Nouhad Machnouk. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Nouhad Machnouk. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Après la plainte déposée par l’ancien premier ministre libanais Hassan Diab contre l’état en vue de retarder son interrogatoire jusqu’à ce que la cour d’appel examine son dossier, c’est au tour de l’ancien ministre de l’intérieur Nouhad Machnouk d’utiliser ce même artifice légal pour éviter de comparaitre ce vendredi 29 octobre devant le juge Tarek Bitar en charge de l’enquête concernant l’explosion du Port de Beyrouth, le 4 août 2020.

Cette procédure interrompt en effet les convocations du juge qui étaient prévues pour ce jeudi 28 octobre concernant Hassan Diab et le 29 octobre pour Nouhad Machnouk, alors qu’une solution visant à démettre le juge concernant le volet “politique du dossier” au profit de la haute cour de justice aurait été évoquée par le patriarche maronite lors de sa tournée auprès du président de la chambre Nabih Berri, du premier ministre Najib Mikati et du président de la république, le général Michel Aoun, cela au grand damn des familles des victimes qui y voient là une manière d’enterrer le dossier.

Les anciens ministres des finances, Ali Hassan Khalil, des travaux publics Ghazi Zoaiter, 2 proches du président de la chambre Nabih Berri, de l’intérieur Nouhad Machnouk, proche de Saad Hariri ou encore des transports Youssef Fenianos, proche du dirigeant des Marada Sleiman Franjieh ont en effet été inculpés de négligence criminelle et d’homicide volontaire dans le cadre de l’enquête par le juge Tarek Bitar.

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