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Liban : Le vote du renouvellement de la FINUL est reporté
Le Conseil de sécurité de l’ONU a reporté au 29 août le vote sur le renouvellement du mandat de la FINUL, révélant des divergences entre partisans du maintien (Liban, France) et opposants (États-Unis, Israël). Le Liban défend la mission onusienne comme un rempart vital face aux violations israéliennes répétées au Sud-Liban.
Netanyahu salue la décision de désarmer le Hezbollah et met Beyrouth sous pression
#ACTU: Benjamin Netanyahu a salué la décision du gouvernement libanais de confier à l’armée un plan de désarmement du Hezbollah, tout en posant comme condition un démantèlement effectif des armes du mouvement chiite. Cette offre, perçue comme un ultimatum, survient dans un contexte de violations du cessez-le-feu et de frappes israéliennes persistantes. À Beyrouth, l’initiative soulève de fortes inquiétudes : entre pressions extérieures et divisions internes, la souveraineté nationale se retrouve à nouveau sous tension.
Le destin de la FINUL au Sud-Liban est en jeu
#ACTU: Le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter ce 25 août 2025 sur le renouvellement du mandat de la FINUL au Sud-Liban. Entre pressions israéliennes pour réduire son rôle et demandes libanaises pour maintenir une force de stabilisation, l’avenir des 10 800 Casques bleus déployés est incertain. Un choix décisif pour la stabilité régionale, alors que les violations du cessez-le-feu fragilisent déjà l’accord de novembre 2024.
Sud-Liban : pourquoi les capitales arabes se taisent face à l’escalade
Le silence des capitales arabes face à l’escalade au Sud-Liban interroge. Tandis que Joseph Aoun et Nawaf Salam appellent à un soutien régional, aucune capitale ne s’engage clairement. Entre prudence sécuritaire, calculs économiques et dépendance vis-à-vis de Washington, les États arabes privilégient la réserve. Ce mutisme, perçu comme un désengagement à Beyrouth, illustre une recomposition diplomatique où le Liban risque l’isolement face aux pressions internationales.
Liban-Israël : Paris et Washington à couteaux tirés sur la diplomatie de crise
Liban-Israël : Paris et Washington à couteaux tirés sur la diplomatie de crise
Contexte immédiat : une journée de tensions au Sud-Liban
Le 21 août 2025, les collines du Sud-Liban ont résonné d’une nouvelle inquiétude. À Kfarkela, l’armée israélienne poursuivait la construction d’un poste militaire, malgré les protestations répétées de Beyrouth. Depuis Baabda, le président Joseph Aoun a convoqué une réunion sécuritaire pour rappeler que la souveraineté nationale ne souffrait d’aucune ambiguïté. « La souveraineté ne se partage pas, elle se défend par l’État et uniquement par ses institutions », a-t-il martelé. Le Premier ministre Nawaf Salam a immédiatement relayé cette position auprès des chancelleries étrangères, déclenchant une vague d’initiatives diplomatiques. Dès lors, Paris et Washington se sont retrouvés engagés dans un bras de fer silencieux, chacun défendant sa vision du règlement de la crise. Derrière les portes closes des ambassades et des sièges onusiens, deux approches inconciliables se sont affrontées : celle de la France, attachée au maintien de la FINUL et à la symétrie des engagements, et celle des États-Unis, soucieux de conditionner tout apaisement à des concessions libanaises sur le terrain sécuritaire.
L’initiative française : préserver la FINUL et rassurer Beyrouth
Dès les premières heures de la journée, la diplomatie française a multiplié les signaux. Le ministre des Affaires étrangères, en lien direct avec l’Élysée, a contacté Joseph Aoun et Nawaf Salam. L’objectif était clair : réaffirmer que la Force intérimaire des Nations unies au Liban restait un pilier incontournable de la stabilité régionale. Paris craignait que les pressions américaines n’aboutissent à un affaiblissement de son mandat. Pour la France, la mission, renforcée depuis 2006 après la guerre, n’est pas seulement une opération internationale, mais également un symbole de son influence au Proche-Orient. À Beyrouth, les diplomates français ont insisté sur le caractère vital de ce dispositif. Une réduction de ses effectifs, ou une restriction de ses moyens opérationnels, reviendrait à laisser Israël agir sans contrainte au sud du Litani. Les responsables libanais ont abondé dans ce sens, soulignant que sans la FINUL, les incidents risqueraient de se multiplier. En parallèle, Paris a entretenu des contacts avec Tel-Aviv, afin de prévenir une escalade immédiate. L’ambassade française a rappelé que le chantier militaire de Kfarkela, considéré comme une violation flagrante de la résolution 1701, constituait une provocation inutile. En insistant sur la nécessité de « parler à toutes les parties », Paris entendait démontrer sa capacité de médiation et préserver son rôle historique de protecteur des équilibres au Liban.
La stratégie américaine : conditionner la désescalade
De son côté, Washington a opté pour une approche bien différente. L’envoyé spécial Tom Brak, missionné par la Maison-Blanche, a rencontré Nawaf Salam afin de lui transmettre les conditions américaines à toute désescalade. Le message était limpide : aucune avancée diplomatique n’est possible sans un engagement concret de Beyrouth à contrôler les activités militaires au sud du Litani. Derrière ce langage diplomatique se cachait une exigence précise, à savoir la réduction progressive du rôle militaire du Hezbollah dans cette zone sensible. Selon des participants à l’entretien, le Premier ministre libanais a répliqué que « la sécurité ne peut être définie unilatéralement ». Pour lui, exiger du Liban un contrôle absolu, alors même qu’Israël multiplie les provocations, revenait à imposer une paix à sens unique. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a durci l’alignement de son administration sur les positions israéliennes. Dans les couloirs du Département d’État, on ne cache pas que la stabilité du Liban passe, selon Washington, par le désarmement progressif des milices. Le discours officiel consiste à rappeler que la résolution 1701 prévoit l’interdiction de toute présence armée non étatique au sud du Litani. Dans cette perspective, les États-Unis estiment qu’un mandat robuste de la FINUL est inutile tant que Beyrouth n’assume pas son rôle sécuritaire.
Divergences de méthode : simultanéité contre conditionnalité
Cette opposition illustre une différence fondamentale d’approche. Pour Washington, toute désescalade doit être conditionnelle, chaque geste israélien devant être précédé d’une mesure libanaise. Paris, à l’inverse, plaide pour une simultanéité des engagements. La France considère qu’il est illusoire d’attendre du Liban des concessions unilatérales alors que la frontière sud reste sous pression militaire permanente. Dans les discussions, les diplomates français ont insisté sur le risque d’un engrenage si Israël poursuit ses travaux sans contrepartie. Les Américains ont rétorqué que céder face aux protestations de Beyrouth reviendrait à donner un blanc-seing aux groupes armés. Ces divergences se sont retrouvées jusque dans les couloirs de l’ONU, où les deux puissances ont tenté de rallier leurs alliés respectifs.
Le Conseil de sécurité : théâtre d’un bras de fer
Réuni pour examiner le renouvellement du mandat de la FINUL, le Conseil de sécurité a servi de caisse de résonance aux rivalités franco-américaines. Paris a défendu un mandat robuste, permettant aux Casques bleus de conserver leurs prérogatives d’intervention. Washington, au contraire, a plaidé pour une mission réduite à un rôle d’observateur. Les représentants européens ont soutenu la position française, tandis que les États-Unis ont trouvé un écho favorable auprès du Royaume-Uni et de certains pays d’Amérique latine. Dans les échanges à huis clos, la délégation française a souligné que la FINUL avait évité de nombreux incidents en maintenant une présence dissuasive. Les Américains ont accusé la mission de complaisance, arguant qu’elle fermait les yeux sur les activités du Hezbollah. Ce désaccord a empêché l’adoption rapide d’une résolution, repoussant les négociations à une date ultérieure.
Réactions libanaises : entre soutien et méfiance
Au Liban, les responsables politiques ont suivi ces débats avec attention. Nabih Berri a mis en garde contre toute tentative de réduire la mission. « Ce serait un coup porté à la stabilité de notre sud », a-t-il affirmé lors d’un entretien avec des diplomates européens. Nawaf Salam, pour sa part, a insisté sur la coopération entre l’armée libanaise et la FINUL, tout en dénonçant la construction du poste israélien comme une violation flagrante de la souveraineté. Dans le camp chiite, Naim Kassem a accusé Washington de vouloir transformer la mission en simple « décor diplomatique », dépourvu de moyens réels. Ces prises de position montrent que la classe politique libanaise s’efforce d’exploiter les divergences internationales. En privilégiant le dialogue avec Paris, Joseph Aoun et Nawaf Salam ont consolidé le soutien européen, tout en ménageant Washington afin d’éviter une confrontation ouverte. Cette stratégie d’équilibre, typique de la diplomatie libanaise, vise à maintenir le pays dans un espace de négociation malgré les tensions régionales.
Kfarkela, point de cristallisation
Le chantier militaire israélien de Kfarkela est devenu le symbole des tensions. Pour Beyrouth et Paris, il s’agit d’une violation manifeste de la résolution 1701. Pour Washington, il ne s’agit que d’une mesure défensive, rendue nécessaire par la présence du Hezbollah. Sur le terrain, les habitants vivent cette situation comme une épée de Damoclès. Des associations locales ont alerté sur l’impact psychologique de ces tensions sur les civils, en particulier les enfants. Dans les villages proches, la peur d’un nouvel affrontement s’installe, rappelant les souvenirs de 2006. Cette réalité concrète nourrit les arguments des responsables libanais, qui estiment que la diplomatie internationale doit se traduire en garanties tangibles pour les populations.
Chronologie des échanges diplomatiques entre Liban, Israël et États-Unis
Le 21 août 2025, les tensions militaires au Sud-Liban ont déclenché une intense séquence diplomatique entre Beyrouth, Tel-Aviv et Washington. Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont réaffirmé la souveraineté libanaise et le monopole des armes par l’État. L’émissaire américain Tom Brak a réclamé une réciprocité israélienne, tandis que Paris a défendu le rôle de la FINUL. Malgré ces échanges, les divergences sur la résolution 1701 persistent.
Hezbollah : la nouvelle ligne de Naim Kassem face au plan de désarmement
Depuis mars 2025, Naim Kassem dirige le Hezbollah avec une ligne prudente : coopérer partiellement au plan de désarmement Horsiyate el Silah tout en préservant l’arsenal stratégique. Ce choix vise à éviter la confrontation directe avec l’État libanais et la FINUL, tout en maintenant la dissuasion face à Israël. Entre soutien de Téhéran, pressions occidentales et tensions internes, cette posture illustre un équilibre fragile, visible jusque sur le terrain dans les zones de cohabitation militaire.
Israël–Iran : escalade militaire et pressions régionales sur le Liban
Les dernières 48 heures ont vu une intensification des tensions à la frontière sud du Liban, avec échanges de tirs, déploiements militaires et surveillance accrue. Le Hezbollah, l’armée libanaise, la FINUL et les forces israéliennes renforcent leur présence, tandis que la situation s’inscrit dans un contexte régional marqué par les frappes en Syrie et les pressions iraniennes. Des médiations internationales tentent de contenir une escalade qui pèse sur la stabilité du Liban.
Liban : entre le marteau américain et l’enclume iranienne
En 2025, le Liban subit des pressions opposées : Washington conditionne ses 200 millions de dollars d’aide militaire à un désarmement effectif, tandis que Téhéran renforce son soutien au Hezbollah avec des cargaisons d’armes et de carburant à prix réduit. Entre sanctions économiques, négociations discrètes et tensions politiques, le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam tentent de préserver un équilibre fragile dans un pays devenu l’échiquier d’une confrontation régionale.
Horsiyate el Silah : l’épreuve de vérité sur le terrain
Lancé en mars 2025, Horsiyate el Silah vise à récupérer les armes illégales et restaurer l’autorité de l’État libanais. Entre opérations militaires ciblées, pressions diplomatiques et résistances locales, le plan révèle les tensions politiques et communautaires du pays. Les chiffres officiels, encore modestes face aux estimations, illustrent l’ampleur du défi, dans un contexte où chaque avancée dépend d’un fragile équilibre entre sécurité, économie et alliances régionales.
Revue de presse du 12/08/25: bras de fer autour de la « Horsiyate el Silah »...
Le 12 août 2025, l’actualité libanaise s’articule autour du plan Horsiyate el Silah, avec des prises de position tranchées du Hezbollah, du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam. Sur la scène internationale, Beyrouth navigue entre pressions américaines, soutien iranien et dialogue européen. L’économie, fragile, souffre de tensions industrielles, de débats monétaires et de défis sociaux persistants, tandis que la culture continue d’exister par des initiatives locales et une mobilisation patrimoniale.
Dans les coulisses de l’enquête militaire sur l’explosion de Majdal Zoun
L’explosion du 9 août 2025 à Majdal Zoun, ayant coûté la vie à six soldats du génie de l’armée libanaise, fait l’objet d’une enquête militaire minutieuse. Reconstitution de l’intervention, analyses techniques et recherche sur l’origine des armes sont au cœur des investigations. L’incident, survenu dans un tunnel rempli de munitions, met en lumière les risques auxquels les forces armées font face et soulève des questions sur la sécurisation des dépôts clandestins au Sud-Liban.
Majdal Zoun, test de réalité : comment la mort de six soldats rebat les...
L’explosion à Majdal Zoun, ayant coûté la vie à six soldats libanais, a replacé le désarmement du Hezbollah au centre du débat politique. Entre pressions internationales, clivages internes et enjeux de sécurité immédiats, l’incident recompose les équilibres parlementaires et oblige l’exécutif à transformer la rhétorique en actions concrètes. La gestion des dépôts clandestins et l’articulation FINUL–armée deviennent les pivots d’une stratégie risquée mais potentiellement décisive.
Majdal Zoun : réactions politiques et diplomatiques après la mort de six soldats
Après l’explosion meurtrière à Majdal Zoun ayant coûté la vie à six soldats libanais, les autorités nationales et la classe politique ont exprimé leur émotion et leurs positions, tandis que les réactions diplomatiques se sont multipliées. Si toutes condamnent le drame et soutiennent l’armée, les divergences réapparaissent sur le dossier sensible du désarmement des milices. Sur la scène internationale, les appels à la coopération et à la retenue se sont intensifiés.















