jeudi, février 19, 2026

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Le Liban en mode “attente”: retraits, points occupés, opérations ciblées

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Cinq points occupés, cinq verrouillages politiques

Dans le Sud, l’attente se cristallise autour d’un chiffre répété: cinq points restent occupés. Cette donnée a quitté le registre militaire. Elle est devenue un repère politique. Elle sert à trancher une question simple: la carte a-t-elle été rétablie, oui ou non. Tant que la réponse est non, la discussion interne se fige.

Ces positions jouent un rôle de preuve. Elles permettent à certains acteurs de dire que la réciprocité n’existe pas. Elles permettent à d’autres de dire que l’État doit agir malgré tout. Entre les deux, l’exécutif avance sur une ligne étroite. Il doit parler de souveraineté sans promettre l’impossible. Il doit aussi éviter de paraître soumis au calendrier d’autrui.

Le plus corrosif est la répétition. Un chiffre répété devient une évidence collective. Il alimente une fatigue. Il alimente aussi une suspicion. Chaque annonce de “progrès” est ramenée à ce test. Tant que ces points restent visibles, la normalité reste conditionnelle.

Retrait, redéploiement, présence: une bataille de définitions

Le mot “retrait” est central, mais il n’a pas un seul sens. Un retrait complet ferme une séquence. Un redéploiement, lui, peut réduire une présence visible tout en conservant une capacité d’intervention. Cette nuance semble technique. Elle est pourtant décisive pour les habitants. Elle change la perception du risque.

Dans les discussions, chaque camp utilise les définitions qui l’arrangent. Les partisans d’une ligne institutionnelle cherchent des gestes mesurables. Ils veulent un fait simple à présenter. Les partisans d’une ligne conditionnelle refusent les gestes ambigus. Ils craignent un retrait “sur le papier” et une pression “dans les airs”.

Cette bataille de définitions pèse sur la politique intérieure. Si l’on accepte une formule floue, on paie un coût de crédibilité. Si l’on exige une formule stricte, on reste dans l’attente. Le pays se retrouve coincé entre une stabilité déclarée et une stabilité vécue.

28 novembre 2024: un cadre, puis une année de zone grise

Le 28 novembre 2024 est présenté comme un repère, parce qu’un accord de cessation des hostilités y est associé. Depuis, la réalité la plus fréquente est la zone grise. Elle combine des périodes calmes et des ruptures ponctuelles. Elle évite la guerre totale, mais elle empêche la paix utilisable.

La zone grise a une mécanique simple. Elle maintient l’incertitude. Elle rend le retour risqué. Elle ralentit la reconstruction. Elle durcit aussi les discours, car chaque camp lit l’incertitude comme une preuve. Pour certains, elle prouve qu’il faut serrer la vis. Pour d’autres, elle prouve qu’il faut refuser toute concession.

Cette zone grise a un coût national. Elle absorbe le temps du gouvernement. Elle mobilise l’armée. Elle monopolise les médias. Elle repousse les dossiers sociaux. Elle transforme enfin chaque sommet à l’étranger en événement intérieur, car l’opinion cherche un signe qui réduira l’incertitude.

Opérations ciblées: la pression par coups courts

Les opérations ciblées sont au cœur de l’attente, parce qu’elles rendent le risque imprévisible. Une opération peut viser une personne, un véhicule ou une infrastructure. Elle est présentée comme limitée. Elle est pourtant vécue comme une alerte générale. Son message est simple: l’espace n’est pas sécurisé.

Ce type de pression a deux effets. D’abord, il empêche une routine. Une routine est la base de la stabilité. Ensuite, il crée une économie de la prudence. Les familles repoussent les retours durables. Les commerces évitent d’investir. Les entreprises reportent des chantiers.

Le danger tient à l’accident. Une action dite “limitée” peut produire une réaction forte. Une erreur de ciblage peut provoquer une escalade. Une information mal interprétée peut déclencher une riposte. Dans une zone grise, le moindre choc a un impact politique immédiat. Il ferme des portes, parfois pour des mois.

Survols et violations: l’insécurité qui use sans faire la une

Même sans frappe, l’insécurité peut rester intense. Les survols et les violations répétées créent une pression continue. Cette pression est moins spectaculaire. Elle est pourtant plus permanente. Elle agit sur la psychologie collective, donc sur l’économie et sur la cohésion sociale.

Une famille ne décide pas seulement avec des chiffres. Elle décide avec des sensations. Le bruit des drones, l’incertitude du ciel, la rumeur d’un incident possible. Ces facteurs font reculer l’horizon. On planifie sur des jours. On n’ose plus planifier sur des mois.

Pour l’État, ces violations sont un problème de crédibilité. Comment affirmer la stabilité si la population vit un signal contraire. Comment demander patience si la patience a déjà été consommée. Cette contradiction nourrit l’idée d’un pays suspendu. L’attente devient alors un mode de vie.

Le Sud du Litani comme repère, pas comme solution

La zone au sud du Litani revient sans cesse dans les discussions. Elle sert de repère géographique. Elle sert aussi de repère politique. Elle permet de simplifier un débat complexe. Pourtant, le contrôle réel ne se résume pas à une ligne.

Le contrôle dépend de la présence au sol. Il dépend aussi de la stabilité du ciel. Il dépend enfin d’une absence de pression par opérations ciblées. Si ces conditions ne sont pas réunies, la carte reste fragile. Une présence accrue peut coexister avec une insécurité persistante.

Cette fragilité crée un débat sur l’ordre des étapes. Certains veulent d’abord consolider le contrôle au sud du Litani. D’autres veulent d’abord régler les points occupés. D’autres encore veulent déplacer le débat vers le nord du Litani, ce qui déclenche une crise politique immédiate. L’attente naît de ces ordres contradictoires.

Déploiement de l’armée: symbole d’État, limites concrètes

L’armée est attendue comme preuve de souveraineté. Elle offre une présence visible, donc rassurante. Pourtant, elle agit dans des limites. Une armée ne peut pas promettre le risque zéro. Elle peut réduire le risque. Elle peut aussi gérer les incidents. Mais elle ne contrôle pas les décisions prises de l’autre côté.

Le déploiement est aussi une question d’acceptation locale. Il suppose une coopération des habitants. Il suppose des moyens. Il suppose des règles claires. Enfin, il suppose que les violations cessent, sinon la présence au sol perd une partie de son sens.

Sur le plan politique, le déploiement devient un écran de projection. Certains y voient une avancée. D’autres y voient une concession. Un même mouvement de troupes peut être lu comme protection ou comme alignement sur un agenda extérieur. Cette ambiguïté accroît l’attente, car elle empêche une narration commune.

Joseph Aoun et Nawaf Salam face au piège du calendrier

Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam sont confrontés à une même contrainte: agir sans fracturer. Le Sud impose une urgence. L’intérieur impose une prudence. Les partenaires extérieurs, eux, demandent des résultats. Ce triangle rend chaque mot risqué.

Le gouvernement cherche à rassurer. Il veut montrer une trajectoire. Mais une trajectoire annoncée sans changement sur le terrain devient une cible politique. Elle est dénoncée comme concession. À l’inverse, une absence de trajectoire est dénoncée comme impuissance. L’exécutif marche donc sur un fil.

Ce piège de calendrier se voit dans les débats autour des “phases”. Parler d’une phase suivante peut être utile pour l’extérieur. C’est pourtant explosif à l’intérieur. Il suffit d’une formulation maladroite pour déclencher une crise de confiance.

Naim Kassem et la conditionnalité comme doctrine de défense

La ligne de Naim Kassem se structure autour d’une conditionnalité. Elle affirme que l’on ne discute pas des dossiers internes sensibles tant que le terrain n’a pas changé. La logique est de refuser une concession sous menace. Elle insiste sur une séquence: arrêt des attaques, retrait, dossiers humains, reconstruction.

Cette approche vise à verrouiller. Elle retire au gouvernement la possibilité d’avancer par petites touches. Elle rend aussi toute discussion sur les armes au nord du Litani politiquement inflammable. L’idée est que l’ordre doit commencer par la preuve en face.

Cette conditionnalité a un effet sur l’opinion. Elle donne une règle simple. Elle simplifie un débat complexe. Elle renforce la polarisation, car elle laisse peu de place au compromis. L’attente devient alors une position, pas seulement une conséquence.

Les villages du Sud: retour fractionné, normalité en aller-retour

Dans le Sud, la reprise est souvent fragmentée. Des familles reviennent pour la journée et repartent le soir. D’autres reviennent pour inspecter, réparer, puis attendent. Cette mobilité n’est pas un choix de confort. C’est une stratégie de survie face à l’incertitude.

Ce retour fractionné casse les routines. Il complique l’école. Il complique les soins. Il complique le travail. Il rend aussi les liens sociaux plus fragiles, car la communauté est dispersée. La normalité existe, mais par intermittence.

Ce mode de vie a un coût financier. On paye deux fois. On entretient deux lieux. On perd du temps sur la route. On renonce aussi à investir, car investir suppose un horizon. Tant que l’horizon reste court, l’attente domine et l’économie locale reste bloquée.

Reconstruction: chantier ou réparation, la différence est politique

La reconstruction est le test le plus concret. Réparer une fenêtre, c’est possible même sous doute. Reconstruire une maison, c’est autre chose. Un chantier lourd exige une sécurité minimale. Il exige aussi des assurances, des contrats et des délais.

Quand la zone grise persiste, on répare au lieu de reconstruire. On colmate. On évite les dépenses lourdes. Cette logique produit une dégradation lente. Les bâtiments restent fragiles. Les infrastructures restent provisoires. Le tissu économique reste instable.

La reconstruction est aussi un indicateur de crédibilité. Si elle avance, l’État peut parler de stabilisation. Si elle bloque, l’argument de réciprocité gagne. Le conflit politique se déplace alors vers un terrain simple: la vie réelle. L’attente, ici, n’est pas un mot. Elle se voit dans les chantiers qui n’ouvrent pas.

Agriculture et saisons: la crise ne respecte pas le calendrier des récoltes

L’économie du Sud dépend du temps au sens strict. Une saison perdue ne se rattrape pas. Un verger non entretenu se dégrade. Un réseau de distribution interrompu se casse. L’incertitude sécuritaire devient donc une incertitude de revenu.

Les agriculteurs ajustent leurs décisions. Ils réduisent les investissements. Ils limitent les embauches. Ils évitent de prendre des risques. Ces prudences sont rationnelles. Elles affaiblissent pourtant la région à moyen terme. Elles accélèrent la migration des jeunes.

Cette dimension est souvent invisible dans le débat national. Pourtant, elle est décisive. Une zone qui perd ses saisons perd sa base économique. Elle devient plus dépendante. Elle devient aussi plus fragile politiquement, car la frustration sociale grandit. L’attente sécuritaire se transforme alors en crise de développement.

Économie de la prudence: banques, assurances, crédit et blocage

Quand l’incertitude domine, le crédit se resserre. Les banques deviennent plus prudentes. Les assurances deviennent plus chères ou plus rares. Les entreprises hésitent à engager des capitaux. Ce mouvement n’a pas besoin d’un choc spectaculaire. Il suffit d’un risque perçu comme durable.

Cette prudence crée un cercle. Sans crédit, on investit moins. Sans investissement, l’activité baisse. Quand l’activité baisse, le risque augmente. Le Sud paie alors une double peine: la pression sécuritaire et la contraction financière.

Cette dynamique touche aussi l’État. Les recettes diminuent. Les coûts de soutien augmentent. Les marges budgétaires se réduisent. Le gouvernement se retrouve donc à gérer une crise de sécurité qui alimente une crise économique, puis une crise sociale. Dans ce cercle, l’attente devient un facteur macroéconomique.

Le rôle de la diplomatie: gagner du temps sans gagner du terrain

La diplomatie cherche souvent à “gagner du temps”. Gagner du temps signifie éviter une escalade. Cela passe par des messages, des médiations, des mécanismes de suivi. Cette approche peut être utile. Elle a pourtant une limite: le temps sans geste tangible épuise.

Dans le Sud, le temps n’est pas neutre. Il use les familles. Il use les économies locales. Il use la confiance. Une désescalade verbale sans changement sur la carte ne suffit pas. Elle peut même renforcer la suspicion, car elle donne l’impression d’une stabilisation annoncée, mais non vécue.

La diplomatie est donc jugée par un critère concret: la baisse durable de la pression. Si la pression reste, l’attente devient amère. Elle se transforme en colère. Cette colère complique ensuite toute démarche politique interne, car elle réduit la patience sociale.

UNIFIL et la résolution 1701: cadre commun, effet limité

La résolution 1701 et la Finul servent de cadre et de langage commun. Elles offrent un mécanisme d’observation, de signalement et de médiation. Elles ne remplacent pourtant pas une décision politique. Elles ne peuvent pas imposer un retrait. Elles ne peuvent pas non plus empêcher chaque incident.

Pour l’État, ce cadre reste utile. Il structure les démarches diplomatiques. Il permet d’objectiver des violations. Sur le terrain, les habitants jugent autrement. Ils regardent les jours calmes, les routes, le ciel. Si la pression persiste, le cadre paraît abstrait. L’attente s’installe malgré la présence onusienne.

Santé et soins: l’hôpital comme capteur de crise

Quand la tension monte, le système de santé du Sud devient un capteur. Les urgences se remplissent plus vite. Les équipes se fatiguent. Les circuits d’approvisionnement se compliquent. Même sans vague de blessés, la peur augmente la demande de soins. Elle augmente aussi l’anxiété.

La difficulté vient des trajets. Une route jugée incertaine retarde une évacuation. Une famille hésite à se déplacer la nuit. Un médecin hésite à faire une garde loin de chez lui. Ces petits choix s’additionnent. Ils réduisent la qualité de service.

Cette réalité pèse sur les retours. Une famille accepte un risque si elle se sent protégée. Elle accepte mal un risque si l’hôpital est perçu comme inaccessible. Dans cette logique, le débat sur la carte devient aussi un débat sur les services. La stabilité n’est pas un concept. Elle devient la capacité à aller au dispensaire sans se demander si l’on reviendra.

École et jeunesse: l’année morcelée, la fuite des projets

L’école est un autre indicateur. Une année scolaire stable exige une continuité. La zone grise casse cette continuité. Les établissements ouvrent, puis ferment. Les parents hésitent à renvoyer leurs enfants. Les enseignants se déplacent difficilement. Le résultat est une scolarité morcelée.

Cette rupture a un coût long. Elle touche la confiance. Elle touche aussi l’ambition. Les jeunes voient le Sud comme un lieu où l’avenir est suspendu. Certains cherchent à partir. D’autres renoncent à des projets locaux. Ce mouvement est lent, mais profond.

Pour l’État, l’école est un test politique. Si elle fonctionne, on peut parler de retour à la vie. Si elle ne fonctionne pas, on parle d’abandon. La zone grise est donc un facteur d’exode. Elle vide la région de ses forces vives. Elle laisse une population plus âgée, plus vulnérable, et plus dépendante.

Information, rumeurs et marchés: l’attente fabriquée par le bruit

L’attente est aussi un produit médiatique. Chaque rumeur d’escalade déclenche des réactions économiques. On achète plus de carburant. On retire du cash. On stocke. Ces gestes sont compréhensibles. Ils aggravent pourtant la tension. Ils créent des pénuries temporaires. Ils font monter les prix.

La rumeur prospère quand les signaux sont ambigus. Une déclaration prudente laisse un vide. Une image d’un mouvement militaire remplit ce vide. Un message sur les réseaux accélère le tout. Dans ce brouhaha, la nuance disparaît. Le public retient le pire, car le pire est utile pour se protéger.

Pour le gouvernement, cette dynamique est toxique. Il doit calmer sans mentir. Il doit aussi éviter de confirmer une rumeur. La communication devient un exercice de précision. Or la précision est difficile quand les décisions majeures ne dépendent pas uniquement de Beyrouth. Cette dépendance est le carburant de l’attente.

Dossier des armes et “exclusivité”: le Sud comme prétexte, le Nord comme incendie

Le Sud est souvent utilisé comme porte d’entrée vers un débat plus large: l’exclusivité des armes dans les mains de l’État. Ce débat dépasse la frontière. Il touche à l’équilibre interne. Il touche aussi à la notion de protection. Chaque incident au Sud est alors récupéré par un camp pour renforcer son argument.

Le danger est le mauvais timing. Ouvrir ce débat alors que les points occupés restent visibles est vécu par une partie de l’opinion comme une concession sous pression. Le refuser totalement est vécu par une autre partie comme un aveu d’impuissance. Le Sud devient un prétexte et une preuve, selon l’angle.

Cette polarisation complique la gestion du terrain. Elle complique aussi la diplomatie. Un partenaire extérieur demande une trajectoire. Un acteur interne demande une réciprocité. Le gouvernement se retrouve entre deux exigences incompatibles à court terme. L’attente devient donc un verrou politique, pas seulement un effet de sécurité.

Incident, erreur, spirale: la peur de l’accident plus que la peur du plan

Dans une zone grise, l’accident est le scénario le plus redouté. Il n’exige pas de plan. Il exige une erreur, une provocation, ou un malentendu. Les acteurs, déjà nerveux, réagissent vite. Ils craignent d’être perçus comme faibles. La spirale peut démarrer.

Le risque d’accident augmente quand les lignes sont rigides. Il augmente aussi quand la communication est pauvre. Il augmente enfin quand l’opinion est polarisée. Dans ce climat, une opération ciblée peut produire une réponse. Une réponse peut produire un élargissement. Le contrôle se perd.

Cette peur de l’accident nourrit l’attente. Les habitants vivent avec l’idée que tout peut basculer par un détail. Ils deviennent plus prudents. Cette prudence est un réflexe de protection. Elle devient une paralysie collective.

Sorties possibles: gestes visibles ou maintien de l’usure

Une sortie par apaisement exige des gestes visibles: correction de la carte, baisse nette des opérations ciblées, diminution durable des violations. Dans ce scénario, l’État regagne du temps utile. Les habitants regagnent un horizon. Les chantiers reprennent.

Le maintien de la zone grise est l’autre option. Elle combine des incidents espacés, une carte contestée et une pression psychologique continue. Cette option est moins spectaculaire qu’une guerre. Elle est souvent plus destructrice, car elle dure.

Le troisième scénario reste l’accident. Il peut surgir même sans intention. Il suffit d’une étincelle.

Entre ces issues, la population demande un seul luxe: prévoir, investir et rester, sans craindre demain, ici encore.

C’est pourquoi l’attente est si lourde. Elle n’est pas seulement l’attente d’un accord. Elle est l’attente d’un jour ordinaire.

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