La bataille électorale a pris un nouveau tournant au sein même de la communauté sunnite et plus précisément entre les anciens premiers ministre Fouad Saniora et Saad Hariri.

De fortes tensions sont ainsi nées entre Saad Hariri et son ancien mentor qui soutien plusieurs listes électorales dans différentes régions libanaises. Quant à Hariri, il ne souhaiterait pas affronter les listes du Hezbollah suite à l’annonce de son retrait, accusant Fouad Saniora de vouloir “anéantir sa popularité”.

Ainsi, le drame causé par le naufrage de Tripoli a été l’occasion, indiquent certaines sources, d’une campagne en faveur de Saad Hariri et contre les candidats soutenus par Fouad Saniora. Par ailleurs, Ahmad Hariri, proche de Saad s’en est directement pris à Fouad Saniora. À Tripoli même, la colère populaire monte à l’encontre des Forces Libanaises, les habitants rappelant les vexations dont ils ont été victimes notamment au niveau de Barbara durant la guerre civile. Autre candidat en faisant les frais, l’allié local des FL, Ashraf Rifi aurait ainsi perdu de nombreuses voix.

Par ailleurs, après que Fouad Saniora ait réussi à convaincre certains candidats à se présenter sur des listes communes avec les Forces Libanaises notamment dans le premier district de la Békaa, une bataille électorale s’annonce avec cette fois-ci des candidats soutenus par Bahia Hariri. Ces tensions pourraient aboutir à des affrontements dans les rues libanaises, préviennent certaines sources sécuritaires.

Désormais il est attendu que Deir el Fatwa ou encore l’Ambassade Saoudienne au Liban tente une médiation entre les 2 hommes alors que Fouad Saniora apparaitrait désormais comme l’homme de Riyad au Liban.

Des craintes se font également ressentir au niveau de la participation de la communauté sunnite elle-même, ce qui pourrait aboutir à un échec de former une coalition capable de remporter les élections législatives, craint la représentation diplomatique saoudienne, à l’exemple de la 2ème circonscription de Beyrouth où les députés seront répartis entre les listes d’Al-Ahbash (2), du Groupe islamique (1) et de Fouad Makhzoumi (1), et la possibilité qu’il y aura un siège pour les listes des forces de l’opposition.

Seules 8 000 personnes pourraient ainsi voter, principalement des personnes opposées au Courant du Futur.

Face à cette problématique, les autorités saoudiennes et même les Etats-Unis pourraient directement financer l’achat de voix, alors que seules 5% à 7% des votants pourraient accorder leurs voix à la coalition Forces Libanaises, Fouad Saniora, PSP sans pour autant pouvoir garantir un résultat tangible sur le plan électoral selon certains sondages, note de son côté le quotidien Al Binaa.

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