Tag: crise bancaire
Dollars sous surveillance : le verrou bancaire persiste
Malgré une reprise économique partielle, les restrictions bancaires sur les retraits en dollars et les transferts internationaux persistent. Les banques appliquent des plafonds arbitraires, faute de loi sur les capitaux. Les particuliers et entreprises subissent des blocages, notamment pour les soins, les études ou les importations. Le projet de régulation reste au point mort, tandis que les tensions entre déposants et établissements s’accentuent. La normalisation du système bancaire demeure incertaine.
Banque du Liban : encadrement des retraits en devises et consolidation d’un système bancaire...
La Banque du Liban a officialisé le gel des retraits en devises sur les comptes ouverts avant 2019, entérinant une inégalité bancaire prolongée sans base légale claire. Cette mesure renforce un système d’exception, dans un secteur en crise de confiance totale. En l’absence de réforme du système bancaire ou de loi sur les pertes, la BdL agit seule, au risque de prolonger l’asphyxie du crédit et la désintermédiation de l’économie.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Les dépôts en dollars frais augmentent au Liban, malgré une stabilité globale du secteur...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en "dollars frais" ont progressé de 500 millions USD, malgré une stabilité globale des dépôts en devises. Ce mouvement reflète un regain de confiance partiel dans certaines banques, tandis que les anciens "lollars" continuent d’être réglés. Dans un contexte de liquidité étrangère en hausse mais de fonds propres en déclin, le secteur bancaire libanais reste structurellement affaibli et toujours en attente d’une restructuration complète.
Revue de presse du 20/05/25: tensions régionales et recompositions politiques à la lumière de...
La revue de presse du 20 mai 2025 propose une analyse des grandes thématiques dominantes dans l’actualité libanaise : guerre à Gaza, résultats des élections municipales, recomposition des forces politiques, pressions sur la justice et crises économiques persistantes. Elle revient aussi sur les enjeux diplomatiques autour de la visite présidentielle en Égypte et les failles structurelles du système judiciaire. Enfin, elle dresse un portrait nuancé de la société civile en recul et d’un secteur culturel résilient malgré l’abandon institutionnel.
Revue de presse du 10/05/25: Montée des tensions autour du Liban et affrontements politiques...
: Les journaux du 10 mai 2025 couvrent les tensions militaires croissantes autour du Liban, les affrontements internes sur les réformes, les pressions diplomatiques, la montée des conflits régionaux et l’aggravation de la situation économique. Joseph Aoun tente de préserver l’équilibre national face à l’impasse institutionnelle. Les positions internationales sur Gaza, le Yémen et le Cachemire structurent un contexte diplomatique instable. Le FMI et les bailleurs conditionnent leur soutien à des réformes toujours ajournées.
Un homme d’affaires obtient le droit de porter devant la justice britannique un litige...
Un homme d’affaires saoudien naturalisé britannique a obtenu gain de cause devant la Haute Cour de Londres pour contraindre Bank Audi à lui transférer 24 millions de dollars bloqués au Liban. Cette décision intervient sur fond de crise bancaire, avec 93 milliards USD inaccessibles aux déposants libanais. L’affaire pourrait créer un précédent pour d’autres résidents étrangers confrontés au gel de leurs avoirs dans les banques libanaises.
Perspective: déclin bancaire au Liban, contraction des dépôts et fuite des devises
#PERSPECTIVE: Au premier semestre 2025, les dépôts bancaires des résidents libanais ont chuté sous l'effet d'une fuite massive des devises et d'une perte de confiance généralisée dans les banques. Malgré des tentatives de stabilisation par la Banque du Liban, la contraction des dépôts fragilise toute perspective de reprise économique. Le Liban suit une trajectoire comparable à celle de l’Argentine et du Venezuela lors de leurs crises bancaires, avec un risque élevé d’effondrement systémique sans réformes urgentes.
Liban : contraction accélérée des liquidités bancaires et instabilité des instruments de paiement
Alors que de nouvelles coupures devraient être prochainement émises, le système bancaire libanais continue de s’enfoncer dans la crise en avril 2025. La contraction des dépôts, l’effondrement des paiements traditionnels et la raréfaction de la liquidité locale confirment l’instabilité du secteur. Malgré une apparente hausse des liquidités extérieures via les "fresh dollars", cette dynamique demeure fragile et exposée à de graves risques. Sans restructuration d’envergure et soutien international, une paralysie complète des circuits financiers semble inévitable dans les prochains mois.
Passation de pouvoir à la Banque du Liban : Karim Souaid succède à Wassim...
#ECO: Le 4 avril 2025, Karim Souaid a succédé à Wassim Mansouri à la tête de la Banque du Liban, promettant de recapitaliser les banques et de protéger les dépôts gelés. Mansouri a mis fin au financement de l’État et à Sayrafa. Une loi du 27 mars 2025 propose une restructuration du secteur bancaire avec une autorité indépendante et des outils comme le bail-in. Le ministre de la Justice a soumis une déclaration à la Commission anti-corruption.
Liban : Karim Souaid nommé gouverneur de la BDL par 17 voix sur 24...
#BDL: Le 27 mars 2025, Karim Souaid est nommé gouverneur de la BDL par 17 voix contre 24, malgré l’opposition majoritaire et les tensions entre Aoun et Salam. Critiqué pour son lien à une étude prônant un haircut de 80-90 % et son rejet des réformes du FMI, il manque de soutien international. Cette décision clivante, imposée par Aoun et le tandem chiite, fragilise un Liban en crise, loin d’un consensus salvateur.
Liban : Polémique autour de la nomination du gouverneur de la Banque du Liban
Michel Doueihi s’oppose à la nomination du gouverneur de la Banque du Liban, critiquant un candidat lié à une étude de Harvard prônant un haircut de 80-90 % sur les dépôts. Soutenu par des anti-réformes, il rejette la transparence et les exigences du FMI, menaçant les droits des déposants. Ce vote au Conseil des ministres, un « moment de vérité », pourrait sceller l’avenir économique du Liban en crise.
Enquêtes sur la crise bancaire et la corruption au Liban : une justice en...
#JUSTICE: Les enquêtes sur la crise bancaire libanaise, ouvertes en 2021, piétinent, sans mise en accusation malgré les investigations de Ghassan Oueidat sur des transferts illégaux. Le gel des avoirs par la Banque du Liban reste inefficace faute de coopération internationale. Plus de 18 dossiers de corruption dans les douanes, l’électricité et les transports, transmis depuis 2024, sont sans suite, révélant une justice paralysée par des blocages politiques et une culture d’impunité.
Yassine Jaber et l’ABL : un dialogue sous tension alors que Nawaf Salam pousse...
#DEPOTS: Yassine Jaber a rencontré l’ABL pour préparer les négociations avec le FMI, mais l’association, critiquée pour son inertie, bloque les réformes. Le même jour, Nawaf Salam, recevant des déposants, a exigé un audit juricomptable et la levée du secret bancaire.















