La présidence libanaise fixe cinq priorités économiques pour sortir de l’atonie post-crise
#FOCUS: Face à l’atonie économique persistante, la nouvelle présidence libanaise a défini cinq priorités : relancer la croissance et l’emploi, réduire le déficit commercial, stabiliser la monnaie, ajuster les finances publiques et restructurer les banques. Ces objectifs visent à rétablir les équilibres fondamentaux de l’économie et à poser les bases d’une reprise durable, sous condition d’une application rigoureuse des réformes et d’un soutien technique et financier de la communauté internationale.
Ombre et chaos : l’économie informelle, dernier souffle du Liban
L’économie informelle, accentuée par le gel de 70 milliards USD dans un système financier en ruines, soutient le Liban avec 5,7 milliards USD de remises diaspora en 2025 (40-50 % du PIB). Générateurs légalisés mais hors TVA et marchés noirs prospèrent dans cette ombre dollarisée, menacée par la liste noire du GAFI. Sans confiance ni taxes, cette survie bloque toute relance, laissant un pays au potentiel immense dans un chaos hors contrôle.
BDL: Karim Soueid dévoile enfin son programme et plaide pour la vente d’actifs étatiques
#ANALYSE: Karim Soueid, nouveau gouverneur de la Banque du Liban, défend un plan de redressement controversé. Sous couvert de recapitalisation, son projet pourrait précipiter la vente bradée d'actifs publics stratégiques comme Middle East Airlines et le Casino du Liban. En dépit de ses promesses envers les petits déposants, ses orientations semblent alignées sur les intérêts bancaires privés.
Le Liban se classe 145e sur 146 pays dans le rapport mondial sur le...
#ILESTOULEBONHEUR? En 2025, le Liban se classe 145e sur 146 pays dans le rapport mondial sur le bonheur, avec un score de 3,188. Ce résultat, le plus bas de la région MENA, reflète une crise sociale profonde, une faible confiance interpersonnelle et une perception négative des institutions. Le recul constant du Liban depuis 2020 souligne la nécessité urgente d’une stratégie de bien-être incluant soutien psychologique, cohésion sociale et gouvernance transparente.
Relance libanaise : bâtir une économie durable face à la crise
La crise économique du Liban, qui dure depuis plus de cinq ans, exige des réponses profondes et durables. Le pays doit réinventer son modèle économique pour surmonter ses fragilités structurelles et construire une résilience face aux chocs futurs.
Le port de Beyrouth décroché par les hubs du golfe malgré une stabilité du...
#FOCUS: En 2024, le port de Beyrouth, avec 5,4 millions de tonnes de fret, décroche face aux hubs du golfe tels que Jebel Ali et Djeddah. Freiné par une gouvernance paralysée et l'absence d’investissements, le port perd en compétitivité alors que ses concurrents modernisent massivement leurs infrastructures. Les tensions géopolitiques aggravent la désaffection des transporteurs. Sans réforme rapide, Beyrouth risque de s’effacer durablement des routes commerciales régionales, privant le Liban d’un levier vital pour son redressement économique.
Forbes 2025 : les milliardaires libanais détiennent 12,3 milliards de dollars, concentrés dans l’immobilier,...
#DOSSIER: En 2025, les milliardaires libanais recensés par Forbes détiennent 12,3 milliards de dollars, concentrés dans les télécoms, l’immobilier et la joaillerie. Loin des secteurs innovants, ces fortunes se replient sur des stratégies internationales de préservation patrimoniale. L'absence d’investissement dans l’économie locale limite leur impact sur la reprise nationale. Malgré le potentiel de la diaspora, les flux d’investissement productif restent faibles, freinés par la crise bancaire et l’opacité juridique persistante du Liban.
PME libanaises : survivre face à la flambée des prix
#ECO: Depuis l’effondrement du secteur énergétique, les entreprises libanaises, déjà fragilisées par des années de crise économique, sont confrontées à des coûts insoutenables. Le prix de l’électricité et des carburants flambe, la production industrielle s’effondre, et les PME, colonne vertébrale de l’économie, peinent à survivre.
Comment le Liban peut refonder sa fiscalité
Le système fiscal libanais, miné par les exemptions et l’évasion massive, est incapable de financer les services publics et d’assurer la justice sociale. Avec moins de 8 % du PIB en recettes fiscales, le Liban figure parmi les pays les moins performants au monde.
Le Liban conserve une note de haut risque dans les indices internationaux de transparence...
#FOCUS: En 2025, le Liban figure sur la liste grise du GAFI et reste classé "haut risque" dans les indices de transparence financière, aggravant la défiance des investisseurs. Malgré la réforme du secret bancaire, les insuffisances réglementaires freinent les flux de capitaux. Les transferts de la diaspora, représentant 18,2 % du PIB, sont menacés par des contrôles renforcés. Sans réformes structurelles accélérées, le Liban risque l’isolement des circuits financiers internationaux et l’aggravation de sa crise de financement.
Banques libanaises : l’heure des choix décisifs
Au total, selon le rapport du FMI d’avril 2025, le secteur bancaire libanais ne détient plus que l’équivalent de 10 milliards de dollars d’actifs liquides, contre près de 150 milliards avant la crise. Cette contraction dramatique limite toute capacité à financer l’économie réelle ou à restaurer la confiance des déposants.
Le Liban et la dépendance alimentaire : chronique d’une crise annoncée
Au printemps 2025, la hausse des prix alimentaires mondiaux exerce une pression intense sur le Liban, pays déjà fragilisé par une crise économique prolongée. La dépendance élevée du Liban aux importations de denrées essentielles, notamment les céréales, aggrave la vulnérabilité de sa population. Les ménages libanais, confrontés à une inflation galopante, voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Les autorités peinent à répondre à cette crise multifactorielle, malgré le soutien ponctuel des organisations internationales.
La révision de la loi sur le secret bancaire au Liban reste insuffisante malgré...
#FOCUS: En mars 2025, le Liban a adopté une réforme partielle de la loi sur le secret bancaire, élargissant l’accès aux comptes pour les autorités fiscales et judiciaires. Toutefois, la réforme reste insuffisante selon les exigences du FMI. L’opacité bancaire persiste, limitant la lutte contre la corruption et la restauration de la confiance des déposants. Sans avancée supplémentaire, le Liban risque de voir se refermer l’accès aux financements internationaux dont il a cruellement besoin.
Le trafic aérien et maritime du Liban reste atone en 2024-2025 malgré la reprise...
En 2024 et début 2025, le trafic aérien et maritime du Liban stagne, avec un recul de 1,3 % des passagers aériens et un trafic maritime stable à 5,4 millions de tonnes. Les infrastructures vieillissantes et les tensions géopolitiques freinent la reprise. Les recettes portuaires et aéroportuaires diminuent, limitant la capacité d’investissement. Sans modernisation, le Liban risque de perdre définitivement son rôle de plateforme logistique régionale face à ses voisins plus dynamiques.




















