et la capacité de l’État à imposer son autorité, dans un climat marqué par la pression internationale et l’inquiétude d’une escalade régionale.

Prises de position contrastées des dirigeants libanais

Selon Nahar du 8 septembre 2025, le président du Parlement Nabih Berri a affirmé que le Liban avait « dépassé la fitna et sauvé le pays ». Cette déclaration a été faite en référence aux tensions qui avaient menacé de dégénérer en affrontements internes, et elle a été interprétée comme une tentative de calmer les esprits après les débats houleux sur la décision gouvernementale concernant le désarmement.
Toujours dans Nahar du 8 septembre 2025, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a adopté un ton radical en appelant les chiites à « se libérer des armes ». Ce discours, prononcé lors du rassemblement annuel en mémoire des « martyrs de la résistance libanaise », a suscité de vives réactions. Geagea a accusé la présence d’armes en dehors du contrôle de l’État de bloquer toute possibilité de stabilité.
Ces déclarations reflètent deux lignes politiques opposées : Berri insiste sur l’apaisement et la préservation de l’équilibre communautaire, tandis que Geagea pousse pour une rupture nette avec l’arsenal du Hezbollah.

Le débat gouvernemental sur la souveraineté et le désarmement

Dans Al Akhbar du 8 septembre 2025, la réunion du Conseil des ministres consacrée au plan de désarmement du Hezbollah est décrite comme un moment révélateur des contradictions internes du système libanais. Le journal souligne que la décision d’entériner la proposition de l’armée de prendre en charge la question des armes illégales expose les fractures entre ceux qui voient ce plan comme une avancée institutionnelle et ceux qui l’interprètent comme une atteinte à l’équilibre politique.
Al Liwa’ du 8 septembre 2025 précise que le gouvernement a validé une feuille de route incluant l’extension du contrôle de l’armée au sud du Litani, la saisie des armes illégales et la fermeture des passages clandestins. Mais le journal note que certains ministres ont exprimé des réserves, craignant que l’exécution stricte de ces mesures ne déclenche une confrontation directe avec le Hezbollah.
L’article insiste sur le fait que le Premier ministre Nawaf Salam a défendu le projet comme une nécessité pour restaurer la crédibilité de l’État et répondre aux attentes internationales. Toutefois, la complexité de la mise en œuvre reste entière dans un contexte où la société libanaise demeure divisée sur la question du rôle de la résistance.

L’influence des pressions extérieures sur la politique interne

Ad Diyar du 8 septembre 2025 relève que l’intensification des visites diplomatiques américaines, notamment celle de Brad Cooper et de Morgan Ortagus, a accru la pression sur les responsables libanais pour avancer dans le dossier du désarmement. Le quotidien indique que la présence américaine est perçue par certains comme un soutien à l’État libanais, mais par d’autres comme une ingérence susceptible d’accentuer les clivages internes.
Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte que Joseph Aoun, président de la République, a profité de sa rencontre avec les responsables américains pour réaffirmer que l’armée libanaise devait être la seule détentrice de la force militaire légitime. Ce positionnement, en ligne avec le plan gouvernemental, confirme la volonté du chef de l’État de présenter une image de cohésion nationale face aux partenaires internationaux.
Cependant, Al Akhbar du 8 septembre 2025 insiste sur le fait que ce type de discours ne masque pas les tensions sous-jacentes. Le journal considère que les débats autour du désarmement révèlent une lutte existentielle sur la nature même de l’État libanais, partagé entre sa vocation de souveraineté et ses fragilités structurelles.

Le Hezbollah et la recomposition politique

La position du Hezbollah, dirigé par Naim Kassem depuis 2023, reste au cœur du débat. Dans les articles d’Al Sharq du 8 septembre 2025, les discussions au sein du mouvement chiite sont décrites comme prudentes. Le parti n’a pas annoncé de réaction officielle tranchée face aux décisions du gouvernement, préférant insister sur la nécessité de préserver la résistance contre Israël.
Cette prudence est interprétée comme une stratégie pour éviter un affrontement frontal avec l’État tout en conservant ses marges de manœuvre. Selon certains observateurs cités par Al Liwa’ du 8 septembre 2025, le Hezbollah cherche à maintenir un équilibre entre participation au jeu institutionnel et préservation de son arsenal, perçu par ses partisans comme un outil de défense nationale.

Un climat politique tendu et polarisé

Dans Al Akhbar du 8 septembre 2025, l’adoption du plan gouvernemental est présentée comme une victoire symbolique de l’État, mais aussi comme une décision qui pourrait fragiliser davantage l’unité nationale si elle est appliquée de manière coercitive. Le quotidien avertit que toute tentative de désarmement forcé pourrait déclencher une nouvelle crise interne.
Nahar du 8 septembre 2025 relève que les positions radicales de Samir Geagea contribuent à accentuer la polarisation, en renforçant la fracture entre les partisans de la souveraineté exclusive de l’État et ceux qui estiment que la résistance armée reste indispensable.
Enfin, Ad Diyar du 8 septembre 2025 note que le rôle de Nawaf Salam comme chef du gouvernement est mis à l’épreuve. Sa capacité à maintenir le dialogue entre les forces politiques opposées tout en répondant aux pressions internationales est désormais un enjeu central.

Citation et discours des personnalités politiques: fracture du discours national entre apaisement et radicalisation

Le 8 septembre 2025, les interventions publiques de plusieurs responsables politiques libanais ont mis en évidence la profondeur des divergences internes sur les grands dossiers de souveraineté. Les discours tenus ce jour-là reflètent des visions contradictoires de la place du Hezbollah, du rôle de l’armée et de la capacité de l’État à préserver sa légitimité dans un contexte régional marqué par les tensions croissantes.

Samir Geagea et l’appel à une rupture claire avec les armes

Dans un rassemblement organisé à Maarab à l’occasion de la commémoration annuelle des martyrs de la résistance libanaise, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a prononcé un discours qui a immédiatement retenu l’attention. Selon Nahar du 8 septembre 2025, Geagea a exhorté la communauté chiite à « se libérer des armes », affirmant que celles-ci ne pouvaient offrir une protection réelle. Dans ses propos rapportés par le même quotidien, il a insisté sur le fait que seule l’autorité de l’État est capable d’assurer la sécurité et la stabilité.

Ad Diyar du 8 septembre 2025 précise que Geagea a développé son argumentaire en expliquant que la persistance d’armes en dehors du cadre légal empêche toute évolution positive de la vie politique et économique. Il a ajouté que le maintien de cette situation enferme le Liban dans une logique permanente de confrontation, qui empêche la société de construire un avenir stable. Dans son intervention, Geagea a également mis en garde contre ce qu’il a qualifié de dépendance chronique à un arsenal qui, selon lui, sert davantage d’outil de domination politique que de défense nationale.

La couverture médiatique montre que ce discours s’inscrit dans une continuité. Nahar du 8 septembre 2025 rappelle que le chef des Forces libanaises a, à plusieurs reprises au cours des dernières années, appelé à mettre fin au rôle militaire du Hezbollah. Cette récurrence traduit une stratégie visant à mobiliser son électorat et à positionner son parti comme le principal défenseur de la souveraineté de l’État face à la présence d’une force armée parallèle.

Les réactions qui ont suivi montrent la portée polémique de son intervention. Toujours selon Nahar du 8 septembre 2025, plusieurs responsables proches du Hezbollah ont dénoncé un discours provocateur susceptible de renforcer les tensions communautaires. Mais dans les cercles politiques opposés au Hezbollah, ses propos ont été salués comme une parole de vérité dans un climat de compromis jugés stériles.

Nabih Berri et la recherche de stabilité

En contrepoint, le président du Parlement Nabih Berri a choisi un registre totalement différent. Dans une déclaration rapportée par Nahar du 8 septembre 2025, il a affirmé que « le Liban a dépassé la fitna et sauvé le pays ». Par cette formule, Berri a voulu rappeler que, malgré les désaccords persistants, la scène politique avait évité une confrontation directe et que le dialogue institutionnel restait possible.

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 précise que Berri s’efforce, par ce type de discours, de maintenir un rôle d’arbitre. En cherchant à tempérer les tensions, il vise à préserver l’équilibre communautaire qui conditionne le fonctionnement du système politique libanais. Selon le quotidien, son intervention a été perçue comme une tentative de détourner l’attention des polémiques immédiates pour mettre en avant une vision plus large de stabilité nationale.

Cette position s’inscrit dans la tradition de son leadership. Comme le rappellent plusieurs sources, dont Nahar et Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025, Berri adopte régulièrement un discours qui met en avant la nécessité de préserver la coexistence interne. Sa rhétorique, centrée sur l’évitement des affrontements internes, est destinée à rassurer ses soutiens tout en montrant à ses partenaires politiques que le maintien de l’équilibre demeure sa priorité absolue.

Le contraste avec le discours de Geagea est saisissant. Là où le chef des Forces libanaises pousse à la rupture, le président du Parlement s’efforce de préserver une façade d’unité. Ces deux approches, rapportées le même jour, illustrent les tensions qui structurent la vie politique libanaise.

Joseph Aoun et la légitimité de l’armée

Le président de la République Joseph Aoun a, pour sa part, tenu un discours centré sur l’institution militaire. Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte que lors de sa rencontre avec des représentants américains, Joseph Aoun a affirmé que l’armée devait rester la seule détentrice de la force militaire légitime au Liban. Il a insisté sur le fait que la résolution 1701 devait être appliquée pleinement et que l’autorité de l’État devait être consolidée par le renforcement de l’institution militaire.

Cette déclaration s’inscrit dans une stratégie visant à présenter l’armée comme l’acteur consensuel capable de transcender les divisions politiques. Ad Diyar du 8 septembre 2025 note que ce type de discours vise aussi à rassurer les partenaires internationaux en leur montrant que le Liban reste engagé dans une logique de légalité internationale.

Nahar du 8 septembre 2025 rappelle que Joseph Aoun a régulièrement mis en avant cette vision depuis son accession à la présidence. Ses discours publics, ainsi que ses interventions dans les instances officielles, s’articulent autour de la centralité de l’armée dans le maintien de la souveraineté nationale. Cette constance confère une dimension institutionnelle à son discours et le distingue des interventions plus partisanes d’autres responsables politiques.

Naim Kassem et la position du Hezbollah

Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, n’a pas tenu de discours public majeur le 8 septembre 2025, mais plusieurs articles évoquent ses prises de position internes. Al Sharq du 8 septembre 2025 indique que le mouvement a insisté, dans ses réunions, sur la nécessité de maintenir la résistance face à Israël. Le journal précise que le Hezbollah n’a pas cherché à répondre directement aux décisions gouvernementales, préférant conserver une posture d’attente.

Al Liwa’ du 8 septembre 2025 rapporte que la direction du Hezbollah considère que la priorité reste la lutte contre les menaces extérieures et que les débats internes sur le désarmement doivent être abordés avec prudence. Cette stratégie de retenue est interprétée par plusieurs observateurs comme un moyen d’éviter une escalade prématurée. En s’abstenant de commenter ouvertement les décisions du gouvernement, le Hezbollah préserve une marge de manœuvre qui lui permet de s’adapter à l’évolution des rapports de force.

Cette attitude contraste avec la fermeté affichée par Geagea ou la recherche d’apaisement de Berri. Elle traduit une logique d’attente qui consiste à ne pas révéler les choix stratégiques du mouvement avant que la situation n’ait évolué davantage.

La rhétorique nationale en éclats

La comparaison des discours rapportés par Nahar, Ad Diyar, Al Joumhouriyat, Al Sharq et Al Liwa’ le 8 septembre 2025 montre à quel point la scène politique libanaise est fragmentée. D’un côté, Geagea plaide pour une rupture claire avec les armes du Hezbollah, position qui accentue la polarisation. De l’autre, Berri appelle à la stabilité et à l’évitement des affrontements. Entre ces deux lignes, Joseph Aoun met en avant le rôle de l’armée comme institution fédératrice, tandis que Naim Kassem et le Hezbollah privilégient la prudence et l’attente.

Cette diversité de discours illustre la profondeur des clivages. Elle reflète aussi une stratégie propre à chaque acteur, chacun cherchant à s’adresser à sa base tout en influençant l’orientation nationale. Les propos du 8 septembre 2025, rapportés par les principaux quotidiens libanais, témoignent ainsi de la difficulté du Liban à construire un discours unifié sur les questions de souveraineté et de sécurité.

Diplomatie: pressions internationales et médiations croisées autour du Liban

Le 8 septembre 2025, la scène diplomatique libanaise a été marquée par une série d’initiatives et de visites étrangères. Les positions exprimées par les émissaires américains, européens et arabes mettent en lumière la centralité du Liban dans l’équilibre régional, au moment où la question du désarmement et la stabilité du sud du pays dominent l’agenda politique.

Les visites américaines et l’appui au plan de l’armée

Selon Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025, l’arrivée de l’émissaire américaine Morgan Ortagus et du commandant de la zone centrale américaine Brad Cooper s’inscrit dans une volonté de Washington de soutenir le plan libanais de contrôle des armes illégales. Le quotidien précise que cette visite vise à s’assurer que la décision du gouvernement concernant la souveraineté militaire sera suivie d’effets concrets. Les responsables américains ont insisté sur la nécessité que l’armée libanaise soit en mesure de sécuriser le sud du Litani et de faire appliquer la résolution 1701.

Ad Diyar du 8 septembre 2025 souligne que ces contacts s’accompagnent d’une pression directe pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée par le Conseil des ministres. Le journal indique que Washington conditionne une partie de son aide militaire et économique à des avancées visibles sur le terrain.

La mobilisation de la France et de l’Union européenne

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte que la France suit de près l’évolution de la situation. Le journal mentionne la préparation d’une visite de l’envoyé spécial Jean-Yves Le Drian, attendue dans les jours suivants. L’objectif est de coordonner les efforts diplomatiques européens avec ceux des États-Unis et de rappeler l’importance d’une stabilité durable au Liban.

Nahar du 8 septembre 2025 précise que l’Union européenne envisage de renforcer son soutien à la FINUL, tant sur le plan logistique que financier. L’article rappelle que plusieurs pays membres insistent sur la nécessité d’élargir le mandat de la mission pour inclure une surveillance plus active de la frontière et des livraisons d’armes illégales.

Les médiations arabes et régionales

Selon Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025, l’arrivée attendue du ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Yazeed bin Farhan, s’inscrit dans une série de visites arabes destinées à exprimer un appui au Liban tout en insistant sur la mise en œuvre du plan de désarmement. Le journal indique que cette initiative est perçue comme une manière de montrer que les États du Golfe soutiennent les efforts du gouvernement libanais.

Al Bina’ du 8 septembre 2025 met en lumière l’intérêt de la Syrie dans cette dynamique. Le quotidien souligne que Damas surveille de près l’évolution de la situation, car tout changement au sud du Liban pourrait avoir un impact direct sur sa propre frontière et sur l’équilibre régional.

Le rôle des Nations unies

Nahar du 8 septembre 2025 rapporte que des sources diplomatiques onusiennes insistent sur l’urgence d’appliquer la résolution 1701 et sur la nécessité que toutes les parties respectent le cessez-le-feu. L’article précise que le secrétaire général de l’ONU a reçu plusieurs rapports faisant état de violations répétées de la ligne bleue par Israël, ce qui renforce les inquiétudes d’une escalade.

Ad Diyar du 8 septembre 2025 note que des discussions sont en cours à New York pour renforcer le rôle du comité de suivi mis en place après la guerre de 2006. Le but serait de créer un mécanisme plus contraignant de vérification et de médiation en cas d’incident frontalier.

Les positions libanaises face aux pressions

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 indique que le président Joseph Aoun a réitéré, lors de ses entretiens avec les émissaires étrangers, que l’armée doit rester la seule force militaire légitime au Liban. Il a aussi rappelé l’importance pour Israël de respecter ses engagements de retrait des zones encore occupées.

Selon Al Liwa’ du 8 septembre 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a défendu la feuille de route gouvernementale comme un instrument de restauration de la souveraineté nationale, tout en mettant en garde contre une application trop brutale qui pourrait provoquer des tensions internes.

Une diplomatie sous contrainte

Les articles du 8 septembre 2025 publiés dans Nahar, Ad Diyar, Al Joumhouriyat et Al Liwa’ convergent sur un point : la diplomatie libanaise se trouve dans une position délicate. Elle doit répondre aux attentes de ses partenaires internationaux, qui exigent des résultats rapides en matière de désarmement, tout en gérant les sensibilités internes et les divisions politiques.

Revue de Presse Assistant a dit :

Politique internationale: guerres persistantes et rivalités stratégiques à l’échelle mondiale

Le 8 septembre 2025, l’actualité internationale a été marquée par la poursuite de plusieurs conflits majeurs et par des tensions diplomatiques qui soulignent la fragmentation de l’ordre mondial. Du front ukrainien aux discussions sur le nucléaire iranien, en passant par la crise au Soudan et l’activisme des Houthis, les journaux arabes ont mis en avant les rivalités géopolitiques qui redessinent les équilibres internationaux.

L’Ukraine face à une intensification de l’offensive russe

Selon Al Sharq Al Awsat du 8 septembre 2025, la Russie a lancé ce qui est décrit comme « l’attaque la plus violente » depuis le début de la guerre. L’assaut aurait impliqué 800 drones visant des positions stratégiques, dont le siège du gouvernement à Kiev. Le quotidien rapporte que cette offensive s’inscrit dans une stratégie de Moscou visant à démontrer sa capacité de nuisance malgré les sanctions occidentales.
Nahar du 8 septembre 2025 souligne que cette escalade survient alors que les négociations diplomatiques restent au point mort. L’article rappelle que l’Union européenne continue d’augmenter son soutien militaire à l’Ukraine, mais que les divisions internes entre États membres ralentissent la prise de décision.

Le nucléaire iranien au cœur des tensions

Toujours selon Al Sharq Al Awsat du 8 septembre 2025, la question du programme nucléaire iranien a dominé les discussions de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne. Le quotidien rapporte que le négociateur iranien Abbas Araghchi a exhorté l’Europe à renoncer à l’activation du mécanisme de « snapback », qui permettrait de rétablir automatiquement les sanctions internationales contre Téhéran.
Al Bina’ du 8 septembre 2025 souligne que l’Iran cherche à mobiliser ses alliés pour éviter un isolement complet. Le journal rapporte que Téhéran insiste sur le caractère pacifique de son programme nucléaire et accuse Israël et les États-Unis de vouloir instrumentaliser le dossier pour justifier une escalade militaire dans la région.

La guerre au Soudan et la crise humanitaire

Ad Diyar du 8 septembre 2025 décrit une situation dramatique à El-Fasher, ville stratégique du Darfour. Le journal rapporte que dix-huit civils ont été tués et plus de cent blessés lors d’un bombardement attribué aux Forces de soutien rapide. La ville, déjà assiégée depuis mai 2024, est considérée par l’ONU comme un centre vital pour les opérations humanitaires dans l’ouest du Soudan.
Le quotidien précise que les organisations internationales qualifient la situation soudanaise de « plus grande crise de la faim au monde ». Les appels à l’ouverture de couloirs humanitaires se multiplient, mais les combats persistent entre l’armée soudanaise et les forces paramilitaires.

Les Houthis et la recomposition du front régional

Dans Al Bina’ du 8 septembre 2025, le Yémen est décrit comme un foyer de tensions persistantes, avec une montée en puissance des Houthis qui continuent de menacer les routes maritimes en mer Rouge. Le journal indique que les rebelles soutenus par l’Iran utilisent leur arsenal de missiles pour peser sur l’équilibre régional et rappeler leur capacité de nuisance.
Al Sharq Al Awsat du 8 septembre 2025 précise que cette intensification des activités houthies est perçue par Israël comme une menace directe. Des pressions diplomatiques seraient exercées pour obtenir un renforcement de la surveillance navale internationale dans la région.

La place des grandes puissances dans l’équilibre global

Al Akhbar du 8 septembre 2025 met en avant l’activisme croissant de la Turquie, qui poursuit ses opérations militaires contre les forces kurdes en Syrie. Le journal souligne que ce front parallèle illustre la multiplication des foyers de guerre dans lesquels les grandes puissances interviennent de manière indirecte.
Le même jour, Al Sharq Al Awsat du 8 septembre 2025 rappelle que la Chine a consolidé sa présence économique mondiale, avec des échanges commerciaux dépassant 500 milliards de dollars en 2024 et de nouveaux investissements massifs en 2025. Le quotidien souligne que Pékin utilise ses leviers économiques pour peser dans les rapports de force internationaux, notamment face aux États-Unis.

Économie: fragilité structurelle et initiatives sectorielles au Liban

Le 8 septembre 2025, la presse libanaise a mis en avant plusieurs aspects de la situation économique nationale. Les articles abordent à la fois les faiblesses structurelles, les projets liés à l’agriculture et au vin, les difficultés des entreprises, ainsi que le rôle de la Banque du Liban dirigée par Karim Souaid.

Les faiblesses structurelles et le poids de l’éducation

Selon Nahar du 8 septembre 2025, un rapport de l’UNESCO met en lumière les pertes économiques liées au manque d’investissement dans l’éducation. Le quotidien explique que l’inaction en matière d’alphabétisation coûte à l’économie mondiale près de 10 000 milliards de dollars par an, et que des progrès dans ce domaine pourraient générer 6,5 trillions de dollars supplémentaires d’ici 2030. Bien que le rapport ait une portée globale, Nahar insiste sur son application au Liban où la crise éducative amplifie les inégalités sociales et ralentit la croissance.
Le journal cite des experts selon lesquels l’amélioration du système éducatif aurait un effet direct sur la productivité nationale. Le constat est que l’absence d’investissements suffisants dans ce secteur contribue à maintenir le Liban dans une spirale économique défavorable, alors que la main-d’œuvre qualifiée constitue un atout essentiel pour sortir du marasme.

Les entreprises libanaises face aux faillites et aux restructurations

Ad Diyar du 8 septembre 2025 rapporte la dissolution de plusieurs sociétés enregistrées à Beyrouth. Le journal mentionne, par exemple, la liquidation d’une société offshore, HMH SAL, et celle de la société Luxury Boutique Hotels SAL. Ces fermetures sont présentées comme le reflet d’un climat d’affaires particulièrement défavorable, marqué par une faible confiance des investisseurs et une absence de perspectives de relance à court terme.
Toujours selon Ad Diyar du 8 septembre 2025, les entreprises libanaises sont confrontées à des difficultés structurelles liées à l’instabilité politique, aux coupures d’électricité persistantes et à l’incapacité de l’État à garantir un environnement légal stable. Les conséquences se traduisent par un taux élevé de fermetures et de restructurations, accentuant la crise de l’emploi et réduisant les recettes fiscales de l’État.

L’agriculture et la filière du vin comme leviers économiques

Nahar du 8 septembre 2025 met également en lumière la filière agricole et viticole comme secteur porteur. Le quotidien insiste sur la réputation internationale du vin libanais, reconnu pour sa qualité et ses exportations vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Le secteur reste cependant confronté à des coûts de production élevés et à des difficultés logistiques liées à l’état des infrastructures.
Des responsables agricoles cités par Nahar soulignent que l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement et la modernisation des installations pourraient accroître la compétitivité des producteurs libanais. Les initiatives de coopératives locales sont mentionnées comme une piste prometteuse pour renforcer la présence du vin libanais sur les marchés internationaux.

Le rôle de la Banque du Liban et les défis financiers

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 indique que Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, a réaffirmé son engagement à stabiliser la monnaie nationale malgré les pressions extérieures. Le quotidien souligne que la priorité de la banque centrale reste de maintenir un équilibre entre soutien à l’économie réelle et discipline monétaire.
Ad Diyar du 8 septembre 2025 ajoute que des discussions sont en cours avec des partenaires internationaux pour relancer les négociations avec le Fonds monétaire international. Ces pourparlers, encore bloqués par des divergences politiques internes, sont considérés comme essentiels pour obtenir une assistance financière qui permettrait au Liban de restructurer sa dette et de rétablir une certaine confiance sur les marchés.

Les perspectives de relance et les obstacles persistants

Selon Nahar du 8 septembre 2025, les initiatives locales dans l’agriculture, la viticulture et l’éducation démontrent qu’il existe des marges de manœuvre pour la relance. Mais la persistance des blocages politiques, combinée à l’absence de réformes structurelles, freine toute perspective de redressement.
Al Akhbar du 8 septembre 2025 souligne que la crise actuelle met en lumière la dépendance du Liban à l’égard de ses partenaires étrangers. Le journal insiste sur le fait que sans une gouvernance plus cohérente, les aides internationales ne suffiront pas à sortir le pays de sa situation actuelle.

Revue de Presse Assistant a dit :

Justice: affaires de corruption et décisions judiciaires marquantes

Le 8 septembre 2025, l’actualité judiciaire libanaise a été dominée par les suites de l’affaire BetArabia et du casino du Liban. Les journaux ont également rapporté d’autres dossiers liés à la corruption, aux saisies judiciaires et aux enquêtes en cours.

L’affaire BetArabia et le casino du Liban

Ad Diyar du 8 septembre 2025 consacre une large couverture à l’affaire BetArabia, présentée comme l’un des plus grands scandales de corruption des dernières années. Le quotidien rapporte que plusieurs responsables, dont Jad Khoury, président du conseil d’administration du Casino du Liban, ainsi que des intermédiaires et des partenaires technologiques, sont accusés d’avoir mis en place un système de commissions occultes. Les intermédiaires percevaient entre 20 % et 40 % des pertes des joueurs sur la plateforme BetArabia, transformant ainsi les pertes en source de profit, au détriment du casino et, par extension, des finances publiques.

Selon Ad Diyar du 8 septembre 2025, le juge d’instruction Tarek Bou Nassar a rendu un acte d’accusation massif après plusieurs mois d’investigations. Le document, qui compte plusieurs milliers de pages, détaille les mécanismes de détournement et établit les responsabilités de dizaines d’accusés. Al Liwa’ du 8 septembre 2025 confirme que les poursuites concernent aussi des complices impliqués dans des transferts financiers et des opérations de blanchiment.

Al Akhbar du 8 septembre 2025 rapporte que la majorité des accusations initialement retenues contre l’ancien député Farid El Khazen dans ce dossier ont été abandonnées, mais que le tribunal a maintenu une partie des charges liées à des infractions financières secondaires. Le quotidien note que cette décision a alimenté un débat sur l’efficacité et l’impartialité du système judiciaire libanais.

Les juges et les institutions mobilisés

Ad Diyar du 8 septembre 2025 met en avant le rôle central du juge Tarek Bou Nassar. Son enquête, menée malgré la période de vacances judiciaires, est décrite comme l’une des plus méticuleuses de l’histoire récente du Liban. Selon le journal, il a bénéficié du soutien logistique du service de sécurité dirigé par Edgar Lawandis, ce qui a permis de collecter un volume exceptionnel de preuves. Cette collaboration entre la justice et les forces de sécurité est présentée comme une rare illustration de l’efficacité institutionnelle.

Al Liwa’ du 8 septembre 2025 insiste sur les implications politiques de cette affaire, rappelant que le casino du Liban est historiquement lié à des réseaux de pouvoir et que toute enquête approfondie soulève des résistances. Le journal ajoute que la décision judiciaire pourrait créer un précédent pour d’autres dossiers de corruption de grande ampleur.

Les affaires de contrebande et les saisies judiciaires

En parallèle de ce scandale, Nahar du 8 septembre 2025 rapporte que les autorités judiciaires ont poursuivi des enquêtes liées à la contrebande. Le quotidien cite le cas de deux camions interceptés dans le port de Tripoli, chargés de marchandises introduites illégalement. Plusieurs agents des douanes et un transitaire ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire. Les soupçons portent sur un réseau de complicité interne au port, bien que les investigations n’aient pas encore établi l’ampleur exacte de la corruption.

Toujours selon Nahar du 8 septembre 2025, les saisies judiciaires se multiplient dans le cadre de litiges civils. Le journal mentionne la mise en vente aux enchères d’un terrain agricole à Baalbek, saisi pour garantir une dette contractée depuis 2019. Cette décision illustre la sévérité accrue des tribunaux civils face aux impayés, dans un contexte de crise économique où les contentieux financiers se multiplient.

Une justice sous pression politique et sociale

Les articles convergent sur le constat que la justice libanaise se trouve sous pression. Al Akhbar du 8 septembre 2025 souligne que la médiatisation de l’affaire BetArabia a créé une attente forte dans l’opinion publique. Les citoyens voient dans cette procédure un test de la capacité du système judiciaire à lutter contre la corruption endémique. Toutefois, le journal met en garde contre une politisation du dossier, chaque camp tentant de tirer profit des inculpations ou des relaxes partielles pour conforter ses positions.

Ad Diyar du 8 septembre 2025 rappelle que le pouvoir judiciaire souffre encore d’un manque de moyens et d’ingérences politiques. Mais l’affaire du casino du Liban montre qu’il peut, dans certaines circonstances, affirmer son indépendance et surprendre par sa détermination.

Un signal pour les réformes à venir

Selon Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025, les conclusions provisoires des juges dans l’affaire du casino et les enquêtes en cours sur la contrebande doivent servir de base à des réformes structurelles. Le quotidien indique que des magistrats réclament une modernisation des procédures et une meilleure protection des juges contre les pressions. Cette exigence est présentée comme la condition nécessaire pour restaurer la confiance du public dans l’institution judiciaire.

Société: éducation, santé et initiatives locales face à la crise

Le 8 septembre 2025, les journaux libanais ont consacré plusieurs articles à des problématiques sociales majeures, notamment l’éducation, la santé et les initiatives locales destinées à atténuer les effets de la crise. Ces thématiques montrent que la société libanaise reste confrontée à des défis structurels, mais qu’elle développe aussi des mécanismes de résilience.

L’éducation et l’impact économique du manque d’investissement

Nahar du 8 septembre 2025 publie un article détaillé sur les conséquences du déficit d’investissement dans l’éducation. Le quotidien reprend un rapport de l’UNESCO soulignant que le manque d’alphabétisation coûte au monde environ 10 000 milliards de dollars par an. Dans le cas du Liban, les experts interrogés par Nahar rappellent que l’absence de politiques éducatives cohérentes contribue à freiner la productivité nationale et à aggraver les inégalités sociales.
Le rapport insiste sur le fait que l’amélioration des niveaux de lecture et d’écriture permettrait de renforcer le capital humain et de relancer la croissance. Nahar du 8 septembre 2025 précise que l’éducation est désormais considérée comme l’un des principaux leviers économiques, et que les investissements dans ce domaine doivent être intégrés dans les plans de redressement national.

Les initiatives de lutte contre l’analphabétisme

Toujours selon Nahar du 8 septembre 2025, des initiatives régionales comme le programme « Défi de l’alphabétisation », lancé aux Émirats arabes unis avec le soutien de l’UNESCO et du PNUD, visent à toucher 30 millions de jeunes arabes d’ici 2030. Bien que ce projet soit régional, son application au Liban pourrait contribuer à réduire un taux d’analphabétisme encore préoccupant, notamment dans les zones rurales.
Le journal souligne que l’enjeu dépasse le simple cadre éducatif : il concerne aussi la cohésion sociale et la réduction des disparités entre régions. Les organisations locales sont invitées à coopérer avec ces programmes internationaux pour renforcer leurs capacités.

Santé publique et prévention

Dans le domaine de la santé, Nahar du 8 septembre 2025 rapporte plusieurs initiatives destinées à améliorer la prévention et la diffusion d’informations médicales fiables. Le quotidien mentionne des programmes de formation des médecins pour vulgariser les données médicales auprès du grand public et lutter contre les fausses informations.
Le journal insiste sur l’importance de la culture sanitaire dans un pays marqué par des crises successives. La diffusion de conseils médicaux par les réseaux sociaux, lorsqu’elle est encadrée par des institutions fiables, est considérée comme un outil efficace pour améliorer la résilience des citoyens face aux épidémies et aux crises sanitaires.

Les initiatives locales et le rôle des institutions religieuses

Ad Diyar du 8 septembre 2025 publie un article sur les efforts de certaines institutions religieuses pour investir dans l’agriculture et offrir des opportunités d’emploi. Le journal rapporte que l’Église prépare un congrès prévu pour octobre afin de présenter des expériences réussies d’investissement dans les terres agricoles. L’objectif est d’encourager les habitants à rester dans leurs villages et de lutter contre l’exode rural.
Ces initiatives, bien que limitées, témoignent de la capacité de certaines institutions locales à prendre le relais d’un État affaibli. Elles mettent aussi en évidence le rôle central de l’agriculture dans la survie économique et sociale des régions périphériques.

Une société en tension mais résiliente

Les articles publiés par Nahar et Ad Diyar du 8 septembre 2025 convergent pour montrer que la société libanaise reste confrontée à des difficultés majeures dans l’éducation, la santé et l’emploi. Toutefois, les initiatives locales, qu’elles soient communautaires ou religieuses, apportent des solutions partielles et démontrent une résilience face à la crise.
Ces efforts, replacés dans un contexte d’absence de réformes structurelles de l’État, révèlent une société civile qui cherche à combler les vides institutionnels et à maintenir un minimum de cohésion sociale malgré l’instabilité politique et économique.

Culture: patrimoine, initiatives religieuses et agenda culturel libanais

Le 8 septembre 2025, la presse libanaise a mis en avant plusieurs événements et initiatives culturelles touchant au patrimoine religieux, à la littérature et à la vie artistique. Les journaux ont également relayé l’annonce de congrès et de projets visant à renforcer le rôle de la culture dans la société libanaise.

La restauration du patrimoine religieux

Nahar du 8 septembre 2025 rapporte la restauration et l’agrandissement de la mosquée Al-Ouzai à Beyrouth. Le quotidien indique que ce projet vise à redonner de l’éclat à un lieu historique, symbole d’une mémoire religieuse et communautaire importante. Cette initiative illustre la volonté de préserver le patrimoine architectural et spirituel du pays, malgré les contraintes économiques et sociales.
Le journal précise que des financements privés et institutionnels ont été mobilisés pour mener à bien ces travaux, considérés comme un signe d’attachement à l’identité culturelle et religieuse de la capitale.

Les initiatives de l’Église et l’agriculture

Ad Diyar du 8 septembre 2025 rapporte qu’un congrès consacré au rôle des institutions religieuses dans l’investissement agricole sera organisé en octobre au monastère de Mar Moussa – Douar. Ce congrès mettra en lumière des expériences réussies menées par l’Église dans la valorisation des terres agricoles.
Le quotidien explique que l’objectif est double : offrir des opportunités d’emploi et assurer la continuité de l’ancrage rural en encourageant les populations à rester dans leurs villages. L’événement est aussi perçu comme une manière d’articuler patrimoine religieux et développement économique, en montrant comment la culture peut servir de levier de résilience.

La littérature et le souvenir de Gibran

Nahar du 8 septembre 2025 rappelle l’importance de Gibran Khalil Gibran, en soulignant la permanence de son héritage littéraire dans la culture libanaise et arabe. Le quotidien insiste sur le rôle de ses écrits, porteurs d’un message universel, dans la construction de l’identité culturelle libanaise.
Cet accent mis sur Gibran traduit une volonté de préserver et de transmettre une mémoire littéraire considérée comme un pilier de la culture nationale, à un moment où la société libanaise est en quête de repères.

Les activités culturelles et artistiques en cours

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 consacre plusieurs pages à la vie culturelle. Le journal mentionne des activités religieuses et artistiques, ainsi que des événements cinématographiques prévus à Beyrouth. Bien que les détails restent limités, ces pages mettent en évidence la diversité des initiatives locales qui maintiennent une dynamique culturelle malgré la crise.
L’article souligne que la culture reste un espace de cohésion sociale et d’expression artistique, même lorsque les conditions économiques rendent difficiles l’organisation d’événements à grande échelle.

La culture comme outil de résilience

Les différents articles publiés le 8 septembre 2025 montrent que la culture au Liban est à la fois un outil de mémoire et un instrument de survie collective. La restauration de la mosquée Al-Ouzai, l’organisation d’un congrès religieux consacré à l’agriculture et la mise en valeur du patrimoine littéraire de Gibran illustrent cette complémentarité.
En rendant compte de ces initiatives, Nahar, Ad Diyar et Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 révèlent une société libanaise qui, malgré la crise, continue de miser sur son patrimoine et sur sa créativité pour maintenir une forme de continuité nationale et identitaire.

Sport: football, basket et initiatives sportives malgré la crise

Le 8 septembre 2025, la presse libanaise a évoqué plusieurs aspects liés au sport national. Les articles disponibles mettent en lumière des actualités concernant le football, le basketball et des initiatives locales destinées à maintenir la dynamique sportive dans un contexte marqué par des difficultés économiques.

Le football libanais et les compétitions locales

Nahar du 8 septembre 2025 consacre une rubrique sportive à la situation du football au Liban. Le quotidien mentionne les préparatifs en vue de la reprise des championnats nationaux, malgré des conditions logistiques compliquées par les coupures d’électricité et le manque de financements. Les clubs libanais, selon Nahar, continuent de s’entraîner et de recruter des joueurs, mais leur participation aux compétitions régionales reste limitée faute de moyens.
Le quotidien insiste sur la détermination des fédérations locales à maintenir le calendrier, soulignant que le football demeure le sport le plus populaire et un vecteur de cohésion sociale.

Le basketball et la notoriété internationale

Toujours dans Nahar du 8 septembre 2025, une mention est faite des performances des clubs libanais de basketball, qui continuent de jouir d’une réputation régionale solide. Le journal indique que plusieurs joueurs libanais participent à des tournois internationaux, apportant une visibilité positive au pays.
Le basketball reste l’un des rares sports dans lequel le Liban a réussi à maintenir un niveau compétitif, malgré la crise économique. La participation de joueurs libanais dans des ligues étrangères est perçue comme un atout, contribuant à renforcer l’image du sport libanais à l’international.

Les initiatives locales et la résilience sportive

Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 rapporte des initiatives locales destinées à promouvoir le sport dans les zones rurales. Le quotidien cite l’organisation de tournois scolaires de football et de basketball, soutenus par des associations et des municipalités. Ces compétitions locales, même modestes, sont perçues comme un moyen de maintenir l’engagement des jeunes et de lutter contre l’exode rural en offrant des activités de loisirs et de cohésion communautaire.

Le rôle des clubs et des fédérations

Selon Ad Diyar du 8 septembre 2025, les clubs sportifs libanais sont confrontés à une réduction drastique de leurs financements, mais ils tentent de compenser cette baisse par une mobilisation accrue de la société civile. Le journal souligne que plusieurs clubs historiques, autrefois soutenus par des sponsors privés, s’appuient désormais sur les cotisations des membres et sur des initiatives locales pour maintenir leurs activités.
Cette situation reflète l’affaiblissement des institutions sportives mais aussi la volonté des acteurs locaux de préserver la continuité des compétitions.

Un secteur affaibli mais porteur de cohésion

Les articles publiés par Nahar, Ad Diyar et Al Joumhouriyat du 8 septembre 2025 montrent que, malgré les difficultés économiques, le sport au Liban conserve une fonction essentielle. Le football et le basketball restent les disciplines phares, tandis que les initiatives locales témoignent d’une volonté de maintenir la pratique sportive comme facteur de résilience et de cohésion sociale.

People: vie privée des célébrités libanaises et nouvelles du monde artistique

Le 8 septembre 2025, la presse libanaise a consacré plusieurs articles aux personnalités du monde artistique et médiatique. Entre célébrations familiales, polémiques médiatiques et hommages, les journaux ont mis en avant la dimension intime et publique de figures connues.

Carole Samaha et l’anniversaire de sa fille

Selon Al Sharq du 8 septembre 2025, la chanteuse libanaise Carole Samaha a célébré l’anniversaire de sa fille Tala, qui fêtait ses dix ans. La star a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo rassemblant des moments marquants de leur vie familiale. Dans son message, Carole Samaha a adressé des mots empreints de tendresse, remerciant sa fille pour la joie qu’elle apporte à sa vie.
Le journal souligne que cette célébration a suscité de nombreuses réactions positives, ses admirateurs saluant à la fois la simplicité et l’émotion du geste. Ce type de communication contribue à maintenir une proximité entre les célébrités et leur public.

Ghada Abdel Razek et la polémique médiatique

Le même article d’Al Sharq du 8 septembre 2025 rapporte que l’actrice égyptienne Ghada Abdel Razek a suscité une controverse à travers ses déclarations publiques et ses publications en ligne. Bien qu’elle ne soit pas libanaise, sa notoriété au Liban est suffisamment importante pour que ses propos trouvent un écho dans la presse locale.
La controverse a porté sur des commentaires jugés provocateurs, et elle a divisé l’opinion entre défenseurs de sa liberté d’expression et critiques dénonçant un usage abusif de sa notoriété.

Pamela El Kik et la valorisation de l’image

Toujours dans Al Sharq du 8 septembre 2025, l’actrice libanaise Pamela El Kik a publié des messages sur les réseaux sociaux où elle met en avant son image et échange avec ses admirateurs. Le journal rapporte que ses publications, souvent centrées sur des aspects esthétiques, alimentent un dialogue continu avec son public et renforcent son statut d’icône médiatique.
Ces interactions numériques sont présentées comme une forme moderne de communication entre artistes et fans, qui permet de maintenir une visibilité constante en dehors des écrans et des plateaux de tournage.

Les pages nécrologiques et hommages

Nahar du 8 septembre 2025 publie une nécrologie en hommage à la pédagogue Aafat Abou Hamdan Al Baaini, épouse du défunt officier Doukan Al Baaini. Le quotidien détaille les lieux et horaires des funérailles et des condoléances.
Ce type de rubrique, bien que distinct des actualités artistiques, fait partie intégrante des pages « people » dans la presse libanaise, car il met en avant des figures respectées et connues dans leur communauté.

Le rôle des médias sociaux dans la notoriété

Les articles d’Al Sharq et de Nahar du 8 septembre 2025 convergent pour montrer l’importance croissante des réseaux sociaux dans la construction et l’entretien de la notoriété des personnalités libanaises. Qu’il s’agisse de Carole Samaha mettant en avant sa vie familiale, de Pamela El Kik valorisant son image ou des débats provoqués par Ghada Abdel Razek, ces interactions numériques occupent désormais une place centrale dans la relation entre célébrités et public.

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