mardi, janvier 13, 2026

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Revue de presse du 29/10/25: intensification du conflit à Gaza et pressions diplomatiques autour du Liban

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Selon Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025), le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné aux chefs militaires de mener des frappes fortes et immédiates dans la bande de Gaza après des échanges survenus près de Rafah. Le journal recense cent vingt-cinq violations du cessez-le-feu depuis le dix octobre, date de son entrée en vigueur, incluant des tirs d’artillerie et des raids aériens menés dans le centre et le sud du territoire. Hamas, cité par la même source, affirme maintenir son engagement envers l’accord négocié à Sharm el-Cheikh sous parrainage américain, égyptien et qatari, et accuse Israël d’empêcher les équipes du Comité international de la Croix-Rouge d’accéder aux zones où sont conservées les dépouilles d’otages israéliens. Le mouvement dénonce une volonté de saboter la trêve par des frappes dites préventives. D’après Al Bina’ (29 octobre 2025), des avions israéliens ont bombardé la ville de Gaza, Khan Younès et Deir el-Balah, en visant des quartiers résidentiels et des abris de déplacés. Le journal indique que dix-huit Palestiniens ont été tués et plusieurs blessés, dont des enfants, après une série de tirs sur le quartier d’Al-Zeitoun et sur les abords du complexe médical Al-Chifaa. Dans la même édition, Hamas réaffirme sa position et demande aux garants de l’accord d’intervenir pour faire cesser les violations du cessez-le-feu conclu sous l’égide du président américain Donald Trump. Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) précise que le gouvernement israélien est divisé sur la conduite à tenir. Certains ministres prônent un élargissement de la zone de sécurité à l’ouest de la ligne jaune définie par le plan Trump, tandis que d’autres craignent une rupture du dialogue en cours avec Washington et Le Caire. Le quotidien cite des sources diplomatiques selon lesquelles la Maison Blanche surveille de près l’évolution de la situation afin d’éviter un effondrement total de la trêve.

Diplomatie et sécurité au Liban

À Beyrouth, les visites diplomatiques se multiplient pour prévenir tout débordement au sud. Al Akhbar (29 octobre 2025) note que le Hezbollah poursuit la reconstitution de ses capacités militaires tout en maintenant un profil bas sur la ligne frontalière. Le journal fait état d’exercices israéliens de grande ampleur dans la Galilée et d’une activité accrue de reconnaissance le long du fleuve Litani. Dans ce contexte, Ad Diyar (29 octobre 2025) annonce l’arrivée de la conseillère américaine Morgan Ortagus, envoyée du président Trump, porteuse d’une proposition de négociations indirectes entre le Liban et Israël sous supervision américaine. L’initiative prévoit la participation de représentants civils des deux parties afin de traiter les incidents frontaliers et de renforcer la mise en œuvre de la résolution 1701. Le président Joseph Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam ont, selon le même journal, tenu des consultations parallèles pour examiner la proposition. Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le directeur du renseignement égyptien Hassan Rashad et la représentante américaine ont rencontré successivement les dirigeants libanais, avant un entretien commun avec le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit. Ce dernier, cité par le quotidien, a affirmé que la priorité était d’éviter toute escalade et de garantir la stabilité du sud. Al Akhbar (29 octobre 2025) ajoute que les discussions ont également porté sur un mécanisme de vérification conjoint inspiré du modèle de la trêve de Gaza. L’objectif, d’après le journal, serait de consolider le contrôle militaire libanais au sud du Litani et d’empêcher toute action isolée pouvant être interprétée comme une provocation. Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) relie ces efforts à l’application intégrale de la résolution 1701, rappelant que le mandat de la FINUL reste inchangé et que son rôle est central dans la surveillance des lignes de contact.

Blocage institutionnel et tensions politiques

Sur le plan interne, Al Liwa’ (29 octobre 2025) signale que la séance législative convoquée pour discuter du vote des expatriés et des amendements à la loi électorale a été suspendue faute de quorum. Plusieurs députés ont quitté l’hémicycle, empêchant l’ouverture des débats. Le journal cite des sources parlementaires selon lesquelles le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé une stratégie de blocage organisée pour retarder les réformes électorales. Ad Diyar (29 octobre 2025) mentionne une polarisation accrue entre les blocs politiques autour de la réforme du mode de scrutin et de la représentation des circonscriptions de la diaspora. Selon la même source, le président du Parlement Nabih Berri a appelé à un compromis rapide pour éviter une paralysie prolongée. Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que plusieurs formations invoquent la situation sécuritaire pour justifier le report des discussions, soulignant que toute modification législative doit s’inscrire dans un cadre de stabilité politique et militaire. Nahar (29 octobre 2025) relie la crise institutionnelle à la dégradation des finances publiques et à la perte de confiance entre la classe politique et les citoyens. Le quotidien souligne que les salaires des parlementaires, officiellement fixés à mille cinq cents dollars mais atteignant en réalité le double, alimentent un sentiment d’injustice sociale.

Crises régionales et humanitaires

Au Soudan, la violence s’aggrave. D’après Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025), les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle de la ville d’El-Fasher après un long siège. Le journal parle de deux mille civils exécutés depuis le week-end et cite le ministère de la Santé soudanais qui évoque des crimes contre l’humanité. Un rapport du Humanitarian Research Lab de l’Université Yale, repris par la même source, confirme la destruction de quartiers entiers et la présence de fosses communes identifiées par satellite. Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) relaie la condamnation du ministère saoudien des Affaires étrangères et l’appel à un cessez-le-feu immédiat. Le quotidien rapporte que Riyad met en garde contre toute ingérence étrangère susceptible d’alimenter le conflit. En parallèle, la Jamaïque a été frappée par l’ouragan Melissa. Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) décrit des vents atteignant trois cents kilomètres à l’heure, des glissements de terrain et des inondations majeures. Les rues de Kingston sont désertes et les autorités ont ordonné la fermeture de tous les établissements publics. Le Premier ministre Andrew Holness a déclaré que le pays faisait face à un défi historique, soulignant la nécessité d’une reconstruction rapide et d’une coordination internationale de l’aide.

Économie et initiatives régionales

Dans le domaine économique, Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) consacre un long article à la neuvième édition du Forum de l’Initiative pour l’Avenir de l’Investissement qui s’est ouverte à Riyad. L’événement a réuni plus de neuf mille participants et deux mille intervenants, selon le journal, autour du thème de la transformation des marchés mondiaux. Le président du conseil d’administration de la fondation organisatrice a annoncé que les accords conclus lors des précédentes éditions avaient atteint un total de deux cent cinquante milliards de dollars. Le ministre saoudien de l’Investissement Khaled Al-Faleh a déclaré que le moment était venu de renforcer le rôle du secteur privé et de réduire la dépendance aux investissements publics. Le quotidien rapporte que la réunion s’est tenue en présence de dirigeants politiques et économiques internationaux, dans une atmosphère marquée par la recherche de partenariats durables entre gouvernements et entreprises. Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) ajoute que cette stratégie vise à affirmer la position de Riyad comme pôle économique régional tout en soutenant la stabilité financière mondiale.

Situation intérieure et services publics

Nahar (29 octobre 2025) aborde enfin les difficultés sociales. Le journal constate une aggravation des pénuries dans les hôpitaux publics et les écoles, ainsi qu’une détérioration des réseaux d’eau et d’électricité. Il note que ces carences alimentent la frustration des citoyens et compliquent la mise en œuvre des réformes administratives. Le même quotidien signale que la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, peine à stabiliser la monnaie face aux pressions inflatoires. Les retards dans les paiements aux fournisseurs de services essentiels freinent la relance économique et accentuent la dépendance aux aides extérieures. Al Akhbar (29 octobre 2025) rapporte que plusieurs ONG locales ont lancé des campagnes d’urgence pour soutenir les foyers les plus touchés par la crise énergétique, tandis que les municipalités du Sud multiplient les appels à l’aide internationale pour financer la reconstruction des infrastructures. Selon Al Liwa’ (29 octobre 2025), ces efforts restent fragmentés et dépendent largement de dons privés.
L’ensemble des journaux du 29 octobre 2025 dépeint un environnement sous tension où la trêve à Gaza demeure incertaine, la diplomatie s’intensifie à Beyrouth, et les équilibres économiques et sociaux au Liban continuent de se fragiliser.

Politique locale: immobilisme parlementaire, tensions sur le Sud et luttes d’influence internes

Selon Al Liwa’ (29 octobre 2025), la séance législative prévue à la Chambre des députés a été suspendue après la perte du quorum, empêchant l’examen des amendements relatifs au vote des expatriés et aux ajustements de la loi électorale. Le journal rapporte que plusieurs blocs parlementaires se sont retirés au moment de l’ouverture de la séance, alors que des divergences persistent sur la répartition des circonscriptions et sur les seuils de représentation. Les députés opposés à la tenue de la session ont invoqué la conjoncture sécuritaire et les pressions extérieures, craignant que des réformes hâtives ne bouleversent l’équilibre politique fragile. Toujours selon Al Liwa’, le Premier ministre Nawaf Salam a regretté ce blocage et a déclaré que « l’exercice démocratique doit continuer malgré les tensions régionales ».
D’après Ad Diyar (29 octobre 2025), le président du Parlement Nabih Berri a tenté d’obtenir un compromis de dernière minute entre les formations majoritaires et l’opposition, sans succès. Le quotidien indique que certains députés alliés à la formation Amal ont plaidé pour un report technique, tandis que les représentants du Courant patriotique libre ont exigé un vote immédiat. Ad Diyar souligne que cette paralysie politique reflète l’état de fragmentation du pouvoir et alimente la défiance entre les institutions. Le journal ajoute que plusieurs diplomates étrangers présents à Beyrouth considèrent cette situation comme un indicateur d’instabilité susceptible d’affecter la mise en œuvre de la résolution 1701 au Sud.

Blocages institutionnels et calculs politiques

Al Sharq (29 octobre 2025) signale que le gouvernement tente de préserver un équilibre entre les exigences de la scène interne et les pressions diplomatiques. Le président Joseph Aoun, cité par le quotidien, a insisté sur « la nécessité de sauvegarder la stabilité nationale avant d’aborder les questions électorales ». Selon la même source, cette position vise à apaiser les tensions internes, alors que le Sud connaît une situation sécuritaire incertaine. Al Akhbar (29 octobre 2025) relève que les partis politiques s’affrontent désormais autour du rôle du gouvernement dans la gestion du dialogue indirect avec Israël. Certains milieux estiment que la présidence et la primature doivent superviser toute négociation, tandis que d’autres défendent une approche partagée impliquant le Parlement. Cette divergence nourrit, selon le journal, une crispation institutionnelle qui complique la coordination des réponses politiques.
Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) relie ce climat à la mise en œuvre des engagements internationaux du Liban. Le journal rappelle que la résolution 1701 impose un contrôle strict de l’activité militaire au sud du Litani et que toute réforme institutionnelle doit tenir compte de cette contrainte. La publication mentionne également que les discussions entre les responsables libanais et les représentants de la FINUL se concentrent sur le respect des zones de déploiement et sur la réduction des incidents. Dans le même temps, les formations politiques utilisent ce dossier comme levier dans leurs négociations internes.

Diplomatie de crise et position du gouvernement

Ad Diyar (29 octobre 2025) rapporte que la visite à Beyrouth de la conseillère américaine Morgan Ortagus, émissaire du président Trump, a ravivé les débats autour des lignes rouges nationales. La proposition de négociations indirectes entre le Liban et Israël, selon le journal, a été discutée au sein du Conseil des ministres dans une atmosphère de prudence. Le président Joseph Aoun a, d’après la même source, consulté ses conseillers militaires et insisté sur le maintien d’un encadrement strict par l’armée libanaise. Le Premier ministre Nawaf Salam a, pour sa part, souligné la dimension politique du dossier et la nécessité d’une coordination complète avec le Parlement. Al Akhbar (29 octobre 2025) précise que ces échanges interviennent dans un contexte où le Hezbollah renforce sa présence au Sud, tout en évitant l’escalade. Le journal écrit que le parti reconstitue ses positions et adapte son dispositif de défense en prévision d’un éventuel glissement du front.
Al Sharq (29 octobre 2025) ajoute que la diplomatie égyptienne, par la voix du général Hassan Rashad, cherche à garantir la poursuite de la coordination militaire entre Beyrouth et Le Caire. Le général a réaffirmé le soutien de son pays à la stabilité libanaise et a appelé les acteurs politiques à éviter toute initiative unilatérale. Selon le même quotidien, ces efforts s’inscrivent dans une stratégie régionale plus large qui vise à stabiliser les frontières libanaises et à prévenir un embrasement. La Ligue arabe, citée également par Al Sharq, soutient cette approche et appelle à un consensus sur la mise en œuvre des engagements internationaux.

Gouvernance, transparence et finances publiques

Nahar (29 octobre 2025) met en lumière les tensions internes sur les rémunérations et la transparence budgétaire. Le journal indique que les députés perçoivent des salaires supérieurs aux montants officiellement annoncés, estimés à environ trois mille dollars, soit le double du chiffre inscrit au registre. Cette situation, d’après la publication, alimente un sentiment d’injustice et accentue la méfiance de l’opinion publique. Le même quotidien souligne que le débat sur les privilèges parlementaires intervient alors que la population subit les effets de l’inflation et de la dévaluation. Al Liwa’ (29 octobre 2025) note que cette controverse a fragilisé davantage l’image du Parlement et que des appels à la réduction des indemnités ont été formulés par plusieurs organisations de la société civile.
Ad Diyar (29 octobre 2025) ajoute que la crise financière persistante ralentit le versement des salaires publics et bloque les projets d’infrastructure. Le quotidien mentionne que le gouvernement a sollicité une nouvelle assistance technique auprès de la Banque mondiale pour moderniser le système de paiement et renforcer la transparence des dépenses. Nahar (29 octobre 2025) précise que la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, a présenté un plan de stabilisation monétaire axé sur le contrôle des taux de change et la réduction de la masse monétaire en circulation. Ce programme, selon le journal, reste conditionné par la reprise du soutien international et par la mise en œuvre de réformes structurelles.

Sécurité intérieure et inquiétudes sociales

Al Akhbar (29 octobre 2025) relève une recrudescence des tensions dans plusieurs quartiers périphériques de Beyrouth. Des affrontements sporadiques ont été signalés entre groupes armés dans la banlieue sud et dans la région de la Békaa. Le journal précise que les forces de sécurité ont été déployées pour prévenir tout débordement et que des arrestations ont eu lieu après la découverte d’armes illégales. Al Sharq (29 octobre 2025) cite des sources proches du ministère de l’Intérieur selon lesquelles ces incidents sont liés à des rivalités locales et non à des motivations politiques. Le quotidien insiste toutefois sur la nécessité de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) rapporte que le gouvernement prépare un plan de sécurité renforcé pour les zones frontalières, en coordination avec la FINUL et les forces armées libanaises. Le plan, selon la publication, prévoit un déploiement progressif de l’armée dans plusieurs localités du sud et un contrôle accru des points de passage informels. Ad Diyar (29 octobre 2025) souligne que ces mesures visent à rassurer la population et à renforcer la présence de l’État dans les zones vulnérables.

Relations politiques et perspectives internes

Selon Al Akhbar (29 octobre 2025), les relations entre les principaux pôles du pouvoir restent marquées par la méfiance. Le président Joseph Aoun et le président du Parlement Nabih Berri privilégient une approche prudente face aux pressions diplomatiques, tandis que le Premier ministre Nawaf Salam cherche à préserver l’équilibre entre les blocs politiques. Le quotidien mentionne que le parti Hezbollah et ses alliés souhaitent maintenir la cohésion du front intérieur face aux pressions extérieures, tandis que les formations d’opposition insistent sur la nécessité de renforcer la neutralité du Liban.
Al Sharq (29 octobre 2025) indique que les acteurs politiques s’accordent sur la priorité de la stabilité, mais divergent sur la méthode. Certains prônent une centralisation des décisions sécuritaires, d’autres défendent une coordination élargie entre les institutions. Nahar (29 octobre 2025) conclut que cette situation d’équilibre instable empêche l’adoption rapide de réformes et entretient un climat d’incertitude politique.
Les journaux du 29 octobre 2025 décrivent ainsi une scène politique libanaise marquée par la paralysie institutionnelle, la pression sécuritaire et l’intensification des médiations étrangères, dans un contexte où la gouvernance économique et la cohésion sociale demeurent fragiles.

Citation et discours des personnalités politiques: appels à la retenue, désaccords sur la ligne du sud et crispations institutionnelles

Selon Al Akhbar (29 octobre 2025), le président de la République Joseph Aoun a déclaré lors de sa rencontre avec la conseillère américaine Morgan Ortagus que « le Liban respecte ses engagements internationaux, mais refuse toute négociation directe qui compromettrait sa souveraineté ». Le journal rapporte que cette phrase a été prononcée en présence du directeur du renseignement égyptien Hassan Rashad et du général de la Sécurité générale Hassan Chaqir. La même source précise que le chef de l’État a réitéré la nécessité d’un dialogue sous mandat onusien et a salué « le soutien constant de l’Égypte à la stabilité du Liban ».
Ad Diyar (29 octobre 2025) confirme ces propos et ajoute que Joseph Aoun a insisté sur le rôle central de l’armée libanaise dans la mise en œuvre de la résolution 1701. Le président aurait souligné que « la stabilité ne peut être garantie que par une armée nationale forte et un engagement international clair ». Le quotidien note que cette prise de position vise à consolider le message d’unité institutionnelle dans un contexte marqué par la prudence et les tensions régionales.

Déclarations du Premier ministre Nawaf Salam

Selon Al Sharq (29 octobre 2025), le Premier ministre Nawaf Salam a tenu une conférence de presse à Beyrouth au cours de laquelle il a appelé à la modération et au dialogue. Il a affirmé que « la diplomatie doit prévaloir sur la confrontation », en évoquant la situation au sud du pays. Le journal rapporte que Salam a réaffirmé la volonté du gouvernement d’éviter toute escalade et de « maintenir une communication ouverte avec tous les partenaires internationaux ». D’après Al Liwa’ (29 octobre 2025), le Premier ministre a également abordé la question des réformes politiques, déclarant que « la paralysie parlementaire ne peut être une option durable » et qu’il est impératif de « restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens ». Le même quotidien souligne que ces propos visaient à rassurer les chancelleries occidentales inquiètes des retards dans la mise en œuvre des mesures économiques convenues.
Ad Diyar (29 octobre 2025) cite un proche du Premier ministre affirmant que Salam tente de préserver la marge de manœuvre du Liban face aux pressions américaines et israéliennes, en maintenant une ligne équilibrée entre les positions du Hezbollah et celles de l’opposition.

Position du président du Parlement Nabih Berri

Al Akhbar (29 octobre 2025) rapporte que le président du Parlement Nabih Berri a exprimé son inquiétude face à « l’incertitude régionale » et a appelé à « la cohésion interne pour éviter un effondrement politique ». Le journal indique que Berri, dans ses échanges avec la délégation égyptienne, a souligné la nécessité de renforcer le dialogue interlibanais et de privilégier le consensus dans la gestion des affaires nationales. Selon Ad Diyar (29 octobre 2025), le président du Parlement a estimé que « la stabilité du Sud dépend de l’unité nationale », tout en avertissant contre « les initiatives étrangères qui contournent les institutions légales ». Le quotidien précise que Berri a refusé l’idée de toute négociation directe avec Israël, affirmant que « le Liban reste attaché à la voie diplomatique multilatérale ».

Déclarations du Hezbollah et réactions politiques

Al Akhbar (29 octobre 2025) rapporte que Naim Kassem, secrétaire général du Hezbollah, a déclaré lors d’une réunion du parti à Beyrouth que « la résistance reste prête à défendre le pays contre toute agression ». Il a ajouté que « la présence des forces internationales au Sud ne doit pas se transformer en mécanisme de pression ». Le journal précise que ces propos ont été accueillis avec prudence par les autres formations politiques, certaines y voyant une tentative d’affirmation dans un contexte de médiation active.
Al Sharq (29 octobre 2025) cite une source diplomatique selon laquelle les déclarations du Hezbollah ont été transmises aux chancelleries occidentales comme un signal de fermeté mais aussi de contrôle. D’après le même quotidien, Naim Kassem a également souligné que « le mouvement ne cherche pas la confrontation mais la protection du territoire libanais ».
Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) note que plusieurs responsables politiques ont réagi à ces propos. Le député Michel Moawad a appelé à « replacer la décision de guerre et de paix dans le cadre de l’État », tandis que la députée Paula Yacoubian a évoqué la nécessité d’un « dialogue national sans conditions préalables ». Selon le journal, ces déclarations traduisent un consensus fragile autour du rôle des institutions civiles dans la gestion du dossier sécuritaire.

Prises de position de responsables étrangers en visite à Beyrouth

Ad Diyar (29 octobre 2025) indique que la conseillère américaine Morgan Ortagus, au cours de ses rencontres avec les autorités libanaises, a affirmé que « les États-Unis soutiennent la stabilité du Liban mais attendent des mesures concrètes sur la consolidation du contrôle de l’État au Sud ». Le journal rapporte qu’elle a insisté sur la nécessité de « renforcer la coopération avec la FINUL et de respecter pleinement la résolution 1701 ».
Al Sharq (29 octobre 2025) mentionne que le directeur du renseignement égyptien Hassan Rashad, présent aux entretiens, a déclaré que « la sécurité du Liban est une priorité arabe » et que « l’Égypte continuera à jouer son rôle de médiateur entre les acteurs régionaux ». Le même journal cite le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, qui a rappelé que « la diplomatie collective est la seule voie pour préserver la souveraineté libanaise ».

Déclarations sur la situation économique et sociale

Nahar (29 octobre 2025) rapporte que le ministre de l’Économie a reconnu publiquement les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du plan de stabilisation monétaire. Il a déclaré que « la situation reste critique mais sous contrôle », et a promis des mesures d’accompagnement pour les ménages les plus touchés. Le journal précise que cette déclaration intervient après plusieurs semaines de hausse des prix des produits de base.
Al Liwa’ (29 octobre 2025) signale que le ministre des Finances a appelé à la responsabilité collective, affirmant que « la transparence budgétaire est un devoir moral avant d’être une obligation légale ». Selon le même quotidien, il a demandé aux parlementaires de coopérer avec le gouvernement pour éviter une nouvelle suspension des aides internationales.

Réactions dans la société civile

Selon Nahar (29 octobre 2025), plusieurs organisations non gouvernementales ont réagi aux propos du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam, saluant les appels au dialogue tout en réclamant des actions concrètes. Le collectif « Nous, les citoyens » a publié un communiqué appelant à « une réforme de la gouvernance » et à « la publication des comptes publics ». Le journal souligne que la population reste sceptique face aux promesses politiques, dans un contexte où la pauvreté s’étend.
Al Akhbar (29 octobre 2025) relève que des mouvements sociaux préparent une nouvelle série de manifestations à Beyrouth pour dénoncer la corruption et réclamer la dépolitisation de la justice. Les syndicats enseignants et hospitaliers, cités par le journal, envisagent des grèves partielles en novembre si aucune mesure salariale n’est adoptée.

Discours et équilibres régionaux

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) souligne que les responsables arabes ont salué les déclarations des dirigeants libanais appelant à la retenue. Le journal cite un haut fonctionnaire saoudien affirmant que « la modération affichée à Beyrouth est un signe positif dans un environnement régional instable ». La publication rappelle que Riyad soutient les efforts de médiation et encourage une approche institutionnelle du dialogue libanais.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) indique que les déclarations officielles libanaises ont été bien accueillies par plusieurs capitales arabes, notamment au Caire et à Amman, qui y voient un signe d’ouverture. Toutefois, selon la même source, certaines chancelleries occidentales s’interrogent sur la capacité du Liban à maintenir cette ligne de modération en cas de reprise des hostilités à Gaza.

Enjeux et continuité du discours politique

Les déclarations de Joseph Aoun, de Nawaf Salam, de Nabih Berri et de Naim Kassem, rapportées par l’ensemble des journaux du 29 octobre 2025, convergent vers une volonté commune de préserver la stabilité et d’éviter toute confrontation directe. Toutefois, les divergences sur les modalités de la coordination militaire et diplomatique montrent la fragilité de l’équilibre interne. Les médias soulignent que la parole politique demeure prudente, mesurée et marquée par le souci d’apparaître unie face à la communauté internationale, sans pour autant dissiper les désaccords de fond sur la souveraineté et le rôle de la résistance.

Diplomatie: entre médiations régionales et recalibrage des alliances libanaises

Selon Al Akhbar (29 octobre 2025), les derniers jours ont été marqués par une intensification des contacts diplomatiques autour du Liban. Le quotidien décrit un « mouvement coordonné » entre Washington, Le Caire et la Ligue arabe afin de stabiliser la frontière sud. Le journal indique que l’émissaire américain Thomas Barrack, proche conseiller du président Donald Trump, a chargé la conseillère Morgan Ortagus de transmettre à Beyrouth un message clair : les États-Unis soutiennent la sécurité du Liban, mais exigent un contrôle effectif du territoire par l’armée. Dans le même numéro, Al Akhbar souligne que cette initiative s’inscrit dans une stratégie régionale américaine visant à réduire les risques d’escalade entre Israël et le Hezbollah.

L’activisme américain et la prudence libanaise

Ad Diyar (29 octobre 2025) précise que Morgan Ortagus a rencontré successivement le président Joseph Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam. Les entretiens, selon le journal, se sont déroulés dans un climat de « réserve diplomatique ». La représentante américaine a présenté une proposition de négociations indirectes entre Beyrouth et Tel-Aviv, supervisées par un mécanisme civil et non militaire. Le président Aoun a répondu qu’il « accueillait favorablement toute initiative visant à consolider la paix », mais a réaffirmé que « toute discussion devait passer par le cadre des Nations unies ». Le même quotidien indique que cette réponse a été perçue par Washington comme une ouverture, à condition que les modalités restent conformes à la résolution 1701.
Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le Premier ministre Nawaf Salam a insisté auprès de l’émissaire américaine sur « le droit du Liban à la sécurité et à la souveraineté sur l’ensemble de son territoire », soulignant que le gouvernement « ne saurait tolérer de provocation ni du Nord ni du Sud ». Le quotidien ajoute que Salam a demandé à l’administration américaine de « faire pression sur Israël pour mettre fin aux violations aériennes », documentées par la FINUL dans son dernier rapport. Selon le journal, l’émissaire américaine a exprimé la volonté de Washington d’« accompagner » le Liban sur le plan économique si la stabilité sécuritaire se confirmait.

L’axe égypto-arabe et le rôle d’Aboul Gheit

Al Sharq (29 octobre 2025) relate la visite parallèle du directeur du renseignement égyptien Hassan Rashad, qui s’est entretenu avec les responsables libanais en coordination avec la Ligue arabe. Selon le journal, Rashad a transmis un message du président Abdel Fattah al-Sissi exprimant le soutien du Caire à « la neutralité active » du Liban. Le quotidien précise que Rashad a insisté sur l’importance de « maintenir les canaux de communication ouverts avec toutes les parties, y compris le Hezbollah, afin de prévenir toute escalade ».
Ad Diyar (29 octobre 2025) indique que le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, également présent à Beyrouth, a salué la prudence du gouvernement libanais et a encouragé « une coordination arabe unifiée » pour la stabilité du pays. Le journal rapporte qu’Aboul Gheit a proposé la création d’un comité tripartite – Égypte, Arabie saoudite et Jordanie – chargé de suivre l’évolution des discussions autour du Sud et d’en informer le Conseil de la Ligue. Al Akhbar (29 octobre 2025) souligne que cette initiative a reçu un accueil mitigé à Beyrouth, certains responsables craignant qu’elle n’instaure un contrôle diplomatique trop étroit.

Médiations croisées et ajustement régional

Selon Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025), Riyad suit de près les efforts américains et arabes. Le journal indique que le ministre saoudien des Affaires étrangères a déclaré que « le Liban doit rester un facteur de stabilité et non de confrontation », ajoutant que le Royaume soutient « toute initiative diplomatique visant à empêcher la détérioration de la situation au Sud ». La publication rapporte que Riyad a dépêché une mission technique auprès de la Ligue arabe pour étudier les moyens de renforcer le mandat de la FINUL.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) souligne que la médiation régionale s’étend désormais au-delà du dossier libanais : l’Égypte tente de coordonner ses positions sur Gaza et sur la frontière israélo-libanaise afin d’éviter une propagation du conflit. Selon le journal, les responsables égyptiens considèrent la stabilité du Liban comme une condition pour préserver la trêve obtenue à Sharm el-Cheikh. Le quotidien ajoute que le Caire agit en concertation avec Doha, qui s’est engagé à faciliter les échanges entre les représentants libanais et israéliens par l’intermédiaire de canaux humanitaires.

Le contexte israélien et les implications pour Beyrouth

Al Akhbar (29 octobre 2025) note que les discussions diplomatiques libanaises interviennent alors qu’en Israël, le gouvernement de Benjamin Netanyahu fait face à des divisions internes sur la conduite à tenir face au Liban. Le journal mentionne que plusieurs ministres israéliens prônent des « mesures préventives » contre le Hezbollah, tandis que d’autres défendent la poursuite du dialogue sous supervision américaine. Ad Diyar (29 octobre 2025) cite des sources diplomatiques selon lesquelles les interlocuteurs libanais ont été avertis de « possibles provocations » à la frontière si les tensions à Gaza persistent.
Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) confirme que le Pentagone suit attentivement la situation et prépare des consultations militaires conjointes avec l’armée libanaise pour renforcer la coordination logistique en cas d’incident. Le quotidien indique qu’une visite du chef d’état-major américain Dan Kane à Beyrouth est envisagée pour début novembre, dans le cadre du programme de soutien bilatéral.

Les relais européens et la position de Paris

Selon Al Liwa’ (29 octobre 2025), la diplomatie française tente de revenir au premier plan en proposant d’« accompagner » le dialogue indirect entre Beyrouth et Tel-Aviv. Le journal cite une déclaration de l’ambassadeur de France à Beyrouth affirmant que « la France reste engagée dans la défense de la souveraineté libanaise » et qu’elle « soutient pleinement le rôle des Nations unies ». Al Sharq (29 octobre 2025) précise que Paris a suggéré d’organiser à Bruxelles une réunion du groupe de soutien international au Liban pour coordonner l’assistance économique et sécuritaire.
Ad Diyar (29 octobre 2025) mentionne également que le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères a envoyé un message au Premier ministre Nawaf Salam pour exprimer « la solidarité de l’Union avec le peuple libanais » et réaffirmer l’importance du respect du droit international.

L’équilibre interne face aux pressions extérieures

Al Akhbar (29 octobre 2025) observe que la diplomatie libanaise tente de composer avec ces influences multiples. Le ministère des Affaires étrangères, selon le journal, privilégie une approche de neutralité active tout en maintenant des liens étroits avec Le Caire et Paris. Le quotidien indique que les contacts internes visent à éviter tout alignement exclusif, une orientation soutenue par le président Joseph Aoun et par le Premier ministre Nawaf Salam. Ad Diyar (29 octobre 2025) ajoute que les diplomates libanais ont reçu pour instruction de « ne pas participer à des initiatives qui pourraient être perçues comme des alternatives aux Nations unies ».
Al Liwa’ (29 octobre 2025) rapporte que les représentants du Liban à New York ont tenu plusieurs réunions techniques avec leurs homologues européens et arabes pour examiner la possibilité d’un ajustement du mandat de la FINUL. Les discussions portent sur le renforcement de la surveillance aérienne et sur la modernisation des dispositifs de communication entre les contingents.

Coopération sécuritaire et coordination régionale

Al Sharq (29 octobre 2025) écrit que l’armée libanaise et la FINUL poursuivent leurs patrouilles conjointes dans les secteurs de Marjayoun et de Naqoura. Le commandement de l’armée, cité par le journal, confirme que les forces armées libanaises continuent de coordonner quotidiennement avec les Casques bleus pour éviter tout incident. Ad Diyar (29 octobre 2025) indique qu’une réunion entre les officiers de liaison libanais et israéliens, sous l’égide de la FINUL, s’est tenue récemment à Ras Naqoura pour discuter de la démarcation maritime et du respect des lignes de sécurité.
Al Akhbar (29 octobre 2025) précise que ces discussions techniques n’impliquent aucun volet politique et visent uniquement à réduire le risque de confrontation. Le journal cite un officier libanais affirmant que « l’armée reste vigilante mais n’envisage aucune escalade ».

Multipolarité et repositionnement stratégique

Selon Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025), les échanges autour du Liban s’inscrivent dans un contexte plus large de recomposition des alliances au Moyen-Orient. Le journal analyse la séquence diplomatique actuelle comme un « test de stabilité » pour la région, dans laquelle le Liban sert de baromètre aux équilibres entre les puissances arabes et occidentales. Le même quotidien souligne que la coordination entre Riyad, Le Caire et Washington marque le retour d’une diplomatie régionale structurée après plusieurs années de fragmentation.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) conclut que la prudence affichée par Beyrouth témoigne d’une volonté d’éviter tout alignement excessif. Le journal note que « le Liban cherche à maintenir des canaux ouverts avec toutes les capitales », considérant que « la survie politique du pays dépend de sa capacité à rester un interlocuteur pour tous ».
L’ensemble des journaux du 29 octobre 2025 dépeint une diplomatie libanaise soumise à de fortes contraintes mais cherchant à préserver son autonomie entre les médiations arabes, la vigilance américaine et l’attention européenne.

Politique internationale: escalade israélo-palestinienne, guerre au Soudan et réalignements au Moyen-Orient

Selon Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025), la trêve obtenue à Gaza sous l’égide de Washington, du Caire et de Doha reste fragile. Le journal rapporte que cent vingt-cinq violations ont été enregistrées depuis le 10 octobre, date de son entrée en vigueur. Les forces israéliennes ont mené de nouveaux raids sur Gaza-ville, Khan Younès et Deir el-Balah. Le mouvement Hamas, cité par le même quotidien, dénonce « un sabotage systématique de l’accord de cessez-le-feu » et accuse Israël d’empêcher l’entrée d’équipes médicales et humanitaires. Al Bina’ (29 octobre 2025) confirme la reprise de bombardements nocturnes sur le sud de Gaza et précise que dix-huit civils ont été tués dans des frappes menées sur le quartier d’Al-Zeitoun et autour du complexe médical Al-Chifaa. Le journal évoque également des tirs d’artillerie sur le camp de réfugiés de Nuseirat, considérés comme une violation flagrante de la trêve.

Médiations et positions régionales

Selon Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025), des médiateurs égyptiens et qataris poursuivent leurs efforts pour relancer le dialogue entre Israël et les factions palestiniennes. Le journal précise que les discussions se concentrent sur la réouverture du passage de Rafah, fermé depuis dix jours, et sur la création d’un mécanisme de vérification supervisé par les Nations unies. La publication note que le président américain Donald Trump a exigé des deux parties le respect intégral de la trêve signée à Sharm el-Cheikh, sous peine de sanctions diplomatiques.
Al Akhbar (29 octobre 2025) rapporte que le Hezbollah suit de près la situation à Gaza, considérant que tout effondrement de la trêve pourrait avoir des répercussions directes sur la frontière sud du Liban. Le journal mentionne que des contacts indirects entre la direction du mouvement et des responsables palestiniens ont eu lieu pour coordonner les positions en cas de reprise des hostilités. D’après Al Liwa’ (29 octobre 2025), ces échanges visent à maintenir une posture de vigilance sans provoquer d’incident susceptible d’élargir le conflit.

Conflit au Soudan et inquiétudes internationales

Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) consacre plusieurs pages à la situation au Soudan, où les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle d’El-Fasher. Le journal cite le ministère soudanais de la Santé, qui parle de « crimes de masse » commis contre des civils. Le même quotidien évoque un rapport du Humanitarian Research Lab de l’Université Yale, fondé sur des images satellites, confirmant l’existence de fosses communes. Selon la publication, au moins deux mille civils auraient été exécutés au cours des derniers jours. Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) souligne que l’Arabie saoudite a condamné les violences et a appelé à un cessez-le-feu immédiat, insistant sur « la responsabilité morale des acteurs régionaux à empêcher un effondrement total du pays ». Le journal rapporte que Riyad a proposé la tenue d’une conférence régionale pour examiner les moyens de stabiliser la situation humanitaire et sécuritaire.
Ad Diyar (29 octobre 2025) précise que le Conseil de sécurité des Nations unies a été saisi par plusieurs pays africains demandant l’envoi d’une mission d’enquête internationale. Le quotidien ajoute que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a ouvert un dossier pour documenter les exactions présumées. Al Akhbar (29 octobre 2025) note que le conflit soudanais exacerbe les tensions entre les puissances régionales, certaines soutenant discrètement les Forces de soutien rapide tandis que d’autres appuient l’armée régulière.

Équilibres géopolitiques au Moyen-Orient

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) indique que la visite du ministre saoudien des Affaires étrangères au Caire s’inscrit dans le cadre d’une coordination accrue entre Riyad et Le Caire sur les dossiers libanais et palestinien. Le quotidien cite un diplomate arabe affirmant que « le Golfe cherche à stabiliser le Levant pour concentrer ses efforts sur la reconstruction économique ». Selon la même source, la participation du Royaume à la neuvième édition de l’Initiative pour l’Avenir de l’Investissement vise à renforcer son rôle de pôle diplomatique et financier.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) mentionne que le Qatar, parallèlement, continue d’exercer une diplomatie discrète en direction du Hamas et d’Israël. Le journal souligne que Doha coordonne ses efforts avec Ankara pour éviter une escalade à Gaza et pour préserver le cadre de la trêve. Ad Diyar (29 octobre 2025) ajoute que la Turquie tente de se repositionner comme médiateur régional, en multipliant les contacts avec les chancelleries arabes et occidentales.

Crises climatiques et solidarité internationale

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) relate que l’ouragan Melissa, qui a frappé la Jamaïque, a provoqué des dégâts considérables. Le journal décrit des vents atteignant trois cents kilomètres à l’heure, des inondations massives et des destructions d’infrastructures. Le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness a déclaré que « le pays est confronté à une urgence nationale sans précédent ». Le quotidien rapporte que les Nations unies ont lancé un appel à la solidarité internationale pour financer la reconstruction, évaluée à plusieurs milliards de dollars.
Al Liwa’ (29 octobre 2025) indique que plusieurs pays arabes, dont les Émirats arabes unis et le Qatar, ont annoncé des contributions humanitaires pour venir en aide à la Jamaïque, tandis que l’Arabie saoudite a promis un appui logistique par le biais du Croissant-Rouge.

Diplomatie multilatérale et recompositions globales

Ad Diyar (29 octobre 2025) écrit que la conjonction des crises au Soudan, à Gaza et en Jamaïque a dominé les discussions au sein du Conseil de sécurité. Le journal mentionne que les États-Unis, la Chine et la Russie se sont affrontés sur la question de la responsabilité humanitaire et des interventions régionales. Le représentant russe a dénoncé la « sélectivité » des réactions occidentales, tandis que l’ambassadrice américaine a défendu la nécessité d’« une réponse rapide et coordonnée face aux violations du droit international ».
Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le secrétaire général des Nations unies a appelé à « une approche globale des crises humanitaires et sécuritaires », insistant sur la coordination entre les États et les organisations régionales. Le quotidien cite une déclaration du Haut-Commissariat aux réfugiés évoquant la « multiplication des déplacements forcés » au Moyen-Orient et en Afrique.

Alliances stratégiques et rivalités internationales

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) souligne que les tensions régionales influencent la configuration des alliances mondiales. Le journal rapporte que les États-Unis renforcent leur coordination avec les monarchies du Golfe, tandis que la Chine cherche à consolider son partenariat avec l’Iran et la Russie. Le même quotidien note que les Européens tentent de maintenir un équilibre diplomatique en soutenant la médiation égyptienne tout en évitant de heurter Washington.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) précise que la compétition sino-américaine s’étend désormais aux zones d’influence financière et humanitaire. Le journal indique que Pékin propose de nouveaux mécanismes de financement pour la reconstruction de Gaza, tandis que Washington insiste sur la transparence et la supervision internationale des fonds.

Le Liban dans le jeu régional

Al Akhbar (29 octobre 2025) observe que la position du Liban dans ce contexte reste fragile. Le pays, selon le journal, tente de conserver une politique de neutralité, tout en s’appuyant sur ses relations avec la France et l’Égypte pour préserver sa stabilité. Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) mentionne que le gouvernement libanais a réaffirmé son engagement à appliquer la résolution 1701 et à éviter tout incident pouvant être exploité par les parties régionales. Ad Diyar (29 octobre 2025) rappelle que la présence accrue des chancelleries étrangères à Beyrouth témoigne de la centralité du Liban dans les équilibres diplomatiques actuels.
Les journaux du 29 octobre 2025 décrivent ainsi un environnement international marqué par la poursuite des hostilités à Gaza, la détérioration de la situation au Soudan, les catastrophes climatiques dans les Caraïbes et les recompositions diplomatiques au Moyen-Orient, où le Liban continue de chercher à préserver son équilibre fragile entre pressions régionales et impératifs internes.

Économie: pressions sur la livre libanaise, réformes retardées et ambitions régionales contrastées

Selon Nahar (29 octobre 2025), la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, poursuit la mise en œuvre de son plan de stabilisation monétaire dans un contexte de pression persistante sur la livre libanaise. Le journal indique que la monnaie nationale s’est légèrement appréciée en début de semaine avant de reperdre la moitié de ses gains à la suite d’une nouvelle demande de dollars sur le marché parallèle. Le gouverneur Souaid a déclaré que « la priorité demeure la préservation de la stabilité monétaire et la reconstruction de la confiance ». Le quotidien précise que la Banque centrale maintient une politique de contrôle des liquidités pour contenir l’inflation, qui dépasse toujours 130 % sur un an selon les estimations de l’Institut des finances publiques.
Ad Diyar (29 octobre 2025) rapporte que le gouvernement a transmis au Parlement un projet de loi visant à renforcer la transparence budgétaire et à consolider la coopération avec la Banque mondiale. Le journal explique que ce projet prévoit la création d’un mécanisme de suivi des dépenses publiques, sous supervision mixte de la Cour des comptes et du ministère des Finances. Selon la même source, le texte rencontre des résistances politiques, certains députés estimant que ces dispositions limitent les marges de manœuvre de l’exécutif.

Inflation et pouvoir d’achat

Al Liwa’ (29 octobre 2025) consacre un dossier à la hausse des prix des denrées alimentaires et des produits importés. Le journal indique que les ménages à revenus moyens consacrent désormais plus de 70 % de leurs ressources à l’alimentation et à l’énergie. Il cite une étude de l’Observatoire économique du Liban, selon laquelle le prix du pain a augmenté de 25 % depuis août et celui du carburant de 40 % sur la même période. Le ministère de l’Économie, cité par le quotidien, a reconnu l’existence de pratiques spéculatives sur les marchés, tout en assurant que des contrôles renforcés ont été lancés.
Nahar (29 octobre 2025) souligne que la détérioration du pouvoir d’achat alimente le mécontentement social et fragilise la capacité du gouvernement à maintenir le calme. Le journal note que la hausse des coûts énergétiques provoque des coupures d’électricité prolongées, notamment dans les zones rurales. Ad Diyar (29 octobre 2025) précise que les autorités ont sollicité un soutien technique auprès de la Banque mondiale pour moderniser le réseau électrique, en particulier dans les gouvernorats du Nord et de la Békaa.

Réformes et coopération internationale

Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le Premier ministre Nawaf Salam a rencontré une délégation du Fonds monétaire international pour discuter de la reprise du programme d’assistance suspendu depuis 2023. Le journal mentionne que les discussions ont porté sur la restructuration du secteur bancaire et sur la réforme du système fiscal. Le FMI exige, selon la publication, la mise en place d’un mécanisme de contrôle des capitaux et la révision des taux de change multiples. Le Premier ministre a déclaré que « le Liban reste déterminé à honorer ses engagements tout en préservant les droits des déposants ».
Al Akhbar (29 octobre 2025) indique que les discussions avec le FMI rencontrent des divergences au sein du gouvernement, certains ministres craignant une perte de souveraineté économique. Le journal souligne que le ministre des Finances défend une approche graduelle, tandis que d’autres plaident pour une réforme rapide afin d’attirer les investisseurs étrangers. Ad Diyar (29 octobre 2025) mentionne que la Banque mondiale conditionne toute aide supplémentaire à la mise en place d’une autorité indépendante de régulation du secteur financier.

Secteurs productifs et perspectives économiques

Al Liwa’ (29 octobre 2025) note que l’agriculture libanaise subit les effets conjugués de la crise énergétique et du coût des importations. Le ministère de l’Agriculture, cité par le journal, admet une baisse de 20 % des récoltes d’agrumes et de 30 % des exportations de pommes au cours de l’année. Le quotidien indique que le gouvernement prépare un plan de soutien ciblé aux agriculteurs, comprenant des subventions en carburant et en engrais. Nahar (29 octobre 2025) rapporte que plusieurs chambres de commerce locales ont demandé une réduction des droits de douane pour faciliter l’importation des machines agricoles.
Al Sharq (29 octobre 2025) souligne que le secteur industriel peine à se relever de la crise financière. Les entreprises manufacturières, selon le journal, fonctionnent à moins de 40 % de leurs capacités en raison du coût de l’énergie et de la rareté du financement. Le ministère de l’Industrie a présenté une stratégie de relance axée sur les partenariats public-privé et l’ouverture à des investisseurs régionaux. Ad Diyar (29 octobre 2025) indique que des discussions sont en cours avec la Jordanie pour créer une zone économique commune dans la Békaa afin de relancer les échanges transfrontaliers.

Forum économique régional

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) consacre plusieurs pages à la neuvième édition de l’Initiative pour l’Avenir de l’Investissement à Riyad. Le journal rapporte que plus de deux mille intervenants et neuf mille participants y ont pris part, représentant les principaux fonds souverains et entreprises mondiales. Le président du conseil de la fondation organisatrice a rappelé que les éditions précédentes avaient permis la signature d’accords cumulés de 250 milliards de dollars. Selon le quotidien, cette édition met l’accent sur les partenariats entre États et acteurs privés pour stimuler la croissance durable et réduire la dépendance aux revenus pétroliers. Le ministre saoudien de l’Investissement Khaled Al-Faleh a déclaré que « la diversification économique est la clé d’une stabilité régionale durable ».
Ad Diyar (29 octobre 2025) relève que la délégation libanaise, composée de représentants de la Banque centrale et du ministère des Finances, a participé à plusieurs panels consacrés à la relance des économies émergentes. Les discussions ont porté sur les besoins de financement des infrastructures et sur la digitalisation des services publics. Al Liwa’ (29 octobre 2025) ajoute que la participation libanaise à ce forum a pour but de renouer avec les investisseurs du Golfe et de restaurer la crédibilité économique du pays.

Défis structurels et tensions sociales

Al Akhbar (29 octobre 2025) met en avant les difficultés structurelles qui freinent la reprise. Le journal cite des experts économiques affirmant que « la relance est impossible sans réforme judiciaire et lutte effective contre la corruption ». La publication note que les retards dans la modernisation du cadastre, du registre du commerce et du système de marchés publics alimentent les fuites de capitaux et découragent l’investissement.
Nahar (29 octobre 2025) décrit la montée du mécontentement social, en particulier dans la fonction publique. Les syndicats d’enseignants et de personnels hospitaliers prévoient des grèves partielles si aucune mesure salariale n’est adoptée avant la fin de l’année. Le journal souligne que le gouvernement tente d’équilibrer entre contraintes budgétaires et pressions sociales, dans un climat de lassitude générale.
Al Sharq (29 octobre 2025) conclut que la situation économique reste dominée par trois priorités : stabiliser la monnaie, rétablir la confiance institutionnelle et relancer les réformes structurelles. Les journaux du 29 octobre 2025 s’accordent pour décrire une économie libanaise sous tension, confrontée à une inflation persistante, à des retards législatifs et à la nécessité de regagner la confiance des bailleurs de fonds internationaux.

Justice: affaires en cours, enquêtes sensibles et tensions autour de la lutte anticorruption

Selon Nahar (29 octobre 2025), la justice libanaise poursuit plusieurs dossiers majeurs liés à la corruption et à la gestion des fonds publics. Le journal indique que le parquet financier a rouvert le dossier concernant les irrégularités dans les marchés publics attribués entre 2019 et 2022, impliquant plusieurs anciens hauts fonctionnaires du ministère des Travaux publics. La publication précise que le juge d’instruction chargé du dossier a émis des mandats de comparution à l’encontre de trois anciens directeurs généraux. Nahar cite des sources judiciaires affirmant que les enquêteurs disposent de nouvelles pièces comptables transmises par la Cour des comptes et que des auditions sont prévues dans les prochains jours.
Ad Diyar (29 octobre 2025) rapporte que la commission parlementaire de la Justice a examiné le projet de loi sur l’indépendance du pouvoir judiciaire. Le texte, selon le journal, vise à garantir une séparation claire entre le parquet, le Conseil supérieur de la magistrature et le ministère de la Justice. Plusieurs députés de la majorité estiment que cette réforme renforcerait la transparence et réduirait les ingérences politiques. Toutefois, d’après la même source, certains blocs parlementaires craignent qu’une telle indépendance ne conduise à un déséquilibre institutionnel en l’absence de mécanismes de contrôle.

Enquêtes sur les crimes financiers et bancaires

Al Liwa’ (29 octobre 2025) signale que le juge d’instruction en charge du dossier des transferts de fonds suspects a demandé à la Banque du Liban des informations complémentaires sur plusieurs comptes ouverts à l’étranger au nom d’entreprises libanaises. Le journal indique que l’enquête concerne des transactions réalisées en 2020 et 2021, pour un montant estimé à plus de 500 millions de dollars. La Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, a affirmé dans un communiqué qu’elle coopérait pleinement avec la justice et qu’elle mettait à disposition toutes les données nécessaires à l’enquête.
Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) rapporte que la commission d’enquête spéciale sur les mouvements bancaires a transmis à la justice un rapport confidentiel sur des transferts effectués par d’anciens responsables publics vers des comptes en Europe. Le journal cite une source judiciaire affirmant que ces opérations pourraient être liées à des détournements de fonds publics. Selon la même source, le parquet général prépare des demandes d’entraide judiciaire à destination de plusieurs pays européens.

Dossiers sensibles et tensions institutionnelles

Al Akhbar (29 octobre 2025) mentionne que le dossier de l’explosion du port de Beyrouth reste au point mort. Le journal rapporte que le juge d’instruction n’a toujours pas pu interroger certains anciens ministres en raison de contestations procédurales déposées devant la Cour de cassation. Des associations de victimes ont dénoncé ce blocage et appelé à la reprise immédiate des investigations. Le quotidien indique également que des pressions politiques s’exercent sur le parquet pour restreindre la compétence du juge.
Ad Diyar (29 octobre 2025) précise que le président du Conseil supérieur de la magistrature a rencontré le ministre de la Justice afin d’évaluer la faisabilité d’une relance partielle du dossier du port. Le journal ajoute que les discussions portent sur la nomination de juges suppléants pour remplacer les magistrats suspendus. Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le Premier ministre Nawaf Salam a appelé publiquement à « respecter la séparation des pouvoirs » et à « laisser la justice accomplir son travail sans interférence politique ».

Lutte contre la corruption et réformes judiciaires

Nahar (29 octobre 2025) consacre une série d’articles aux efforts de lutte contre la corruption. Le quotidien mentionne la création d’une unité spécialisée au sein du ministère des Finances pour contrôler l’utilisation des fonds alloués aux projets de développement. Selon le journal, cette unité travaille en coordination avec la Cour des comptes et le Bureau de lutte contre la fraude. Le même quotidien indique que plusieurs marchés publics ont été annulés après la découverte d’irrégularités dans les appels d’offres.
Al Liwa’ (29 octobre 2025) rapporte que la commission nationale anticorruption a convoqué des responsables d’entreprises publiques pour obtenir des explications sur des contrats signés sans appel d’offres. Le journal précise que ces investigations concernent principalement les secteurs de l’électricité et des télécommunications. Ad Diyar (29 octobre 2025) ajoute que le gouvernement prépare un projet de loi visant à renforcer la protection des lanceurs d’alerte et à introduire des sanctions plus sévères pour les délits de corruption administrative.

Affaires criminelles et sécurité intérieure

Al Akhbar (29 octobre 2025) signale que les services de sécurité ont arrêté trois individus soupçonnés d’appartenir à un réseau impliqué dans plusieurs homicides survenus à Beyrouth et à Tripoli. Le journal indique que ces suspects auraient des liens avec des milices locales actives dans le trafic d’armes. Selon le quotidien, les autorités judiciaires préparent un acte d’accusation pour association de malfaiteurs et homicide volontaire.
Al Sharq (29 octobre 2025) précise que le ministère de l’Intérieur a salué la coopération entre les forces de sécurité intérieure et les services de renseignement de l’armée, soulignant que « la coordination entre institutions sécuritaires reste essentielle pour maintenir la stabilité ». Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) rapporte que le parquet militaire a ordonné la mise en détention de plusieurs suspects accusés de contrebande d’armes vers la Syrie. Le journal note que les enquêtes se poursuivent pour identifier les bénéficiaires de ces trafics.

Justice internationale et coopération régionale

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) consacre un article à la coopération judiciaire entre le Liban et ses partenaires arabes. Le journal indique que le ministère de la Justice a signé un protocole d’accord avec l’Égypte et la Jordanie pour l’échange d’informations sur les crimes transnationaux, en particulier le blanchiment d’argent et la contrebande. Selon la même publication, cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de la Ligue arabe pour harmoniser les législations pénales.
Al 3arabi Al Jadid (29 octobre 2025) rapporte que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a salué la volonté du Liban de renforcer l’indépendance de sa justice, tout en exprimant des réserves sur le rythme des réformes. Le quotidien cite un rapport publié à Genève mentionnant « des avancées notables sur le plan législatif, mais une application encore inégale ».

Enjeux et perception publique

Selon Nahar (29 octobre 2025), la lenteur des procédures judiciaires et la persistance des interférences politiques nourrissent la méfiance de la population. Le journal relève que plusieurs associations de la société civile ont appelé à la création d’un observatoire indépendant pour surveiller les procès de corruption et publier des rapports trimestriels. Al Akhbar (29 octobre 2025) note que les magistrats réclament des moyens supplémentaires et une meilleure protection institutionnelle.
L’ensemble des journaux du 29 octobre 2025 dépeint une justice libanaise active mais entravée, partagée entre enquêtes de corruption, affaires sensibles et besoin urgent de réformes structurelles, sur fond de tensions politiques et de pressions économiques.

Société: inégalités sociales, tensions urbaines et dégradation des services publics

Selon Nahar (29 octobre 2025), la société libanaise traverse une phase de déséquilibre profond, marquée par la montée de la pauvreté, la dégradation des infrastructures et l’effritement de la confiance envers les institutions. Le quotidien rapporte que plus de 70 % des ménages vivent désormais sous le seuil de pauvreté multidimensionnelle, selon une étude de l’Université Saint-Joseph citée dans l’article. Les écarts de revenus se creusent entre les zones urbaines de la capitale et les régions périphériques de la Békaa et du Nord. Le journal souligne que la crise de l’électricité et la pénurie d’eau aggravent la précarité quotidienne, notamment dans les hôpitaux et les écoles publiques.
Ad Diyar (29 octobre 2025) précise que plusieurs établissements scolaires n’ont pas rouvert à la rentrée faute de moyens logistiques. Le ministère de l’Éducation, cité par le journal, reconnaît un déficit budgétaire de 60 millions de dollars et admet que plus de 30 % des enseignants contractuels n’ont pas été payés depuis quatre mois. Le quotidien mentionne également une baisse de fréquentation des écoles publiques, compensée par une hausse des inscriptions dans les ONG éducatives. Selon la même source, cette situation menace à court terme l’universalité de l’enseignement dans certaines régions rurales.

Santé publique et crise hospitalière

Al Liwa’ (29 octobre 2025) indique que le système hospitalier reste en crise. Le journal rapporte que les hôpitaux publics fonctionnent à 40 % de leur capacité et que les services d’urgence manquent de matériel essentiel. Le ministère de la Santé, cité par la publication, a reconnu que plusieurs unités de soins intensifs risquent de fermer si les paiements dus par l’État ne sont pas débloqués. Nahar (29 octobre 2025) ajoute que les médecins continuent de quitter le pays en nombre, attirés par de meilleures conditions de travail à l’étranger. Le syndicat des infirmiers, interrogé par le quotidien, évoque un taux d’émigration professionnelle de 25 % en un an.
Al Akhbar (29 octobre 2025) consacre un article à la gestion des hôpitaux universitaires. Le journal rapporte que certains établissements privés refusent désormais les patients assurés par la Caisse nationale de sécurité sociale, invoquant des retards de remboursement dépassant un an. Le même quotidien cite des sources au sein du ministère de la Santé selon lesquelles des négociations sont en cours pour réévaluer les tarifs des prestations médicales et rétablir les paiements.

Urbanisation et habitat précaire

Selon Ad Diyar (29 octobre 2025), les banlieues de Beyrouth et de Tripoli connaissent une forte densification due à l’exode interne provoqué par la crise économique. Le journal indique que de nombreux immeubles construits sans permis posent des problèmes de sécurité, notamment dans les zones de Chiyah, Bourj Hammoud et Bab el-Tebbaneh. Les autorités municipales, citées par la publication, reconnaissent leur incapacité à faire respecter les règlements d’urbanisme en raison du manque de ressources. Al Sharq (29 octobre 2025) rapporte que le ministère des Travaux publics prépare un plan de régularisation pour intégrer ces constructions au réseau urbain et améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité.
Al Liwa’ (29 octobre 2025) évoque également la montée du chômage dans les périphéries urbaines. Le journal indique que les jeunes des quartiers populaires subissent un taux de chômage de 45 %, contre 18 % dans la moyenne nationale. Les programmes d’insertion professionnelle restent limités, faute de financement. Le quotidien cite un représentant de la Confédération syndicale libanaise appelant à un plan national d’emploi et à des mesures fiscales incitatives pour les petites entreprises.

Conditions de vie et sécurité alimentaire

Nahar (29 octobre 2025) décrit une dégradation rapide de la sécurité alimentaire. Le journal rapporte que 42 % des ménages déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins alimentaires de base, selon une enquête du Programme alimentaire mondial. L’organisation, citée dans l’article, a distribué 35 000 bons d’achat alimentaires en octobre, principalement dans le Nord et la Békaa. Al Akhbar (29 octobre 2025) souligne que la dépendance à l’aide humanitaire atteint des niveaux sans précédent depuis 2006. Le journal note que cette assistance risque d’être réduite dans les prochains mois si les financements internationaux ne sont pas renouvelés.
Ad Diyar (29 octobre 2025) mentionne la flambée des prix des produits agricoles et la pénurie d’engrais, conséquence directe de la crise énergétique. Les exploitants agricoles interrogés par le journal affirment que la hausse du coût du carburant compromet la rentabilité de la production locale. Le ministère de l’Agriculture prépare, selon la même source, un plan d’urgence pour subventionner le diesel agricole et favoriser les circuits de distribution internes.

Inégalités et fracture sociale

Al Sharq (29 octobre 2025) consacre un article aux inégalités régionales. Le quotidien explique que la concentration des investissements dans le Grand Beyrouth creuse l’écart avec les régions périphériques. Dans le Sud, les infrastructures scolaires et médicales demeurent largement dépendantes des financements internationaux. Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) rapporte que plusieurs municipalités rurales ont suspendu leurs services de collecte des déchets et d’entretien des routes faute de budget. Selon le journal, ces interruptions accentuent les tensions locales et provoquent des mouvements de protestation.
Al Liwa’ (29 octobre 2025) ajoute que le gouvernement a chargé le ministère des Affaires sociales d’élargir les programmes d’assistance directe, notamment les aides en espèces financées par la Banque mondiale. Cependant, le quotidien souligne que la distribution reste inégale et suscite des accusations de favoritisme politique.

Mobilisations sociales et revendications syndicales

Selon Al Akhbar (29 octobre 2025), les syndicats des enseignants, des douaniers et des employés municipaux ont annoncé une journée de grève nationale pour la semaine suivante. Les revendications portent sur la revalorisation des salaires, la régularisation des arriérés et la couverture médicale. Le journal rapporte que les discussions avec le gouvernement n’ont pas encore abouti et que la mobilisation pourrait s’étendre à d’autres secteurs publics. Nahar (29 octobre 2025) précise que les syndicats insistent sur la nécessité de rouvrir un dialogue social permanent.
Ad Diyar (29 octobre 2025) souligne que ces mouvements se déroulent dans un climat de colère populaire, où la population exprime une lassitude croissante face à la stagnation des réformes. Le quotidien rapporte que plusieurs ONG locales appellent à une concertation nationale sur les priorités sociales.

Crise environnementale et risques sanitaires

Al Sharq Al Awsat (29 octobre 2025) consacre un article à la gestion des déchets au Liban. Le journal indique que les sites de traitement de Bourj Hammoud et de Costa Brava approchent de la saturation, et qu’aucun nouveau plan de recyclage n’a été adopté depuis 2021. Le ministère de l’Environnement, cité par le quotidien, reconnaît l’urgence d’une réforme structurelle mais signale le manque de financement. Al Liwa’ (29 octobre 2025) rapporte que la pollution des nappes phréatiques dans la Békaa menace l’approvisionnement en eau potable. Le journal précise que des analyses menées par l’Université libanaise ont révélé des taux élevés de contamination bactérienne.

Dynamique communautaire et résilience sociale

Nida’ Al Watan (29 octobre 2025) note que malgré la crise, des initiatives locales émergent dans les villages et les quartiers populaires. Le journal cite des exemples de coopératives alimentaires et de programmes communautaires d’entraide. Al Akhbar (29 octobre 2025) rapporte que plusieurs associations de jeunes organisent des actions de nettoyage, des collectes de vivres et des programmes d’alphabétisation pour enfants déscolarisés. Ces efforts, bien que limités, illustrent la résilience d’une société en quête de solutions collectives.
L’ensemble des journaux du 29 octobre 2025 décrit une société libanaise en tension, marquée par la pauvreté, les inégalités régionales, les grèves sectorielles et la dégradation des services essentiels, dans un contexte d’épuisement économique et de dépendance accrue à l’aide internationale.

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