jeudi, février 19, 2026

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Revue de presse: Loi sur la «financial gap» et bascule au nord du Litani

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Fuite financière: un texte contesté avant même son examen

Le projet de loi sur la «financial gap» domine l’agenda gouvernemental. Dans Ad Diyar du 22 December 2025, la séance du Conseil des ministres est présentée comme le premier examen d’un texte attendu depuis plus de six ans, après le gel des dépôts et l’effondrement de la confiance bancaire. Le quotidien rapporte que le Premier ministre Nawaf Salam le décrit comme un projet de relance, censé reconstruire la confiance dans le système financier, mais il relève une campagne de contestation portée surtout par le secteur bancaire. Ad Diyar du 22 December 2025 indique aussi que des ministres des «Forces» s’orientent vers un refus, au nom d’un texte jugé contraire aux intérêts des déposants. 

Dans Al Quds du 22 December 2025, la réunion est qualifiée de séance «importante», organisée autour d’un intitulé d’«ordre financier» et de «restitution des dépôts». Le journal rappelle une réunion préalable au Grand Sérail, où Nawaf Salam annonce la fin de l’examen du projet, en présence du ministre des Finances Yassine Jaber, du ministre de l’Économie Amer al-Bassat et du gouverneur de la Banque du Liban Karim Souaid. Cette présence conjointe des ministres et de la Banque centrale installe d’emblée une question sensible, celle du partage des responsabilités et des pertes. 

Al Joumhouria du 22 December 2025 décrit la discussion comme un test parmi les plus délicats pour l’exécutif. Le quotidien met en avant l’ampleur sociale du dossier, en liant le sort de centaines de milliers de déposants à la formule retenue. Il souligne un paradoxe: banques et principales associations de déposants rejettent simultanément le texte, chacun estimant que la solution se fera à son détriment. Al Joumhouria du 22 December 2025 insiste enfin sur un principe déclaré central, la protection des droits des déposants et leur récupération, afin d’éviter que les victimes de la crise paient de nouveau. 

Le rejet bancaire se déploie aussi par des arguments de structure. Dans Al Quds du 22 December 2025, des «milieux bancaires» soutiennent que le projet chargerait la Banque du Liban de couvrir la totalité de l’écart, tout en blanchissant l’État de ses responsabilités. Selon ces sources, l’adoption du texte dans sa version actuelle risquerait de réduire ce qui reste des dépôts, car les banques ne pourraient pas, seules, mobiliser plus de 20 milliards de dollars pour financer une première tranche de restitution. Ces critiques s’ajoutent à la crainte d’une loi perçue comme un mécanisme d’amnistie financière, en raison d’une lecture qui mettrait l’accent sur la clôture des comptes plutôt que sur l’établissement des responsabilités. 

Ad Diyar du 22 December 2025 ajoute un élément de contexte externe. Le quotidien évoque des pressions arabes et internationales pour accélérer l’adoption, la loi étant présentée comme une condition au retour des capitaux et des investissements. Ad Diyar du 22 December 2025 affirme que ce texte s’inscrit dans un paquet de réformes à adopter rapidement, et il rapproche cette urgence d’autres dossiers jugés prioritaires par des partenaires étrangers. Dans cette lecture, des voix politiques pourront critiquer, mais elles auraient peu de moyens pour bloquer un processus devenu un passage obligé. 

Sécurité: la phase au nord du Litani annoncée

En parallèle, la une se déplace vers le volet sécuritaire, avec la promesse d’un passage au nord du Litani. Dans Al Joumhouria du 22 December 2025, Nawaf Salam est cité sur une programmation en étapes pour «limiter les armes». Après le sud du Litani, la phase suivante viserait la zone entre le Litani et l’Awwali, puis Beyrouth et le Mont-Liban, avant la Békaa et les autres régions. Le quotidien présente cette programmation comme un repère politique, car elle répond aux débats sur la suite du dispositif et sur la différence entre retrait des armes et simple encadrement.

Al Quds du 22 December 2025 détaille les circonstances d’une déclaration attribuée à Nawaf Salam. Le Premier ministre y est présenté après un entretien à Qoreitem avec l’ambassadeur Simon Karam, négociateur libanais au sein de la commission du «mechanism». Selon le journal, Nawaf Salam affirme que la première phase au sud du Litani est à quelques jours de l’achèvement, et que l’État est prêt à entamer la phase au nord du Litani sur la base d’un plan établi par l’armée, à la demande du gouvernement. Il insiste également sur la nécessité de fournir un soutien complet à l’armée, afin qu’elle exerce pleinement ses responsabilités. 

Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025 reprend la même annonce et l’inscrit dans un contexte de messages américains et israéliens sur la sécurité. Le journal cite Nawaf Salam sur l’imminence de la fin de la première phase et sur la préparation du basculement au nord du Litani. Il met aussi en avant l’idée d’un soutien à l’armée, décrite comme une condition de réussite du plan. Cette reprise donne au calendrier sécuritaire une portée diplomatique, au-delà de sa dimension interne. 

Sud Liban: frappes à Yater et alerte technique à Yaroun

Le terrain au sud du pays renvoie pourtant un signal d’instabilité persistante. Al Quds du 22 December 2025 rapporte deux frappes de drones sur une voiture et une moto à Yater, dans le caza de Bint Jbeil. Le journal cite un bilan officiel du ministère libanais de la Santé: un mort et des blessés. Il ajoute que l’armée israélienne affirme avoir ciblé des éléments liés à Hezbollah. Le même article mentionne des tirs lourds sur Kfar Chouba, qui ont endommagé des maisons, et il cite un «source de sécurité» israélienne évoquant une préparation à l’extension des opérations au Liban.

Al Bina’ du 22 December 2025 confirme le bilan transmis par le centre d’opérations d’urgence du ministère de la Santé, en parlant aussi de deux frappes sur une voiture et une moto. Le journal ajoute un élément technique: l’armée libanaise annonce la découverte, à Yaroun, d’un dispositif de surveillance israélien équipé d’une caméra, puis son démantèlement. Cette annonce renforce l’idée d’un front sud où le renseignement et les opérations de repérage restent actifs, malgré les mécanismes de suivi et les discours de trêve. Al Bina’ du 22 December 2025 rapporte aussi un appel de l’armée à la prudence face aux objets suspects.

Pression américaine: Lindsey Graham, Netanyahu et l’accusation de réarmement

Dans ce climat, la pression américaine réapparaît via une visite en Israël du sénateur républicain Lindsey Graham. Dans Annahar du 22 December 2025, Lindsey Graham accuse Hamas et Hezbollah de chercher à se réarmer, dans une déclaration diffusée par le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il dit avoir l’impression que Hamas ne se dirige pas vers le désarmement, mais vers le réarmement, et il affirme que Hezbollah tente de fabriquer davantage d’armes, ce qu’il juge inacceptable. Annahar du 22 December 2025 rapporte aussi la réponse de Benjamin Netanyahu, qui affirme que le sénateur a raison dans les deux cas. 

Al 3arabi Al Jadid du 22 December 2025 reprend la même séquence et situe Lindsey Graham parmi les alliés du président américain Donald Trump. Le journal relie cette posture au dossier de Gaza, en rappelant le rôle attribué à Donald Trump dans l’obtention d’un arrêt des combats. Il met en avant la manière dont Graham associe Gaza et le Liban dans un récit unique, où le réarmement supposé de Hamas et celui de Hezbollah forment un même danger. Le journal cite aussi la formule de Benjamin Netanyahu, qui encense Graham comme «ami» d’Israël.

Al Joumhouria du 22 December 2025 apporte un prolongement à partir des mêmes déclarations américaines. Le quotidien rapporte que Lindsey Graham affirme voir Hezbollah chercher à fabriquer des armes «plus létales», et il présente 2026 comme une année de «paix» par lutte contre des «méchants». Dans le même ensemble, Al Joumhouria du 22 December 2025 relaie des propos attribués à un responsable américain, selon lesquels Hezbollah maintiendrait des réseaux de contrebande d’armes actifs en Syrie et à travers la frontière avec le Liban. 

Al Quds du 22 December 2025, sur ce point, attribue à un responsable américain une description des routes de transfert. Le journal évoque une utilisation de la Syrie comme zone de transit et des réseaux opérant de part et d’autre de la frontière. Il ajoute que l’Iran utiliserait toutes les voies possibles, terrestres et maritimes, pour transférer des armes à ses alliés régionaux, dans une logique de priorité stratégique. Cette lecture, rapportée par Al Quds du 22 December 2025, nourrit la thèse d’une pression croissante sur Beyrouth, au moment même où l’État prépare l’élargissement du plan de l’armée au nord du Litani. 

Conditionnalité: réformes, calendrier et contrainte du terrain

Les deux dossiers, financier et sécuritaire, se rejoignent par la question de la conditionnalité. Ad Diyar du 22 December 2025 présente l’adoption de la loi sur la «financial gap» comme un passage exigé pour rouvrir l’accès aux investissements. Al Joumhouria du 22 December 2025 et Al Quds du 22 December 2025 présentent, de leur côté, la programmation de la limitation des armes comme un engagement structuré par étapes, sous regard extérieur. Dans le même temps, les frappes à Yater rapportées par Al Quds du 22 December 2025 et la découverte d’un dispositif à Yaroun rapportée par Al Bina’ du 22 December 2025 rappellent que le calendrier politique se déroule sous la contrainte du terrain.

Politique locale: Bras de fer sur la «financial gap» et lignes de fracture au sein de l’exécutifConseil des ministres sous pression autour d’un texte devenu symboleLa séance du Conseil des ministres du lundi 22 December 2025 se cristallise sur le projet de loi de la «financial gap». Ad Diyar, 22 December 2025, décrit un texte attendu depuis plus de six ans. Le journal le relie directement à la crise qui a enfermé les dépôts dans les banques. Il note que Nawaf Salam présente le projet comme une mesure «de sauvetage» et comme un levier pour restaurer la confiance. Toutefois, Ad Diyar, 22 December 2025, insiste sur l’hostilité frontale du secteur bancaire, qui mène une campagne contre le projet. La séance devient donc un moment de vérité politique, car elle oblige les ministres à se positionner. Dans le même numéro, Ad Diyar, 22 December 2025, évoque des «pressions extérieures» pour faire passer la loi rapidement. Le quotidien affirme que des partenaires arabes et internationaux la considèrent comme un passage obligé pour le retour des capitaux. Il ajoute que ce paquet de réformes serait suivi de près, au même titre que d’autres dossiers souverains. Cette lecture renforce une contrainte sur la politique locale. Elle réduit la marge d’un gouvernement qui veut apparaître maître du calendrier, mais qui avance sous injonction. De son côté, Al Liwa’, 22 December 2025, rapporte que l’opposition des banques s’est manifestée avant même la séance. Le journal parle d’un premier affrontement gouvernement-banques, décrit comme inédit. Il cite aussi l’hypothèse de débats prolongés, car des ministres devraient exiger des explications sur les mécanismes retenus. Cette dynamique installe une scène politique où la technique devient un terrain partisan. Les termes comptables servent alors d’arguments politiques. Promesse gouvernementale: protéger les déposants et reprendre l’initiativeLe gouvernement cherche à imposer un récit de protection des déposants. Al Joumhouria, 22 December 2025, place au centre l’idée de «restitution des dépôts» et d’«ordre financier». Le quotidien présente le texte comme une tentative de combler la faille entre autorités publiques, institutions financières et déposants. Il souligne que le pays finit l’année avec une rupture de confiance profonde. Dans ce contexte, l’exécutif tente de démontrer qu’il n’agit plus par mesures temporaires. Il veut installer une solution structurée. Al Liwa’, 22 December 2025, insiste sur l’argument de la reprise en main par l’État. Le journal affirme que la mise du projet sur la table du gouvernement constituerait une étape «vers la sortie» de la crise. Il met en avant une idée simple. Sans loi, il n’y a pas de cadre stable. Sans cadre, la contestation demeure. Cette ligne correspond à une stratégie politique classique. Elle consiste à passer de la gestion de crise au récit de réforme. Al Quds, 22 December 2025, ajoute un détail politique fort. Nawaf Salam annonce la finalisation du projet au Grand Sérail, en présence du ministre des Finances Yassine Jaber, du ministre de l’Économie Amer al-Bassat et du gouverneur de la Banque du Liban Karim Souaid. La présence du gouverneur donne au texte une portée institutionnelle. Elle lie aussi la Banque centrale aux choix de l’exécutif. Dès lors, la dispute ne vise plus seulement le gouvernement. Elle vise aussi l’architecture monétaire. Banques et déposants: une opposition convergente, mais pour des raisons opposéesLe rapport de force se distingue par une convergence rare. Al Joumhouria, 22 December 2025, explique que les banques contestent le texte, et que des associations de déposants le rejettent aussi. Le quotidien décrit un climat de colère des deux côtés. Cette convergence fragilise la capacité du gouvernement à trouver un appui social clair. Elle rend plus difficile la construction d’un compromis durable. Chaque camp accuse l’autre de vouloir transférer les pertes. Al Bina’, 22 December 2025, confirme cette double contestation. Le journal évoque un rejet simultané par des associations de déposants et par l’association des banques. Il souligne que le débat au Parlement sera un test pour les blocs, qui devront assumer un choix social. Dans cette perspective, la loi devient un instrument de tri politique. Elle révèle qui se place du côté des déposants, et qui privilégie la stabilité du système bancaire. Al Akhbar, 22 December 2025, adopte un angle plus accusateur. Sa une met en avant l’idée que «les banques se rebellent» et qu’elles se placent «au-dessus de la reddition de comptes». Le journal installe ainsi une lecture politique du dossier. La crise n’est pas seulement une faillite financière. Elle est aussi une crise de responsabilité. Dans ce cadre, la bataille sur la loi devient une bataille sur l’impunité. Le cœur du désaccord: qui porte les pertes et qui paie la restitutionLe désaccord principal porte sur la répartition des pertes. Al Quds, 22 December 2025, rapporte des arguments attribués à des milieux bancaires. Ces derniers disent que le projet chargerait la Banque du Liban de couvrir l’écart. Ils affirment aussi que l’État serait «blanchi» de ses responsabilités. Ils avancent un point concret. Les banques ne pourraient pas financer seules une première tranche massive, évoquant un besoin de plus de 20 milliards de dollars. Cette critique vise à fragiliser la promesse gouvernementale de restitution. Al Liwa’, 22 December 2025, décrit un autre aspect. Le journal explique que le projet est présenté comme un texte d’«ordre financier» et de «récupération des dépôts». Il mentionne une logique d’échelonnement, selon les catégories de dépôts et les besoins de liquidité. Il évoque aussi un objectif de restauration de la solvabilité du système bancaire, y compris de la Banque du Liban. Enfin, il mentionne la question des engagements de l’État envers la Banque centrale. Cette phrase est politiquement explosive. Elle remet l’État au centre de la facture. Dans ce cadre, la politique locale se heurte à une question simple. Si l’État reconnaît une part de pertes, il devra assumer un coût budgétaire. Si les banques portent l’essentiel, elles dénonceront une destruction de leurs bilans. Si, enfin, le déposant supporte l’ajustement, la colère sociale s’enflammera. Le projet oblige donc le gouvernement à arbitrer, puis à expliquer. Or l’explication est délicate, car la crise a déjà produit des injustices visibles. Beaucoup de citoyens ont vu des règles différentes selon les clients. D’autres ont subi des restrictions totales. Cette mémoire alourdit chaque débat.Les partis face à la séance: calcul de survie et risque de fracture gouvernementaleLes partis tentent de limiter leurs coûts politiques. Ad Diyar, 22 December 2025, affirme que les ministres des «Forces» s’orientent vers un refus d’avancer sur le projet. Le quotidien dit qu’ils considèrent le texte contraire à l’intérêt des déposants, après l’avoir étudié. Ce positionnement peut protéger le parti d’un vote impopulaire. Toutefois, il ouvre une attaque inverse. Le gouvernement peut accuser ces ministres de bloquer une sortie de crise. Nida’ Al Watan, 22 December 2025, affiche une posture plus radicale. La une présente le projet de la «gap» comme un «plan de destruction globale». Le journal lie aussi la question financière à un climat politique plus vaste, en reliant dossiers internes et rapports de force. Cette tonalité nourrit une polarisation. Elle pousse vers un discours de rupture, plutôt que vers une négociation technique. Dans la politique locale, ce type de cadrage influence l’opinion et rigidifie les positions des ministres. Al Joumhouria, 22 December 2025, décrit un contexte où les équilibres restent fragiles. Le quotidien souligne que la question des dépôts touche à la crédibilité de l’État. Elle touche aussi à la paix sociale. Dès lors, chaque parti cherche à éviter l’étiquette du camp qui aurait «liquidé» les droits des citoyens. Le calcul devient donc défensif. Il vise l’image, plus que la cohérence économique. Parlement: la prochaine bataille et le piège d’un vote impopulaireLa séance gouvernementale n’est qu’une étape. Ensuite, le texte ira au Parlement, où les blocs devront assumer un vote. Ad Diyar, 22 December 2025, insiste sur l’idée que l’opposition verbale ne suffira pas à bloquer, si des pressions extérieures poussent à l’adoption. Le quotidien évoque des voix critiques, mais il suggère qu’elles manqueraient de capacité d’empêcher le processus. Cette projection influence déjà les calculs internes. Elle encourage certains à négocier les détails, plutôt qu’à refuser le principe. Dans le débat public, la Chambre reste aussi un espace de déminage. Les blocs peuvent tenter d’amender, de diluer, ou de reporter. Chaque option a un coût. Un report prolonge l’incertitude. Une adoption rapide expose à une colère immédiate. Un amendement trop visible ouvre un soupçon de compromis avec le secteur bancaire. Ce dilemme pèse sur la politique locale, car les déposants suivent chaque mot. Ils cherchent des garanties concrètes. Ils se méfient des formules vagues.Banque du Liban et Karim Souaid: la question de l’autorité monétaireLa présence de Karim Souaid dans la séquence politique change la lecture du dossier. Al Quds, 22 December 2025, le cite comme présent lors de l’annonce de Nawaf Salam sur l’achèvement du texte. Ce détail installe un message. Le gouvernement veut apparaître aligné avec la Banque centrale. Il veut éviter un duel public entre institutions. Pourtant, cet alignement crée un autre risque. Il peut être interprété comme une mise sous tutelle monétaire du projet. Dans la politique locale, cette perception alimente les critiques, surtout après des années où la Banque centrale a été contestée. Le dossier ouvre aussi une question de méthode. Les banques demandent souvent des chiffres audités et une lecture unifiée des pertes. Les déposants demandent une restitution claire, avec calendrier et mécanismes. Le gouvernement, lui, cherche une loi qui rende l’action possible. Ces trois logiques s’affrontent. Elles produisent un débat confus, car chacun parle une langue différente. Les banques parlent bilans. Les déposants parlent droits. L’exécutif parle stabilité. Le résultat est une scène politique tendue.Sécurité intérieure: l’agenda du Litani comme variable politiqueLa politique locale se déroule aussi sur le terrain sécuritaire. Al Joumhouria, 22 December 2025, cite Nawaf Salam sur une programmation en étapes pour la limitation des armes. Après le sud du Litani, la phase suivante viserait la zone entre le Litani et l’Awwali. Puis viendraient Beyrouth et le Mont-Liban. Ensuite, la Békaa et d’autres régions. Le quotidien présente ce calendrier comme une réponse aux interrogations internes et externes. Il le relie au débat sur le choix entre désarmement et encadrement. Cette annonce a une portée politique interne. Elle oblige les forces au gouvernement à clarifier leur position. Elle met aussi l’armée au centre. Le gouvernement demande un soutien à l’institution militaire. En même temps, l’opinion observe les incidents au sud et les frappes. Elle se demande si l’État peut garantir la stabilité. Cette tension nourrit un climat où les dossiers s’additionnent. La loi financière devient alors un chapitre parmi d’autres, dans une séquence de pression continue.Tripoli et ordre public: quand une controverse devient un sujet politiqueLa politique locale n’est pas seulement institutionnelle. Elle touche aussi l’ordre public. Al Quds, 22 December 2025, rapporte une tension à Tripoli après l’arrestation du prédicateur Omar al-Abtah par la branche des Informations, sur décision du procureur général près la Cour de cassation. Le journal relie l’affaire à une controverse déclenchée par une vidéo. Il décrit ensuite des réactions dans la rue, avec des groupes demandant la libération du prédicateur. Dans ce type d’épisode, le pouvoir se retrouve pris entre la fermeté judiciaire et la gestion de la rue. Cet incident illustre une réalité. Le gouvernement affronte un empilement de crises. Il doit gérer la loi bancaire, le calendrier sécuritaire, et la cohésion sociale. Chaque tension locale peut devenir un test politique. Les oppositions l’exploitent. Les alliés s’en méfient. Et l’exécutif doit arbitrer, souvent sans marge.Un pouvoir coincé entre accélération et peur de l’explosion socialeLes journaux du 22 December 2025 convergent sur un point. La politique locale est entrée dans une phase où les décisions ne peuvent plus être différées. Ad Diyar, 22 December 2025, insiste sur l’urgence, sous pression extérieure. Al Liwa’, 22 December 2025, insiste sur la confrontation avec les banques. Al Joumhouria, 22 December 2025, insiste sur la fracture de confiance. Al Akhbar, 22 December 2025, insiste sur la question de la reddition de comptes. Nida’ Al Watan, 22 December 2025, pousse vers un récit de rupture. Dans ce mélange, l’exécutif avance, mais il marche sur une ligne fine. Il doit décider vite. Il doit aussi éviter l’étincelle sociale.

Citation et discours des personnalités politiques: Paroles d’autorité, lignes rouges et bataille de légitimité

Nawaf Salam: promesse de restitution et discours d’État face au soupçon

Le Premier ministre Nawaf Salam place son discours sur deux axes. Il parle d’abord d’argent, puis d’autorité. Dans Al Quds, 22 December 2025, il annonce que les déposants dont les dépôts sont inférieurs à 100.000 dollars récupéreraient intégralement cette somme en quatre ans. Il affirme que ce groupe représente 85% des déposants. Il ajoute que les déposants moyens et importants recevraient aussi 100.000 dollars, puis des obligations négociables correspondant au reste, sans réduction du principal. Cette formulation cherche à calmer la peur d’une coupe franche. Elle vise aussi à reprendre l’initiative politique sur un sujet où les citoyens n’entendent plus que des promesses. 

Dans le même Al Quds, 22 December 2025, Nawaf Salam relie la valeur des obligations à des revenus et à des actifs du bilan de la Banque du Liban, ou à des produits issus de la vente de certains actifs. Il veut donner une base matérielle à une restitution souvent perçue comme abstraite. Il tente aussi de déplacer le débat. Il ne s’agit plus seulement de “payer”. Il s’agit de “sécuriser” un mécanisme. Ce choix de vocabulaire n’est pas neutre. Il répond à une défiance ancienne envers les montages financiers. 

Ce discours s’appuie sur une mise en scène institutionnelle. Al Quds, 22 December 2025, rapporte que Nawaf Salam annonce l’achèvement du projet en présence du ministre des Finances Yassine Jaber, du ministre de l’Économie Amer al-Bassat et du gouverneur de la Banque du Liban Karim Souaid. Cette configuration est un message. Elle montre un exécutif qui veut afficher un front commun. Elle expose aussi ces responsables à une critique directe, car chacun représente une part de l’État financier. 

Nawaf Salam s’exprime aussi sur la sécurité. Dans Al Joumhouria, 22 December 2025, il décrit une programmation en étapes pour la limitation des armes. Après le sud du Litani, il cite une phase visant la zone entre le Litani et l’Awwali. Ensuite viendraient Beyrouth et le Mont-Liban. Puis la Békaa et les autres régions. Le discours cherche à cadrer l’après. Il veut réduire l’ambiguïté. Il veut aussi montrer que l’État décide du tempo. 

Ce même Al Joumhouria, 22 December 2025, présente cette parole comme un repère politique. Elle répond aux débats sur la différence entre désarmement total et encadrement dans des dépôts sous contrôle des forces régulières. Le journal rappelle aussi que Hezbollah maintient, selon lui, le principe d’une activité de résistance. Le discours de Nawaf Salam se place donc entre deux exigences. Il doit rassurer l’intérieur. Il doit aussi répondre à l’extérieur. 

Joseph Aoun: représentation, symboles et langage de la stabilité

Le président Joseph Aoun apparaît dans les journaux à travers un registre plus symbolique. Annahar, 22 December 2025, rapporte sa présence à Baabda lors d’une fête de Noël destinée aux enfants des employés de la présidence et de la Garde républicaine, aux côtés de la Première dame. L’événement relève du protocole. Il produit pourtant un message politique. Il met en avant une présidence présente dans le quotidien. Il renvoie une image de continuité institutionnelle, au moment où le pays discute de pertes, de dépôts et de tensions au sud. 

Annahar, 22 December 2025, met aussi en avant un langage de reconnaissance nationale qui passe par la culture. Dans le récit d’un hommage au poète de zajal Tali‘ Hamdan à l’UNESCO Palace, le quotidien rapporte qu’un message est lu “au nom” du président Joseph Aoun. Il insiste sur la valeur littéraire et patrimoniale de l’œuvre du poète et sur son rôle dans la transmission du récit populaire. Le discours présidentiel, tel que relayé, cherche à renforcer l’idée d’une identité commune. Il s’appuie sur un registre fédérateur. Il évite la confrontation directe. 

Ce type de présence est un choix de communication. Il ne règle pas le dossier bancaire. Il ne règle pas non plus la sécurité. Il tente toutefois de renforcer une ressource rare. C’est la confiance dans l’État, au moins comme symbole. Dans une période de contestation, ce langage sert de socle. Il sert aussi de protection. Un président qui apparaît comme une figure d’unité réduit, en partie, la pression sur l’exécutif, même si cela ne suffit pas. 

Lindsey Graham et Benjamin Netanyahu: discours de pression et normalisation du “réarmement”

Le débat libanais est aussi alimenté par des déclarations venues d’Israël et des États-Unis. Annahar, 22 December 2025, rapporte que le sénateur républicain Lindsey Graham accuse Hamas et Hezbollah de chercher à se réarmer. Il affirme avoir l’impression que Hamas ne va pas vers le désarmement. Il dit aussi voir Hezbollah tenter de fabriquer davantage d’armes. Il juge cela “inacceptable”. Annahar, 22 December 2025, ajoute que Benjamin Netanyahu confirme et soutient cette lecture. Ces phrases visent un objectif clair. Elles justifient une pression continue. Elles installent une narration où l’escalade devient défensive. 

Dans Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, Lindsey Graham est décrit comme un allié du président Donald Trump. Le journal insiste sur une mise en parallèle. Les déclarations sur Gaza et celles sur le Liban s’inscrivent dans le même récit. Il s’agit d’empêcher le retour d’un pouvoir armé, puis d’empêcher tout réarmement. Cette continuité rhétorique rend le dossier libanais plus vulnérable. Elle le relie à la guerre de Gaza. Elle le place dans un paquet régional. 

Al Joumhouria, 22 December 2025, reprend aussi le propos de Lindsey Graham sur Hezbollah. Le quotidien présente une formulation où l’organisation chercherait des armes “plus létales”. Il ajoute, dans le même ensemble, des propos attribués à un responsable américain sur des réseaux de contrebande d’armes actifs via la Syrie. Ce type de langage fonctionne comme une alerte. Il sert aussi de levier diplomatique. Il pèse sur la discussion interne autour de la limitation des armes. 

Al Quds, 22 December 2025, rapporte de son côté une lecture attribuée à un responsable américain. Le journal évoque la Syrie comme zone de transit et des réseaux opérant de part et d’autre de la frontière avec le Liban. Il ajoute que l’Iran utiliserait toutes les voies possibles pour transférer des armes à ses alliés. Ce discours soutient une pression accrue. Il rend plus difficile la séparation entre débat interne libanais et confrontation régionale. 

Les journaux libanais et la parole politique interne: contestation, accusation, et langage de rupture

Les discours politiques internes ne se résument pas à l’exécutif. Ad Diyar, 22 December 2025, rapporte que des ministres des Forces s’orientent vers un refus d’avancer sur le projet de loi de la «financial gap». Ils jugent le texte contraire à l’intérêt des déposants, selon le quotidien. Cette posture est un discours politique en soi. Elle met en avant un principe de défense sociale. Elle cherche à se dissocier d’un compromis impopulaire. Elle vise aussi à éviter une image de capitulation devant les banques. 

Ad Diyar, 22 December 2025, ajoute un élément qui transforme ce refus en pari risqué. Le quotidien affirme qu’il existe des pressions arabes et internationales pour accélérer l’adoption de la loi. Il suggère que des voix critiques pourront se faire entendre, mais qu’elles auront peu de capacité à renverser la dynamique. Cette idée change la valeur d’une opposition. Elle la rend plus symbolique. Elle peut devenir un simple marqueur identitaire. 

Le langage de la presse reflète aussi une bataille de légitimité. Al Akhbar, 22 December 2025, titre sur une rébellion des banques et sur l’idée qu’elles se considèrent au-dessus de la reddition de comptes. Même lorsqu’il ne cite pas un responsable précis dans la page visible, ce cadrage produit un effet politique. Il installe l’idée d’une lutte entre un peuple de déposants et un système bancaire protégé. Il pousse les responsables à se justifier. Il durcit les positions. 

Nida’ Al Watan, 22 December 2025, adopte un registre de confrontation. La une présente le projet lié à la «gap» comme un “plan de destruction globale”. Cette formule, même en titre, agit comme un discours. Elle vise l’émotion. Elle cherche la mobilisation. Elle réduit l’espace du compromis. Elle oblige ceux qui soutiennent le texte à se défendre sur un terrain moral. 

Al Liwa’, 22 December 2025, met plutôt en avant un langage de gestion. Le quotidien parle d’un premier affrontement gouvernement-banques. Il décrit une série de questions qui seront posées au gouvernement sur les mécanismes. Ce registre n’est pas neutre non plus. Il met en avant la rationalité. Il suggère que la politique doit passer par l’explication technique. Dans un climat de méfiance, ce langage peut rassurer. Il peut aussi apparaître comme une diversion. 

Discours et terrain: l’écart entre la parole et l’événement

Les discours politiques se heurtent au terrain, surtout au sud. Al Quds, 22 December 2025, rapporte des frappes de drones à Yater, dans le caza de Bint Jbeil, avec un bilan communiqué par le ministère de la Santé. Le journal mentionne aussi des tirs sur Kfar Chouba et des dégâts sur des maisons. Ce type d’événement change la valeur des discours sur la stabilité. Il rappelle que la souveraineté n’est pas seulement un slogan. Elle se mesure à des incidents concrets. 

Al Bina’, 22 December 2025, évoque aussi Yater et cite le centre d’opérations d’urgence du ministère de la Santé pour le bilan. Le journal ajoute la découverte à Yaroun d’un dispositif de surveillance équipé d’une caméra, annoncé par l’armée libanaise. Ce détail renforce un autre type de discours, celui de l’État sécuritaire. Il met en avant une armée active. Il soutient l’argument de Nawaf Salam sur le besoin de soutien complet à l’institution militaire. 

Dans ce contexte, le discours de programmation au nord du Litani prend un sens particulier. Il n’est plus une simple annonce. Il devient une réponse à une pression constante. Il devient aussi un pari politique. Si le terrain se dégrade, le discours perd de sa force. Si l’État obtient des résultats visibles, il regagne un peu de crédibilité. Al Joumhouria, 22 December 2025, présente ce calendrier comme une étape après l’achèvement annoncé au sud du Litani. Cela crée une attente immédiate. Cela rend l’échec plus coûteux. 

Ordre public et parole religieuse: quand une controverse devient un test politique

Les discours deviennent enfin explosifs lorsqu’ils touchent à la société. Al Quds, 22 December 2025, rapporte une affaire à Tripoli. Le journal évoque l’arrestation du prédicateur Omar al-Abtah par la branche des Informations, sur décision du procureur général près la Cour de cassation. Il relie cette affaire à une controverse déclenchée par une vidéo et décrit des tensions après l’arrestation. Dans un tel climat, la parole publique peut agir comme une étincelle. Elle peut aussi être utilisée comme un instrument de mobilisation. 

Ce type d’épisode révèle une donnée politique constante. Le pouvoir ne gère pas seulement la loi bancaire et la sécurité. Il gère aussi la cohésion sociale. Les discours des responsables sont donc scrutés. Les mots sur les droits, sur la foi, sur l’identité, prennent un poids disproportionné. Ils peuvent renforcer l’État. Ils peuvent aussi l’affaiblir.

Diplomatie: Pressions américaines, soutien à l’armée et diplomatie des «mécanismes»

Washington et Tel-Aviv: la diplomatie du délai et de la menace

La diplomatie autour du dossier libanais se durcit à travers un langage de délais. Annahar du 22 December 2025 décrit une «fenêtre» américaine de deux mois pour permettre à l’État d’avancer sur son plan de limitation des armes. Le quotidien insiste sur la montée des pressions israéliennes, entre menace de guerre et conditions imposées via la commission du «mechanism», notamment sur la zone de sécurité au sud. Annahar du 22 December 2025 présente ce cadre comme une négociation sous contrainte, où Washington cherche d’abord à clore le dossier au sud du Litani, puis à encadrer les armes au nord à travers une progression de l’armée. 

Dans ce climat, la visite du sénateur républicain Lindsey Graham à Israël devient un signal politique. Elle n’est pas une simple déclaration médiatique. Elle s’inscrit dans une ligne de pression, relayée par la scène israélienne et par des cercles proches du président américain Donald Trump. Les accusations de «réarmement» placent le Liban dans un récit régional unique. Elles réduisent l’espace de compromis interne. Elles renforcent aussi l’idée que la moindre lenteur sera interprétée comme une défaillance.

Le «mechanism» comme outil diplomatique central

La diplomatie récente s’appuie sur le «mechanism» comme un canal principal. Al Quds du 22 December 2025 rapporte que Nawaf Salam a reçu à Qoreitem le chef de la délégation libanaise au sein de ce cadre, l’ambassadeur Simon Karam. Le Premier ministre est cité sur un point précis. Il affirme que la première phase de la limitation des armes, au sud du Litani, est à quelques jours de l’achèvement. Il ajoute que l’État est prêt à passer à une seconde phase, au nord du Litani, sur la base d’un plan préparé par l’armée à la demande du gouvernement. Al Quds du 22 December 2025 souligne aussi l’insistance de Nawaf Salam sur la nécessité de fournir tout le soutien requis à l’armée, afin qu’elle assume pleinement ses responsabilités. 

Ce passage illustre une logique diplomatique nouvelle. Le langage n’est plus celui d’une intention générale. Il devient un langage de phases, de calendrier et de chaîne de commandement. L’objectif est clair. Il s’agit de prouver aux interlocuteurs extérieurs que l’État possède un plan, et qu’il peut l’exécuter. En même temps, ce discours expose le gouvernement. Il crée une attente mesurable. Il rend tout retard plus coûteux.

Soutien international à l’armée: l’argent comme condition de sécurité

Le soutien à l’armée apparaît comme un pilier diplomatique, pas seulement comme une aide technique. Al Quds du 22 December 2025 évoque une réunion à Paris, réunissant des personnalités françaises, américaines et saoudiennes, avec la participation du commandant de l’armée libanaise, le général Rudolf Haykal. Le journal précise que la rencontre s’est concentrée sur deux thèmes, l’argent et la vérification des faits. Elle a discuté d’un projet de conférence visant à mobiliser un soutien financier pour l’armée libanaise. 

Cette séquence éclaire une réalité diplomatique. La limitation des armes est présentée comme un objectif, mais sa mise en œuvre dépend d’une institution. Or cette institution a besoin de ressources. Le soutien devient alors une condition opérationnelle. Il devient aussi un outil de pression. Les bailleurs peuvent accélérer ou ralentir. Ils peuvent aussi conditionner.

UNIFIL et l’Irlande: une diplomatie du terrain et des dossiers judiciaires

La relation avec UNIFIL reste un champ diplomatique actif. Al 3arabi Al Jadid du 22 December 2025 rapporte la visite à South Lebanon du Premier ministre irlandais Michael Martin, qui s’est rendu auprès des forces de son pays déployées dans UNIFIL, au «Camp Shamrock» près de la frontière. Le journal rappelle qu’il avait rencontré Nawaf Salam à son arrivée à Beyrouth. Il lui a demandé de «réaliser la justice» dans le dossier du soldat irlandais Seán Rooney, tué le 14 December 2022 dans la zone de al-Aqbiya, près de Saida, et dont le principal condamné resterait en fuite selon le quotidien. 

Ce dossier n’est pas secondaire. Il agit comme un baromètre dans les relations avec les pays contributeurs. Il lie sécurité, justice et crédibilité de l’État. Il rappelle aussi que la diplomatie ne se joue pas seulement dans les sommets. Elle se joue dans les procédures, les arrestations, et la capacité à rendre des décisions effectives.

Netanyahu à Washington: test politique et message indirect au Liban

La diplomatie régionale se recompose aussi autour de la relation entre Israël et l’administration Trump. Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025 écrit que Benjamin Netanyahu «teste» à Washington les limites de la disposition de Donald Trump à la «prochaine guerre». Le journal évoque un retour en Israël des avertissements sur un «danger existentiel» iranien, avec des références à une reprise d’activité iranienne sur les missiles balistiques et le dossier nucléaire, dans un contexte rappelant, selon le journal, la période ayant précédé une attaque israélienne sur l’Iran lors d’une guerre de «12 jours» en June. 

Pour le Liban, cette séquence a un effet indirect. Elle renforce l’idée d’un agenda régional où plusieurs dossiers sont liés. Le dossier libanais peut être tiré vers le haut ou vers le bas selon la température irano-israélienne. Il peut aussi être utilisé comme un levier dans une négociation plus large. Cela augmente l’incertitude. Cela pousse l’État libanais à afficher des preuves de contrôle, afin d’éviter d’être entraîné.

«Financial gap»: diplomatie des réformes et pression internationale

La diplomatie ne se limite pas aux armes. Elle s’étend aux réformes financières, avec un discours de conditionnalité. Ad Diyar du 22 December 2025 affirme que de fortes pressions extérieures s’exercent sur les responsables libanais pour faire adopter rapidement la loi de la «financial gap». Le quotidien présente ce texte comme un passage obligé pour le retour des investissements et des capitaux. Il ajoute que des partenaires arabes et internationaux considèrent cette loi, ainsi que d’autres textes, comme devant être traités rapidement, dans un calendrier serré. 

Cette lecture pèse sur la diplomatie interne du gouvernement. Le pouvoir doit convaincre à l’extérieur qu’il avance. Il doit aussi convaincre à l’intérieur qu’il ne cède pas. La loi devient alors un objet de politique étrangère. Elle se transforme en preuve d’exécution. Cela explique l’accélération. Cela explique aussi la brutalité des réactions.

L’État cherche une cohérence: sécurité, financement, crédibilité

Les sources du 22 December 2025 dessinent une diplomatie en triangle. Le premier côté est sécuritaire, via le «mechanism» et les phases Litani. Le second est financier, via la «financial gap» et les attentes des partenaires. Le troisième est institutionnel, via l’armée et la justice, avec UNIFIL comme exemple concret. Al Quds du 22 December 2025, en citant la discussion entre Nawaf Salam et Simon Karam, met en avant une logique de transition ordonnée, du sud du Litani au nord, avec un plan militaire et une demande de soutien. 

Annahar du 22 December 2025, en parlant de délai et de conditions via le «mechanism», montre une dimension plus dure. La diplomatie devient un instrument de pression, pas seulement une médiation. Elle est adossée à la menace de guerre. Elle est aussi adossée à des exigences sur le terrain. 

Al Quds du 22 December 2025, avec la réunion de Paris, introduit enfin la logique des bailleurs. Elle lie sécurité et argent. Elle rappelle que les partenaires peuvent soutenir l’armée, mais aussi vérifier, contrôler, et demander des preuves. 

Une diplomatie de l’urgence, entre soutien et mise sous surveillance

Al 3arabi Al Jadid du 22 December 2025, en évoquant la visite du Premier ministre irlandais auprès de UNIFIL et sa demande de justice dans le dossier Seán Rooney, montre une diplomatie de suivi et de dossier. Ce n’est pas un discours général. C’est une exigence ciblée. Elle illustre une forme de mise sous surveillance, où chaque État contributeur à UNIFIL attend des résultats, et pas des promesses. 

Dans le même temps, l’actualité régionale décrite par Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025, autour de Netanyahu à Washington et du test des intentions de Donald Trump, rappelle que la diplomatie libanaise se déroule dans un environnement instable. Le pays doit négocier en interne, tout en évitant d’être aspiré par une confrontation plus large.

Politique internationale: Gaza sous pression, recomposition des alliances et crises internes au monde arabe

Gaza: reprise des alarmes humanitaires et fragilité de toute trêve

Al Bina’, 22 December 2025, rapporte une alerte de l’Organisation mondiale de la santé. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus affirme qu’au moins 1,6 million de personnes à Gaza feraient face à un niveau élevé d’insécurité alimentaire aiguë jusqu’à la mi-avril 2026. Il évoque un «pire scénario» avec reprise des combats et arrêt de l’aide, qui pourrait mener à un risque de famine d’ici mi-avril 2026. Il souligne aussi que le progrès contre la famine reste fragile, avec destruction des infrastructures, recul de la production locale et contraintes sur les opérations humanitaires. 

Dans la même séquence, Al Bina’, 22 December 2025, précise que plus de 100.000 enfants et 37.000 femmes enceintes ou allaitantes pourraient souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril. Le journal mentionne aussi qu’environ la moitié des structures de santé fonctionneraient partiellement et qu’elles manqueraient d’équipements et de fournitures, soumis à des restrictions d’entrée. Le texte insiste enfin sur un appel à autoriser l’entrée urgente de matériel médical. 

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, décrit une dynamique parallèle, centrée sur la violence et l’emprise territoriale. Le journal annonce une poursuite des frappes israéliennes et relie le bilan à l’accord de Gaza, en citant une hausse du nombre de morts depuis le début de sa mise en œuvre. Il insiste aussi sur la question des pénuries médicales à l’intérieur de l’enclave, en mentionnant des taux élevés de déficit en médicaments et consommables. La même une met en avant une lecture côté israélien, selon laquelle une réunion à Miami n’aurait apporté aucun progrès sur la mise en œuvre d’un plan américain. 

Ce double cadrage, sanitaire et politique, produit un même effet. D’un côté, l’urgence humanitaire revient au premier plan. De l’autre, l’idée de «plan» et de «mise en œuvre» montre que la guerre se poursuit aussi dans les négociations. Ensuite, la santé devient un indicateur politique. Elle mesure l’accès, les autorisations et la capacité de stabilisation. Enfin, elle sert d’argument dans la bataille des récits.

Cisjordanie: annonce de nouvelles implantations et durcissement structurel

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, indique qu’Israël approuverait l’établissement de 19 colonies en Cisjordanie. Le journal présente cette décision comme un signal de durcissement. Il la relie à une continuité de la stratégie d’implantation, au moment où Gaza reste au centre du conflit. Dans le même ensemble, la une insiste sur l’extension de la violence et sur l’absence de progrès dans des réunions décrites comme liées à un plan américain. 

Ce type d’annonce a un effet diplomatique immédiat. Il fragilise les médiations. Il nourrit la colère régionale. Il complique aussi les discours de désescalade. Puis il transforme la Cisjordanie en un second théâtre, au moins politique, même si Gaza reste la catastrophe centrale. Enfin, il renforce l’idée que la solution ne passe plus par des gestes ponctuels, mais par des choix de long terme.

Irak: «monopole des armes» et fracture entre factions

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, consacre une partie importante à l’Irak. Le journal présente le slogan «réserver les armes à l’État» comme un objectif poussé par Washington. Il souligne que la pression viserait le désarmement de factions et de milices, dans un contexte où le gouvernement ne comprendrait pas ces organisations. Il décrit une division nette, certaines factions se disant favorables, d’autres refusant. 

Al Sharq Al Awsat, 22 December 2025, confirme ce thème, en titrant aussi sur l’Irak et l’existence d’un clivage entre factions à propos de la limitation des armes. Le quotidien place ce sujet dans un paysage régional plus large. Il relie implicitement la question de l’autorité de l’État à la compétition d’influence entre Washington, Téhéran et les acteurs locaux. 

Le débat irakien ressemble à un test d’État. D’abord, il touche à la souveraineté réelle. Ensuite, il pose la question du calendrier. Enfin, il renvoie à une équation sociale, car les factions se justifient souvent par des récits de défense ou de résistance. En conséquence, chaque annonce se heurte à une peur d’affrontement interne. Et chaque compromis peut apparaître comme une capitulation.

Yémen: crise à Aden et consolidation de l’«intiqali»

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, décrit une accélération des tensions à Aden. Le journal évoque des mesures prises par le Southern Transitional Council, présenté comme exigeant la séparation, afin de renforcer son emprise militaire, sécuritaire et politique sur une grande partie du sud. Il souligne que ces évolutions approfondissent la confrontation avec d’autres pôles de légitimité. Il relie aussi ces tensions à des décisions judiciaires et à une lutte autour des institutions. 

Le fil conducteur est la fragmentation. D’abord, le conflit ne se réduit plus à une ligne de front unique. Ensuite, il s’ancre dans des administrations rivales. Puis il se joue dans la police, les tribunaux et les postes de contrôle. Par ailleurs, la compétition autour d’Aden renvoie à l’enjeu maritime et à l’économie locale. Enfin, elle confirme que la paix ne dépend pas seulement d’un accord national, mais d’un partage du pouvoir sur le terrain.

Tunisie: grève de la faim et bataille de droits

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, annonce une grève de la faim dans des prisons tunisiennes. La une présente ce sujet comme un fait social et politique. Elle l’inscrit dans une rubrique «société». Elle souligne un climat de tension autour des détentions et des mobilisations. 

Cette actualité prend une portée régionale. D’abord, elle renvoie aux droits des détenus. Ensuite, elle révèle une crispation entre autorités et oppositions. Puis elle attire l’attention sur la justice et la procédure. Enfin, elle rappelle que la stabilité politique se mesure aussi au traitement des prisonniers, pas seulement aux élections ou aux discours.

Soudan: mémoire de la révolution et internationalisation de la guerre

Al Sharq Al Awsat, 22 December 2025, met en avant la question soudanaise à travers plusieurs angles. Le journal évoque des jeunes qui commémorent l’anniversaire d’une révolution, «à l’époque de la mort», selon sa formule. Il cite aussi des tensions entre les Rapid Support Forces et des forces du Sud-Soudan dans une zone pétrolière, avec des versions contradictoires sur l’existence d’affrontements. Le quotidien évoque enfin des opérations d’évacuation d’employés d’organisations humanitaires d’une ville assiégée. 

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, mentionne aussi la présence de mercenaires colombiens qui renforceraient les rangs des Rapid Support Forces, selon sa une. Le journal présente cet élément comme un signe d’internationalisation et de professionnalisation d’un conflit déjà dévastateur. 

La guerre soudanaise se lit alors sur deux plans. D’abord, il y a la violence militaire. Ensuite, il y a la mémoire politique, celle d’une révolution et d’un espoir perdu. Puis vient la dimension extérieure, avec la présence de combattants étrangers ou d’accords sécuritaires transfrontaliers. Enfin, l’humanitaire redevient central, car l’évacuation du personnel montre une dégradation du terrain.

Syrie: opérations contre l’«État islamique» et rôle des États-Unis

Al Quds, 22 December 2025, rapporte une série d’opérations en Syrie contre l’organisation «Islamic State». Le journal cite une annonce du ministère syrien de l’Intérieur sur le démantèlement d’une cellule à Darayya, près de Damas, avec arrestation d’un chef et de six membres, et saisie d’armes et de munitions. Il mentionne aussi une opération de raid menée par des forces du «coalition» avec les Syrian Democratic Forces, dans l’est, avec bouclage, perquisitions et arrestations. 

Al Quds, 22 December 2025, rappelle que les frappes américaines ont touché des dizaines de cibles et qu’elles ont été présentées par Donald Trump comme une riposte forte à une attaque ayant coûté la vie à des Américains. Le journal insiste sur la continuité de la traque et sur la dimension internationale des opérations. 

Cette séquence illustre un paradoxe. La priorité sécuritaire reste dominante. Pourtant, la région est saturée de crises politiques. Les opérations antiterroristes deviennent donc à la fois une nécessité et un instrument. Elles servent à sécuriser. Elles servent aussi à affirmer une présence. Enfin, elles pèsent sur les rapports entre Damas, les forces locales et les puissances extérieures.

Russie et Corée du Nord: Moscou verrouille son discours

Al Bina’, 22 December 2025, rapporte une déclaration de Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. Elle affirme que Moscou ne mène pas de consultations avec la Corée du Sud sur les relations intercoréennes, et qu’elle ne discute pas une «problématique nucléaire» nord-coréenne décrite comme inexistante du point de vue russe. Elle rejette des informations sur des négociations officielles et parle de tentative de déformer une visite de délégation sud-coréenne invitée par une institution académique russe. 

Le journal ajoute que Moscou défend sa relation avec Pyongyang, en la reliant à une «partnership» stratégique signée en juin 2024. Il insiste sur une logique de long terme et sur un langage de fidélité politique. Ce cadrage montre une diplomatie russe plus rigide. Il vise à décourager toute séparation entre Moscou et Pyongyang. Il cherche aussi à contrer les pressions occidentales. 

Turquie et Venezuela: enjeux politiques et pressions américaines

Al Sharq Al Awsat, 22 December 2025, met en avant un débat en Turquie autour d’une loi liée à Abdullah Öcalan et à la reconnaissance d’une «question kurde». Le journal présente le sujet comme un tiraillement politique interne, avec des implications de sécurité. Il montre aussi que la question kurde reste un point de tension structurant. 

Le même Al Sharq Al Awsat, 22 December 2025, évoque la possibilité que Donald Trump exerce une pression sur Nicolás Maduro pour l’amener à quitter le pouvoir. Le journal présente cette hypothèse comme un test de l’influence américaine. Il relie la question à la stratégie de Washington. Il souligne aussi les incertitudes d’un tel scénario. 

Ces deux dossiers rappellent une continuité. La pression américaine ne se limite pas au Moyen-Orient. Elle se projette aussi en Amérique latine. En parallèle, les États cherchent à gérer des fractures internes, comme la question kurde en Turquie. Ainsi, les conflits identitaires et les rivalités de puissance se répondent. Enfin, ils nourrissent une instabilité globale qui rejaillit sur l’économie et les migrations.

Égypte: controverse religieuse et bataille du récit

Al Quds, 22 December 2025, rapporte une controverse en Égypte après des propos tenus par une présentatrice, Hind al-Dawwi. Le journal cite sa référence à un plan attribué à Mike Evans, présenté comme conseiller de Donald Trump, visant à former 100.000 évangéliques pour améliorer l’image d’Israël et en faire des «ambassadeurs» dans leurs pays. Al Quds, 22 December 2025, souligne que la communauté évangélique en Égypte a rejeté tout lien avec ce qu’elle appelle la «Christian Zionism», et qu’elle affirme une mission nationale et sociale. 

Cette polémique montre la puissance des récits. D’abord, elle lie religion et géopolitique. Ensuite, elle entraîne des réactions institutionnelles, avec des communiqués et des démentis. Puis elle nourrit une polarisation dans l’opinion. Enfin, elle confirme que l’axe israélo-palestinien produit des ondes de choc dans des débats internes, même loin du front.

Cinéma et culture: Gaza et la visibilité internationale

Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, mentionne aussi un sujet culturel lié à la Palestine, en signalant que trois films «palestiniens» iraient vers une sélection aux Oscars. Le journal place cet élément dans une rubrique «cinéma». Il montre ainsi une autre dimension du conflit, celle de la représentation mondiale. 

Ce type d’information agit comme un contrepoint. Il ne change pas la situation humanitaire. Pourtant, il modifie la visibilité. Il nourrit un débat public international. Il donne aussi aux sociétés un espace symbolique, même sous la guerre. Enfin, il rappelle que l’image est un champ de bataille, au même titre que la diplomatie.

Économie: Loi sur la «financial gap», bataille des dépôts et économie suspendue à la crédibilité

La discussion économique du 22 December 2025 se concentre sur un même axe. Il s’agit de la capacité de l’État à fixer des règles. Il s’agit aussi de la capacité du système bancaire à survivre. Enfin, il s’agit du sort des dépôts, devenu le principal fait social. Ad Diyar, 22 December 2025, décrit la séance du Conseil des ministres comme l’examen d’un projet attendu depuis plus de six ans, après l’éclatement de la crise et la rétention des fonds dans les banques. Le quotidien souligne que Nawaf Salam présente le projet comme un texte «de sauvetage» visant à restaurer la confiance. Cependant, il insiste sur une campagne dure menée contre la mouture, portée par le secteur bancaire. 

Dans Al Sharq Al Awsat, 22 December 2025, la même dynamique est résumée par un mot clé. Le projet «déclenche» la colère, à la fois chez les déposants et dans l’association des banques. Le journal ajoute que des remarques du Fonds monétaire international ont été formulées sur la version discutée. Ce détail devient un marqueur économique. Il renvoie à une loi surveillée, et donc à une souveraineté financière limitée. 

Al Joumhouriyat, 22 December 2025, situe ce débat dans une fin d’année marquée par une fracture. Le journal parle d’une «fuite» entre le gouvernement et les institutions financières, puis entre les banques et les déposants. Il présente le texte comme un examen pour l’exécutif, au moment où l’économie vit sous tension politique et sécuritaire. 

Dépôts: la promesse de 100.000 dollars et le pari de la confiance

Le cœur économique du projet se lit dans le traitement des dépôts. Al Quds, 22 December 2025, rapporte une annonce de Nawaf Salam sur un seuil central. Il dit que les déposants dont les fonds sont inférieurs à 100.000 dollars récupéreraient intégralement cette somme en quatre ans. Il affirme que ces déposants représentent 85% du total. Ensuite, il ajoute que les déposants moyens et importants recevraient eux aussi 100.000 dollars, puis des obligations négociables pour le reste, sans réduction du principal. 

Le même Al Quds, 22 December 2025, rapporte que Nawaf Salam insiste sur la valeur des obligations. Il dit qu’elles ne sont pas de simples promesses. Il les relie à des revenus et à des actifs du bilan de la Banque du Liban, ou aux produits de la vente de certains actifs. Le message vise un point précis. Il s’agit d’éviter que la restitution se transforme en chiffres virtuels, sans assise. 

Cette promesse produit pourtant un double effet. D’un côté, elle donne un cap compréhensible. De l’autre, elle ouvre une question immédiate. Qui finance le rythme, et avec quels actifs. Dans l’économie libanaise, cette question est devenue structurante. Elle conditionne l’investissement. Elle conditionne aussi la consommation. Enfin, elle conditionne la stabilité sociale, car le déposant n’est plus seulement un client. Il est devenu un acteur politique.

Cadre légal: «ordre financier» et retour aux standards de solvabilité

Al Liwa’, 22 December 2025, publie des extraits du projet et en souligne les objectifs. Le texte vise un cadre général pour «l’ordre financier» et la récupération des dépôts. Il prévoit des mécanismes de paiement selon les catégories de dépôts et les besoins de liquidité. Il affirme aussi viser le retour de l’équilibre et de la solvabilité du système bancaire, y compris de la Banque du Liban. 

Dans la même publication, Al Liwa’, 22 December 2025, rapporte des exigences sur la recapitalisation. Il évoque une réévaluation des actifs de la Banque du Liban par une société internationale. Il décrit aussi une revue complète des capitaux des banques, avec une obligation de recapitalisation selon des critères liés à «Basel 3», sur une période maximale de cinq ans. Il ajoute que l’échec exposerait les établissements à une réorganisation ou à une sortie du marché. 

Sur le plan économique, ce point est décisif. Il touche au crédit futur. Il touche à la capacité des banques à financer l’activité. Il touche enfin à la place de l’épargne dans l’économie réelle. Toutefois, la recapitalisation implique une question. Qui paie, et à quel prix. Les actionnaires craignent un effacement. Les banques craignent une disparition. Les déposants craignent une nouvelle ponction indirecte, sous une autre forme.

Banques: rejet de méthode et peur d’un transfert vers les déposants

L’association des banques insiste sur la méthode et sur les chiffres. Al Bina’, 22 December 2025, rapporte un communiqué qui fixe un préalable. Il demande une détermination précise et transparente de la taille de l’écart à la Banque du Liban, sur des données comptables auditées et unifiées. Ensuite, il exige une simulation financière réaliste, qui intègre les pertes et la valeur réelle des actifs non réguliers. Le communiqué affirme enfin que la logique du projet mènerait à l’effacement des fonds propres des banques, puis étendrait le portage des pertes jusqu’aux dépôts. 

Al Akhbar, 22 December 2025, décrit une autre facette de la posture bancaire. Le journal explique que l’association des banques chercherait à imposer un dialogue dans le gouvernement et au Parlement. Il ajoute que les banques préfèrent user de leur influence depuis l’intérieur, plutôt que d’aller vers une confrontation par la rue. Il rapporte aussi que l’association a décidé de s’éloigner de l’option de grève comme outil de rejet. 

Dans le même Al Akhbar, 22 December 2025, la critique s’inverse. Le journal présente les banques comme un acteur qui demeure partie du système, tout en cherchant à se placer au-dessus de la reddition de comptes. Cette lecture alimente une tension économique classique. D’un côté, le pays a besoin d’un système bancaire fonctionnel. De l’autre, la légitimité du système est contestée, parce que les dépôts ont été gelés.

Pressions extérieures: réforme exigée et promesse d’investissements

La dimension économique est aussi diplomatique. Ad Diyar, 22 December 2025, évoque des pressions extérieures importantes en faveur de l’adoption rapide de la loi. Le quotidien présente ce texte comme un passage obligé pour le retour des investissements et des capitaux. Il ajoute que des partenaires arabes et internationaux le placent dans une liste de réformes attendues dès le début de l’année suivante. 

Dans l’économie libanaise, cette logique produit un effet ambivalent. Elle peut accélérer la décision. Elle peut aussi fragiliser l’adhésion intérieure. Une réforme perçue comme imposée devient difficile à défendre. Pourtant, l’absence de réforme maintient la paralysie. Elle maintient aussi le risque d’une fuite plus forte des talents et des capitaux, ainsi que l’extension d’une économie informelle déjà dominante.

Gestion quotidienne: circulaires 158 et 166, coût et limites des réserves

En parallèle de la loi, la crise se gère encore par des dispositifs transitoires. Nahar, 22 December 2025, décrit l’exécution des paiements liés aux circulaires 158 et 166. Le journal mentionne des banques qui ont commencé à payer les montants mensuels, ainsi que des cas de retard compensés par des paiements majorés le mois suivant. Il indique aussi qu’il n’est pas permis de prélever des commissions sur ces paiements, tout en notant que certaines banques facturent un coût unique pour une carte bancaire dédiée. 

Surtout, Nahar, 22 December 2025, introduit des ordres de grandeur. Il estime le nombre de bénéficiaires à environ 350.000 déposants. Il indique que la hausse décidée représenterait une charge d’environ 850 millions de dollars par an. Il ajoute que la charge totale après ajustement dépasserait 3,3 milliards de dollars par an. Enfin, il affirme que la Banque du Liban supporte la plus grande part de ce coût, via des réserves déposées chez elle, décrites comme étant, en pratique, une partie des fonds des déposants. 

Ce passage éclaire un problème économique immédiat. L’État et la Banque centrale financent une respiration sociale. Toutefois, ils utilisent des ressources limitées. Le même Nahar, 22 December 2025, s’interroge sur la capacité de la Banque du Liban à poursuivre cette politique avec des réserves restantes réduites. Cette question est centrale, car elle relie le court terme au long terme. Elle lie l’apaisement social à la soutenabilité financière. 

Économie réelle: agriculture, crédit et projets de transition

L’économie ne se limite pas à la banque. Al Akhbar, 22 December 2025, introduit un angle sur l’agriculture, en évoquant un débat sur l’«exécution» de l’agriculture et sur la possibilité de stopper cette trajectoire. Le journal place cet enjeu dans la même édition qui traite de la loi financière, ce qui souligne une réalité. Sans crédit stable, l’agriculture et l’industrie restent fragiles. Sans système de paiement crédible, les chaînes de valeur se contractent. 

Al Akhbar, 22 December 2025, mentionne aussi un prêt obtenu par le Liban auprès de la Banque mondiale pour un projet de transformation verte dans le secteur agroalimentaire. Le journal indique un montant de 200 millions de dollars. Il ajoute que des montants seraient prélevés sur ce prêt pour financer l’exécution d’un plan. Cette mention illustre une tension. Les prêts sectoriels peuvent soutenir une modernisation. Cependant, leur utilisation dans un contexte de crise bancaire est surveillée et contestée. 

Dans les débats économiques libanais, cette articulation devient sensible. Les secteurs productifs demandent un appui. Les bailleurs demandent des garanties. Les citoyens demandent une restitution. Ainsi, chaque dollar mobilisé est disputé. Il peut être perçu comme une aide à l’économie réelle. Il peut aussi être perçu comme une ressource détournée de la question des dépôts.

Justice économique et «responsabilités»: une variable qui change la lecture de la réforme

Une partie du débat économique prend une forme morale et juridique. Al Joumhouriyat, 22 December 2025, parle d’un projet «courageux», mais «incomplet» et «impopulaire», qui tente de traiter l’écart né de l’effondrement financier et de la rétention des dépôts, décrite comme illégale. Le journal affirme que le projet cherche à atteindre un niveau élevé d’équité dans la distribution des pertes et dans le portage des responsabilités, tout en respectant des standards internationaux. Il cite aussi l’idée de se conformer aux recommandations du Fonds monétaire international. 

En face, Ad Diyar, 22 December 2025, rapporte un discours politique de rupture dans le dossier. Il publie une lettre adressée à Nawaf Salam, ainsi qu’aux ministres concernés et au gouverneur Karim Souaid. Le texte affirme que la confiance ne reviendrait que par la restitution complète des dépôts en espèces, même sur six ans. Il critique le projet gouvernemental, jugé injuste envers les déposants et envers l’économie. Il annonce aussi une stratégie d’opposition et une liste de députés qui s’y opposeraient. 

Ces deux lectures modifient la logique économique. Si la réforme est perçue comme équitable, elle peut rétablir une base de confiance. Si elle est perçue comme une légalisation des pertes sur les citoyens, elle peut casser la consommation et nourrir la fuite des capitaux. Dans les deux cas, l’économie réelle subit, car elle dépend du retour de règles crédibles.

Marché, investissement et calendrier: un pays bloqué entre deux risques

L’économie libanaise du 22 December 2025 apparaît donc prise entre deux risques. Le premier risque est l’inaction. Elle prolonge l’incertitude. Elle maintient la paralysie des crédits. Elle nourrit l’économie du cash. Le second risque est une loi mal acceptée. Elle peut déclencher une défiance plus dure. Elle peut aussi fragmenter la scène politique au Parlement.

Dans ce contexte, la promesse de restitution à 100.000 dollars, rapportée par Al Quds, 22 December 2025, agit comme un instrument de politique économique, et pas seulement sociale. Elle vise à relancer une partie de la demande. Elle vise aussi à réduire la tension. Pourtant, elle exige une crédibilité de financement, et une cohérence entre la loi et les circulaires déjà en cours, comme le décrit Nahar, 22 December 2025.

Enfin, la dimension extérieure, décrite par Ad Diyar, 22 December 2025, lie la réforme à l’investissement futur. Cela transforme l’économie en un test d’exécution. Si l’État adopte un cadre jugé crédible, il peut attirer des flux. Si le cadre apparaît contesté, l’attente se prolonge. Dans les deux cas, le pays reste suspendu à une question simple. Les règles seront-elles stables, et appliquées, ou resteront-elles des annonces.

Justice: Dossiers de corruption sanitaire, crimes majeurs et lutte contre la fraude documentaire

Diwan al-Muhasaba: retour offensif de la justice financière

Deux décisions successives de Diwan al-Muhasaba replacent la justice financière au centre de l’actualité. Annahar, 22 December 2025, décrit ces décisions comme une étape marquante dans le contrôle judiciaire de l’argent public. Le quotidien insiste sur un changement de méthode. Il ne s’agit plus seulement de qualifier des manquements. Il s’agit d’imposer des sanctions et de fixer des responsabilités financières, y compris à l’encontre de responsables de premier rang. 

Le premier dossier mentionné par Annahar, 22 December 2025, concerne des ministres des Télécommunications, décrits comme sanctionnés par des amendes et des obligations de restitution de sommes importantes au Trésor. Le journal présente ce volet comme un signal politique. Il indique que la justice financière veut montrer qu’elle peut atteindre des figures de haut niveau. 

Le second dossier, plus sensible socialement, vise le secteur hospitalier public. Annahar, 22 December 2025, souligne que l’affaire touche à la santé des patients et à leurs droits essentiels. Le quotidien parle d’un dossier “parmi les plus dangereux” au plan humain. Il évoque à la fois des soupçons de détournement et des pratiques médicales à risque, dans un établissement public stratégique. 

Rafiq Hariri University Hospital: médicaments anticancer, détournements et sanctions

Le dossier de l’hôpital public se concentre sur des pratiques liées à la chimiothérapie. Annahar, 22 December 2025, rapporte que des investigations menées par Central Inspection au sein de Rafiq Hariri University Hospital, notamment dans l’unité de chimiothérapie de jour, ont mis au jour une série d’agissements décrits comme dangereux. Le journal évoque le détournement de médicaments anticancéreux destinés à des patients qui les avaient obtenus gratuitement via le ministère de la Santé. Il parle aussi de l’utilisation de ces médicaments hors de l’hôpital, pour des usages privés. 

Selon Annahar, 22 December 2025, l’enquête mentionne également des demandes d’argent auprès des familles de patients, sans base légale. Le quotidien présente ces faits comme un double scandale. Il s’agit d’un préjudice financier pour la collectivité. Il s’agit aussi d’un risque direct pour des malades, dont le traitement dépend de produits coûteux et rares. 

Le même Annahar, 22 December 2025, précise le cadre institutionnel de la décision. Le jugement lié au dossier des médicaments anticancer émane de la deuxième chambre de Diwan al-Muhasaba. Elle est présidée par le juge Abdel Rida Nasser, avec les conseillers Elie Maalouf et Abdallah al-Fattat. Le journal relie ce développement à l’historique du dossier, en indiquant qu’une première décision provisoire du diwan remonte à 2019. 

Le volet nominatif du dossier est détaillé. Annahar, 22 December 2025, explique que le diwan a établi l’implication d’une infirmière, Elisaar Sobhi Hamoud. Elle aurait détourné des médicaments anticancéreux et les aurait sortis de l’hôpital. Le journal affirme qu’ils auraient ensuite été remis au docteur Hassan Khalifa pour une utilisation dans sa clinique privée. Il évoque aussi la vente d’une partie de médicaments et de matériels, comme des needles Huber, ainsi que des manipulations de doses et la non-restitution de médicaments excédentaires aux patients concernés. 

Dans la même décision, Annahar, 22 December 2025, indique que Diwan al-Muhasaba qualifie ces faits d’atteinte à l’argent public, en parlant d’appropriation illicite et de gaspillage. Le docteur Hassan Khalifa est décrit comme le principal bénéficiaire, soit par l’usage de produits détournés, soit par la perception de paiements sans justification légale. 

Les sanctions financières sont chiffrées. Annahar, 22 December 2025, rapporte que le diwan a imposé des sanctions et des titres de recouvrement d’une valeur de 744,087,500 livres libanaises contre chacun des deux, Elisaar Sobhi Hamoud et Hassan Khalifa. Le journal précise le mécanisme retenu. L’infirmière est sanctionnée au maximum de la disposition citée, avec en plus une amende équivalente à son salaire non net sur douze mois. Le docteur est aussi sanctionné au maximum, notamment pour n’avoir présenté aucune défense. 

Le dossier n’est pas clos. Annahar, 22 December 2025, rapporte que Diwan al-Muhasaba a considéré que certains faits constituent une infraction potentielle grave à la gestion des fonds publics, et qu’ils relèvent de dispositions précises. Toutefois, “par souci du droit de la défense”, le diwan n’a pas rendu une décision finale contre une personne citée dans le dossier à ce stade. Il lui a demandé de présenter sa défense dans un délai de trente jours. Le journal souligne aussi que le “dossier de la pharmacie” demeure ouvert. 

Ce point est central dans la lecture judiciaire. Il montre une approche en plusieurs étapes, avec respect formel des procédures. Il maintient aussi une pression publique, car l’affaire touche un secteur où les citoyens attendent des résultats visibles et rapides.

Homicide et violences sexuelles: le dossier de Naameh devant la Criminal Court in Mount Lebanon

La justice pénale occupe aussi une large place avec un dossier criminel lourd. Ad Diyar, 22 December 2025, relate un “decision zanni” rendu par la juge Nada al-Asmar, juge d’instruction principale en Mount Lebanon. Le quotidien affirme qu’elle a conduit l’enquête avec une lecture détaillée des preuves et des faits. Il décrit une construction du dossier fondée sur des éléments médicaux, techniques et des témoignages croisés. 

Ad Diyar, 22 December 2025, évoque des faits qualifiés de crimes majeurs. Le journal indique que la juge a classé les actes comme felony of intentional killing, felony of attempted killing, felony of rape and violent defloration. Il cite des références légales précises, dont les articles 549, 549/201, 503 et 512 du Penal Code. Il ajoute que l’accusé est renvoyé devant la Criminal Court in Mount Lebanon. 

Le quotidien précise un élément d’enquête. Il écrit que l’accusé a reconnu une tentative de meurtre d’un enfant, Ali, en le jetant à la mer pour masquer le crime. Ad Diyar, 22 December 2025, rapporte aussi qu’au cours d’un interrogatoire, le détenu aurait tenté de simuler un trouble mental par des comportements nerveux prolongés. La juge Nada al-Asmar l’aurait confronté à une séquence de preuves, ce qui aurait fait tomber cette ligne de défense et conduit à une confirmation de l’aveu, selon le journal. 

Dans Ad Diyar, 22 December 2025, l’accent est mis sur la portée du “decision zanni”. Le quotidien décrit une décision “claire” et “complète”. Il affirme qu’elle expose les responsabilités et prépare l’étape du procès. Il insiste aussi sur la dimension sociale du choc, en présentant l’affaire comme un rappel brutal des violences extrêmes et de leur traitement judiciaire. 

Fraud documentaire et immobilier: Information Branch et faux actes à Haret Sakher

La justice s’alimente aussi d’affaires de fraude quotidienne, avec un impact direct sur la sécurité juridique des transactions. Ad Diyar, 22 December 2025, rapporte un communiqué de la Direction générale des Forces de sécurité intérieure. Il indique que Information Branch a empêché une opération de vente de deux biens immobiliers, sur la base de documents falsifiés. La zone citée est Haret Sakher. 

Le quotidien explique que les enquêteurs ont reçu des informations sur une falsification de procurations et de documents immobiliers, dans le but de vendre un bien. Ad Diyar, 22 December 2025, rapporte que des investigations de terrain et de renseignement ont permis d’identifier le suspect. Il est désigné par ses initiales, N. D., né en 1978, de nationalité libanaise. Le journal le décrit comme ayant des antécédents en falsification et fraude. Il indique aussi qu’il était recherché sur la base de plusieurs warrants datés du 17 November 2025. 

Ad Diyar, 22 December 2025, précise que l’arrestation a eu lieu après une surveillance. L’homme a été interpellé alors qu’il effectuait des démarches liées aux deux transactions. Le journal présente cette affaire comme un exemple de fraude structurée, qui vise la propriété foncière et utilise des documents falsifiés pour produire un transfert illégal. 

Ce type de dossier touche une zone sensible. Il touche au cadastre, aux procurations, et à la confiance dans la signature. Il montre aussi une réalité. La crise économique a multiplié les tentations de fraude, car la valeur du foncier reste une réserve de richesse.

Tripoli: arrestation d’un prédicateur, enquête et tension publique

Le champ judiciaire inclut aussi des dossiers liés à l’ordre public et à la parole. Al Quds, 22 December 2025, rapporte la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant une fillette refuser de se photographier près d’un arbre de Noël, et refuser de participer aux fêtes de fin d’année. Le journal écrit que cette séquence a précédé une décision judiciaire. 

Selon Al Quds, 22 December 2025, Information Branch a arrêté le prédicateur Omar al-Abtah, “qui a enseigné aux enfants ce qui figure dans la vidéo”, sur décision du Public Prosecutor près la Court of Cassation, afin de l’interroger. Le quotidien ajoute que Tripoli a connu des tensions après l’arrestation, avec des groupes protestant et demandant sa libération. 

L’affaire est révélatrice d’un double enjeu judiciaire. D’un côté, il y a l’autorité du parquet et la logique d’enquête. De l’autre, il y a la réaction de rue, qui transforme une procédure en crise locale. Dans ce contexte, la justice est observée comme un outil d’ordre public, mais aussi comme une ligne politique.

Seán Rooney: justice attendue et dossier qui pèse sur les relations avec UNIFIL

Un dossier judiciaire libanais continue de produire des effets diplomatiques. Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, rapporte la visite du Premier ministre irlandais Michael Martin auprès des troupes irlandaises de UNIFIL, au “Camp Shamrock” près de la frontière. Le journal rappelle qu’il avait rencontré Nawaf Salam à Beyrouth avant son déplacement au sud. 

Dans Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, Michael Martin demande explicitement que justice soit rendue dans l’affaire du soldat irlandais Seán Rooney. Le journal rappelle que Seán Rooney a été tué le 14 December 2022 dans la zone de al-Aqbiya, près de Saida. Il ajoute que la personne principale condamnée dans ce dossier serait toujours en fuite. 

Cette dimension est importante pour la justice locale. Elle lie un dossier pénal à la crédibilité internationale de l’État. Elle pose aussi une question concrète. Une condamnation sans exécution complète, ou sans arrestation du principal condamné, fragilise la relation avec un pays contributeur à UNIFIL. Elle renforce aussi l’idée que l’impunité, même partielle, a un coût extérieur.

Justice et confiance: dossiers ouverts, procédures en cours et demande de résultats

Les titres du 22 December 2025 mettent en avant un mouvement. La justice financière exhibe des montants, des sanctions, et des délais de défense. La justice pénale produit des actes d’accusation lourds, avec renvoi devant une cour criminelle. La police judiciaire annonce des arrestations dans des affaires de fraude documentaire. Enfin, des dossiers sensibles, comme celui de Seán Rooney, restent suivis par des partenaires étrangers. Annahar, 22 December 2025, insiste sur la portée des décisions de Diwan al-Muhasaba, en les présentant comme une transition vers des sanctions directes et une responsabilisation plus nette. 

Dans Ad Diyar, 22 December 2025, le dossier de Naameh illustre une justice qui documente et qualifie des crimes graves avant procès. Le quotidien insiste sur la force probatoire et sur la structuration du dossier. 

Dans Al Quds, 22 December 2025, l’affaire de Tripoli montre le coût social d’une procédure lorsque la rue se sent visée. Le journal met en avant la tension qui suit une décision du parquet. 

Dans Al 3arabi Al Jadid, 22 December 2025, l’appel irlandais à “réaliser la justice” souligne un autre fait. Certains dossiers libanais dépassent le cadre interne. Ils deviennent des marqueurs de confiance entre le Liban et ses partenaires.

Société: Santé en crise, tensions de valeurs et vie quotidienne sous pression

Fêtes à Baabda: normalité affichée et besoin de cohésion

Dans Nahar du 22 December 2025, la scène sociale commence par une image de continuité. Le journal décrit une célébration à Baabda rassemblant plus de 500 enfants, issus des familles des employés de la présidence et des membres de la Garde républicaine. Joseph Aoun et la Première dame Nehmat Aoun sont présents. Le quotidien insiste sur la dimension familiale, sur l’ambiance de fête et sur une volonté d’offrir un moment de joie, dans un pays où l’année a été lourde.

Ce type d’événement a une valeur sociale spécifique. Il met en avant une institution qui cherche à montrer qu’elle tient. Il suggère aussi un besoin de repères. En période de crise, la société s’accroche souvent aux rites, aux fêtes et aux signes de stabilité. Cela ne réduit pas les tensions. Cela les recouvre parfois, sans les effacer.

Boissons énergisantes: alerte sanitaire et banalisation d’un risque

Dans Nahar du 22 December 2025, un autre sujet est mis en avant à travers un signal médical. Le journal indique qu’un cas d’accident vasculaire cérébral a rouvert le dossier des risques associés aux boissons énergisantes. Le traitement met l’accent sur une consommation devenue fréquente, surtout chez les jeunes, et sur une perception trompeuse de produits considérés comme anodins.

Le sujet touche directement la vie quotidienne. Il renvoie à des habitudes de travail et d’étude, à la fatigue, aux rythmes urbains et aux soirées. Il renvoie aussi à des pratiques de mélange avec d’autres produits, même lorsque cela n’est pas assumé. Dans un pays où les services de prévention manquent de moyens, l’alerte prend vite la forme d’un débat public, puis d’une demande implicite d’encadrement.

Ce dossier s’inscrit dans une anxiété plus large. La santé n’est plus vécue comme un domaine protégé. Elle devient une variable de crise, comme l’électricité ou l’eau. Les familles surveillent les médicaments. Elles surveillent aussi les aliments. Elles cherchent des repères fiables, alors que la confiance a été abîmée.

Hôpital public et confiance: choc moral autour des traitements lourds

Le social se lit aussi à travers la confiance dans les institutions de soins. Dans Nahar du 22 December 2025, le journal met en avant l’ouverture par Diwan al-Muhasaba d’un dossier lié à des médicaments anticancéreux dans un grand hôpital public. La mention en une donne une indication sur la sensibilité du sujet. Elle renvoie à une inquiétude directe des familles, car le cancer est associé à des coûts élevés, à des parcours longs, et à un besoin absolu de fiabilité.

Ce thème rejoint le vécu de nombreux foyers. Une partie de la société dépend de l’hôpital public. Une autre dépend du privé, mais sous contrainte financière. Dans les deux cas, la question des médicaments devient centrale. Les pénuries, les prix et la qualité créent une pression constante. Quand la justice intervient dans un dossier de traitements lourds, l’effet social est immédiat, même avant le procès. Il nourrit la peur. Il nourrit aussi une demande de sanctions.

Santé des femmes: la ménopause comme sujet de société et de prévention

Al Joumhouriyat du 22 December 2025 adopte un angle de santé publique, centré sur la ménopause. Le journal insiste sur le fait que cette période ne se réduit pas à des symptômes visibles. Il explique que la baisse des hormones modifie plusieurs équilibres du corps, dont le sommeil, l’humeur et le métabolisme. La page met l’accent sur des signaux souvent négligés et sur l’importance du suivi.

Le même Al Joumhouriyat du 22 December 2025 évoque aussi la question cardiovasculaire après la ménopause. Le journal souligne que le risque augmente et qu’un suivi régulier devient plus important, notamment dans un pays où les consultations et les examens représentent un coût.

Ce traitement a une portée sociale. Il ramène la santé des femmes au centre du débat public. Il rappelle aussi une inégalité persistante. Les femmes des zones rurales ou des foyers précaires ont moins accès aux spécialistes. Elles consultent plus tard. Elles compensent souvent par des solutions informelles. Dans un contexte de crise économique, la prévention devient un luxe. Cela transforme un sujet médical en sujet social.

Tripoli: une controverse de fin d’année qui bascule en tension publique

La société libanaise se tend aussi autour des symboles. Al Quds du 22 December 2025 rapporte la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, où une fillette refuse une photographie près d’un sapin de Noël et rejette la participation aux fêtes. Le journal indique que cette séquence a déclenché une polémique. Elle a ensuite conduit à une décision judiciaire.

Selon Al Quds du 22 December 2025, la branche de l’information des Forces de sécurité intérieure a arrêté le prédicateur Omar al-Abtah, sur décision du procureur général près la Cour de cassation, afin de l’interroger. Le journal décrit ensuite une tension à Tripoli. Des groupes protestent et réclament sa libération.

L’épisode met en lumière une fracture sociale. Il ne s’agit pas seulement d’une vidéo. Il s’agit d’une bataille de normes et de valeurs dans l’espace public. En période de crise, ces controverses se chargent d’émotion. Elles deviennent des exutoires. Elles donnent aussi un terrain d’affrontement à des acteurs qui n’ont pas de prise sur les dossiers économiques. La question sociale devient alors une question d’ordre public.

Monde du travail: signes de recomposition syndicale et inquiétude sur les droits

Dans Al Bina’ du 22 December 2025, une information sur l’élection d’une nouvelle direction au sein d’une organisation liée au monde du travail signale une activité syndicale qui se poursuit malgré la crise. Le journal mentionne ce renouvellement dans un contexte national tendu. Cela renvoie à un fait social de fond. Les salariés cherchent des canaux de représentation, au moment où l’inflation, les salaires et la protection sociale restent fragiles.

Même lorsque la presse ne détaille pas les revendications, le signal compte. Les travailleurs vivent une érosion du pouvoir d’achat. Les retraités vivent une fragilisation de la couverture de santé. Les jeunes vivent une incertitude durable. Dans ce cadre, les structures syndicales deviennent un indicateur de pression sociale, parfois avant des mobilisations.

Crise financière et société: le déposant comme acteur social et politique

Al Bina’ du 22 December 2025 traite la question de la loi de la «financial gap» comme un fait social. Le journal insiste sur une rupture du contrat implicite entre citoyens, banques et État. Il rappelle qu’avant la crise, la consommation, le crédit et la circulation de l’argent donnaient une impression de normalité. Il souligne qu’après l’effondrement, les dépôts sont devenus un sujet de survie, pas seulement d’épargne.

Cette lecture renvoie à un quotidien concret. Les dépôts bloqués influencent les loyers, les frais scolaires et les soins. Ils influencent aussi les mariages, les naissances et les départs à l’étranger. Les familles s’adaptent par le recours au liquide. Elles s’adaptent aussi par l’aide de proches de la diaspora. Mais cette aide n’est ni égale, ni illimitée. Ainsi, la crise financière crée une société à plusieurs vitesses.

Gaza: famine annoncée, malnutrition et effet moral régional

Le social ne s’arrête pas aux frontières. Al Bina’ du 22 December 2025 relaie une alerte du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Il affirme qu’au moins 1,6 million de personnes à Gaza feraient face à un haut niveau d’insécurité alimentaire aiguë jusqu’à la mi-avril 2026. Il avertit que le pire scénario, avec reprise des combats et arrêt de l’aide, pourrait conduire à un risque de famine d’ici la mi-avril 2026.

Le même Al Bina’ du 22 December 2025 ajoute des chiffres sur la malnutrition. Il évoque plus de 100.000 enfants et 37.000 femmes enceintes ou allaitantes susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë d’ici avril. Il indique aussi qu’environ la moitié des structures de santé fonctionneraient partiellement, avec des manques d’équipements et de fournitures soumis à des restrictions d’entrée.

Ce tableau agit sur la société libanaise par plusieurs canaux. Il agit par l’émotion. Il agit par les solidarités, via dons et collectes. Il agit aussi par la fatigue morale, car le Liban traverse déjà ses propres crises. Les images de Gaza renforcent une sensation d’étouffement régional. Elles alimentent des discussions dans les familles et dans les lieux de culte. Elles pèsent sur l’ambiance des fêtes de fin d’année.

Habitat et sécurité des civils: vivre dans le danger faute d’alternative

Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025 ajoute un autre angle social sur Gaza. Le journal cite la défense civile et évoque des dizaines d’immeubles résidentiels menacés. Il explique que des habitants vivent malgré tout dans des bâtiments endommagés, car les camps et les tentes ne garantissent pas la sécurité. Le texte insiste sur la contrainte du choix. Il ne s’agit pas d’un risque ignoré. Il s’agit d’un risque accepté faute d’options.

Ce type de situation renvoie à une dimension sociale universelle. Quand l’habitat n’est plus sûr, la famille perd son premier refuge. Cela crée une fragilité durable, même après la fin des combats. Dans un pays comme le Liban, qui a connu des destructions et des déplacements, cette réalité résonne fortement.

Déplacements et retours: la question syrienne comme fait social régional

Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025 aborde aussi les retours en Syrie. Le journal cite des indications liées au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et évoque des projections de retours en 2026, avec des mouvements déjà observés depuis December 2024. Le texte mentionne aussi des retours de déplacés internes vers leurs régions.

Pour la société libanaise, cette question reste structurante. Elle touche au marché du travail. Elle touche à la pression sur les écoles et les services de santé. Elle touche aussi au logement et aux loyers. Chaque chiffre devient un argument dans les débats publics. Pourtant, sur le terrain, la cohabitation se joue au quotidien, dans les quartiers, dans les commerces et dans les écoles.

Discours religieux et anxiété collective: peur de l’effondrement

Al Quds du 22 December 2025 rapporte des propos du mufti Ali Qabalan, qui alerte sur un risque d’effondrement des piliers du pays et appelle à protéger le Liban. Ce langage reflète une inquiétude sociale. Il montre une peur de rupture. Il montre aussi une demande implicite de stabilité, dans une période où les institutions sont contestées et où les tensions régionales restent fortes.

Dans la vie quotidienne, ce type de discours se mêle aux préoccupations matérielles. Il se mêle aux débats sur les dépôts. Il se mêle aux discussions sur les soins. Il se mêle aussi aux inquiétudes sécuritaires, surtout dans le sud. La société vit donc à la fois dans l’attente d’un apaisement et dans la crainte d’un basculement.

Entre rites de fête et pression du réel: une société qui tient par fragments

Les journaux du 22 December 2025 dessinent une société qui avance par fragments. Nahar du 22 December 2025 montre une fête à Baabda, qui renvoie au besoin de normalité. Le même Nahar du 22 December 2025 alerte sur les boissons énergisantes et sur des risques de santé, ce qui renvoie à une prévention fragile. Al Quds du 22 December 2025 montre une tension à Tripoli où une vidéo devient une crise locale. Al Bina’ du 22 December 2025 relie la crise financière à une rupture sociale, et il décrit aussi une catastrophe humanitaire à Gaza. Al Sharq Al Awsat du 22 December 2025 décrit des civils vivant dans des immeubles menacés et évoque les mouvements de retours en Syrie. Dans cet ensemble, la société libanaise apparaît prise entre deux impératifs. Elle cherche à préserver des gestes de vie. Elle doit aussi gérer un quotidien sous pression constante.

Culture: Saison de Noël, patrimoine du zajal et agenda des scènes locales

Marchés de Noël et «villages» festifs: une culture de proximité qui tient le pays

Dans Ad Diyar du 22 December 2025, la saison de Noël est décrite comme une dynamique nationale. Le journal parle de festivals et de «villages» de Noël qui se poursuivent du nord au sud. Il cite des pôles en Metn, en Keserwan et dans la Bekaa. Il ajoute que le sud maintient aussi des activités, malgré une situation sécuritaire difficile. Le tableau insiste sur la diversité des formats. Il est question de marchés, de musique, d’animations pour enfants et d’initiatives caritatives. Le quotidien présente cet ensemble comme un facteur de relance de la vie locale et du tourisme intérieur.

Cette description place la culture dans un rôle social direct. Les marchés deviennent des lieux de respiration. Ils permettent aux familles de sortir. Ils offrent aussi des revenus à de petits exposants. Les stands d’artisanat, les souvenirs, et les produits alimentaires structurent une économie courte. Dans Ad Diyar du 22 December 2025, la «Sahat al-Eid» de Zgharta-Ehden illustre ce modèle. La place est aménagée avec des kiosques. Le journal évoque des articles artisanaux, des objets de décoration, des restaurants, des jeux et des cadeaux. Il précise que l’espace reste ouvert jusqu’à la nuit du 23 December. Il mentionne aussi la mise à disposition de parkings gratuits.

Le même Ad Diyar du 22 December 2025 détaille l’ouverture de cet événement à Zgharta-Ehden. Il cite la participation de figures politiques et religieuses présentes lors de l’inauguration. Il mentionne notamment Toufic Frangieh et son épouse Lin Zidan Frangieh, Michel Doueihi, l’ancien ministre Ziad Makari, ainsi que l’évêque Joseph Naffaa. Cette présence donne au festival une dimension de vitrine locale. Elle transforme une manifestation culturelle en moment de représentation publique.

Concerts et récitals: la musique comme récit commun

La musique de Noël occupe une large place dans les exemples donnés par Ad Diyar du 22 December 2025. À Antelias, le journal rapporte un récital organisé à l’église Mar Elias, sous le patronage du député Ibrahim Kanaan. Le texte insiste sur l’affluence. Il parle d’une église pleine, avec des maires, des moukhtars et des habitants. Il met en avant le sens politique donné à la soirée. Ibrahim Kanaan exprime l’espoir que l’an prochain, le peuple ait récupéré ses droits, que l’État ait retrouvé sa souveraineté, et que l’armée soit présente sur tout le territoire. Le journal fait de cette phrase un marqueur. La musique devient alors une scène où s’exprime une attente nationale.

Ad Diyar du 22 December 2025 décrit aussi le contenu artistique du récital d’Antelias. Il cite le groupe des «quatre» chanteurs, Simon Obeid, Nader Khoury, Elie Khayyat et Jilberi Jallakh, avec la participation de la chanteuse Jessie Jleilati. Le journal précise qu’ils ont interprété ensemble 24 chants et chansons inspirés de Noël, sur 90 minutes. Il mentionne aussi des interventions de Dany Haddad et Gabriel Morad sous forme de méditations. Il relève enfin un discours du père Antoine Rajeh, supérieur du monastère, sur le sens de la joie et de l’espérance associés à Noël.

À Maghdoucheh, Ad Diyar du 22 December 2025 rapporte une autre soirée. Le journal situe l’événement à la basilique Sayyidat al-Mantara. Il indique que la chanteuse Abir Nehme y a animé un récital intitulé «al Milad al jayi». Il souligne un climat de Noël et la dimension familiale, en évoquant une participation de membres de la famille de l’artiste durant la soirée. Il ajoute qu’elle a chanté un répertoire de chansons de Noël appréciées du public.

Dans la Bekaa, Ad Diyar du 22 December 2025 évoque Deir el Ahmar. Il rapporte l’allumage de l’arbre de Noël et l’ouverture d’un marché, avec la participation du député Antoine Habchi. Le journal cite aussi l’évêque Hanna Rahmeh, qui insiste sur l’ouverture et le travail commun. Le texte souligne l’idée de préparatifs locaux, menés avec la municipalité et l’union des municipalités. Cette dimension compte dans une économie en crise. Elle met en avant des équipements réalisés sur place et une chaîne de solidarité de proximité.

Toujours selon Ad Diyar du 22 December 2025, Baalbek met en scène le même besoin de rassemblement. Le journal rapporte l’illumination d’un arbre de Noël sur «Sahat Maryam», avec un slogan centré sur la joie qui rassemble. Il cite la présence du président de la municipalité, Ahmad al-Tfeili, et du métropolite Mikhail Farah. Le texte mentionne aussi un chœur d’élèves de deux écoles qui interprète l’hymne national. Le message est explicite. La culture ici se lie à l’idée de coexistence et de ville ouverte.

À Zahlé, Ad Diyar du 22 December 2025 décrit une fête dédiée aux enfants de la paroisse Saint-André. Le journal parle d’environ 150 enfants, accompagnés de leurs familles. Il mentionne des séquences de divertissement et une distribution de cadeaux. Il cite aussi le prêtre Toufiq al-Fahl, qui félicite l’organisation et insiste sur l’entrée de la joie dans le cœur des enfants. Ce type d’événement relève du social, mais il s’inscrit aussi dans la culture festive du pays.

UNESCO Palace et zajal: un hommage national à Tali‘ Hamdan

Nahar du 22 December 2025 rapporte un événement centré sur le patrimoine. Le journal décrit une cérémonie au UNESCO Palace, dédiée au poète de zajal Tali‘ Hamdan. Il précise qu’elle est organisée sous le patronage du ministre de la Culture Ghassan Salameh. Il cite la présence de personnalités officielles, culturelles et religieuses. Il évoque aussi une salle remplie par des amateurs de zajal, avec un mélange d’applaudissements, de nostalgie et de mémoire.

Dans le même Nahar du 22 December 2025, Ghassan Salameh annonce, au nom du président Joseph Aoun, l’attribution à Tali‘ Hamdan de l’Ordre national du Cèdre, au rang d’officier. Le journal rapporte que le ministre transmet aussi les condoléances du président à la famille. Il indique qu’un message lu au nom de Joseph Aoun met l’accent sur la valeur littéraire et patrimoniale de l’œuvre. Il insiste sur le rôle du poète dans la transmission du récit populaire et du zajal libanais vers des tribunes de haut niveau, comme un pont entre littérature populaire et littérature classique.

Nahar du 22 December 2025 donne aussi des éléments sur les annonces politiques liées au patrimoine. Le journal rapporte que Ghassan Salameh souligne l’importance de la création populaire dans la culture nationale. Il annonce le lancement d’un chantier de restauration et de rénovation du UNESCO Palace. Il évoque aussi l’avancée d’un dossier visant à inscrire la dabké libanaise sur une liste de l’UNESCO, en exprimant l’espoir d’une reconnaissance comparable à celle obtenue par le zajal.

Le même Nahar du 22 December 2025 cite des prises de parole lors de la cérémonie. Le député Akram Chehayeb qualifie Tali‘ Hamdan de «conscience d’une nation» et de «voix d’un peuple». L’ancienne ministre Manal Abdel Samad demande aussi l’inscription de la dabké sur la liste de l’UNESCO. Le journal mentionne des témoignages de poètes. Il présente l’hommage comme un hommage à une poésie «gardienne» du patrimoine. Il ajoute enfin une intervention de la fille du poète, Sahar Hamdan, qui parle d’un héritage vivant et d’une parole qui ne meurt pas.

Baabda: spectacle pour enfants et culture de fin d’année dans l’espace institutionnel

Nahar du 22 December 2025 décrit un autre registre culturel, lié aux fêtes et au protocole. Le journal rapporte qu’à Baabda, plus de 500 enfants d’employés de la présidence et de la Garde républicaine participent à une célébration. Il précise que le gymnase est décoré pour Noël. Il évoque un spectacle musical assuré par l’artiste Ghanwa et son groupe, pendant environ une heure, avec la participation des enfants au chant et à la danse. Le fait n’est pas anodin. Il montre une culture festive qui s’invite aussi dans l’institution.

Cette scène rejoint un élément constant des fêtes au Liban. Les concerts et récitals ne sont pas seulement des produits culturels. Ils sont aussi des moments d’éducation et de transmission. Ils donnent une place aux enfants. Ils offrent une continuité aux familles. Dans le climat actuel, cette continuité prend une valeur particulière, car elle répond à une fatigue collective.

Agenda culturel: rendez-vous signalés dans les sources jusqu’au 23 December 2025

Ad Diyar du 22 December 2025 indique que «Sahat al-Eid» à Zgharta-Ehden reste ouverte au public jusqu’à la nuit du 23 December 2025. Le journal évoque des activités quotidiennes et des espaces de marché organisés en kiosques. Il signale aussi des facilités de stationnement.

Ad Diyar du 22 December 2025 mentionne l’existence de marchés et d’initiatives de Noël dans plusieurs régions, avec une présence marquée en Metn, Keserwan et Bekaa. Il insiste sur la continuité des activités, y compris dans le sud malgré les difficultés. Ce point donne un cadre aux sorties possibles sur la semaine de Noël, entre marchés, concerts et activités pour enfants.

Ad Diyar du 22 December 2025 cite des événements précis dans la Bekaa. Il mentionne Deir el Ahmar, avec l’ouverture d’un marché après l’allumage de l’arbre. Il cite aussi Baalbek, avec l’illumination d’un arbre sur «Sahat Maryam». Ces deux séquences sont présentées comme des initiatives municipales et communautaires, associant autorités locales, écoles et figures religieuses.

Ad Diyar du 22 December 2025 évoque aussi des rendez-vous à Maghdoucheh et à Antelias, sous forme de récitals et de soirées de chants. Le journal donne des détails sur les artistes et sur le contenu. Il insiste sur la dimension de rassemblement et sur la chaleur familiale des scènes.

Nahar du 22 December 2025 signale enfin un moment culturel distinct, l’hommage à Tali‘ Hamdan au UNESCO Palace. Il le situe dans une séquence de patrimonialisation du zajal et dans un agenda institutionnel, avec des annonces sur la restauration du UNESCO Palace et sur le dossier de la dabké.

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