Le premier ministre sortant Hassan Diab a indiqué, au cours d’une réunion qui s’est déroulée ce mardi 8 décembre au Grand Sérail, que le programme de subvention sera rationalisé et non éliminé, répondant ainsi aux inquiétudes d’une partie de la population qui craint la fin des subventions à l’achat des produits de première nécessité, comme la farine ou encore les médicaments.

Hassan Diab a également accusé indirectement ses prédécesseurs d’être à l’origine de mauvais choix de politique économique conduite durant des années et par conséquent, des difficultés actuelles auxquelles fait face le Pays des Cèdres.

Cette réunion visait à permettre de prolonger le programme de subvention le plus longtemps possible au taux officiel de 1507 LL/USD alors que le taux de change au marché noir s’est, pour l’heure stabilisé au niveau du palier des 8 000 LL/USD.

Cette remise en cause du programme de subvention intervient en effet alors que les réserves monétaires disponibles de la Banque du Liban seraient sur le point de s’épuiser.

Certaines sources indiquent que si les subventions en faveur de l’achat de farine ou encore de certains médicaments devraient être maintenues, il serait question de les lever sur d’autres produits comme le Botox, qui bénéficiaient jusqu’à présent du programme.

Concernant les carburants, les subventions pourraient également être progressivement levées. Des interrogations demeurent sur l’utilisation des carburants des transports en commun, du fioul utilisé par les boulangeries ou encore concernant celui des centrales de production d’électricité.

Etaient présents à cette réunion les ministres de la défense Zeina Akar, des finances Ghazi Wazni, de l’éconmie Raoul Nehme, de l’industrie Imad Hoballah, du tourisme Ramzi al-Musharrafiya, de l’énergie Raymond Ghajar, de la santé Hamad Hassan et de l’agriculture Abbas Murtada, ainsi que le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé et le troisième vice-gouverneur de la Banque Centrale Salim Chahin.

Les observateurs estiment que la fin du programme de subvention en raison de l’épuisement des réserves monétaires disponibles ou nettes de la Banque du Liban ou encore le rationnement pourrait induire une pression supplémentaire sur les taux de change en défaveur de la livre libanaise. Ils mettent cependant en cause le gouverneur de la Banque du Liban pour avoir, depuis des années dissimulé d’importantes pertes de l’institution jusqu’à mener à la rupture et à l’effondrement actuel du système financier local.

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