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Une fête nationale dans la tristesse

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En ce 22 novembre 2025, le Liban commémore le 82e anniversaire de son indépendance dans un climat de retenue palpable, où les cérémonies officielles se limitent à des gestes symboliques sans l’éclat des années passées. Cette date, tombant un samedi, souligne les choix administratifs d’un État qui, confronté à des crises persistantes, opte pour une extension des repos en déclarant le lundi 24 novembre férié pour les écoles, les institutions publiques et privées, ainsi que pour certaines administrations, selon des annonces officielles du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur datées du 12 novembre. Cette décision, justifiée par la proximité du week-end, renforce le sentiment d’une inertie institutionnelle, où les urgences économiques et sécuritaires semblent reléguées au second plan au profit d’un prolongement des congés qui prive le pays d’une journée de travail potentielle pour avancer sur les réformes attendues. L’absence de défilé militaire, traditionnellement au cœur des célébrations, apparaît comme un indicateur supplémentaire d’une souveraineté contrainte par des contraintes budgétaires et des tensions sécuritaires, privant les citoyens d’un symbole de force nationale unifié. Le président Joseph Aoun, dans un discours prononcé la veille au soir depuis le palais de Baabda, a invoqué la nécessité d’une « indépendance réelle », appelant à la libération des terres au sud et à la restauration de la souveraineté nationale. « L’indépendance n’est pas seulement un souvenir historique, mais un engagement quotidien pour protéger notre souveraineté et honorer les sacrifices de nos martyrs », a-t-il déclaré dans cette allocution diffusée sur les chaînes nationales, en référence aux tensions persistantes le long de la ligne bleue. Ce message, le huitième sous sa présidence, a insisté sur l’importance de croire en l’indépendance comme un accomplissement tangible, regrettant que les héros libanais, ayant versé leur sang pour la liberté, soient parfois oubliés dans le tumulte quotidien. La veille, le 21 novembre, le chef de l’État s’est rendu à la caserne de Bni Berkit à Tyr, reçu par le commandant en chef de l’armée, le général Rudolf Heikal, et le commandant du secteur sud du Litani, le brigadier général Nicola Tabbat. Sur place, il a inspecté les positions militaires, discuté des mesures pour renforcer la présence étatique face aux défis frontaliers, et déposé des gerbes sur les mausolées des figures fondatrices de l’indépendance, telles que le président Béchara el-Khoury et le premier ministre Riad el-Solh, dans le cadre d’un programme coordonné par la présidence, le parlement et le gouvernement. Sur la place des Martyrs à Beyrouth, des concerts populaires ont attiré des familles arborant le drapeau libanais, mais les foules sont restées clairsemées, sous un ciel nuageux qui reflétait l’humeur nationale empreinte de lassitude et de scepticisme. Cette fête, traditionnellement symbole d’unité, met en lumière les fractures d’un pays où l’élection d’un nouveau président n’a pas suffi à insuffler un élan décisif, laissant planer des interrogations sur la capacité des autorités à prioriser l’intérêt collectif face aux influences sectorielles, notamment bancaires, qui semblent dicter une partie de l’agenda réformateur au détriment d’une population épuisée par les restrictions persistantes et par des choix comme ce lundi férié qui, au lieu de mobiliser les ressources pour les chantiers urgents, étend le repos sans justification évidente au-delà du week-end.

Les racines d’une indépendance forgée dans les négociations

L’indépendance libanaise, proclamée le 22 novembre 1943, marque la fin de plus de deux décennies de mandat français, avec le transfert des pouvoirs aux institutions nationales naissantes. Sous la direction du président Béchara el-Khoury et du premier ministre Riad el-Solh, ce moment pivotal a été le fruit de négociations intenses et de pressions internationales, aboutissant à l’évacuation complète des troupes françaises en 1946. Dans les années 1950 et 1960, le Liban a connu une période de prospérité économique, souvent qualifiée d’« âge d’or », soutenue par un secteur bancaire florissant et un tourisme attractif qui positionnaient Beyrouth comme la « Suisse du Moyen-Orient ». Cependant, les tensions régionales ont rapidement miné cette stabilité. La guerre civile de 1975 à 1990 a dévasté le pays, causant plus de 150 000 morts et des destructions massives évaluées à des dizaines de milliards de dollars, tout en exacerbant les divisions confessionnelles. Les accords de Taëf en 1989 ont tenté de réformer le système politique en renforçant le rôle du parlement et du conseil des ministres, mais ils ont laissé des séquelles durables, notamment en matière de répartition des pouvoirs entre les communautés maronite, sunnite et chiite. L’occupation israélienne du sud du Liban jusqu’en 2000 a maintenu une pression constante sur les frontières, avec des conflits sporadiques marquant la ligne bleue. En 2005, l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri a déclenché la « révolution du Cèdre », menant au retrait des forces syriennes après trente ans de présence. Ces événements ont illustré la vulnérabilité récurrente du Liban aux ingérences extérieures, un thème qui résonne particulièrement lors des commémorations de l’indépendance, rappelant que la souveraineté reste un combat inachevé. Aujourd’hui, en 2025, ces commémorations prennent une teinte plus sombre, alors que les défis accumulés érodent les acquis historiques, avec des appels à l’unité nationale qui peinent à masquer les inerties actuelles, où les priorités semblent parfois se détourner du bien public au profit d’intérêts particuliers, comme en témoigne l’absence de parade militaire et la prolongation du repos jusqu’au lundi, privant potentiellement les institutions d’une journée pour avancer sur des dossiers cruciaux comme la transparence financière ou la restructuration bancaire.

L’engrenage d’une crise multidimensionnelle depuis 2019

La trajectoire récente du Liban est dominée par une crise multidimensionnelle initiée en octobre 2019, lorsque des manifestations massives contre la corruption et la mauvaise gouvernance ont mobilisé des centaines de milliers de citoyens à travers le pays. Ces protestations ont conduit à la démission du gouvernement de Saad Hariri, marquant le début d’un effondrement économique sans précédent. L’inflation a atteint des sommets de 221 % en 2023, tandis que la livre libanaise s’est effondrée face au dollar américain, passant d’un taux officiel de 1 500 à des niveaux de marché noir dépassant les 100 000 livres par dollar à certains moments. La dette publique, estimée à plus de 100 milliards de dollars en 2020, a forcé le gouvernement à déclarer un défaut de paiement historique, aggravant la pauvreté généralisée. Les banques, autrefois pilier de l’économie, ont imposé des restrictions draconiennes sur les retraits, confisquant de facto les dépôts des citoyens et portant le taux de chômage à 29,6 % en 2022. Plus de la moitié de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, selon les estimations officielles. L’explosion du port de Beyrouth en août 2020, due à un stockage négligent de nitrate d’ammonium, a causé 218 morts et des dommages évalués à 15 milliards de dollars, exposant les failles criantes en matière de sécurité et de transparence. Les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un plan de sauvetage ont stagné, conditionnées à des réformes structurelles que les autorités ont tardé à mettre en œuvre. Les élections législatives de 2022 ont permis une percée des forces indépendantes issues des manifestations de 2019, mais le parlement divisé a prolongé la vacance présidentielle jusqu’en janvier 2025, paralysant les institutions et accentuant le sentiment d’un pays à la dérive. En cette année 2025, ces crises se superposent à des tensions sécuritaires au sud, où les échanges de tirs intermittents avec Israël rappellent la précarité des frontières, rendant les célébrations de l’indépendance un moment de réflexion sur les échecs accumulés plutôt qu’un triomphe partagé, avec une population qui questionne de plus en plus les choix d’un exécutif perçu comme distant des réalités quotidiennes, particulièrement lorsque des décisions comme la déclaration du lundi férié semblent privilégier le repos administratif au détriment d’un effort collectif pour relancer l’économie.

L’élection de Joseph Aoun : un tournant attendu mais entravé

Le 9 janvier 2025, le parlement libanais a élu Joseph Aoun, ancien commandant en chef de l’armée, à la présidence de la République, mettant fin à plus de deux ans de vide institutionnel. Ce choix, soutenu par un consensus rare entre les factions politiques, a été salué comme un pas vers la stabilité, avec 71 voix en faveur au premier tour, bien que manquant de peu la majorité des deux tiers requise dans un hémicycle de 128 sièges. Issu de la communauté maronite et reconnu pour son rôle dans la cohésion des forces armées, Aoun a prêté serment en promettant de prioriser la souveraineté et les réformes. Peu après, il a désigné Nawaf Salam, ancien président de la Cour internationale de justice, comme premier ministre. Le 8 février 2025, Salam a formé un gouvernement de 24 ministres, équilibré confessionnellement, incluant des figures comme Tarek Mitri en tant que vice-premier ministre, Michel Menassah à la Défense, Ahmed Al-Hajjar à l’Intérieur et Youssef Rajji aux Affaires étrangères. Ce cabinet, le premier pleinement opérationnel depuis 2022, a annoncé un programme axé sur la reconstruction post-conflit et les réformes économiques. Pourtant, les premiers mois ont révélé des obstacles persistants : les négociations avec Israël sur les frontières maritimes ont abouti à un accord en mars 2025, permettant l’exploration de gaz offshore, mais les tensions terrestres demeurent vives. Le gouvernement a lancé un plan de désarmement des milices en août 2025, mais son application se heurte à des résistances internes, soulignant les limites d’un exécutif confronté à des dynamiques régionales complexes. Dix mois après l’élection, les attentes initiales se heurtent à une réalité où les réformes avancent à pas mesurés, avec des critiques croissantes sur le rythme des changements, particulièrement dans les domaines économique et sécuritaire, qui continuent d’alimenter un scepticisme généralisé au sein de la population, amplifié par des choix comme l’extension du congé jusqu’au lundi, perçu comme un signe supplémentaire de déconnexion face aux priorités nationales.

Les progrès hésitants en transparence financière

Depuis l’élection présidentielle, les progrès en matière de transparence financière apparaissent timides et parfois régressifs, malgré des mesures annoncées. En avril 2025, le parlement a adopté une loi levant partiellement le secret bancaire pour faciliter les enquêtes sur la corruption, répondant ainsi aux exigences du FMI et marquant un tournant historique dans le système financier libanais. Cette réforme a permis des audits de certaines institutions publiques, avec le ministère des Finances publiant des rapports trimestriels sur les dépenses. La dette extérieure reste estimée à environ 80 milliards de dollars, selon des évaluations récentes. En septembre 2025, des discussions avec le FMI ont abouti à un accord préliminaire, mais les retards dans l’application des mesures anti-corruption ont freiné les décaissements de fonds. Des scandales persistants, tels que les allégations de détournement dans les subventions énergétiques, illustrent un recul perçu dans la lutte contre l’opacité. Le conseil des ministres a approuvé en juillet 2025 un budget équilibré pour la première fois depuis 2019, avec des allocations accrues pour la santé et l’éducation, mais les critiques soulignent l’absence de mécanismes de contrôle indépendants efficaces. Le FMI a insisté sur la nécessité d’une stratégie fiscale combinant une restructuration profonde de la dette et des réformes pour restaurer la crédibilité et la prévisibilité du cadre budgétaire. Ces exigences, bien que reconnues par les autorités libanaises, peinent à se traduire en actions concrètes, laissant les citoyens face à une inflation stabilisée autour de 15 % en mai 2025, qui continue d’éroder le pouvoir d’achat avec des hausses de 20 % sur les prix alimentaires annuels. Les visites récentes d’équipes du FMI, comme celle de septembre 2025, ont mis en lumière ces lacunes, appelant à des améliorations urgentes pour aligner les lois existantes sur les standards internationaux, sans que des progrès décisifs n’aient été observés à ce stade, renforçant le sentiment que les efforts en transparence servent davantage à satisfaire les partenaires extérieurs qu’à atténuer les souffrances quotidiennes, particulièrement lorsque des occasions comme ce lundi férié pourraient être saisies pour accélérer les audits et les rapports.

La restructuration bancaire : un chantier enlisé dans les controverses

La restructuration du secteur bancaire, essentiel à l’économie libanaise, incarne les défis post-électoraux avec une progression lente et contestée, où les critiques pointent une approche perçue comme favorable aux banques au détriment des déposants. En avril 2025, le cabinet a approuvé une loi de réforme bancaire complète en 39 clauses, visant à restaurer la confiance des déposants et à combler un trou financier estimé à 80 milliards de dollars. La Banque du Liban, sous gouvernance intérimaire depuis 2023, a initié des audits externes en juin 2025, révélant des pertes cumulées dépassant 70 milliards de dollars dues à des investissements risqués. Cependant, aucune banque n’a été restructurée à ce jour, le processus restant inachevé, avec la restructuration bancaire demeurant une priorité critique selon les déclarations du FMI en juin 2025, pour restaurer la santé du secteur et abandonner l’économie basée sur le cash. Les restrictions sur les retraits persistent, avec des limites mensuelles récemment augmentées à 800 dollars par mois à partir de juillet 2025 sous la circulaire 158 de la Banque centrale, bien que des propositions pour les porter à 2000 dollars circulent sans avoir été adoptées à ce jour. Le premier ministre Salam a déclaré en novembre 2025 que le gouvernement était « ouvert aux recommandations du FMI pour affiner cette loi », mais les négociations traînent en raison de divergences sur la répartition des pertes entre l’État, les banques et les déposants. L’inflation, bien que descendue à 14 % en mai, affecte durement les ménages, avec des coûts énergétiques en hausse de 25 % depuis janvier. Des initiatives comme l’accord avec l’Arabie saoudite pour lever l’embargo sur les importations libanaises, conditionné à des mesures anti-drogue, offrent un espoir modeste, mais les retards dans l’exécution renforcent le sentiment d’une stagnation qui mine la confiance. Le rapport d’évaluation rapide des dommages et besoins de la Banque mondiale en mars 2025 a estimé à 14 milliards de dollars les pertes liées au conflit, soulignant l’urgence d’une réforme bancaire pour relancer l’investissement. Pourtant, les progrès restent entravés par des résistances internes, interrogant la volonté réelle de transformer un système bancaire autrefois opaque en un pilier de transparence, alors que des critiques soulignent un favoritisme gouvernemental envers les banques, prolongeant la souffrance des citoyens ordinaires qui voient leurs dépôts gelés sans perspective claire de récupération, et ce, même lors de périodes comme ce week-end prolongé où les urgences pourraient être traitées avec plus de diligence au lieu d’un repos étendu.

Le désarmement du Hezbollah : une équation complexe aux avancées inégales

La question du désarmement du Hezbollah illustre les blocages persistants depuis l’élection présidentielle, avec un mélange d’initiatives et de résistances. En août 2025, le gouvernement a approuvé un plan de l’armée libanaise pour confiner les armes aux forces étatiques, en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce plan, gardé confidentiel dans ses détails, vise à démanteler les arsenaux des milices, y compris ceux du Hezbollah. À ce jour, l’armée a saisi plus de 10 000 roquettes et 400 missiles dans le sud du Liban, selon des déclarations officielles. Le porte-parole de l’armée a indiqué que ces opérations se déroulent « avec prudence pour éviter les escalades internes ». Néanmoins, le Hezbollah a rejeté tout désarmement unilatéral, arguant que ses armes protègent le pays contre les menaces extérieures. En octobre 2025, des tensions ont surgi lors de perquisitions dans des zones chiites, entraînant des affrontements mineurs. L’envoyé américain pour le Moyen-Orient a pressé Beyrouth en octobre pour accélérer le processus, tandis que l’ONU a rapporté plus de 10 000 violations israéliennes de l’espace aérien libanais depuis le début de l’année. Ces dynamiques interrogent la capacité du gouvernement à imposer une souveraineté pleine, dans un contexte où les influences régionales, notamment iraniennes, pèsent lourd. Le président Aoun a déclaré lors de sa visite à Tyr le 21 novembre que le Liban était prêt à s’engager pleinement dans le processus de paix, mais les résistances du Hezbollah à désarmer rendent les négociations directes avec Israël plus probables, selon des analyses récentes. Le processus de réforme constitutionnelle pourrait s’avérer inévitable pour surmonter ces impasses, mais les progrès restent lents, laissant le pays vulnérable à de nouvelles escalades, comme en témoignent les incidents frontaliers récurrents qui marquent le sud du Liban en cette fin d’année, renforçant les doutes sur un avenir où l’État monopoliserait effectivement les armes, particulièrement lorsque des événements comme l’absence de défilé militaire et le lundi férié soulignent les limites opérationnelles et administratives actuelles.

Les terres occupées par Israël : un dossier frontalier irrésolu

La libération des terres occupées par Israël demeure un enjeu central, avec les fermes de Chebaa au cœur des débats, illustrant les retards persistants dans la résolution des différends territoriaux. Ce territoire de 25 kilomètres carrés, occupé depuis 1967, est revendiqué par le Liban comme partie intégrante de son sol, soutenu par des documents cartographiques datant des années 1920. En 2025, des négociations indirectes via les États-Unis ont repris en mars, aboutissant à un accord sur les frontières maritimes, mais les discussions terrestres piétinent. Le premier ministre Salam a accusé Israël en novembre 2025 de refuser les pourparlers, déclarant : « Nous sommes prêts à engager des discussions directes, mais Jérusalem doit montrer une volonté réelle ». L’armée israélienne maintient une présence dans les fermes de Chebaa et les collines environnantes, justifiée par des considérations sécuritaires. Des incidents frontaliers, comme des survols de drones israéliens, ont été rapportés en septembre 2025, violant la résolution 1701. L’ONU, dans son rapport d’avril 2025, a appelé à une délimitation claire des frontières pour stabiliser la région. Israël occupe également cinq points frontaliers depuis l’année précédente, et le Liban est prêt à négocier leur retrait en échange d’un engagement sur la paix, selon le discours du président Aoun. Ces retards perpétuent un sentiment d’inachevé, alors que le sud du Liban subit encore les séquelles de destructions passées, avec des terres agricoles endommagées par des bombardements antérieurs. Des groupes extrémistes israéliens ont même publié des cartes promouvant la vente de terres en sud Liban, exacerbant les tensions. Le président Aoun a exprimé lors de son adresse du 21 novembre l’espoir que d’ici à l’année prochaine, « tout le sud du Liban sera libéré » et que « seul le drapeau libanais flottera sur nos frontières », mais les violations persistantes, incluant des attaques aériennes sporadiques, soulignent les pressions immédiates, particulièrement lorsque des choix internes comme le lundi férié semblent diluer l’urgence de renforcer les positions diplomatiques et militaires.

Les implications immédiates des défis économiques et sécuritaires

En novembre 2025, l’économie libanaise montre des signes de fragilité persistante, avec une croissance projetée à seulement 2 % pour l’année, selon les estimations officielles. La dette publique, restructurée partiellement en septembre, pèse toujours sur les finances, avec des paiements d’intérêts absorbant 40 % du budget. L’inflation, stabilisée autour de 15 %, affecte particulièrement les ménages vulnérables, où les coûts de l’énergie ont augmenté de 25 % depuis janvier. Le gouvernement a alloué des fonds supplémentaires pour la reconstruction du sud, endommagé par des conflits récents, mais les travaux avancent lentement en raison de contraintes logistiques. Sur le plan sécuritaire, les patrouilles de l’armée au sud se multiplient, avec des déploiements renforcés le long de la Ligne bleue, en coordination avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Des violations israéliennes, incluant des attaques aériennes sporadiques, ont été documentées, menant à des protestations diplomatiques libanaises. Le président Aoun, lors de sa visite à Tyr le 21 novembre, a inspecté les positions militaires et discuté avec les commandants locaux des mesures pour renforcer la présence étatique. Ces actions, bien que concrètes, soulignent les pressions immédiates sur les ressources limitées du pays, alors que les négociations régionales sur le désarmement et les frontières se poursuivent sans résolution définitive, avec le Liban affirmant sa readiness à négocier un retrait israélien des points occupés, tout en affrontant des critiques internes sur une gestion perçue comme trop accommodante envers les intérêts bancaires au détriment de la population, particulièrement lorsque l’extension du congé jusqu’au lundi illustre une priorisation qui interroge l’urgence accordée aux réformes vitales dans un contexte où chaque journée compte pour restaurer la confiance et la stabilité.

Et effectivement, en 2025, il n’y a rien à célébrer au final, parce qu’il suffit d’être les cigale que nous fûmes les années précédentes et devenir le fourmis pour reconstruire ce pays. Malheureusement, la paralysie actuelle après l’espoir et l’élan du début de l’année n’augure en rien cela.

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