2 minutes à lire

S’exprimant à l’issue de la session parlementaire de ce mercredi 22 avril, le Premier Ministre Hassan Diab a accusé le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé d’entreprendre des actions ayant un impact sur la parité entre livre libanaise et dollar et la situation financière du Liban, sans aucune coordination avec le gouvernement.

Pour rappel, le gouverneur de la Banque du Liban est un proche de l’ancien premier ministre Saad Hariri. Il a fait l’objet de vives critiques en raison de son rôle dans les opérations d’ingénierie financières conduites par la Banque Centrale entre 2016 et 2018 que beaucoup d’experts locaux et d’organisations internationales considèrent avoir été en faveur des banques privées et au détriment des finances de l’état.

Le Premier Ministre a ainsi indiqué ne pas avoir eu connaissance, lui ou le gouvernement, des dernières circulaires publiées par le gouverneur de la Banque du Liban.

La Banque du Liban ne se coordonne pas son action avec les autorités sur les circulaires qu’elle émet et je prendrai la parole et prendrai position après la session parlementaire de vendredi.
(…)
Il devrait y avoir une meilleure coordination entre le gouverneur de la banque centrale et le gouvernement et nous exprimerons nos positions fermes pendant et après la session du cabinet de vendredi.

Hassan Diab, le 22 avril 2020

Hassan Diab faisait notamment allusion aux dernières circulaires de la BDL concernant l’instauration d’un taux de change parallèle et à la création d’une plateforme mise en place par la BDL, l’Association des Banques du Liban et le syndicat des agents de change. Ainsi, selon les dernières décisions, il est désormais possible de retirer des devises étrangères au taux de parité de 2 600 LL/USD alors que le taux de parité sur le marché noir a atteint aujourd’hui jusqu’à 3 450 LL/USD. Cette décision, cependant, reste en faveur des banques libanaises qui avaient unilatéralement mis en place un contrôle des capitaux en novembre dernier. Cette mesure devrait également accentuer la pression sur la Livre Libanaise.

Le Premier Ministre a également défendu le bilan de son cabinet, indiquant être au pouvoir depuis 70 jours à l’issue du vote confiance et avoir dû faire face à “70 désastres différents”.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur. Ceci n’est pas un espace pour les commentaires. Les commentaires sont disponibles plus bas.

Comments are closed.