Israël-Turquie en Syrie : une nouvelle ligne de confrontation ?
Les frappes israéliennes du 18 août contre la base syrienne d’Abou al-Duhur révèlent une divergence stratégique croissante entre Israël et la Turquie. Ankara veut stabiliser les nouvelles autorités syriennes et participe à la reconstruction de leurs capacités. Israël entend empêcher l’apparition de forces ou d’équipements qu’il considère comme menaçants. Washington cherche désormais à créer un mécanisme de déconfliction entre Israël, la Turquie et la Syrie afin d’éviter qu’un nouvel incident ne provoque un affrontement direct.
Syrie : des tonnes de matière nucléaire refont surface
Les nouvelles autorités syriennes ont révélé à l’AIEA l’existence de plusieurs tonnes de matière nucléaire sur un site jusque-là non déclaré. Rafael Grossi s’est rendu en Syrie les 17 et 18 août 2026 afin de faire avancer une enquête vieille de près de vingt ans sur les activités nucléaires de l’époque Assad. La découverte ne constitue pas celle d’un stock de matière directement utilisable pour fabriquer des bombes. Elle pourrait en revanche permettre de reconstituer le programme clandestin associé au site d’Al-Kibar détruit par Israël en 2007.
Israël prépare les exécutions de prisonniers palestiniens
Itamar Ben-Gvir a annoncé le 18 août 2026 la construction d’une installation destinée aux pendaisons dans une aile pénitentiaire réservée aux futurs condamnés à mort. Cette décision concrétise la loi adoptée en mars par la Knesset, vivement critiquée par les Nations unies et plusieurs gouvernements pour son caractère jugé discriminatoire envers les Palestiniens. Le contraste est particulièrement marqué avec le Liban, où le Parlement a voté le 11 août l’abolition de la peine capitale après vingt-deux années sans exécution.
Beyrouth-Damas : la nouvelle relation à l’épreuve
Le transfert d’Adel Issa vers la Syrie constitue un premier test concret pour la nouvelle relation entre Beyrouth et Damas. Une version présente la décision comme l’application de la convention judiciaire de 1951, tandis qu’une autre fait état de pressions syriennes pour accélérer la procédure. Au-delà de ce cas, les deux États doivent reconstruire leurs mécanismes de coopération sur les détenus, les fugitifs, les disparus, la sécurité et la frontière, sans reproduire les rapports asymétriques du passé.
Trump revendique le détroit d’Ormuz pour les États-Unis
Donald Trump a publié le 18 août 2026 sur Truth Social une carte présentant le détroit d’Ormuz comme un « nouveau territoire américain ». Cette publication intervient après plusieurs déclarations dans lesquelles le président des États-Unis avait affirmé contrôler le passage grâce au dispositif naval américain et envisagé de le revendiquer. L’Iran a immédiatement rejeté cette prétention. Aucun acte juridique ne permet toutefois d’affirmer que le statut territorial du détroit, situé entre l’Iran et Oman, a été modifié.
Trump menace à nouveau de bombarder Oman
Donald Trump a de nouveau menacé de bombarder Oman si le sultanat entrave les objectifs américains dans le détroit d’Ormuz. La déclaration intervient alors que Mascate négocie avec Téhéran un arrangement sur la circulation maritime dans cette voie stratégique et que les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent bloquées. Aucune frappe contre Oman n’a été annoncée, mais la répétition de cette menace place sous pression un partenaire historique de Washington qui joue depuis longtemps le rôle de médiateur avec l’Iran.
Cisjordanie : les colons défient l’État israélien
À Qusra, en Cisjordanie occupée, quelques dizaines de colons israéliens ont réussi à assiéger pendant plusieurs jours des maisons palestiniennes et à résister à une intervention de l’armée. L’incident dépasse largement ce village situé au sud de Naplouse. Il révèle l’influence croissante du mouvement des colons sur le territoire, l’administration et la politique israélienne. Signe d’un malaise nouveau à Washington, l’ambassadeur américain Mike Huckabee, défenseur historique des colonies et soutien particulièrement solide d’Israël, est allé jusqu’à qualifier les auteurs du siège de « terroristes ».
Israël : le virage spectaculaire de Mike Huckabee
Mike Huckabee, ambassadeur américain en Israël et soutien historique de la droite israélienne, a qualifié d’« acte de terreur » le siège de familles palestiniennes par des colons à Qusra, en Cisjordanie occupée. Son changement de ton intervient après une succession de désaccords entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu sur l’Iran, Gaza et le Liban. L’alliance stratégique reste solide, mais Washington manifeste désormais beaucoup plus ouvertement ses limites face aux choix du gouvernement israélien.
Sanctions contre la CPI : Trump attaqué en justice
Quatre organisations de défense des droits humains ont saisi le 11 août 2026 un tribunal fédéral de New York pour contester les sanctions imposées par l’administration Trump contre la Cour pénale internationale et ses partenaires. Elles accusent Donald Trump d’avoir utilisé une « pseudo-urgence nationale » pour déclencher des pouvoirs économiques exceptionnels et affirment que le dispositif viole les Premier et Cinquième amendements. La plainte détaille également les conséquences des sanctions sur la représentation des victimes, les recherches sur les crimes internationaux et la coopération avec des responsables de la CPI.
Iran : le Mossad sanctionne l’échec du renversement
Le Mossad a retiré de leurs fonctions deux hauts responsables associés au plan israélien destiné à provoquer la chute du régime iranien pendant la guerre de 2026. Le chef de la direction du renseignement et celui de la division Iran avaient participé à un projet combinant frappes aériennes, mobilisation de groupes kurdes et déclenchement d’une insurrection intérieure. Le régime ayant survécu, les évictions ouvrent désormais en Israël une bataille sur les responsabilités, qui atteint Roman Gofman et Benjamin Netanyahu.
Trump cherche une sortie de guerre avec l’Iran
Donald Trump privilégie désormais une sortie négociée de la guerre avec l’Iran, centrée sur la réouverture du détroit d’Ormuz et la stabilisation du Golfe. Cette évolution inquiète Israël, qui craint qu’un arrêt des opérations ne permette à Téhéran de reconstituer ses capacités nucléaires et balistiques. Benjamin Netanyahu maintient donc l’option de nouvelles frappes, tandis que Washington cherche à empêcher une opération israélienne susceptible de faire échouer les négociations avec l’Iran.
Situation dans le Golfe : Ormuz sous tension
La situation dans le Golfe reste dominée par la crise du détroit d’Ormuz, où les tensions entre l’Iran, les États-Unis et les monarchies arabes exposent les flux énergétiques mondiaux. Les attaques signalées contre des navires, la hausse du risque maritime et la dépendance des économies régionales aux exportations de pétrole et de gaz placent Riyad, Doha, Abou Dhabi, Koweït, Manama et Mascate devant une équation délicate : protéger leurs intérêts sans provoquer une guerre ouverte.
Alerte américaine à l’Iran sur des tentatives Israéliennes d’assassinat de ses négociateurs
Les États-Unis auraient averti l’Iran, par des intermédiaires, de possibles intentions israéliennes visant Abbas Araghchi et Mohammad Bagher Ghalibaf, deux responsables engagés dans des discussions de cessez-le-feu. L’information, rapportée par la presse américaine, révèle une tension stratégique majeure : Washington aurait cherché à préserver un canal diplomatique jugé essentiel, tandis que le soupçon d’opérations ciblées menaçait de faire dérailler les pourparlers et de raviver les tensions autour du détroit d’Ormuz.
UNRWA : Trump veut l’écarter de Gaza
Le Conseil de la paix associé à Donald Trump affirme que l’UNRWA « n’a pas sa place dans le nouveau Gaza ». Cette déclaration vise à exclure l’agence onusienne de la reconstruction et de la gestion humanitaire future. Mais l’UNRWA n’est pas un prestataire du Board of Peace : elle relève de l’Assemblée générale de l’ONU. L’offensive soulève une question politique majeure sur le mandat des réfugiés palestiniens, à Gaza comme au Liban.




















