La tension monte dans les rues libanaises alors que le scrutin législatif prévu le 15 mai prochain s’annonce alors que les partis politiques traditionnels pourraient perdre une grande partie de leurs parlementaires.

Ainsi, un sondage effectué par l’institut Konrad Adenauer effectué sur un échantillonnage de 1200 personnes montrerait que 40% des électeurs libanais pourraient voter en faveur des candidats issus de la société civile. Les partis traditionnels n’obtiendraient qu’un nombre réduit de votants, comme le mouvement Amal avec seulement 3%.

Côté Forces Libanaises également, après un moment euphorique où ils pensaient doubler le nombre de leurs parlementaires, désormais, des inquiétudes se font sentir, certains craignant même une diminution du nombre de députés.

Cependant le mode de scrutin pourrait réserver de nombreuses surprises.

Cette baisse de popularité des partis politiques traditionnels semble amener certains à souhaiter un report des élections législatives. Des sources concordantes proches du Courant Patriotique Libre, mais également des Forces Libanaises, du Courant du Futur ou encore du Parti socialiste Progressiste semblent ainsi évoquer cette éventualité, même si publiquement leurs dirigeants indiquent souhaiter la tenue du scrutin.

Dans la rue, cette perte de pouvoir crainte par les partis traditionnels se reflète avec l’arrachage des portraits des candidats dans les rues de Tripoli suite au drame, mais également à Beyrouth. Hier, des centaines de manifestants ont ainsi défilé sur des motos dans les rues de la capitale

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