Le Libanais est sans aucun doute un personnage hors pair! Il gère le volte-face et incarne aussi bien la fureur de vivre que le subtil désarroi. Le drame est appréhendé au quotidien comme une litanie.

A l’unisson, lors des retrouvailles, les coeurs et les bras ouverts semblent suffire pour colmater les inquiétudes, les angoisses légitimes et la perplexité de graves événements. La profondeur chez nous est bien souvent négligeable ou insondable faute de  répondants. Dans l’espace communicatif on privilégie le panache, la course aux standards, le commentaire des médias, le décor en toutes circonstances, l’esthétique déformant tous azimuts, le sourire irréversible, l’acte de gesticulation, l’emballement aux rumeurs et aux scandales.

Néanmoins, quand les masques tombent, le spectateur reprend les mêmes colères vis à vis de ses attentes stériles. Celles qui indiquent de faire ce qu’on décide pour lui. Cependant, pour grandir et ce de façon autonome, celà requiert des dispositions, une évolution et une maturation progressives dès le plus jeune âge et non dès l’âge adulte.

Quand la pragmatique nationale de l’engagement se traduit surtout par la volonté commune d’éviter le pire, il reste tant à construire et chaque jour sur le terrain du dialogue productif entre les adultes.
Le but est ici bien au delà de l’échange entre des intermédiaires sur des sujets qui ne mènent qu’à prévaloir des positionnements.
Il s’agit ici d’un tout autre échange. Celui où des chefs de partis aux divers hauts représentants de nos communautés s’engagent à des rapports directs, pragmatiques et ouverts au sujet d’un thème si urgent: Les propositions concrètes aux urgences multiples du citoyen.

Non, la volonté qui manque à tant parmi nous n’est plus une condition nécessaire au changement. Il suffit de regarder de près la vie que le libanais accepte de vivre. Va t’il encore taire des questionnements légitimes et se contenter d’assister aux mêmes diversions et à de semblables compromis?

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