L’Assemblée générale des Nations Unies a voté en faveur de l’octroi de nouveaux « droits et privilèges » à la Palestine, exhortant par la même occasion le Conseil de sécurité à reconsidérer la demande d’adhésion de la Palestine comme 194e membre des Nations Unies.
La résolution, parrainée par les pays arabes et la Palestine, a été adoptée par 143 voix contre 9, avec 25 abstentions. Les États-Unis ont voté contre, aux côtés d’Israël, de l’Argentine, de la Tchéquie, de la Hongrie, de la Micronésie, de Nauru, de Palau et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Ce vote témoigne du large soutien international à l’adhésion complète de la Palestine aux Nations Unies, plusieurs pays exprimant leur indignation face à l’escalade du nombre de morts à Gaza et à la crainte d’une offensive majeure d’Israël à Rafah, une ville du sud où environ 1,3 million de Palestiniens ont trouvé refuge.
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Cette résolution accorde à la Palestine certains nouveaux droits et privilèges, mais réaffirme qu’elle reste un État observateur non membre, sans pleine adhésion ni droit de vote à l’Assemblée générale ou dans ses conférences. Les États-Unis ont clairement indiqué qu’ils bloqueraient l’adhésion et l’État palestinien jusqu’à ce que les négociations directes avec Israël résolvent les questions clés, notamment la sécurité, les frontières et l’avenir de Jérusalem, et conduisent à une solution à deux États.
Le vote de vendredi a nécessité une majorité des deux tiers et a largement dépassé le minimum requis de 118 voix. Des alliés des États-Unis, tels que la France, le Japon, la Corée du Sud, l’Espagne, l’Australie, l’Estonie et la Norvège, ont soutenu la résolution, bien que les pays européens soient très divisés.



