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S’exprimant à l’occasion de la fin de l’Ashoura, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a également abordé le dossier libanais.

Regrettant d’abord que la situation induite par le coronavirus COVID-19 ait vidé les places publiques cette année, il a rappelé que le mouvement chiite continuera à rejeter “cette identité usurpatrice”, allusion Israël, accusant les Etats-Unis de conduire une politique hégémonique dans la région, notamment en raison de la politique menée par Washington en Palestine ou encore au Yémen.

Les Etats-Unis occupent une partie des territoires syriens, manipulent l’Irak ou encore ont imposé un siège à l’Iran, rappelle Hassan Nasrallah, avant d’indiquer croire à la victoire face à Washington.

Abordant le dossier de la normalisation diplomatique entre les Emirats Arabes Unis et Israël qu’il avait déjà décrit comme une trahison, il a rappelé que le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahu avait rejeté la possibilité de vendre des avions de combat F35 à cet état, soulignant ainsi le manque de confiance envers les pays arabes.

Le Hezbollah ne bloque pas les réformes à mener

Sur le volet local, sayyed Hassan Nasrallah a indiqué espérer la formation d’un projet prochain gouvernement dans les heures à venir, en rejetant par ailleurs toutes les accusations faisant état du blocage des réformes demandées par son mouvement.

L’appel de la communauté internationale à ce que soit considérées les demandes de la population libanaise sont excellentes, cependant, est-ce que les manifestations sont les demandes réelles de la population et doit-on organiser un référendum, s’interroge-t-il.

Nous pouvons dire que nous sommes le plus grand parti politique libanais mais nous ne pouvons pas dire que nous représentons toute la population libanaise

Il a également indiqué que le président français, Emmanuel Macron prochainement en Liban à l’occasion du centième anniversaire de la proclamation du Grand Liban, avait appelé à un nouveau contrat politique au Liban lors de sa récente visite.

Nous sommes ouverts à toute discussion calme à cet égard, mais nous avons une condition, que les discussions bénéficient du consensus de toutes les composantes”, souligne-t-il avant de rappeler les réactions qui se sont produites lorsqu’il a mentionné la mise en place d’une constituante pour améliorer les Accords de Taëf et de s’interroger si les réactions auraient été identiques si “les présidents iranien ou syrien avaient appelé à un nouveau contrat politique au Liban”.

Les affirmations selon lesquelles le Hezbollah est lié au nitrate d’ammonium sont des mensonges.

Le dirigeant du Hezbollah également réitéré son appel à ce que la justice doit suivre fermement l’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier. “Le sang des martyrs ne doit pas aller en vain”.

Sayyed Hassan Nasrallah a également appelé à ce que les résultats de l’enquête technique concernant cette explosion soient révélés par les autorités libanaises, enquête portant notamment sur la présence ou non de missiles dans l’enceinte du port.

Il a également démenti toute présence de nitrate d’ammonium appartenant au mouvement chiite sur les lieux.

Les liens entre le Hezbollah et Amal restent solides en dépit des incidents de Loubieh

Toujours sur le volet interne, je secrétaire général du Hezbollah a souligné la profondeur de la relation entre son mouvement et le mouvement Amal, décrivant l’incident entre membres des deux partis à Loubien au sud du Liban comme regrettable et isolé.

Le Hezbollah dans l’attente de mener des représailles

après le décès d’un de ses membres en Syrie suite à des bombardements Israéliens, Sayyed Hassan Nasrallah a estimé, tout comme les autres fois, il ne s’agit pas de vengeance mais de punition visant à établir une dissuasion.

Les Israéliens doivent comprendre que s’ils tuent un de nos djihadistes, nous tuerons un de leurs soldats.

Il a ainsi estimé que les dernières opérations militaires menées par Israël au Sud du Liban démontrent une certaine nervosité de Tel Aviv.

Chaque fois qu’Israël soupçonne un mouvement, il commence à bombarder le voisinage de ses positions, ce qui reflète sa panique.

Cependant le Hezbollah n’est pas pressé “de répondre à Israël”, vos soldats (et non des mannequins) finiront bien par apparaitre sur les routes, a-t-il souligné en conclusion.

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