Le dossier des dépôts gelés depuis 2019 est revenu au centre du jeu, avec l’ouverture d’un débat gouvernemental sur un projet de loi présenté comme un cadre de traitement des pertes du système financier. Nahar, 23 December 2025, décrit une bascule des priorités, du sécuritaire vers une urgence économique chronique, au moment où le Conseil des ministres s’engage enfin sur un texte attendu depuis des années.
Cette relance se fait dans un climat tendu. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, parle d’un démarrage « non sûr », car la discussion s’ouvre en même temps que montent des objections politiques, des critiques des associations de déposants et des réserves du secteur bancaire organisé.
Dans le même temps, le pouvoir exécutif insiste sur le caractère inévitable du chantier. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que le ministre de l’Information Paul Morcos a indiqué que le Conseil des ministres a commencé l’examen du texte et que le Président Joseph Aoun a rappelé que le débat doit se poursuivre sous la coupole du Parlement.
Le Premier ministre Nawaf Salam met en avant un objectif de justice et de relance. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte qu’il a qualifié le projet de « réaliste » et « applicable » et qu’il a lié son retard à une baisse de confiance des citoyens et de la communauté internationale.
La séance est aussi marquée par la présence du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, ce qui accentue la dimension technique du débat. Al Quds, 23 December 2025, note que la réunion s’est tenue en présence du gouverneur et situe la discussion dans une estimation d’environ 80 milliards de dollars pour le « gap ».
Une rue mobilisée et une contestation qui encadre la discussion
La contestation des déposants accompagne la réunion du cabinet. Nahar, 23 December 2025, rapporte un sit-in sur la route du palais présidentiel pendant la séance, avec des messages affirmant le droit à récupérer les dépôts en entier.
Le même mouvement apparaît dans d’autres titres. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, relève des mobilisations de déposants sur la route du palais présidentiel, au moment où s’élargissent les critiques politiques et sectorielles.
Cette pression de la rue joue un rôle direct sur le contenu. Al Quds, 23 December 2025, explique que les déposants craignent un impact négatif sur leurs fonds et voient dans certaines formules proposées une perte déguisée.
En parallèle, la contestation prend une forme institutionnelle. Al Bina’, 23 December 2025, rapporte une mise en garde du Beirut Bar Association, qui craint que le projet ne vise à clore une crise, plutôt qu’à la résoudre, et qu’il aboutisse à effacer des dépôts au lieu de les restituer.
Le cœur du texte: un seuil de 100 000 dollars sur quatre ans
Un point structure le débat, car il fixe une ligne claire entre deux catégories de déposants. Al Quds, 23 December 2025, indique que le schéma discuté prévoit que chaque déposant récupère 100 000 dollars sur quatre ans.
Al Joumhouriyat, 23 December 2025, présente le même principe comme un paiement échelonné jusqu’à 100 000 dollars, après une étape de tri des dépôts, et estime la masse concernée autour de 20 milliards de dollars.
Sur le papier, ce seuil vise à protéger une large base de comptes. Pourtant, le calendrier interroge, car il suppose une capacité de paiement stable, sur plusieurs exercices, dans un pays en crise de liquidité. Nahar, 23 December 2025, souligne que le projet impose un engagement de paiement à la Banque du Liban et aux banques, alors que les tests de liquidité et les simulations publiques restent flous, selon une lecture critique du texte.
La question devient alors simple. Qui garantit que l’échéancier sera tenu. Nahar, 23 December 2025, met en avant l’idée d’un manque de clarté sur la part réelle de l’État et sur son calendrier, malgré le rôle central de l’État dans l’endettement envers la Banque du Liban.
Au-delà du seuil: des titres négociables à très long terme
Pour les dépôts supérieurs au seuil, la formule change et alimente la peur d’une dévaluation dans le temps. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, indique que les comptes au-dessus de 100 000 dollars recevraient des titres négociables, dont l’échéance peut aller jusqu’à vingt ans, ce qui ouvre un débat sur l’érosion de leur valeur réelle.
Cette logique est perçue par certains comme un transfert du risque vers le déposant. Al Quds, 23 December 2025, rapporte que les montants au-delà du seuil seraient convertis en certificats émis par la Banque du Liban, que des déposants considèrent comme des promesses sans garantie suffisante.
Le débat sur ces titres dépasse la technique. Il touche à la confiance. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, relie l’ampleur des objections au fait que le texte arrive après six ans de règles variables, de restrictions informelles et de solutions partielles, ce qui rend chaque nouvelle promesse plus difficile à croire.
Le partage des charges: Banque du Liban, banques, État
La répartition du financement est au centre d’un affrontement ouvert avec le secteur bancaire. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, indique que la part de la Banque du Liban ne doit pas dépasser 60% de la valeur totale concernée, ce qui implique une contribution d’au moins 8 milliards de dollars par les banques sur quatre ans, tandis que la Banque du Liban devrait fournir 12 milliards de dollars.
Al Joumhouriyat, 23 December 2025, ajoute que les banques contestent le montant exigé, qu’elles jugent au-dessus de leurs capacités, et qu’elles rejettent aussi des mécanismes de prélèvement sur des profits et sur des transferts à l’étranger.
Du côté des critiques, un argument revient. L’État doit payer sa part. Nahar, 23 December 2025, rappelle que les registres évoquent une dette de l’État envers la Banque du Liban, présentée à au moins 16,5 milliards de dollars, et insiste sur l’obligation légale de l’État de couvrir certains déficits, ce qui renforce la demande d’un engagement chiffré et daté.
Nahar, 23 December 2025, va plus loin en avançant qu’un équilibre financier devient plus crédible si l’État apporte une contribution sur plusieurs années, ce qui pourrait même relever le plafond garanti au-delà de 100 000 dollars, selon une estimation discutée dans le journal.
Or, actifs « irréguliers » et transferts: les leviers les plus sensibles
Une autre ligne rouge apparaît. Elle touche aux actifs utilisés comme garantie. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, indique que l’or, estimé autour de 38 milliards de dollars, serait utilisé comme garantie pour la partie des dépôts au-dessus du seuil, via des obligations de la Banque du Liban garanties par cet actif.
Le même journal met en avant une étape de tri et de suppression d’« actifs irréguliers » estimés autour de 35 milliards de dollars, présentés comme des montants liés à des intérêts élevés, à des gains de certaines opérations financières et à des transferts effectués après 2019.
Cette approche est défendue comme une tentative de ciblage. Elle est aussi attaquée comme un outil de règlement politique. Dans Al Joumhouriyat, 23 December 2025, la logique affichée vise une forme d’équité entre banques et déposants, mais elle ouvre un débat sur la preuve, sur la méthode, et sur les recours possibles.
Sur le volet des transferts, la critique est ancienne et revient dans le débat actuel. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte la position du Beirut Bar Association, qui rappelle l’absence d’une loi de contrôle des capitaux au début de la crise, ce qui aurait permis à des personnes influentes de transférer des fonds à l’étranger et aurait aggravé la crise de liquidité.
Un front politique divisé jusque dans le cabinet
La discussion ne se limite pas aux experts. Elle fracture les forces politiques qui siègent au gouvernement. Al Quds, 23 December 2025, rapporte une ambiance de « confrontations » politiques, avec des objections de ministres des Lebanese Forces et des ministres liés au Democratic Gathering, qui demandent des modifications.
Al Sharq, 23 December 2025, précise que des ministres ayant rencontré le Democratic Gathering comptent proposer des amendements et ne voteront pas la formule telle qu’elle est présentée, selon les informations rapportées par le journal.
Dans ce contexte, l’exécutif cherche une ligne d’équilibre. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que le Président Joseph Aoun ne veut pas d’un texte qui porte atteinte aux droits des déposants, tout en laissant le débat suivre la voie parlementaire.
Cette division est renforcée par des lectures critiques du texte, même chez des acteurs qui ne partagent pas le même camp. Nahar, 23 December 2025, souligne que le projet reprend des éléments proches de la méthode du Fonds monétaire international sur la restructuration et le partage des pertes, mais qu’il reste contesté sur l’exécution et sur l’équité.
Le front juridique: constitution, égalité et responsabilité
Le débat juridique devient un outil de pression. Al Bina’, 23 December 2025, rapporte que le Beirut Bar Association met en cause la conformité du texte avec des principes constitutionnels et avec l’article 15, en avertissant contre un schéma qui exonérerait l’État, la Banque du Liban et les banques de leurs obligations.
Al Sharq, 23 December 2025, reprend l’argument en termes plus détaillés, en listant des manquements passés, dont l’absence de contrôle des capitaux, le retard à adopter un cadre de réorganisation financière, et l’impact des pratiques de transfert sélectif à l’étranger.
Cette critique juridique vise aussi la notion de « fait accompli ». Al Sharq, 23 December 2025, rapporte la crainte que les pertes des déposants soient transformées en réalité légale, sans mécanisme clair de responsabilité, ni trajectoire crédible de restructuration.
Le débat public se cristallise sur une question: qui est responsable
Dans les médias, la bataille se joue aussi sur la narration de la crise. Nahar, 23 December 2025, rapporte que les banques rejettent l’idée de porter seules la responsabilité du « gap », et dénoncent ce qu’elles voient comme un désengagement de l’État et une influence excessive d’acteurs internationaux.
Un autre angle consiste à rappeler les relations entre banques et Banque du Liban. Al Sharq, 23 December 2025, évoque un chiffre de 85 milliards de dollars de dépôts des banques auprès de la Banque du Liban, en s’appuyant sur un « rapport officiel » cité par le journal, ce qui nourrit l’idée que la chaîne de responsabilité ne peut pas s’arrêter au niveau des banques commerciales.
Dans la sphère politique, l’exigence de responsabilité est utilisée comme condition préalable. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte les propos du député Fadi Karam, qui affirme que sa formation demande d’abord l’identification des responsables avant toute solution, et rejette l’idée que les fonds perdus relèvent d’investissements ratés.
Une équation de confiance, sous contrainte internationale
Le gouvernement lie aussi le texte au statut international du pays. Al Bina’, 23 December 2025, rapporte que le ministre des Finances Yassin Jaber estime que l’adoption de la loi aiderait à sortir le Liban de la « liste grise » et à encourager le retour du soutien international et des investissements.
Cette dimension extérieure renforce l’urgence, mais elle attise aussi la méfiance. Nahar, 23 December 2025, souligne que l’alignement sur des engagements envers des partenaires internationaux ne suffit pas, si le texte reste flou sur le financement, sur le rôle de l’État et sur la mise en œuvre.
Enfin, la séquence politique montre que la loi des dépôts devient un test global de gouvernance. Elle confronte le cabinet à un choix entre vitesse et consensus. Elle confronte aussi l’État à ses dettes et à sa capacité d’exécution. Dans les sources du 23 December 2025, la même tension revient sans cesse, entre promesse de justice et crainte d’une légalisation des pertes.
Politique locale: Le gouvernement sous pression entre loi sur les dépôts, nominations et dossier sécuritaire
Le Conseil des ministres s’est réuni à Baabda, sous la présidence de Joseph Aoun, avec Nawaf Salam et les ministres. Le point central a été l’examen du projet de loi sur le « financial gap » et la restitution des dépôts. Al Sharq, 23 December 2025, précise que le texte figurait en tête d’un ordre du jour de trois points.
La séance n’a pas clos le débat. Plusieurs journaux indiquent que la discussion devait se poursuivre le lendemain. Nahar, 23 December 2025, rapporte que Paul Morcos a annoncé le début de l’examen, puis sa reprise lors d’une séance suivante.
Le pouvoir exécutif cherche une formule de compromis. Al Sharq, 23 December 2025, cite Paul Morcos sur l’idée d’une version qui tienne compte des déposants, des banques et de la part de responsabilité de l’État. Le même passage rappelle aussi que Joseph Aoun veut que le débat reste sous la coupole du Parlement.
Nawaf Salam met en avant l’enjeu de confiance. Nahar, 23 December 2025, le cite sur le caractère « réaliste » et « applicable » du projet. Il lie tout retard à un recul de la confiance des citoyens et de la communauté internationale.
La pression s’exerce aussi depuis la rue. Nahar, 23 December 2025, relève un rassemblement de déposants sur la route du palais présidentiel pendant la séance. Les manifestants affirment le droit à récupérer les dépôts en entier.
Un cabinet traversé par des lignes partisanes
Les divergences ne se limitent pas à l’opposition parlementaire. Al Quds, 23 December 2025, rapporte une contestation de ministres des Lebanese Forces et de deux ministres liés au Democratic Gathering. Le journal décrit une atmosphère de confrontation autour du texte.
Al Sharq, 23 December 2025, précise que deux ministres, Fayez Rasamny et Nizar Hani, se préparaient à proposer des amendements. Le même article indique qu’ils ne voteraient pas la formule telle qu’elle était présentée.
Le débat est aussi nourri par des déclarations ministérielles avant séance. Al Quds, 23 December 2025, cite le ministre des Télécommunications Charbel Haj, qui qualifie le projet d’un des textes les plus sensibles depuis la naissance de l’État. La ministre Hanine Sayed y défend, elle, un objectif de justice sociale pour les déposants.
Du côté des Lebanese Forces, la critique vise d’abord la chaîne des responsabilités. Al Sharq, 23 December 2025, cite le député Fadi Karam sur la nécessité d’identifier les responsables avant toute solution. Il insiste aussi sur le fait que les déposants avaient confié leurs fonds à un système présenté comme sûr.
Le même journal évoque, en parallèle, une coordination politique plus large. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que des ministres des Lebanese Forces disent communiquer avec d’autres forces pour « traiter » le projet au sein du cabinet. Ils situent cette ligne dans un calendrier politique chargé.
Ces tensions s’ajoutent à une critique sectorielle. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, souligne que l’examen démarre dans un climat « non sûr ». Le quotidien évoque des objections politiques, mais aussi l’opposition de la représentation du secteur bancaire et des associations de déposants.
Nominations et gouvernance, un second front dans la séance
Au-delà de la loi sur les dépôts, l’exécutif a ouvert un chantier de nominations. Al Sharq, 23 December 2025, indique que le cabinet devait nommer le président-directeur général de l’Investment Development Authority of Lebanon et les membres du conseil d’administration. Le journal mentionne aussi la discussion d’un projet d’accord entre le Liban et l’Arabie saoudite sur la promotion et la protection des investissements réciproques.
Al Bina’, 23 December 2025, va plus loin sur le volet des nominations. Le journal affirme que le Conseil des ministres a désigné un président pour l’organisme, ainsi que des vice-présidents et quatre membres. Il ajoute que des ministres des Lebanese Forces ont contesté ces nominations, en invoquant l’absence de respect de la procédure prévue.
Ce type de polémique renvoie à une question de méthode. Dans Al Bina’, 23 December 2025, Nawaf Salam est cité sur l’ouverture à des propositions d’amélioration ou d’amendement du projet de loi sur les dépôts. La même logique de « porte ouverte » est attendue sur les nominations, car elles touchent au cœur de la confiance dans l’État.
Les journaux décrivent aussi une communication politique soignée autour de la séance. Al Liwa’, 23 December 2025, évoque une scène protocolaire au palais, avec une réception liée aux fêtes et des images prises dans le bâtiment officiel. Le quotidien cite aussi une idée récurrente dans les discours de Joseph Aoun, à savoir que la compétition politique doit rester dans les institutions.
Parlement et commissions, une activité qui ne se limite pas au projet des dépôts
La pression sur le gouvernement se double d’une activité parlementaire continue. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Nabih Berri a signé des lois votées lors de séances antérieures, au nombre de quatorze, puis les a transmises à la présidence du Conseil des ministres. Le même élément apparaît dans Al Liwa’, 23 December 2025.
Sur le travail des commissions, Al Sharq, 23 December 2025, signale une réunion de la Commission des finances et du budget, présidée par Ibrahim Kanaan. La séance porte sur les budgets des ministères des Finances et de la Justice, avec la présence du ministre de la Justice Adel Nassar et d’un large éventail de députés de blocs différents.
Ibrahim Kanaan a utilisé ce cadre pour une critique de fond. Al Sharq, 23 December 2025, cite ses propos sur l’état des palais de justice, qu’il décrit comme dégradé, et sur l’insuffisance des moyens alloués. Il lie cet état à la crédibilité des promesses sur l’indépendance judiciaire et la lutte contre la corruption.
Le même passage relie ce débat aux dépôts. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Kanaan évoque des plans sur dix ou vingt ans, via des titres, pour rendre les droits des citoyens. Il dit aussi attendre de lire le texte gouvernemental avant d’en juger le contenu.
D’autres interventions ciblent des catégories sensibles. Al Sharq, 23 December 2025, cite le député Bilal Abdallah, qui estime que le projet ne traite pas clairement les indemnités de fin de service ni certains comptes sociaux. Il demande qu’ils soient classés comme dettes prioritaires.
Sécurité intérieure, entre Sud sous tension et débat sur le monopole des armes
L’agenda local reste marqué par le Sud. Al Quds, 23 December 2025, rapporte une frappe israélienne visant une voiture près de Saida, avec trois morts selon l’agence nationale. Le journal évoque aussi des informations indiquant qu’un journaliste et un soldat pourraient être parmi les victimes.
Ce fait sécuritaire se superpose au débat politique sur l’autorité de l’État. Al Bina’, 23 December 2025, explique que la question du monopole des armes est revenue dans le débat, après des déclarations attribuées à Nawaf Salam sur une « phase deux » du plan de l’armée au nord du Litani. Le journal présente ces propos comme un facteur de tensions politiques internes.
Al Sharq, 23 December 2025, donne un autre éclairage sur cette séquence. Il rapporte que Nawaf Salam a dit que la première phase du plan, au sud du Litani, approchait de son achèvement. Il affirme aussi que l’État est prêt à passer à une phase couvrant le nord du Litani, sur la base d’un plan préparé par l’armée.
Dans ce contexte, la question du soutien à l’armée revient comme un point de convergence. Al Bina’, 23 December 2025, mentionne des indicateurs positifs autour d’une conférence de soutien à l’armée prévue en février. Al Sharq, 23 December 2025, cite aussi Joseph Aoun sur une visite du commandant de l’armée en France, jugée positive.
Le discours présidentiel tente de tenir deux lignes. D’un côté, il insiste sur la stabilité interne. Nahar, 23 December 2025, cite Joseph Aoun disant que le Liban connaît une stabilité sécuritaire « assez large » et un taux de criminalité bas, par comparaison régionale. De l’autre, il rappelle que le Sud reste une blessure ouverte, selon plusieurs journaux.
Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, ajoute un détail sur le climat de fin d’année. Le quotidien cite Joseph Aoun évoquant des manifestations publiques et des fêtes comme signe de vitalité, ainsi qu’un nombre de visiteurs récents. Cet angle vise à montrer un contraste entre normalité sociale et crise politique.
Institutions au quotidien, de l’administration fiscale aux municipalités
La politique locale se lit aussi dans des documents administratifs publiés dans la presse. Al Akhbar, 23 December 2025, publie des avis de la direction des Finances, dans le Liban-Sud, appelant des contribuables à se présenter pour des résultats préliminaires de contrôle fiscal. Le texte précise des délais et renvoie à la réglementation de procédure.
Ces avis rappellent la présence de l’État sur le terrain, même en période de crise. Ils mettent aussi en lumière un usage de la presse comme canal de notification. Al Akhbar, 23 December 2025, indique que l’absence de comparution peut être considérée comme une notification régulière à une date fixée.
Les municipalités sont présentes dans la même logique. Al Sharq, 23 December 2025, publie une annonce de la municipalité de Baalbek sur la mise en recouvrement des taxes locales pour l’année 2025. L’avis rappelle des délais et une pénalité mensuelle en cas de retard.
Les tribunaux apparaissent aussi dans les pages locales. Al Sharq, 23 December 2025, publie une convocation issue d’un tribunal religieux à Tyr, dans une affaire familiale, avec une date d’audience fixée en janvier 2026. Ce type de publication souligne la continuité de l’appareil judiciaire dans les procédures courantes.
Ces éléments peuvent sembler techniques. Pourtant, ils éclairent une réalité politique concrète. Ils montrent des institutions qui fonctionnent par fragments, avec des délais, des avis, et des sanctions, alors que la crise financière occupe le sommet de l’agenda.
Société et politique, la gestion du pénitentiaire comme signal
La scène locale se joue aussi dans le symbolique. Nahar, 23 December 2025, décrit une initiative organisée à la prison centrale de Roumieh, à l’approche des fêtes. Le journal évoque un événement porté par une association et les forces de sécurité intérieure, avec une dimension religieuse et culturelle.
Le récit met en avant des messages d’espoir et des expressions d’internés. Il rappelle, en creux, les débats permanents sur l’état des prisons et sur les politiques de réinsertion. Cette dimension rejoint les critiques sur l’état des services publics, dont les palais de justice évoqués par Ibrahim Kanaan dans Al Sharq, 23 December 2025.
Un fil rouge, la crédibilité de l’État
Au fil des titres du 23 December 2025, un même fil relie la loi des dépôts, les nominations, la sécurité et l’administration courante. C’est la question de la crédibilité de l’État. Elle apparaît dans les propos de Paul Morcos sur la part de responsabilité de l’État dans le règlement financier. Elle apparaît aussi dans les critiques sur la procédure de nominations rapportées par Al Bina’.
Elle se lit encore dans l’activité parlementaire. Les signatures de lois par Nabih Berri sont présentées comme un geste de continuité institutionnelle. La Commission des finances, elle, rappelle que les budgets de la Justice et des Finances restent sous pression, alors même que l’État promet réforme et contrôle.
Enfin, elle se reflète dans l’équation sécuritaire. Les journaux décrivent un Sud où les frappes et les incidents continuent, tandis que le débat politique s’enflamme sur l’extension du plan de l’armée au nord du Litani. Sur ce point, les titres ne convergent pas sur l’interprétation, mais ils convergent sur l’enjeu. L’autorité de l’État reste le cœur du test.
Citation et discours des personnalités politiques: Les mots-clés de la séquence sur les dépôts, l’État et la sécurité
Les prises de parole se sont concentrées sur un objectif affiché. Il s’agit de cadrer un débat explosif. Il porte sur la loi dite du « financial gap » et sur les dépôts gelés. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Paul Morcos a annoncé le début des discussions au Conseil des ministres. Il a aussi confirmé que l’examen devait se poursuivre.
Dans la même déclaration, Paul Morcos a insisté sur une idée de méthode. Il affirme que le projet de loi ne remplace pas le rôle de la justice. Il souligne aussi que la recherche d’une formule doit intégrer les inquiétudes des banques et des déposants. Il ajoute que l’État doit assumer une part de responsabilité. Al Sharq, 23 December 2025, le formule en termes de « confiance » à restaurer dans le secteur bancaire.
Le discours officiel veut donc éviter deux pièges. Le premier serait de promettre l’impossible. Le second serait de donner l’impression d’un passage en force. Al Bina’, 23 December 2025, décrit un débat ministériel où les lectures divergent. Certains ministres défendent l’adoption rapide. D’autres demandent plus de temps et des amendements, pour ne pas adopter le texte sous pression extérieure.
Dans cette séquence, les personnalités politiques utilisent des formules récurrentes. Elles parlent de réalisme, d’applicabilité et de justice sociale. Elles parlent aussi de responsabilité partagée. Nahar, 23 December 2025, souligne que la question des responsabilités revient partout, car la crise dure depuis 2019 et a été gérée sans cadre complet.
Joseph Aoun et la grammaire institutionnelle: Parlement, institutions, État
Joseph Aoun a cherché à placer la discussion dans un cadre institutionnel. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que le Président a rappelé une règle de système. Il considère que le débat doit se faire sous la coupole du Parlement. Cette phrase vise à limiter les affrontements dans l’exécutif. Elle prépare aussi le passage du texte à la Chambre.
Le même journal rapporte aussi une prise de parole plus large de Joseph Aoun, au début de la séance. Il formule un souhait politique pour l’année à venir. Il appelle à une « naissance » d’un État des institutions. Il oppose cette idée à une logique d’appartenances. Il lie aussi ce souhait à la fin des souffrances au Sud, au retour des habitants, au retour des prisonniers et à la reconstruction. Al Sharq, 23 December 2025, présente ces mots comme une ouverture de séance, donc comme un cadrage.
Cette posture est reprise dans d’autres titres, avec des nuances. Al Liwa’, 23 December 2025, rapporte que Joseph Aoun a mis l’accent sur la sécurité et sur l’environnement favorable aux investissements. Il insiste sur la stabilité sécuritaire et sur un taux de criminalité qu’il décrit comme bas, par comparaison régionale. Il rappelle aussi sa position sur la tenue des élections législatives dans les délais.
Dans Al Liwa’, 23 December 2025, Joseph Aoun ajoute une dimension politique interne. Il dit que certaines parties sont « lésées » par la reconstruction de l’État et agissent contre cette reconstruction. Cette phrase introduit une ligne de clivage. Elle distingue les réformes annoncées et les résistances attendues.
Les messages de Joseph Aoun se placent donc à plusieurs niveaux. Il parle des règles du jeu politique, avec le Parlement au centre. Il parle de la sécurité, comme condition de la relance. Il parle enfin du Sud, comme blessure nationale. Ce triplé structure la scène locale du 23 December 2025.
Nawaf Salam, « réalisme » et calendrier: l’argument de la confiance
Nawaf Salam est présenté comme le porteur d’un argument de faisabilité. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Paul Morcos a relayé une phrase attribuée au Premier ministre. Il dit que le projet est « réaliste » et « applicable ». Il en fixe aussi l’objectif, qui est d’être juste envers les déposants et d’aider la reprise du secteur bancaire.
Le même passage met en avant un avertissement politique. Nawaf Salam y lie le retard à une chute de confiance. Il cite la confiance des citoyens et celle de la communauté internationale. Al Sharq, 23 December 2025, présente cette phrase comme un élément central de la communication gouvernementale.
Al Liwa’, 23 December 2025, rapporte une formulation similaire, avec un accent sur l’urgence. Le journal attribue à Nawaf Salam l’idée que chaque report aggrave l’érosion des dépôts. Il ajoute que le retard affaiblit aussi la confiance internationale. Cette version insiste sur la dimension temporelle.
Dans Al Liwa’, 23 December 2025, Nawaf Salam est aussi présenté comme opposé à une option technique. Certains ministres auraient proposé une commission ministérielle dédiée. Le journal indique que le Premier ministre a refusé cette piste, et veut terminer la discussion plus vite, puis envoyer le texte au Parlement. Cette décision révèle une préférence. Elle privilégie le calendrier sur la fragmentation du travail.
Cette ligne de communication est confrontée à une critique immédiate. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, insiste sur une « ouverture non sûre » du débat. Le journal relie cette fragilité à l’ampleur des objections, dont celles des associations de déposants et du secteur bancaire organisé.
En parallèle, Nahar, 23 December 2025, publie une analyse qui éclaire le conflit de discours. Le journal décrit une opposition des banques. Elles refusent de porter seules le poids du « gap ». Il évoque aussi un flou persistant sur les mécanismes d’exécution et sur l’architecture complète du texte.
Paul Morcos, le rôle de la justice et le récit de l’équilibre
Paul Morcos apparaît comme un porte-parole de la recherche d’équilibre. Al Sharq, 23 December 2025, lui attribue une phrase importante. Il dit que le projet de loi ne dispense pas la justice de faire son travail. Cette insistance répond à une peur répandue. Elle concerne la transformation des pertes en fait légal, sans responsabilité.
Dans le même registre, Paul Morcos évoque une formule de compromis. Il parle d’une version qui intègre les « inquiétudes » des banques et des déposants. Il insiste aussi sur le fait que l’État doit assumer sa part. Al Sharq, 23 December 2025, présente cette phrase comme un pont entre camps opposés.
Ce récit est renforcé dans Al Liwa’, 23 December 2025, où Paul Morcos répond à des questions sur les amendements. Le journal rapporte qu’il reconnaît la possibilité de modifications. Il affirme que des articles ont déjà été discutés et changés. Il soutient donc l’idée d’un texte en mouvement.
Al Bina’, 23 December 2025, confirme ce climat de débat interne. Le journal indique que quatre articles du projet ont été approuvés. Il souligne aussi que des discussions longues ont eu lieu sur les principes du texte. Il décrit enfin des lectures divergentes entre ministres, ce qui rend la parole de synthèse plus sensible.
La communication officielle cherche ainsi à tenir une ligne fine. Elle parle d’un projet « faisable ». Elle parle d’un projet « juste ». Elle parle aussi d’un projet qui n’efface pas la justice. Ce triptyque est présent dans les déclarations relayées par Al Sharq et Al Liwa’ le 23 December 2025.
Yassin Jaber et l’argument international: listes, réputation et investissements
Le ministre des Finances Yassin Jaber utilise un argument de réputation. Al Bina’, 23 December 2025, rapporte qu’il lie l’adoption du texte à la sortie de la « grey list ». Il présente cette sortie comme un facteur de retour du soutien international et des investissements. Cette phrase donne un sens diplomatique et financier au débat local.
Nahar, 23 December 2025, situe cette dimension dans un ensemble plus large. Le journal mentionne une rencontre, avant séance, entre Yassin Jaber et l’ambassadeur des États-Unis. Il précise que les discussions ont porté sur les réformes, dont le projet de loi sur le « gap », et sur ses effets économiques attendus.
Al Liwa’, 23 December 2025, rapporte aussi une séquence diplomatique autour du même dossier. Il évoque un échange entre Yassin Jaber et l’ambassadeur des États-Unis sur le projet de loi et sur le climat économique. Le journal place cet échange dans une logique de réassurance, au moment où le gouvernement veut prouver sa capacité à réformer.
Cet argument international ne fait pas consensus. Il nourrit aussi une crainte d’injonctions. Al Bina’, 23 December 2025, rapporte que des ministres ont demandé de ne pas accélérer sous pression extérieure. Ils veulent élargir la discussion et amender le texte. Cette tension montre comment un même argument peut produire deux effets opposés.
Karim Souaid et la légitimation technique: « justice » et « meilleure option »
La présence de Karim Souaid dans le débat est utilisée comme gage technique. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que le gouverneur de la Banque du Liban a rejoint la séance. Le journal affirme qu’il a présenté le projet comme une voie de justice et d’équité. Il le décrit même comme une « meilleure option » dans le contexte actuel.
Cette parole vise à consolider le récit gouvernemental. Elle suggère que l’architecture proposée peut tenir. Elle ne supprime pas les objections. Cependant, elle donne un soutien institutionnel, dans un pays où la Banque du Liban reste au centre de la crise. Al Sharq, 23 December 2025, montre que la parole du gouverneur est aussitôt mise en regard de réserves politiques.
En parallèle, la rue continue de parler. Nahar, 23 December 2025, décrit un rassemblement de déposants pendant la séance, sur la route du palais présidentiel. Cette scène sert de contre-discours. Elle rappelle que le débat n’est pas seulement technique.
L’opposition au sein du gouvernement et du Parlement: responsabilité, droits, amendements
Les ministres des Lebanese Forces utilisent une grammaire de droits. Nahar, 23 December 2025, rapporte qu’ils ont rejeté le projet en séance. Ils estiment qu’il ne restitue pas les dépôts, qu’il ne garantit pas la reddition des comptes et qu’il porte atteinte aux droits des déposants. Ils demandent donc une révision des principes et des chiffres.
Le même journal cite une formule du député Fadi Karam. Il dit que la position de sa formation repose sur un principe simple. Il faut identifier les responsabilités avant d’adopter des solutions. Cette phrase fait de la responsabilité une condition préalable.
Al Sharq, 23 December 2025, rapporte aussi cette ligne politique. Il évoque une coordination avec d’autres forces pour travailler le texte dans le cabinet et au Parlement. Il relie cette stratégie au calendrier électoral, ce qui suggère que le discours public est aussi un discours de campagne.
Les réserves ne viennent pas seulement d’un camp. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Fayez Rasamny et Nizar Hani, après une réunion liée au Democratic Gathering, comptaient proposer des modifications et refuser la version initiale. Cette posture renforce l’image d’un gouvernement divisé.
Au Parlement, Ibrahim Kanaan adopte une autre tonalité. Il parle d’abord de services publics. Al Sharq, 23 December 2025, le cite sur l’état des palais de justice. Il décrit une situation dégradée, faute de maintenance, d’équipements et de propreté. Il critique l’écart entre les déclarations et les budgets, et demande un document du ministre de la Justice pour fixer des priorités finançables.
Puis, Ibrahim Kanaan relie ce sujet aux dépôts. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte qu’il évoque des programmes sur dix ou vingt ans, via des titres, pour restaurer les droits. Il dit aussi qu’il attend le texte gouvernemental avant de juger le contenu. Cette prudence contraste avec les rejets catégoriques.
Ibrahim Kanaan élargit enfin la critique à la crédibilité de l’État. Al Sharq, 23 December 2025, lui attribue une mise en garde sur des crédits déjà votés mais non exécutés, dont des financements annoncés et jamais transférés. Il conclut que la crédibilité de l’État est en jeu et que la question dépasse les lois écrites.
Sécurité et monopole de la force: une parole politique qui revient au premier plan
Les personnalités politiques parlent aussi de sécurité, même dans une séquence dominée par l’économie. Nahar, 23 December 2025, présente une tribune qui attribue à Nawaf Salam une prise de position sur une « deuxième phase » du plan de l’armée. Le texte indique que cette phase élargirait le déploiement à une zone plus large que le Sud immédiat. Il mentionne aussi la réaction politique attendue, car le sujet touche à la question des armes.
Dans les journaux, cette parole est traitée comme un signal. Elle peut rassurer certains partenaires étrangers. Elle peut aussi provoquer des tensions internes. Nahar, 23 December 2025, souligne que l’équation sécuritaire reste liée à l’exécution d’un cessez-le-feu et au respect d’engagements internationaux.
Dans Al Sharq, 23 December 2025, Joseph Aoun lie, lui, le Sud à un horizon de reconstruction. Il ne détaille pas le dispositif sécuritaire. Cependant, il inscrit la fin des attaques et le retour des habitants dans un objectif politique. Ce choix de mots évite l’affrontement direct. Il privilégie une promesse d’État protecteur.
D’autres personnalités utilisent une parole plus tranchée. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte une déclaration de Sami Gemayel. Il présente la période à venir comme un test décisif. Il met l’accent sur l’extension du contrôle de l’État sur tout le territoire, comme critère pour éviter une nouvelle guerre et ouvrir une phase de stabilité.
Le registre des critiques: chiffres, usure des dépôts et récit de l’injustice
Le débat sur les dépôts produit aussi des discours d’opinion. Al Sharq, 23 December 2025, publie un texte qui cite un chiffre de 85 milliards de dollars, présenté comme le montant des dépôts des banques à la Banque du Liban, selon un « rapport officiel » évoqué. Le texte en tire une question politique, sur la responsabilité de l’État et des institutions monétaires.
Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, publie une critique qui insiste sur l’usure des dépôts et sur les effets des restrictions. Le journal rappelle aussi le débat sur un seuil de protection pour les petits déposants et sur des titres à long terme pour les autres. Cette approche vise à montrer la perte de valeur dans le temps, et donc le coût social du calendrier.
Dans Nahar, 23 December 2025, une analyse insiste sur le manque de simulations publiques et sur l’absence d’évaluations de liquidité annoncées. Le texte souligne que sans tests de résistance et sans prévisions de flux, l’engagement de paiement sur quatre ans reste fragile. Cette critique vise le cœur du discours de « faisabilité ».
Les personnalités politiques naviguent donc entre deux obligations. Elles doivent parler à une rue méfiante. Elles doivent aussi rassurer des partenaires extérieurs. Les journaux du 23 December 2025 montrent que les mots choisis, « applicable », « justice », « responsabilité », « institutions », deviennent des marqueurs. Ils servent à se positionner, avant l’épreuve parlementaire.
Diplomatie: L’axe italien et l’après-UNIFIL, la France pour l’armée, et la relance d’une diplomatie économique vers le Golfe
Le Président Joseph Aoun a reçu le ministre italien de la Défense Guido Crosetto au palais présidentiel, en présence du ministre libanais de la Défense Michel Menassa, selon Al Sharq, 23 December 2025.
Dans cet échange, Joseph Aoun a placé l’Italie au centre d’un scénario déjà discuté à Beyrouth. Il a dit que le Liban accueille favorablement la participation de l’Italie, et d’autres pays européens, à toute force qui remplacerait l’UNIFIL après la fin de son mandat en 2027, d’après Al Joumhouriyat, 23 December 2025.
Al Sharq, 23 December 2025, rapporte la même orientation. Le journal précise que Joseph Aoun voit cette hypothèse comme un appui direct à l’armée libanaise, afin de préserver la sécurité et la stabilité à la frontière sud, après un retrait israélien des collines et des terrains occupés.
Le choix des mots reflète une ligne diplomatique. Le Liban cherche une couverture internationale durable au Sud. Cependant, il ne veut pas apparaître comme dépendant d’un seul cadre. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, écrit que Beyrouth explore déjà l’idée d’une alternative européenne à l’UNIFIL, dans la perspective de 2027.
Italie, Israël, et le dossier du Sud, entre négociation et garanties
Dans la version rapportée par Al Joumhouriyat, 23 December 2025, Joseph Aoun a relié le volet militaire au canal de négociation. Il affirme que l’option de négocier, retenue par le Liban, vise l’arrêt des actes hostiles, le retrait israélien, le retour des détenus, et le retour des habitants du Sud dans leurs villages et leurs biens.
Dans le même passage, Al Joumhouriyat, 23 December 2025, indique que Joseph Aoun dit attendre des “pas positifs” du côté israélien. Il ajoute qu’il compte sur des pays amis, dont l’Italie, pour soutenir une dynamique de négociation et obtenir des résultats tangibles.
Al Quds, 23 December 2025, situe cet échange dans un contexte d’attaques israéliennes au Sud. Le quotidien évoque une frappe visant un véhicule près de Saida, avec trois morts, et rapporte aussi des éléments sur l’identité possible de certaines victimes.
La juxtaposition pèse sur la diplomatie libanaise. D’un côté, Beyrouth affirme une voie de discussion. De l’autre, il met en avant un besoin immédiat de garanties, car le terrain reste instable. Al Quds, 23 December 2025, rappelle que le même jour, la scène sécuritaire continue de dicter une partie de l’agenda politique.
Dans Al Quds, 23 December 2025, un propos cité insiste aussi sur une logique de “tests” à venir, qui visent à la fois le Hezbollah et l’État libanais, autour de la capacité de l’armée à étendre son contrôle au nord du Litani et à renforcer l’autorité publique.
France, soutien militaire, et recherche d’appuis internationaux
La diplomatie libanaise s’est aussi tournée vers Paris. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, rapporte que Joseph Aoun a parlé au Conseil des ministres de la visite du commandant de l’armée en France. Il la décrit comme “très positive”.
Toujours selon Al Joumhouriyat, 23 December 2025, Joseph Aoun a indiqué qu’il existe une promesse de principe pour la tenue d’une conférence de soutien à l’armée en février.
Al Sharq, 23 December 2025, reprend ce signal. Le journal cite Paul Morcos, qui dit que Joseph Aoun a informé le gouvernement des détails de la visite du commandant de l’armée en France, et qu’il en ressort un bilan positif.
Cette séquence s’inscrit dans une logique simple. La stabilité au Sud reste une condition de relance économique. Or, cette stabilité suppose une armée équipée et soutenue. Les journaux du 23 December 2025 lient donc Paris à un rôle de facilitateur, au moins sur le plan du soutien institutionnel à l’armée.
Dans le même temps, Joseph Aoun tente de maintenir une cohérence de discours. Il insiste sur le cadre des institutions. Il rappelle que les grands débats doivent se faire au Parlement. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, met en avant cette grammaire institutionnelle dans ses comptes rendus.
Naqoura et le canal du “mécanisme”, avec un volet économique sous-jacent
Le dossier du Sud ne se réduit pas aux visites et aux déclarations. Il existe aussi un canal de discussions techniques. Nahar, 23 December 2025, rapporte que lors des dernières réunions du “Mechanism Committee” à Naqoura, le bureau de Benjamin Netanyahu a affirmé que les échanges n’avaient pas porté uniquement sur des questions de sécurité. Il dit que des sujets économiques ont aussi été discutés avec le Liban.
Nahar, 23 December 2025, ajoute un détail politique important. Le journal souligne que cet aspect économique n’est pas mentionné dans les communiqués publiés par la présidence libanaise.
Ce contraste nourrit plusieurs lectures. D’abord, il révèle une bataille de narration. Chaque camp choisit ce qu’il rend public. Ensuite, il montre que la frontière sud est liée à des intérêts économiques, même si ces éléments restent sensibles. Enfin, il confirme que la diplomatie se joue aussi dans des formats discrets, où le vocabulaire est calibré.
Dans ce cadre, le Liban cherche à gagner du temps. Il veut réduire l’escalade. Mais il veut aussi préparer un retour progressif des habitants. Or, ce retour dépend à la fois de la sécurité et des conditions matérielles. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, relie clairement l’objectif de négociation à la réinstallation des populations du Sud.
Diplomatie économique, Golfe, et accord avec l’Arabie saoudite
La même journée, la diplomatie libanaise a pris un tour économique plus visible. Al Sharq, 23 December 2025, indique que le Conseil des ministres devait discuter d’un projet d’accord entre l’Arabie saoudite et le Liban sur l’encouragement et la protection des investissements réciproques.
Al Sharq, 23 December 2025, précise aussi que le gouverneur de la Banque du Liban Karim Souaid a rejoint la séance gouvernementale. Sa présence renforce le lien entre réforme interne et message adressé aux partenaires extérieurs.
Dans une autre séquence, Joseph Aoun a reçu une délégation de l’Union des conseils d’hommes d’affaires libanais et du Golfe. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que le président de l’Union a insisté sur la nécessité de développer les relations économiques avec les pays du Golfe, et de créer des conditions adaptées pour la présence du secteur privé libanais dans la région.
Joseph Aoun a répondu sur le même terrain. Al Sharq, 23 December 2025, le cite affirmant que le Liban prend des mesures pour encourager et protéger les investissements avec les pays du Golfe. Il relie cet objectif à une lutte contre la corruption et à la réforme d’une administration qu’il décrit comme dégradée.
Al Bina’, 23 December 2025, présente aussi cette orientation, dans un récit où Joseph Aoun met en avant la protection des investissements et l’importance d’un climat stable pour attirer des capitaux. Le journal lie cette posture à une reprise économique qu’il décrit comme en amélioration, en citant des indicateurs.
Cette diplomatie économique vise deux publics. Elle parle aux acteurs du Golfe, qui attendent des garanties juridiques et politiques. Elle parle aussi au public libanais, qui veut voir des résultats rapides. Enfin, elle cherche à reconnecter le Liban à des circuits de financement et de commerce qui se sont contractés depuis le début de la crise.
Nations unies et candidatures, une demande de soutien au Liban
La journée a aussi montré une diplomatie plus institutionnelle, tournée vers l’ONU. Al Sharq, 23 December 2025, rapporte que Joseph Aoun a reçu l’ambassadrice Yvonne Abdel Baki, présentée comme candidate au poste de secrétaire général des Nations unies après António Guterres. Le journal précise qu’elle a demandé l’appui du Liban pour sa candidature.
Ce type de démarche est classique. Il implique des demandes de soutien bilatéral, parfois discrètes, avant un vote qui se joue au Conseil de sécurité puis à l’Assemblée générale. Pour Beyrouth, ce rendez-vous est aussi une occasion de rappeler ses priorités, dont la stabilité au Sud et l’avenir du dispositif international.
Le contexte rend ce volet plus sensible. Le Liban discute déjà de l’après-UNIFIL, et s’interroge sur une force alternative. Dans ce cadre, les relations avec les Nations unies restent une variable centrale, même si le pays explore d’autres formats avec des partenaires européens.
Dossier palestinien, dialogue interne et signal envoyé à l’extérieur
La diplomatie libanaise doit aussi gérer un dossier qui touche à la souveraineté et au regard international. Il s’agit de l’armement dans et autour des camps palestiniens. Al Liwa’, 23 December 2025, cite une déclaration de l’ambassadeur Ramez Dimashqiyeh, président du Lebanese-Palestinian Dialogue Committee. Il y affirme que l’État poursuit son approche pour organiser le dossier des armes à l’intérieur et à l’extérieur des camps, en coordination avec les services de sécurité, et selon le principe du monopole de l’État sur les armes.
Al Sharq, 23 December 2025, rapporte le même message, avec plus de détails. Le journal cite Ramez Dimashqiyeh exprimant son étonnement face au manque de coopération de certaines factions palestiniennes avec le plan de l’État. Il évoque un objectif de concentration des armes au sud du Litani avant la fin de l’année, et insiste sur la nécessité de gestes pratiques, au-delà des déclarations générales.
Dans la version d’Al Sharq, 23 December 2025, Ramez Dimashqiyeh ajoute une distinction. Il dit que l’amélioration des conditions humanitaires, sociales et économiques des réfugiés palestiniens doit suivre sa route propre. Il affirme aussi que ce volet ne peut pas servir de monnaie d’échange sur la souveraineté.
Ce discours a une portée externe. Il montre que Beyrouth veut prouver sa capacité à gouverner des dossiers complexes. Il cherche aussi à rassurer des partenaires qui conditionnent leur aide à des signaux de contrôle et de stabilité. Enfin, il tente de limiter les risques d’incidents internes qui fragiliseraient la position libanaise dans les discussions au Sud.
Politique internationale: Washington sous Donald Trump, durcissement israélien à Gaza, recompositions en Syrie, fractures en Irak et crispation en Tunisie
Les violations du cessez-le-feu à Gaza restent au centre des récits régionaux. Al Quds, 23 December 2025, décrit des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des tirs visant plusieurs zones du territoire, dont les secteurs proches d’une zone tampon évoquée par le journal. Le même article insiste sur les dégâts aux bâtiments et aux infrastructures, et sur des morts palestiniens annoncés.
Dans le discours israélien, la reconstruction devient un levier politique. Al Quds, 23 December 2025, rapporte des déclarations attribuées à Bezalel Smotrich. Il affirme qu’Israël ne financerait pas la reconstruction et conditionne toute perspective à l’absence de contrôle de Gaza par le Hamas. Le journal indique aussi qu’un rendez-vous est prévu entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump en Floride le 29 December 2025.
La séquence est lue comme un alignement idéologique avec Washington. Al Quds, 23 December 2025, cite Smotrich affirmant que le désarmement de Gaza ferait partie d’un « plan Trump », sans marge de concessions, dans la version présentée par le quotidien. Cette lecture place la Maison-Blanche au cœur de la stratégie israélienne, alors que le terrain reste instable.
Trump et la stratégie américaine, entre sécurité nationale et cadrage régional
La presse met en avant une doctrine américaine plus visible. Al Quds, 23 December 2025, évoque un texte qui compare la stratégie de sécurité nationale publiée au début de December 2025 à la doctrine de 2017, et insiste sur la volonté d’afficher une stratégie globale distincte de celle des administrations précédentes.
Cette clarification doctrinale nourrit des effets immédiats au Moyen-Orient. Al Quds, 23 December 2025, publie aussi un papier sur la nomination d’un nouvel ambassadeur américain en Jordanie, décrit comme un profil opérationnel, et sur ses sorties publiques jugées atypiques dans la culture diplomatique locale. Le texte souligne des questions posées sur l’influence du Hamas et d’autres forces dans le tissu social, ce qui est interprété comme un signal politique.
Israël, Iran, et la tentation d’une nouvelle escalade
Le dossier iranien revient comme pivot. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, titre sur une démarche de Benjamin Netanyahu visant à convaincre Donald Trump d’une nouvelle frappe contre l’Iran. Le journal rappelle des allers-retours de Netanyahu aux États-Unis en 2025 et relie ces visites à la reprise des opérations à Gaza au printemps, dans sa chronologie.
Dans le même ensemble, Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, rapporte des déclarations d’un porte-parole iranien, présentées comme refusant toute négociation sur le programme de missiles. Le journal associe ce point à une tension durable, où le langage de la dissuasion reste central.
L’effet régional est double. D’un côté, l’idée d’une frappe crée une incertitude sur les prix, les flux et les alliances. De l’autre, elle renforce les lignes de polarisation politique dans plusieurs capitales, car la question iranienne structure aussi les débats internes sur l’armement et la souveraineté.
Syrie et Turquie, intégration contestée et dimension sécuritaire
La recomposition syrienne est décrite comme fragile. Al Quds, 23 December 2025, rapporte des discussions à Damas avec une délégation turque de haut niveau, et met en avant un message commun. Toute lenteur dans l’intégration des zones du nord-est, y compris les forces kurdes, serait un risque pour la sécurité et la stabilité, et retarderait la reconstruction. Le quotidien cite aussi des volets économiques, de renseignement, militaires et de retour de réfugiés, ainsi que des contacts évoqués entre la Syrie et Israël.
Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, insiste sur des incidents armés dans le nord d’Alep, présentés comme une rupture d’un accord de cessez-le-feu entre les autorités syriennes et les forces kurdes. Le journal mentionne aussi un calendrier, avec une « deuxième phase » attendue au début de 2026, selon la déclaration attribuée à Hakan Fidan.
Dans Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, la question kurde est traitée comme un pari politique. Le journal présente des tensions, et décrit une absence de confiance sur la mise en œuvre d’un accord daté du 10 March 2025, cité comme base d’intégration.
Irak, une bataille de gouvernance et un débat sur les groupes armés
L’Irak apparaît comme un laboratoire d’équilibres instables. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, rapporte qu’une coalition liée à Mohammed Shia’ al-Sudani prépare une « initiative politique globale » pour sortir de l’impasse sur le poste de Premier ministre. Le quotidien décrit une série de dialogues menés avec différentes forces, et une volonté de présenter les détails à une réunion attendue du cadre de coordination.
Le même journal indique que l’initiative serait structurée autour de conditions pour choisir la personne du prochain chef du gouvernement, selon un membre cité. L’objectif affiché est de définir une méthode, plus que d’imposer un nom, afin de réduire les blocages.
Al Quds, 23 December 2025, ajoute une dimension parlementaire. Le journal parle d’une compétition entre Mohammed al-Halbousi et Muthanna al-Samarrai pour la présidence du Parlement, alors que l’initiative de la coalition de Sudani vise à débloquer, en parallèle, la désignation du Premier ministre.
Sur le fond, la question des groupes armés reste une ligne de fracture. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, publie un texte qui s’interroge sur un possible début de désarmement, mais décrit surtout une réalité où l’État semble dépendre des rapports de force, et où la décision de déposer les armes serait arrachée par contrainte plus que par choix.
Jordanie, mémoire de 2003 et bataille des récits
Les tensions régionales réactivent aussi les récits historiques. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, rapporte un démenti jordanien. Un responsable affirme qu’avant l’invasion de 2003, le roi Abdallah II n’a pas proposé un rôle des Hashemites dans un Irak post-Saddam. Le journal dit détenir une copie d’un procès-verbal jordanien daté du 25 February 2003, qui ne contient pas cette proposition.
Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, explique aussi qu’une note préparatoire britannique aurait évoqué cette hypothèse comme une possibilité analytique, sans sources officielles ni citation directe. Le quotidien présente cet épisode comme un cas d’interprétation, devenu polémique par la fuite de documents et leur lecture politique.
Yémen, autorité reconnue et poussée séparatiste
Le Yémen est décrit comme une crise de légitimité. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, évoque des critiques contre Rashad al-Alimi, présenté comme incapable de répondre à l’escalade politique du Southern Transitional Council. Le journal décrit une dynamique de prise de contrôle de décisions gouvernementales à Aden, et mentionne des appels à proclamer un État du Sud.
Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, signale aussi une escalade dans les zones contrôlées par les Houthis, avec la saisie de biens attribuée à un « gardien judiciaire » et un contexte de pressions et de confiscations, selon le quotidien.
Cette double crise, au Sud et au Nord, pèse sur la cohérence d’un État déjà fragmenté. Elle renforce aussi la dépendance aux médiations régionales, en particulier saoudiennes, point régulièrement souligné dans les récits sur la « légitimité » internationale.
Coordination régionale, Riyad et Mascate comme point de passage
La diplomatie régionale cherche des points d’appui. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, rapporte une rencontre à Mascate entre le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan et son homologue omanais Badr al-Busaidi. Les deux responsables discutent des développements régionaux et internationaux, et relancent le Conseil de coordination saoudo-omanais, avec une participation de comités sectoriels.
Le journal présente cette coordination comme un outil de stabilité et de gestion de dossiers transfrontaliers. Le cadre évoqué souligne aussi une diplomatie de continuité, centrée sur des mécanismes plutôt que sur des annonces spectaculaires.
Arctique, Greenland et une controverse diplomatique avec le Danemark
L’agenda international de Donald Trump dépasse le Moyen-Orient. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, publie un article sur le regain d’intérêt américain pour Greenland. Le journal cite des analystes, qui relient cet intérêt à la compétition arctique avec la Chine et la Russie, et rappelle l’existence d’une base américaine à Thule, avec un effectif mentionné.
Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, rapporte aussi des propos de Jeff Landry, présenté comme un allié politique de Trump, et des références à des messages publiés sur X en faveur d’une intégration de Greenland aux États-Unis. Le journal évoque aussi un sondage local de January, indiquant une opposition majoritaire à cette option.
Al Quds, 23 December 2025, décrit la réaction de Copenhague. Le ministre danois des Affaires étrangères annonce la convocation de l’ambassadeur américain, après la nomination par Donald Trump d’un envoyé spécial pour Greenland. Le journal cite le refus danois, et insiste sur l’exigence de respect de l’intégrité territoriale du royaume.
Tunisie, répression du travail associatif et bataille judiciaire
En Afrique du Nord, la Tunisie est décrite à travers le prisme du judiciaire. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, rapporte le procès de Saida Mosbah, présidente de l’association Mnemty, engagée contre le racisme et dans l’aide aux migrants. Le journal rappelle son incarcération depuis le 7 May 2024 et cite un avocat évoquant des accusations financières, avec un risque de peine pouvant atteindre vingt ans, selon la défense.
Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, relie ce dossier à une campagne plus large visant des acteurs associatifs. Le journal mentionne aussi des poursuites contre l’antenne tunisienne de l’association française Terre d’Asile, et cite Amnesty International dénonçant une criminalisation continue du travail civil. Le quotidien rapporte enfin une mobilisation de militants devant le tribunal pour réclamer l’arrêt de ces poursuites.
Dans le même article, Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025, évoque aussi le contexte politique de l’opposition, en citant des soutiens à des mouvements de protestation, dont des grèves de la faim et des appels à l’unité des forces opposées.
Économie: Le projet de loi sur la « financial gap » comme test de crédibilité, entre dépôts, risques monétaires et recherche de capitaux
Le débat économique du jour se cristallise autour d’un texte présenté comme le premier cadre législatif complet pour traiter les pertes du système financier depuis 2019. Nahar, 23 December 2025, décrit le projet comme un instrument qui reprend largement l’approche du Fonds monétaire international sur la restructuration et la répartition des pertes. Le journal souligne aussi que la version actuelle reste incomplète sur des éléments jugés essentiels, dont la capacité d’exécution et l’équité dans le partage des charges.
Le même jour, la rue pèse sur la discussion. Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, note que l’examen gouvernemental démarre dans un climat “non sûr”, en raison d’objections politiques et de critiques fortes de la part de l’Association of Banks et de mouvements de déposants. Le journal insiste sur le fait que la contestation se joue à la fois dans l’hémicycle du gouvernement et sur le terrain, avec des mobilisations parallèles.
La question centrale reste simple, mais explosive. Combien les déposants récupèrent. Quand ils récupèrent. Et surtout, qui paie, entre l’État, la Banque du Liban et les banques. Al Quds, 23 December 2025, résume la crainte des déposants en termes directs. Ils redoutent des effets négatifs sur leurs droits, car ils récupéreraient 100,000 dollars sur quatre ans, puis recevraient des titres pour le reste, perçus par une partie d’entre eux comme des promesses sans garantie réelle.
La séance gouvernementale a aussi pris une dimension institutionnelle, car elle s’est tenue en présence du gouverneur de la Banque du Liban Karim Souaid, selon Al Quds, 23 December 2025. Le même quotidien rapporte que Karim Souaid a salué le projet et l’a décrit comme “juste”, ce qui vise à donner un sceau technique et monétaire à un texte contesté.
Architecture financière du projet: seuil des 100,000 dollars, contributions et “nettoyage” des dépôts
Le schéma le plus détaillé est présenté par Al Joumhouriyat, 23 December 2025, qui expose une mécanique en plusieurs étages. D’abord, le texte propose de retirer du calcul certains éléments décrits comme “actifs irréguliers” et d’effacer des actifs non performants, avec une estimation d’environ 35 milliards de dollars. Ensuite, il prévoit un remboursement échelonné jusqu’à 100,000 dollars par dépôt sur quatre ans, après cette phase de “nettoyage”. Le journal avance aussi une estimation d’environ 20 milliards de dollars pour ce segment de dépôts.
Toujours selon Al Joumhouriyat, 23 December 2025, la coopération entre la Banque du Liban et les banques serait au cœur de l’exécution. Le journal indique aussi une règle de plafond. La part de la Banque du Liban ne devrait pas dépasser 60% de la valeur totale, ce qui implique une part imposée aux banques dans l’effort de paiement.
Le plan financier repose ensuite sur des ressources identifiées. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, évoque l’utilisation d’une part importante de l’or, dont la valeur est estimée à 38 milliards de dollars, comme garantie pour la tranche qui dépasse 100,000 dollars, via des titres émis par la Banque du Liban et “garantis par l’or”. Le journal ajoute une autre source, avec 12 milliards de dollars de réserves en devises de la Banque du Liban. Enfin, il mentionne 8 milliards de dollars que les banques devraient fournir sur quatre ans.
Cette dernière composante est la plus contestée par le secteur bancaire, d’après Al Joumhouriyat, 23 December 2025. Le journal rapporte que les banques jugent l’effort de 8 milliards de dollars trop lourd à supporter en quatre ans. Il souligne aussi leurs critiques sur des mesures touchant les profits des actionnaires, ainsi que les transferts à l’étranger réalisés après 2019, qui entrent dans le débat sur l’équité.
En parallèle, Al Akhbar, 23 December 2025, adopte une lecture plus brutale du même chantier. Le quotidien décrit le dossier des dépôts comme une plaie rouverte, surtout pour les petits déposants et les épargnants de long terme. Il avance que le pouvoir se dirigerait vers une radiation d’environ 30 milliards de dollars de dépôts pour rééquilibrer les bilans de la Banque du Liban et des banques. Il ajoute que le texte pourrait prévoir un remboursement des 100,000 dollars sur quatre ans, puis une conversion du reste en titres à échéance très longue, autour de dix, quinze ou vingt ans.
Ces différences de présentation comptent. Elles nourrissent la perception du risque, car un calendrier très long change le sens même d’un dépôt. Il ne s’agit plus d’une épargne disponible. Il s’agit d’un actif transformé, donc incertain. Al Quds, 23 December 2025, reflète ce sentiment quand il évoque la lecture de ces titres comme de simples “promesses”, ce qui entretient la défiance.
Risque monétaire et question de l’or: stabiliser sans fragiliser
Le projet bute aussi sur un angle monétaire. Al Joumhouriyat, 23 December 2025, souligne que l’utilisation de l’or ouvre un risque sur la stabilité monétaire et financière, car une monétisation de l’or peut créer des chocs dans un système encore marqué par des politiques jugées discrétionnaires. Le journal ajoute un argument de proportion. Il évoque une “fissure” financière dont la valeur serait très élevée, et indique que le problème dépasserait la valeur de l’or lui-même, selon sa présentation.
Cette question est aussi politique. L’or est un symbole de souveraineté. Il est aussi un actif rare. Toucher à cet actif impose donc un niveau de transparence plus haut, au moins sur les paramètres de garantie et sur les conditions de mise en œuvre. Or, Nahar, 23 December 2025, insiste sur un déficit de clarté dans plusieurs articles du projet, notamment sur les mécanismes d’exécution et sur les chiffres d’engagement. Le quotidien souligne que le gouvernement entretient une zone grise, ce qui lui évite d’afficher une reconnaissance explicite de responsabilité, ou de détailler sa contribution dans la répartition des pertes.
Un autre point est la trajectoire de liquidité. Payer 100,000 dollars sur quatre ans suppose une organisation des flux. Il suppose aussi des règles de priorité. Al Sharq, 23 December 2025, fait remonter une inquiétude connexe via le député Bilal Abdallah. Il réclame une clarification sur les indemnités de fin de service et sur les comptes du National Social Security Fund, ainsi que sur les caisses de retraite de certaines professions. Il demande qu’elles soient traitées comme des dettes privilégiées. Cette demande introduit un risque de conflit de rang, donc un risque de blocage, si le texte ne tranche pas clairement.
Une équation alternative: plus de part pour l’État, ajustement du seuil, partage tripartite
Face à la critique, certains scénarios de correction circulent. Nahar, 23 December 2025, décrit une option où l’État ne pourrait pas échapper à sa part. Le journal évoque une contribution publique de l’ordre de 6 milliards de dollars sur cinq ans, qui rendrait l’application plus plausible. Dans cette lecture, le partage deviendrait plus équilibré, et pourrait même permettre de relever le plafond des dépôts “garantis” entre 115,000 et 120,000 dollars, au lieu de 100,000 dollars.
Le même article de Nahar, 23 December 2025, avance aussi des estimations de coût. Il chiffre la garantie des 100,000 dollars à environ 18 milliards de dollars, et celle d’un plafond à 115,000 dollars à environ 21 milliards de dollars, en précisant le caractère non définitif de ces montants. Cette logique vise à déplacer le débat, du registre moral vers le registre budgétaire, avec des paramètres comparables.
Nahar, 23 December 2025, propose aussi une contrainte technique attribuée à des sources proches de la Banque du Liban. Le quotidien indique que la Banque du Liban ne pourrait pas porter plus de 9 milliards de dollars sur cinq ans. Il ajoute que les banques devraient porter au moins 6 milliards de dollars en numéraire sur la même période. Enfin, il répète l’idée d’une contribution de 6 milliards de dollars de l’État. L’objectif est de transformer un conflit binaire, banques contre déposants, en triangle de responsabilité.
Ce débat rejoint un point soulevé par Al Quds, 23 December 2025. Le quotidien cite le ministre des Finances Yassin Jaber affirmant que le texte doit “prendre en compte” plusieurs parties, dont les déposants, la Banque du Liban, les banques, le Fonds monétaire international et l’État. Cette phrase cherche à légitimer une approche de compromis, mais elle confirme aussi que l’arbitrage reste ouvert.
Pression internationale et “grey list”: l’argument de la réputation financière
Un autre axe économique est la réputation du pays. Al Quds, 23 December 2025, rapporte que Yassin Jaber a averti que le Liban est sur une “grey list” et pourrait basculer vers une “black list”. Il ajoute que la loi aiderait à sortir de cette situation, selon sa déclaration. Cette rhétorique sert deux objectifs. Elle veut accélérer l’adoption. Elle veut aussi rassurer les partenaires, en liant le texte à des standards de conformité.
Al Bina’, 23 December 2025, reprend le même argument, en présentant l’adoption comme un moyen de sortir de la “grey list” et de relancer le soutien international et les investissements étrangers. Le journal rapporte aussi des critiques externes, notamment du Beirut Bar Association, qui dit craindre un texte servant à fermer le dossier par la loi, plutôt qu’à résoudre la crise et à restaurer des droits, et qui invoque des principes constitutionnels et des principes d’égalité. Cette opposition juridique agit aussi comme un signal économique, car elle affecte la confiance et la perception du risque pays.
Dans Al Sharq Al Awsat, 23 December 2025, le climat de départ “non sûr” est directement relié à cette bataille de confiance. Le journal souligne qu’une réforme de cette taille ne peut pas avancer sans consentement minimal, car l’exécution dépendra de l’adhésion des acteurs financiers et de la crédibilité du calendrier.
Dette publique et origine du déséquilibre: les bons du Trésor au cœur du récit
La discussion se déplace aussi vers l’origine du déséquilibre. Al Sharq, 23 December 2025, publie une explication sur les mécanismes d’endettement via les bons du Trésor. Le journal évoque l’idée que l’État a financé ses déficits en sollicitant la Banque du Liban, qui émet des titres, puis attire les banques via des taux. Cette présentation vise à répondre à une question récurrente, sur la raison pour laquelle les banques ont placé des fonds à la Banque du Liban et dans les titres publics.
Cette séquence est importante, car elle redéfinit les responsabilités. Si la crise est décrite comme le produit d’un choix public de financement, alors l’État ne peut pas rester en dehors du partage des pertes. Nahar, 23 December 2025, insiste sur ce point en parlant d’un “prix” payé par le déposant, dans un contexte de collusion et de gestion politique et bancaire. Le journal affirme que tout retard, après correction des erreurs, risque de fragiliser encore davantage les dépôts.
Fiscalité, recouvrement et vie économique: signaux de reprise administrative
En toile de fond, plusieurs avis officiels publiés dans la presse rappellent un autre enjeu. Il s’agit de la capacité de l’État à percevoir et à administrer. Al Akhbar, 23 December 2025, publie des avis de la Ministry of Finance, via des services régionaux, qui appellent des contribuables à se présenter pour des notifications de révision et rappellent des délais d’opposition, avec référence au Tax Procedures Law. Ces éléments sont techniques, mais ils montrent une activité de contrôle et de recouvrement. Ils indiquent aussi que l’État tente de reconstituer une chaîne de conformité, au moment où il demande des sacrifices sur les dépôts.
Ces signaux administratifs existent aussi au niveau municipal. Al Sharq, 23 December 2025, publie un avis de la municipality of Baalbek sur des tables d’imposition et sur des pénalités de retard. Ce type de rappel est un détail, mais il reflète une économie réelle, faite de factures et d’arriérés, bien au-delà du débat macro sur les dépôts.
Dans le même ordre d’idées, Al Bina’, 23 December 2025, mentionne aussi des nominations à l’Investment Development Authority of Lebanon. Ce genre de décision vise à relancer des outils de promotion économique. Cependant, l’effet restera limité tant que le dossier des dépôts n’aura pas produit un cadre crédible, car l’investissement dépend d’abord de la stabilité juridique et de la confiance bancaire.
Le nœud économique: confiance, calendrier et justice perçue
Le débat s’enferme dans trois mots qui reviennent partout. La confiance d’abord. Al Quds, 23 December 2025, cite le ministre de l’Information Paul Morcos rapportant une phrase de Nawaf Salam, qui décrit le projet comme réaliste et applicable, et avertit que tout retard réduit la confiance des citoyens et de la communauté internationale. L’économie libanaise dépend de cette confiance, car elle conditionne les transferts, les investissements et la reprise des prêts.
Vient ensuite le calendrier. Quatre ans pour 100,000 dollars, puis des titres. Ou bien cinq ans, avec un ajustement des parts et un seuil relevé, comme le suggère Nahar, 23 December 2025. Chaque calendrier crée des gagnants et des perdants, car la valeur du temps n’est pas la même pour un salarié, un retraité, ou une entreprise qui doit payer ses fournisseurs.
Enfin, il y a la justice perçue. Al Sharq, 23 December 2025, cite la ministre Hanine El Sayed décrivant la loi comme une “justice sociale” nécessaire pour les déposants. À l’inverse, Al Bina’, 23 December 2025, rapporte l’inquiétude du Beirut Bar Association, qui voit un risque de blanchiment politique des responsabilités et de fermeture du dossier par la loi. Entre ces deux pôles, la question économique devient une question de légitimité.
Société: solidarités de fin d’année, santé sous tension et nouveaux risques du quotidien
Initiatives sociales et dignité en détention
En cette fin d’année, plusieurs récits mettent en avant une solidarité qui cherche à s’exprimer là où le quotidien est le plus contraint. Nahar, 23 December 2025 rapporte qu’une initiative associative, organisée avec les Internal Security Forces, s’est tenue à Roumieh Central Prison, à l’approche des fêtes. Le journal décrit une atmosphère de Noël, avec chants et cantiques autour d’une crèche et d’un sapin. Il évoque aussi la participation de détenus, qui ont récité des textes et partagé des mots sur leurs attentes, dans un cadre présenté comme apaisé et interactif.
Ce type d’événement est raconté comme un geste symbolique. Il vise d’abord à rompre l’isolement. Ensuite, il offre une scène où l’on peut exister autrement que par le statut pénal. Nahar, 23 December 2025 insiste sur l’idée d’un message de “lumière” face à la dureté de l’univers carcéral, même si le constat de départ reste celui d’un lieu vécu comme sombre et difficile.
Le traitement médiatique met aussi en relief le rôle des forces de sécurité dans la logistique de ce type d’initiative. Cela souligne une approche qui ne se limite pas au maintien de l’ordre. Elle cherche, au moins ponctuellement, à intégrer une dimension sociale. Enfin, la présence d’un rituel collectif, à date fixe, rappelle le poids du calendrier dans la vie sociale libanaise. Les fêtes deviennent un repère commun, y compris derrière les murs.
Santé publique: alerte sur la grippe et outils de diagnostic
Sur le volet sanitaire, l’inquiétude se concentre sur l’hiver. Al Joumhouriyat, 23 December 2025 évoque l’apparition d’un nouveau variant de la grippe, présenté comme susceptible de compliquer la saison. Le journal insiste sur une capacité de mutation du virus, et sur des indices laissant craindre un épisode plus rude.
Dans ce contexte, Al Joumhouriyat, 23 December 2025 met en avant des outils pratiques. Il cite l’intérêt de tests à domicile “combinés” capables de distinguer grippe et Covid-19, pour accélérer la décision médicale. Il mentionne aussi des antiviraux, dont l’efficacité est décrite comme plus élevée lorsqu’ils sont pris tôt après l’apparition des symptômes, notamment chez les personnes les plus à risque.
Le message implicite est celui d’une santé publique qui dépend de gestes simples. D’abord reconnaître, ensuite vérifier, puis agir vite. En arrière-plan, le sujet renvoie aussi aux conditions d’accès aux soins. Le journal n’entre pas ici dans une description du système libanais, mais la mise en avant d’outils domestiques renforce une logique d’autonomisation des ménages face aux tensions des services.
Infrastructures et santé: projet d’hôpital et consultation publique
La question sanitaire se prolonge par celle des équipements. Al Liwa’, 23 December 2025 publie un avis lié à un projet de construction d’un hôpital gouvernemental à Hermel. Il s’agit d’une démarche de consultation publique, inscrite dans une étude de périmètre environnemental, annoncée par le Council for Development and Reconstruction et le Ministry of Public Health.
L’avis précise le cadre et le lieu. La réunion est annoncée pour le vendredi 9 January 2026 à 12:00, dans un bâtiment municipal, et le financement est attribué au Kuwait Fund for Arab Economic Development, via une subvention identifiée. Al Liwa’, 23 December 2025 situe aussi le projet sur une parcelle référencée à Hermel, dans le gouvernorat de Baalbek-Hermel.
Cette séquence est révélatrice d’une attente sociale. D’un côté, elle signale une tentative de planification, donc une promesse de service public. De l’autre, elle met en lumière les contraintes contemporaines: l’environnement devient une étape formelle, et la participation du public est affichée comme un passage obligé. Enfin, l’inscription du projet dans une architecture de financement externe rappelle la dépendance des grands chantiers aux bailleurs.
Fêtes, mobilité, consommation: un quotidien rythmé par décembre
La fin d’année n’est pas seulement institutionnelle. Elle est aussi une mise en scène du quotidien. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025 décrit des habitudes de voyage et de sorties familiales pendant les vacances d’hiver, en soulignant l’attrait des ambiances saisonnières et des activités partagées.
Le journal cite des repères libanais précis. Il mentionne une “Christmas village” sur Hamra, ouverte jusqu’au 21 December, ainsi que des marchés de Noël dans la zone de Zouk jusqu’à la fin du mois. Il évoque également Batroun et Jbeil, où des animations sont décrites comme accessibles aux habitants et aux visiteurs, avec des ateliers pour enfants autour des décorations et de la pâtisserie. Al 3arabi Al Jadid, 23 December 2025 ajoute que l’accès aux marchés est présenté comme gratuit.
Ces notations disent plusieurs choses à la fois. D’abord, elles montrent que, malgré les contraintes économiques, la ville et le littoral continuent d’organiser des espaces de respiration. Ensuite, elles illustrent un déplacement des loisirs vers des formats “événementiels” courts, souvent concentrés en fin d’année. Enfin, l’accent mis sur la gratuité et sur les activités pour enfants renvoie à une demande de sorties à coût maîtrisé.
Risques numériques et vulnérabilités sociales: arnaques, IA et intimité
Le quotidien libanais est aussi traversé par des menaces moins visibles. Nahar, 23 December 2025 consacre un développement à la montée de la fraude en ligne, décrite comme ayant atteint un niveau inédit à la fin de 2025. Le journal parle d’un basculement, d’une série de “failles techniques” vers une véritable industrie criminelle mondiale, capable de siphonner des milliards aux particuliers comme aux entreprises.
Ce récit dépasse le seul cadre national. Nahar, 23 December 2025 rapporte que des États et des organisations se sont réunis à Bangkok, avec l’idée qu’un simple effort individuel ne suffit plus. Le journal indique qu’un consensus s’est formé autour d’une “planification d’urgence” à l’échelle du cyberespace, face à des méthodes de plus en plus sophistiquées.
Dans un autre registre, Nahar, 23 December 2025 aborde les effets psychologiques de contenus générés par IA. Il cite une universitaire, Constance de Saint Laurent, qui évoque le choc possible si une personne reçoit soudain des vidéos artificielles d’un proche décédé, et insiste sur l’existence de conséquences bien réelles.
Ces deux sujets se rejoignent dans un même point. Ils déplacent la vulnérabilité. Elle n’est plus seulement matérielle. Elle devient aussi cognitive et émotionnelle. D’abord l’arnaque vise l’épargne. Ensuite, l’IA peut brouiller l’intime, et donc fragiliser la confiance. Enfin, cela renforce une demande sociale de protection, qu’elle soit juridique, éducative, ou technologique.
Sécurité et perception: entre stabilisation affichée et anxiétés diffuses
Au milieu de ces dynamiques, la question de la sécurité reste un repère central. Nahar, 23 December 2025 rapporte une appréciation attribuée au président Joseph Aoun, selon laquelle le Liban connaît une stabilité sécuritaire “dans une large mesure” et un taux de criminalité plus faible que dans d’autres pays.
Cette affirmation cohabite pourtant avec d’autres formes d’inquiétude. La peur ne se limite plus au crime de rue. Elle peut se déplacer vers le numérique, ou vers la santé, ou vers les services publics. Dès lors, la notion de sécurité s’élargit. Elle devient une combinaison. Elle inclut la protection des personnes, la protection des données, et la capacité de se soigner. Les sources du jour montrent justement cette superposition: un geste social en prison, une alerte sanitaire, un projet d’hôpital, et des menaces en ligne.



