« Université debout ! Restera debout pour s’acquiter de sa mission ! » (Père Salim Daccache)

Le 1er février 2022, le recteur de l’Université Saint-Joseph (USJ), Père Salim Daccache, a été auditionné au Sénat, à Paris, par la présidente du groupe interparlementaire d’amitié France Liban, Mme la sénatrice Christine Lavarde, vice-présidente de la délégation sénatoriale à la prospective et membre de la commission des affaires européennes.

Père Salim Daccache était accompagné de Mme Cynthia Ghobril, directrice de la fondation USJ, du Professeur Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine (USJ) et de M. Yves Choueifaty, membre du Conseil de gouvernance de la Fondation USJ.

Plusieurs sénatrices et sénateurs étaient présents et connectés lors de cette audition (règles Covid obligent) :

Mme Sylvie Goy-Chavent, sénatrice de l’Ain – Auvergne-Rhône-Alpes – (Les Républicains), vice-présidente du groupe amitié France Liban, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Mme Dominique Estrosi Sassone, sénatrice des Alpes-Maritimes – Provence-Alpes-Côte d’Azur – (Les Républicains), vice-Présidente de la comission des affaires économiques et membre de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

M. Rémi Féraud, sénateur de Paris – Ile de France (Socialiste, Ecologiste et Républicain), Président délégué du groupe Chrétiens d’Orient et Membre du groupe d’études statut, rôle et place des Français établis hors de France.

M. Bruno Belin, sénateur de la Vienne – Nouvelle aquitaine – (Les Républicains), Secrétaire de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et Membre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.

M. Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault – Occitanie – (Socialiste, Écologiste et Républicain), vice-président du groupe amitié France Liban, membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale.

Au cours de l’audition, Père Salim Daccache a fait une description détaillée des difficultés que rencontrent les universités au Liban, notamment l’USJ, « université privée avec 87% de ses programmes enseignés en langue française, un avant-poste de la francophonie dans un contexte de régression de la langue française au Liban », et les défis qu’elle doit surmonter face à la « misère économique » du pays tout en soulignant le basculement de plusieurs familles libanaises sous le seuil de pauvreté, notamment à cause de la forte des mesures de restrictions bancaires drastiques, du fait des plafonnements stricts de retraits aux guichets.

À ce problème financier et économique s’ajoute une crise politique d’ampleur qui a son impact sur le quotidien des libanais qui leur pèse trop lourd : « Vide politique et mauvaise gestion des affaires de l’Etat aboutissant à une crise financière : les avoirs des libanais sont gelés dans les banques avec une dévaluation terrible de la monnaie libanaise, même un euro à 23 000 libres libanaises fait qu’un enseignant qui trouve son salaire de 10 millions en libanais se retrouve avec 434 euros pour vivre avec une famille de 4 personnes  […] Dans le marasme ambiant nous avons lancé deux opérations d’aide et de secours en nourritures, médicaments et appui psychologique et spirituelle à la population de Beyrouth écrasée par la crise et l’impact de l’explosion du port du 4 août 2020 ».

L’université Saint-Joseph, rappelle son recteur, c’est cinq campus à Beyrouth, 3 autres régionaux au Liban : Liban Nord à Tripoli, Liban Sud à Saida, et le campus de la Békaa, à Zahlé, et aussi un campus à Dubaï. « C’est un avant-poste de la francophonie dans un contexte de régression de la langue française ; un outil géopolitique de la présence culturelle française au Proche et Moyen-Orient ».

Cette audition se place dans la continuité des actions de sensibilisation et de sollicitation que mène le recteur, Père Salim Daccache en France.

Pour rappel, le 6 décembre dernier, à l’assemblée Nationale à Paris, s’est tenue une conférence, que j’ai pu organiser, sur invitation de la député Nadia Essayan, vice-présidente du groupe parlementaire amitié France Liban, sur le thème : « Urgence pour le système de santé au Liban ». Elle avait comme objectif de pointer les difficultés rencontrées par les professionnels du système de santé libanais qui traversent une crise sanitaire sans précédent.

Santé et enseignement sont deux piliers d’une importance majeure pour le Liban. Et quand la misère frappe et secoue ces deux domaines dans un pays francophone, le pays du Cèdre et du miel, nos espoirs se retournent vers la France, encore et encore.

Je tiens à remercier Mme la sénatrice, présidente du groupe Amitié France Liban au sénat, Mme Christine Lavarde de m’avoir permise l’organisation avec son équipe et l’aboutissement de cette audition en espérant rapidement une suite favorable avec des solutions.

Jinane Chaker-Sultani Milelli

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