Le quotidien arabophone libanais An Nahar a indiqué ce mercredi que la Lebanese Canadian Bank, accusée par les autorités américaines de blanchiment d’argent de trafic de drogue et d’être liée au Hezbollah, serait sur le point d’être cédée pour un montant évalué entre 500 à 600 millions de dollars. 4 établissements bancaires auraient exprimé leur intérêts directement à l’exécutif de l’institution bancaire, cela sans passer par la Banque du Liban.

Il s’agirait, selon le quotidien, de trouver une issue favorable pour l’établissement, dont les activités sont actuellement bloquées suite à la décision du Trésors Américain, les transactions des banques libanaises passant généralement par les USA.

Pour rappel,les autorités américaines avaient dernière serait liée à un supposé trafiquant de drogue dénommé Ayman Joumaa qui n’est qu’autre que le gendre du président de la Chambre Nabih Berri et qui s’était empressé de démentir toutes ses accusations. Ces accusations intervenaient alors que le président de la chambre faisait parti de l’opposition de l’époque. Certains analystes avaient vu une relation directe entre la mise en place de ses sanctions et l’attitude de ce dernier dans la chute du gouvernement Saad Hariri.

De son coté, la Banque Libanaise avait démenti tout lien avec ses derniers. La Lebanese Canadian Bank avait également annoncé sa volonté de coopérer avec les instances régulatrices pour démontrer son intégrité.

Riad Salamé, au moment des faits en tournée aux USA, avait également affirmé que la Banque, classée au 9ème rang des institutions bancaires libanaises avec des dépôts estimés à 5 milliards de dollars, joui toujours du soutien total de la BDL.