Un mécanisme gelé, une inquiétude officielle assumée
Le gel des réunions de la commission chargée de surveiller le cessez-le-feu, souvent appelée « mécanisme », s’impose comme le point central de la journée. Dans Annahar du 21 janvier 2026, des informations jugées fiables décrivent une crise de fonctionnement. Le Liban n’aurait pas reçu de notification officielle d’annulation. Pourtant, une session prévue le 14 janvier a été repoussée de fait. Aucune nouvelle date n’est fixée.
Le même article insiste sur l’absence d’alternative crédible. Si le mécanisme s’effondre, il n’y a pas de solution de remplacement immédiate. Le texte évoque un « inconnu » qui s’ouvrirait sur le pays. Cette perspective explique la mobilisation des institutions pour éviter une rupture.
Dans Al Binaa du 21 janvier 2026, une lecture similaire apparaît. Un interlocuteur cité décrit une crise et l’absence de rendez-vous de remplacement. Le passage rappelle aussi que le retard du 14 janvier s’inscrit dans un contexte régional et dans les limites mêmes de l’architecture actuelle. Le quotidien souligne, lui aussi, l’idée que l’effondrement ouvrirait une phase de forte incertitude.
Le scénario d’une refonte: pression américaine et changement de cadre
Plusieurs titres décrivent des pressions pour modifier le format. Dans Al Akhbar du 21 janvier 2026, des informations attribuent à Washington une stratégie de remplacement de la commission actuelle par une structure nouvelle, à caractère politique. Le schéma évoqué serait une formule trilatérale. Elle serait présidée par un responsable politique américain de haut niveau. Le Liban et Israël y seraient représentés par des ministres ou responsables gouvernementaux.
Toujours dans Al Akhbar du 21 janvier 2026, l’ancien ambassadeur Simon Karam, présenté comme chef de l’équipe libanaise, fait part de sa préoccupation. Il avertit que la paralysie pousse « vers l’inconnu ». Il décrit aussi des demandes israéliennes très dures, au point que leur acceptation serait impossible pour Beyrouth.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 va plus loin dans la description d’un basculement de méthode. Le journal affirme que les réunions se sont arrêtées dans l’attente d’une formule différente. Il évoque un projet de négociation sous parrainage américain exclusif. Il ajoute que ce processus pourrait se tenir hors du Liban, sans préciser le lieu.
Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, un autre passage explique ce blocage par un désaccord sur la nature même du mécanisme. Certains voudraient en faire un cadre strictement sécuritaire. D’autres chercheraient à en faire l’entrée d’un parcours politique direct, parrainé par Washington, incluant des arrangements sécuritaires, politiques et économiques. Le texte mentionne aussi une demande israélienne de relever le niveau des négociations et de déplacer le lieu, en dehors de Naqoura, ce que le Liban refuserait.
La bataille sur la composition: France, Nations unies et tentation du tête-à-tête
La question de la composition devient un enjeu en soi. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, l’échec du mécanisme est attribué à ses problèmes de structure. L’article rappelle que la commission réunit cinq parties: le Liban, Israël, les États-Unis, la France et les Nations unies. Il affirme qu’Israël cherche à sortir Paris et les Nations unies du cadre actuel. L’objectif serait d’aller vers une négociation bilatérale directe.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 décrit aussi un climat de spéculation autour d’un changement de forme. Le quotidien parle d’un mécanisme gelé et d’hypothèses sur une commission limitée à des civils, sans militaires. Il évoque également une tentative d’écarter la représentation française.
Al Binaa du 21 janvier 2026 expose, de façon plus procédurale, un différend sur la tenue d’une réunion entre les chefs des délégations civiles libanaise et israélienne. Le texte rapporte que les États-Unis auraient suspendu le processus après une demande de la France et de la Finul d’éclaircir si cette réunion relevait du mécanisme. Le journal décrit ensuite une divergence nette. Les États-Unis et Israël affirment que cette réunion n’en ferait pas partie, ce qui justifierait l’absence de la France et de la Finul. Le Liban soutient au contraire que la réunion doit rester dans le cadre du mécanisme, avec participation française et onusienne. La conséquence décrite est la suspension des réunions et une pression pour qualifier le nouveau cadre de négociations politiques.
Les priorités libanaises: retour au Sud, reconstruction et rôle de l’armée
Au-delà du format, le contenu reste essentiel. Dans Annahar du 21 janvier 2026, le Liban met en avant deux priorités. La première est le retour des habitants du Sud à leurs maisons. La seconde est la reconstruction des villages et localités, présentée comme le cœur du volet économique. Le journal relie ces points au déploiement de l’armée libanaise et à son rôle au sud du Litani.
Al Binaa du 21 janvier 2026 reprend cette hiérarchie. Le texte insiste sur le retour des habitants. Il lie tout parcours économique à la reconstruction après ce retour. Il souligne aussi la volonté de consolider le rôle de l’armée et son contrôle au sud du Litani. Le journal ajoute que la proposition israélienne resterait centrée sur des considérations sécuritaires et sur la garantie de la sécurité d’Israël.
Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, la parole présidentielle sert de point d’appui à cette ligne. Joseph Aoun réaffirme, devant le corps diplomatique, une politique de limitation des armes à l’autorité légale et à l’armée. Le journal indique qu’il revendique une extension de l’autorité de l’État et un contrôle opérationnel du Sud du Litani par l’armée et les forces armées libanaises.
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 rapporte aussi ce message. Le texte cite Joseph Aoun sur le nettoyage de vastes zones de toute arme non légale dans le Sud du Litani. Il présente cette séquence comme un progrès inédit depuis quarante ans. Il relie ce cap à un refus d’entraîner le Liban dans des conflits extérieurs.
Le terrain continue: violations, frappes et pression sur le calendrier
Le gel institutionnel se déroule alors que les tensions persistent sur le terrain. Dans Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, des violations israéliennes du cessez-le-feu sont décrites. Le journal mentionne des bombardements dans le Sud. Il évoque aussi une frappe sur la localité de Sohmor dans la Békaa. Le même article indique que Nawaf Salam aborde le dossier libanais à Davos, dans ce contexte de dégradation sécuritaire.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 décrit, dans un autre passage, un « balancement » du paysage libanais entre ces attaques et le gel des réunions du mécanisme. Le texte insiste sur l’effet politique de cette simultanéité. Il souligne que la discussion sur un nouveau format se déroule pendant que les incidents se poursuivent.
Cette combinaison pèse sur le calendrier libanais. La reprise des réunions devient une urgence opérationnelle. Dans Annahar du 21 janvier 2026, l’idée domine que le Liban cherche à « réveiller » le mécanisme, faute de mieux, et qu’il prépare sa défense politique à Naqoura.
Joseph Aoun et le Hezbollah: une ligne de souveraineté qui fracture
Dans les journaux, la question du mécanisme se superpose à une tension interne majeure. Dans Al Joumhouria du 21 janvier 2026, des milieux politiques parlent d’un élargissement de l’écart entre Joseph Aoun et le Hezbollah. Le texte relie cette évolution à une interview télévisée de bilan de première année, puis à un discours du secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem. L’allocution de Joseph Aoun devant le corps diplomatique, et les réactions dans l’environnement du Hezbollah, auraient ensuite accentué la fracture.
Al Sharq du 21 janvier 2026 décrit la même dynamique, avec un vocabulaire plus frontal. Le journal écrit que Joseph Aoun insiste sur l’application des décisions gouvernementales relatives à la limitation des armes aux forces légales. Il ajoute que cette insistance se fait malgré l’opposition du Hezbollah à une limitation générale au sud du Litani et malgré les avertissements de Naim Kassem.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 nuance cependant l’idée d’une rupture totale. Le quotidien affirme que le Hezbollah juge certains propos présidentiels en dehors du cadre convenu et estime que Joseph Aoun doit clarifier. En parallèle, le journal assure qu’il n’existerait pas de décision de boycott et que les canaux de communication resteraient ouverts, même si le climat s’est dégradé. Il évoque aussi une réponse de Naim Kassem présentée comme un élément-clé du dossier.
La tension est donc à la fois politique et symbolique. Elle pèse sur la marge de manœuvre du Liban dans toute négociation. Elle pèse aussi sur la capacité à présenter une position unifiée face aux pressions extérieures, surtout si le mécanisme se transforme en table de négociation politique.
Le message au corps diplomatique: cap interne, signal externe
Dans les récits, le discours de Joseph Aoun remplit deux fonctions. Il fixe une ligne interne. Il envoie aussi un signal aux partenaires étrangers. Ad Diyar du 21 janvier 2026 place explicitement cette allocution au cœur de la scène, en la présentant comme un message destiné « à l’intérieur et à l’extérieur ». Le journal relie cette séquence à une incertitude persistante sur l’avenir du mécanisme, décrit comme un lieu de tiraillements régionaux et internationaux.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 met ce discours en perspective, en évoquant aussi les positions du président de la Chambre Nabih Berri sur la nécessité que la décision revienne à l’État libanais. Le passage mentionne en outre des échanges autour de la visite d’un émissaire saoudien, décrite comme positive.
Cette scène diplomatique se déroule donc dans un double cadre. D’un côté, le Liban cherche un garde-fou pour éviter un vide de sécurité au Sud. De l’autre, il tente d’inscrire son agenda de souveraineté et de reconstruction dans un récit audible par les capitales étrangères.
L’arrière-plan régional: Gaza et la reconfiguration des priorités
Le contexte régional renforce la nervosité. Dans Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026, la situation à Gaza est décrite comme un cessez-le-feu accompagné de violations quotidiennes. Le journal mentionne le retour d’avertissements d’évacuation visant des familles dans le sud de Gaza, pour la première fois depuis octobre.
Cette actualité pèse sur le Liban par effet de proximité politique et sécuritaire. Elle nourrit aussi la perception d’un affaiblissement des cadres internationaux. Sur un autre registre, Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 décrit la polarisation américaine en début de mandat de Donald Trump, avec un Congrès traversé par des fractures et un risque de blocage législatif. Cette dimension compte pour Beyrouth, car la pression américaine sur le mécanisme est présentée comme déterminante dans plusieurs journaux.
Dans ce paysage, la question qui domine reste simple et lourde. Le mécanisme peut-il reprendre vite, sans perdre sa nature multilatérale. Et surtout, le Liban peut-il préserver ses priorités, retour au Sud, reconstruction, et rôle central de l’armée, sans basculer vers une négociation politique déséquilibrée.
Politique locale: Élections législatives, réformes et tensions institutionnelles
Le calendrier des législatives sous pression, entre discours public et tractations
Le débat sur la tenue des élections législatives occupe le centre de la scène intérieure. Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, les discussions au Parlement et autour de lui décrivent une période « courte et contraignante » avant l’échéance prévue en mai, avec une multiplication des scénarios. Les échanges font apparaître une ligne publique quasi commune. Des députés de plusieurs blocs affirment soutenir l’organisation du scrutin à temps. En parallèle, ils disent ne pas s’opposer à un report technique limité de deux ou trois mois.
Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, ce double langage est assumé. Le journal parle d’un discours officiel rassurant, mais il décrit aussi des conversations de couloir qui donnent du crédit à une « التسوية » déjà évoquée, dont le contenu revient avec insistance. Cette option viserait à annuler les six sièges supplémentaires réservés aux non-résidents. En échange, les expatriés voteraient au Liban, et non depuis les pays de la diaspora.
Cette hypothèse est présentée comme un moteur du report. Ad Diyar du 21 janvier 2026 explique que, pour faciliter la mise en œuvre de ce compromis, le report technique passerait de mai à juillet. L’argument avancé est pratique. Il s’agit de laisser davantage de temps à des expatriés pour venir voter sur place. Dans le même texte, le journal indique que deux facteurs pèseraient sur le destin du scrutin, un facteur interne et un facteur externe, sans détailler davantage leur hiérarchie.
Dans un second passage, Ad Diyar du 21 janvier 2026 précise les lignes de fracture entre forces politiques. Le « duo chiite » est présenté comme prêt à organiser les élections « aujourd’hui avant demain ». Le journal ajoute qu’un député des Forces libanaises rejette l’idée d’un tel compromis, tout en demandant un amendement de la loi afin de supprimer les six sièges et de maintenir le vote des expatriés à l’étranger. Une source issue du courant dit « du changement » affirme, elle, que l’extérieur soutient la tenue des élections à la date prévue et que des émissaires ont transmis ce message aux autorités libanaises.
Le rôle de Nabih Berri apparaît en arrière-plan comme un repère politique. Ad Diyar du 21 janvier 2026 rapporte, via une source au sein d’un bloc « modéré », que le président de la Chambre considère que les élections se tiendront à la date prévue, tout en jugeant probable un report technique de mai à juillet. Le même passage insiste sur l’idée que l’option d’une prolongation d’un an ou deux serait, selon cette lecture, très peu probable.
Joseph Aoun met l’accent sur la légitimité institutionnelle et l’image extérieure
Le discours du président Joseph Aoun se superpose à ce débat électoral. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, une rencontre avec un jury de représentants du barreau est rapportée comme un moment de clarification. Joseph Aoun y affirme que les réformes ne peuvent être complètes sans des élections tenues à temps. Il explique aussi que le respect du calendrier est un enjeu constitutionnel. En outre, il lie explicitement l’échéance à la crédibilité du pays à l’étranger.
Dans le même article d’Al Sharq du 21 janvier 2026, Joseph Aoun aborde aussi un dossier financier sensible, celui de la loi dite de la « فجوة مالية », présentée comme un texte qui vise à traiter les conséquences de l’effondrement. Il affirme que le projet n’est pas idéal ni totalement équitable. Toutefois, il considère qu’il faut l’améliorer, afin que les déposants sachent quand et comment récupérer leurs fonds.
Le même passage insiste sur une logique de procédure. Joseph Aoun pose une alternative simple. Ne rien faire, ou déposer un projet de loi et laisser le Parlement l’étudier. Il évoque un examen en cours en commission des Finances et du Budget. Enfin, il rappelle qu’il a déjà renvoyé un texte, celui sur l’indépendance de la justice, après y avoir ajouté des remarques. Cette séquence montre une présidence qui s’installe dans un rôle de gardien institutionnel, en même temps qu’elle cherche à produire des signaux vers les partenaires extérieurs.
Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, l’élection est présentée comme une « réalisation constitutionnelle et démocratique » que le pouvoir en place ne veut pas sacrifier. Le journal explique que des députés sortis de réunions à Baabda disent avoir compris que le mandat présidentiel veut maintenir l’échéance, comme il l’a fait avec les municipales. Le même texte admet toutefois que le report technique de deux mois pourrait devenir un fait, à cause des délais légaux proches et des échéances administratives.
La loi électorale contestée: soupçons d’inégalité et débat sur la représentation
Au-delà de la date, la loi électorale elle-même est remise en cause. Dans Al Akhbar du 21 janvier 2026, un dossier affirme que la loi en vigueur est « contraire à la Constitution », en raison d’une discrimination et d’une mauvaise représentation. Le journal souligne un problème de fond. La valeur représentative de la voix des électeurs varierait selon les circonscriptions, sans mécanisme de correction. Cette dérive inverserait, selon le texte, le sens d’un compromis conçu pour préserver la paix civile.
Al Akhbar du 21 janvier 2026 inscrit cette critique dans une approche plus technique. Le journal évoque une étude attribuée à un spécialiste des statistiques et des affaires électorales, Kamel Fghali, datée de décembre 2025. Cette étude est présentée comme une « révision du système représentatif » à la lumière de l’article 24 de la Constitution et du principe d’égalité entre citoyens. Le journal rappelle que la loi adoptée il y a près de neuf ans avait été qualifiée, à l’époque, d’« accomplissement politique » et de loi « interne » approuvée par la majorité des forces.
Dans Al Akhbar du 21 janvier 2026, les recommandations rapportées vont jusqu’à proposer une révision globale du système d’ici la fin de 2028. Le passage mentionne aussi des idées très ciblées, comme l’affectation des six sièges de non-résidents à des candidates dans le cadre d’un quota temporaire, sans répartition confessionnelle. Le même extrait évoque, à titre exceptionnel, la suspension du vote des expatriés pour 2026.
Ces propositions éclairent la tension actuelle sur les six sièges. D’un côté, Ad Diyar du 21 janvier 2026 décrit une logique de compromis qui supprime les sièges et ramène le vote des expatriés au territoire libanais. De l’autre, Al Akhbar du 21 janvier 2026 rend compte d’une approche qui touche au cœur du système, en liant la diaspora à des mécanismes d’égalité, de représentation, et même à des dispositifs de quota. Les deux visions ne se recouvrent pas. Pourtant, elles se rencontrent sur un point. La loi électorale devient un champ de bataille, au même titre que la date du scrutin.
Réformes, textes et méthode: entre annonces et attentes de résultats
La question des réformes reste un second pilier de la politique intérieure. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, Joseph Aoun lie explicitement réforme et calendrier électoral. Cette articulation vaut aussi pour le volet économique, car les projets de loi et les dossiers financiers dépendent de l’existence d’institutions fonctionnelles et légitimes.
Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, un passage attribué au président, lors d’une séquence officielle, dresse une liste de chantiers. Il cite l’adoption d’une loi sur l’indépendance de la justice, la création d’autorités de régulation sectorielles, et des réformes financières et bancaires, à travers plusieurs projets visant à traiter les effets de l’effondrement de 2019. Le texte place ces éléments dans une logique de reconstruction de l’État, avec l’idée que la refondation institutionnelle doit se poursuivre cette année.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 insiste aussi sur la dimension administrative. Le même passage évoque l’émission de milliers de décrets en moins d’un an, afin de reconstituer une large part des structures de l’État, dans l’armée, la sécurité, la diplomatie, la justice, les finances et l’administration. Ce chiffre vise à matérialiser une dynamique. Il montre aussi la difficulté. Produire des textes est une chose. Les appliquer en est une autre, surtout dans un appareil fragilisé.
Cette tension entre production et application ressort également du débat sur la loi dite de la « فجوة مالية ». Al Sharq du 21 janvier 2026 présente le dossier comme une tentative d’offrir une visibilité aux déposants, même si la solution est imparfaite. Le fait même que le chef de l’État prenne position montre que la question n’est plus seulement économique. Elle est devenue un test politique. Elle touche à la justice sociale, à la confiance et au rapport de l’État aux citoyens.
Nominations et administration: la bataille de l’État au quotidien
Les nominations administratives apparaissent comme un autre terrain de friction. Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, la scène politique est décrite comme encore bloquée sur plusieurs dossiers de relance économique, alors que des décisions administratives portent des « significations politiques ». Le journal cite, comme exemple, la nomination de Grazia Qazzi à la direction générale des douanes, une décision qui continue de provoquer des réactions.
Cette mention est importante, car les douanes sont un point névralgique de l’État. Elles touchent aux recettes, à la lutte contre la contrebande et à la gouvernance. Dans ce cadre, chaque nomination est lue comme un signe d’équilibre, ou comme une marque de contrôle politique. Ad Diyar du 21 janvier 2026 situe d’ailleurs le débat sur les nominations dans un contexte de tensions plus larges, où les divergences politiques entravent des tentatives de relance.
Dans le même esprit, la question électorale est aussi une question administrative. Ad Diyar du 21 janvier 2026 souligne que les préparatifs avancent au sein des partis, mais aussi au niveau du ministère de l’Intérieur. Le journal insiste sur une mobilisation « à plein régime ». Cette formulation vise à contrer l’idée d’un glissement vers un report long ou une prolongation.
Un dossier foncier qui illustre la politisation des conflits locaux
Les tensions locales ne se limitent pas aux institutions. Elles apparaissent aussi dans les conflits fonciers, qui prennent vite une dimension politique et confessionnelle. Annahar du 21 janvier 2026 rapporte une affaire de falsification liée à des tentatives de saisie de biens. Le parquet de Nabatieh a arrêté deux employés, accusés d’avoir falsifié des documents cadastraux. Les falsifications auraient servi les intérêts d’un avocat, dans l’attente d’une décision sur la levée de son immunité par le barreau de Beyrouth.
Annahar du 21 janvier 2026 décrit ce dossier comme un enchevêtrement. La politique s’y mêle à la question confessionnelle, aux appétits fonciers et à des rapports de force locaux, alimentés par l’usage de l’influence et, selon le texte, par la présence d’armes qui pèsent sur la décision au Sud. La formulation du journal traduit une crainte. Quand l’État n’impose pas un cadre clair, les conflits de propriété deviennent des conflits de pouvoir.
Dans le même dossier, Annahar du 21 janvier 2026 rapporte la réaction de l’archevêché de Marjeyoun et de l’ordre basilien. Les deux institutions dénoncent une tentative de manipulation de l’opinion et une pression sur la justice, à travers des informations qualifiées de fabriquées et fondées sur les propos d’un individu présenté comme corrompu. Le texte rappelle que la propriété des parcelles mentionnées remonte à des travaux de délimitation réalisés en 1932, ce qui vise à établir une continuité juridique et historique.
Annahar du 21 janvier 2026 ajoute des éléments qui donnent à l’affaire une dimension encore plus sensible. Le journal mentionne un précédent, à Kfarkila, où une procédure devant une juridiction religieuse aurait servi à soutenir des démarches d’enregistrement de propriétés, avec des formulations lourdes de sens sur les biens liés à l’ennemi et sur l’autorité de certaines institutions. En filigrane, une question apparaît. Qui protège la propriété, et selon quels critères, quand les dossiers touchent à l’identité, au territoire et aux mémoires de guerre.
Dans cette séquence, la politique locale se lit comme une lutte pour la normalité. Elle passe par des élections crédibles, des règles électorales jugées justes, des réformes applicables et des nominations lisibles. Elle passe aussi par une justice capable d’arbitrer des conflits fonciers, sans pression ni instrumentalisation, dans un pays où chaque dossier local peut devenir une affaire nationale.
Citation et discours des personnalités politiques: Souveraineté, paix civile et bataille des récits
Joseph Aoun devant le corps diplomatique: un discours de cap et de bilan
Le discours de Joseph Aoun devant les ambassadeurs et chefs de missions s’impose comme la prise de parole la plus commentée. Al Sharq du 21 janvier 2026 décrit une allocution qui a dominé la scène locale. Le journal souligne la volonté d’exécuter les décisions gouvernementales sur la limitation des armes à l’autorité légale. Il ajoute que le président réaffirme un objectif clair: la centralité de l’armée libanaise dans la sécurité du pays.
Dans la même couverture, Al Sharq du 21 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun présente ce cap comme un résultat. Il explique que le Liban a accompli, par ses propres moyens, ce qu’il n’aurait pas connu depuis quarante ans. Il affirme aussi que l’armée et les forces armées libanaises contrôlent, en pratique, le Sud du Litani. Le passage insiste sur le fait que ce contrôle se fait malgré les accusations, la mise en doute et les campagnes de dénigrement.
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 reprend la même trame, avec des formulations plus détaillées sur le terrain. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun parle d’un « nettoyage » de larges zones au sud du Litani de toute arme non légale. Il présente cet élément comme un marqueur d’autorité. Il y ajoute un avertissement politique, en affirmant la volonté d’éviter toute dérive vers des conflits extérieurs.
Le même jour, Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 résume aussi l’esprit de la séquence. Le journal rapporte que Joseph Aoun insiste sur l’extension de la souveraineté de l’État à l’ensemble du territoire. Il met en avant un refus de « plonger le pays dans des aventures suicidaires ». Cette expression devient un repère médiatique, car elle renvoie à une mémoire collective de crises et d’engrenages.
La souveraineté par les armes légales: une ligne qui met en scène l’État
Les mots du président sont aussi une réponse à un contexte sécuritaire instable. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun insiste pour que le Sud, comme toutes les frontières internationales, reste sous la responsabilité exclusive des forces armées libanaises. Le texte met en avant une idée centrale: empêcher « définitivement » toute tentative d’entraîner le Liban dans des conflits, tandis que d’autres acteurs « dialoguent, négocient et marchandent » selon leurs intérêts.
Cette articulation entre souveraineté et prudence sert un double objectif. D’une part, elle vise l’intérieur, en donnant un horizon de sécurité et d’autorité. D’autre part, elle vise l’extérieur, car le discours est prononcé devant des diplomates. Dans ce cadre, la parole présidentielle se présente comme une promesse de maîtrise, au moment où les discussions sur le dispositif de cessez-le-feu au Sud sont fragilisées.
Al Sharq du 21 janvier 2026 insiste aussi sur la dimension politique interne du discours. Le journal écrit que Joseph Aoun maintient cette ligne en dépit de l’opposition du Hezbollah à une limitation généralisée des armes, au sud du Litani, et en dépit des avertissements de son secrétaire général, Naim Kassem. Cette insistance transforme le discours en acte politique. Elle ne relève plus seulement d’une posture institutionnelle.
Un discours encadré par le gouvernement: Nawaf Salam cité comme partenaire
La prise de parole du président est aussi présentée comme liée à l’action gouvernementale. Al Sharq du 21 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun évoque la coopération avec le gouvernement de Nawaf Salam, au moment où il dresse son bilan et réaffirme sa stratégie. Dans ce cadrage, le discours cherche à montrer un alignement entre Baabda et le Sérail, alors que la scène intérieure reste marquée par des rivalités et des lignes de fracture.
Cette mise en cohérence institutionnelle a une utilité immédiate. Elle renvoie à la question de la capacité de l’État à parler d’une seule voix. Elle renvoie aussi à la crédibilité, au moment où le Liban réclame une reprise des discussions liées au cessez-le-feu au Sud, et au moment où les frappes et incidents restent évoqués dans les journaux.
Les mots des diplomates: encouragements, paix et refus de la violence
Le discours du président est accompagné d’un discours diplomatique, qui devient lui-même un événement. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte l’intervention du doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique. Celui-ci félicite les autorités pour des résultats « tangibles » obtenus l’année précédente, tout en soulignant qu’il reste beaucoup à faire. Il encourage le président, avec le gouvernement et le Parlement, à poursuivre le travail avec patience et courage.
Dans le même passage, Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte une séquence plus générale sur la paix. Le nonce insiste sur l’idée que la paix n’est pas un rêve impossible. Il appelle à refuser la logique de la vengeance et de la violence. Il invite à dépasser les divisions politiques, sociales et religieuses et à ouvrir des pages de réconciliation.
Ce discours, bien que religieux dans son vocabulaire, prend une portée politique. Il vise la coexistence et la stabilité. Il résonne avec la ligne présidentielle, qui veut éviter les engrenages militaires. Il résonne aussi avec le contexte régional, où les crises autour du Liban nourrissent des pressions contradictoires.
Nabih Berri: « le décisionnaire, c’est l’État » et le rappel du cadre officiel
Le président de la Chambre, Nabih Berri, apparaît dans la même séquence comme une autre voix de référence. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des déclarations où Nabih Berri indique que les responsables saoudiens insistent pour que la décision revienne à l’État libanais. Il relie cette idée à la mise en œuvre du discours d’investiture et de la déclaration ministérielle, en affirmant s’y associer.
Cette formulation a deux effets politiques. D’abord, elle confirme une attente extérieure, présentée comme saoudienne, autour de la consolidation de l’État. Ensuite, elle rappelle un cadre libanais précis, celui du discours présidentiel d’investiture et du programme gouvernemental. Dans une scène où les alliances changent vite, ce rappel vise à fixer des références stables, au moins sur le plan institutionnel.
Naim Kassem et la réponse du Hezbollah: un discours perçu comme « haut plafond »
La dimension la plus sensible de la séquence est la réaction du Hezbollah, et la manière dont elle est racontée par les journaux. Al Joumhouria du 21 janvier 2026 évoque un élargissement de la distance entre Joseph Aoun et le Hezbollah. Le journal attribue cette évolution à des positions présidentielles récentes, puis à un discours de Naim Kassem, décrit comme « haut plafond ». Il ajoute que les propos de Joseph Aoun devant les diplomates, ainsi que les réactions dans l’environnement médiatique du Hezbollah, ont accentué la fracture.
Dans cette narration, le discours devient un facteur de recomposition interne. Il ne s’agit plus seulement d’une divergence technique sur la sécurité au Sud. Le désaccord est présenté comme un débat sur la légitimité de l’armement, sur la lecture de la sécurité nationale, et sur la nature du compromis interne. Le texte insiste toutefois sur une limite. Il parle d’une relation qui atteint un point « délicat », sans être encore au point de non-retour.
Al Binaa du 21 janvier 2026 fournit, de son côté, une expression de la ligne pro-résistance. Le journal rapporte une réunion politique où les intervenants affirment que la résistance est née comme expression de la volonté des Libanais, comme option sans alternative pour libérer la terre et protéger la souveraineté. Ils présentent la résistance comme la conséquence de l’occupation et de l’agression, et non l’inverse.
Dans le même texte, Al Binaa du 21 janvier 2026 évoque des campagnes qui viseraient le Hezbollah et son armement. Il les décrit comme porteuses d’objectifs « suspects », destinés à affaiblir le Liban et à le placer en situation de dépendance. Ce registre répond directement à la parole présidentielle sur la limitation des armes. Il montre une bataille de récit, où chaque camp affirme défendre la souveraineté, mais avec des définitions opposées.
Des citations qui ciblent la reconstruction et la responsabilité de l’État
Le discours n’est pas seulement sécuritaire. Il devient social et économique, car la souveraineté est aussi associée à la reconstruction et au rôle de l’État. Al Binaa du 21 janvier 2026 rapporte que les participants à la réunion insistent sur la nécessité que l’État assume ses responsabilités, notamment dans la reconstruction, et dans le soutien à la résilience des habitants.
Cet appel sert deux objectifs. Il vise à rappeler que la reconstruction est un test de légitimité étatique. Il vise aussi à déplacer le débat, pour ne pas le réduire au seul dossier des armes. Dans une phase de retour des habitants et de destruction signalée au Sud, la reconstruction devient un terrain où les discours se jugent à leurs effets.
Les discours sectoriels au Parlement: Bilal Abdallah et le dossier du logement
À côté des grandes prises de parole, les journaux mettent en avant des citations plus ciblées, qui éclairent des sujets de vie quotidienne. Annahar du 21 janvier 2026 rapporte les propos du député Bilal Abdallah, membre du bloc du « اللقاء الديمقراطي », sur la politique du logement. Il critique ce qu’il décrit comme une contradiction dans l’action de l’État et du gouvernement. Le texte oppose l’attention portée au financement de la banque du logement, via des prêts extérieurs, aux difficultés de l’institution publique du logement, qui souffre d’un manque de moyens et d’un manque de capacité technique et humaine.
Ces citations ont un intérêt politique direct. Elles rappellent que la parole publique ne se limite pas aux dossiers souverains. Elle s’ancre aussi dans la question des services et de l’accès aux droits. Le logement devient un exemple de politique publique fragmentée. Il devient aussi un sujet de compétition entre blocs, car il touche à une attente sociale très large.
Nawaf Salam à Davos: parole internationale et image du pays
Le Premier ministre Nawaf Salam apparaît, lui, sur une scène internationale. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 mentionne que Nawaf Salam présente le dossier libanais au Forum de Davos, dans un contexte marqué par des violations du cessez-le-feu et des frappes évoquées au Sud et dans la Békaa. La même mention souligne que cette démarche se déroule pendant que des contacts politiques internes se poursuivent.
Dans Annahar du 21 janvier 2026, une photographie et une légende situent Nawaf Salam à Davos, en marge d’échanges avec le président français Emmanuel Macron. Cette présence est un discours en soi. Elle signifie que le gouvernement cherche à défendre une image de stabilité, à mobiliser des appuis, et à maintenir le Liban dans les circuits économiques internationaux.
Dans cette configuration, les discours s’additionnent. La parole de Joseph Aoun fixe une ligne de souveraineté et de sécurité. La parole de Nabih Berri réaffirme l’État comme centre de décision. La parole de Naim Kassem, telle qu’elle est décrite par les journaux, rappelle que le Hezbollah veut conserver son récit de résistance. Enfin, la parole de Nawaf Salam, à l’international, vise une crédibilité financière et politique, au moment où le pays a besoin d’une stabilité tangible.
Diplomatie: Commission de cessez-le-feu, conférence de Paris et bataille d’influence à Davos
Le « mécanisme » de cessez-le-feu devient un objet diplomatique à part entière
La paralysie de la commission chargée de surveiller le cessez-le-feu, souvent appelée « mécanisme », n’est plus présentée comme un simple incident de procédure. Elle est décrite comme un affrontement diplomatique. Ad Diyar du 21 janvier 2026 parle d’un mécanisme devenu une « scène de tiraillement » régional et international. Le journal relie ce climat au discours de Joseph Aoun devant le corps diplomatique, prononcé alors que l’avenir de la commission reste flou.
Dans ce même cadre, plusieurs publications décrivent une tentative de réduction du format. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 évoque des spéculations sur une modification de la commission. Le scénario cité limiterait la présence à des représentants civils, sans militaires. Le texte mentionne aussi une tentative d’écarter le rôle français. Cette perspective n’est pas présentée comme un détail. Elle est associée à un changement d’équilibre.
Al Joumhouria du 21 janvier 2026 confirme l’existence d’un débat, en l’attribuant à une divergence entre Paris et Washington. La question porterait sur le niveau et la représentation civile au sein de la commission, sur le modèle des délégations libanaise et israélienne. La même source souligne une inquiétude: une volonté américano-israélienne de maintenir l’impasse, en attendant des évolutions régionales, notamment sur les dossiers iranien et syrien.
Washington pousse un cadre politique, Paris défend un équilibre plus large
Al Akhbar du 21 janvier 2026 décrit une pression américaine pour remplacer la commission par un dispositif politique, centré sur un dialogue de niveau ministériel. Le journal présente ce projet comme une formule où Washington présiderait, avec une participation du Liban et d’Israël par des responsables gouvernementaux. Dans ce récit, le changement de format n’est pas neutre. Il transforme la surveillance en négociation politique directe.
La même publication met en avant le rôle de Simon Karam, décrit comme inquiet du sort du mécanisme. Il évoque des demandes israéliennes qualifiées de très dures, au point qu’elles seraient inacceptables pour le Liban. Cette formulation éclaire l’enjeu diplomatique. Plus le cadre est étroit, plus la pression sur Beyrouth est forte.
Dans Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, l’idée d’un retrait du rôle français revient aussi. Elle est associée à une logique de recentrage. Le texte présente ce point comme un élément du débat en cours, au même titre que la poursuite des violations israéliennes et les attaques rapportées sur le terrain.
Ce qui apparaît, en filigrane, est une bataille de garanties. Le Liban cherche un cadre qui limite les rapports de force. Les États-Unis semblent, selon plusieurs récits, chercher un cadre plus court et plus politique. La France, elle, est décrite comme un acteur dont la présence est contestée par Israël.
La « commission des cinq » et le retour de la diplomatie de groupe
Ad Diyar du 21 janvier 2026 évoque une scène diplomatique plus large, en parlant d’un retour de la dynamique dite « française », face à une dynamique américaine décrite comme en évaluation. Le journal oppose une « commission des cinq » portée par Paris à une « commission des cinq » portée par Washington. Il décrit une période d’observation, où Beyrouth attend de voir quel format semble reprendre l’initiative.
Dans Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026, Joseph Aoun lui-même mentionne un autre outil diplomatique: la conférence internationale de soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, prévue à Paris le 5 mars. Il cite explicitement les parrains de l’initiative: les États-Unis, l’Arabie saoudite et la France, avec le Qatar et l’Égypte, dans le cadre de la commission des cinq. Il précise que la conférence se tiendra sous le parrainage du président français Emmanuel Macron.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 reprend aussi cet élément. Le journal cite l’annonce d’une date « décidée définitivement » pour cette conférence, avec la même liste de pays et la même référence au parrainage d’Emmanuel Macron.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 donne une lecture politique de cette annonce. Joseph Aoun y associe la souveraineté et la sécurité, puis la reconstruction des administrations, et enfin les réformes économiques et financières. Le passage souligne que cette logique s’appuie aussi sur le respect des échéances démocratiques. Dans ce cadre, la conférence de Paris devient un signal. Elle dit que la sécurité intérieure et la capacité de l’État à tenir le terrain sont redevenues un sujet de diplomatie collective.
La diplomatie libanaise cherche une crédibilité par les visites et les symboles
Dans un extrait rapporté par Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, Joseph Aoun revendique une action extérieure structurée. Il parle d’un retour du Liban à sa « place naturelle » dans la légalité arabe et dans la légalité internationale. Il cite un bilan de déplacements: dix visites dans des pays arabes, quatre visites dans des pays européens, ainsi que des participations à des rencontres internationales, et des visites de chefs d’État et de délégations étrangères à Beyrouth.
Cette mise en récit a une utilité diplomatique immédiate. Elle vise à convaincre que le Liban est de nouveau un interlocuteur stable. Elle vise aussi à donner du poids aux demandes libanaises sur le Sud, sur l’aide économique, et sur la reconstruction. En même temps, elle cherche à rassurer sur la cohérence des institutions, au moment où la crise du mécanisme fragilise l’environnement sécuritaire.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 insiste sur l’idée de « messages » envoyés à l’intérieur et à l’extérieur. Le journal décrit le discours présidentiel comme une séquence conçue pour parler à deux publics. Il évoque aussi l’incertitude sur le mécanisme, ce qui renforce la dimension diplomatique du discours.
Davos, vitrine et champ de bataille: le Liban y cherche des appuis, l’Occident y étale ses fractures
La présence de Nawaf Salam à Davos est mentionnée comme un acte diplomatique. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 indique que le Premier ministre y présente le « dossier du Liban ». Le journal place cette démarche dans un contexte tendu, marqué par des violations israéliennes du cessez-le-feu et des frappes rapportées au Sud et dans la Békaa.
Cette scène internationale a une autre dimension. Elle montre que le Liban ne veut pas rester enfermé dans le seul dossier sécuritaire. La participation à Davos vise aussi l’économie, l’investissement et la confiance. Même sans détail chiffré dans les extraits cités, la logique est claire: obtenir une écoute, au moment où la reconstruction et la stabilisation exigent des financements, des garanties et des partenariats.
En parallèle, Davos devient une scène de confrontation entre partenaires occidentaux. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des propos d’Emmanuel Macron. Il décrit un monde qui dérive vers un espace « sans règles », avec un recul de la gouvernance collective. Il parle d’une concurrence américaine qui « sape » les intérêts exportateurs européens. Il critique l’usage des droits de douane comme moyen de pression contre la souveraineté territoriale. Il évoque aussi la concurrence chinoise et son poids industriel.
Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, Davos est présenté comme un moment de visibilité maximale, avec des interventions annoncées de responsables européens, français et chinois. Le journal souligne aussi l’attention portée à la présence de Donald Trump et à ses déclarations sur le Groenland, décrites comme pesant sur l’ambiance du forum.
Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 va dans le même sens, en décrivant une semaine qui met à l’épreuve les relations entre les États-Unis et l’Europe, sur fond d’escalade sur plusieurs dossiers. Le texte insiste sur l’idée que la rupture de confiance ne se réparera pas vite. Il insiste aussi sur l’usage de Davos comme tribune politique par Donald Trump, notamment sur la question du Groenland.
Pour le Liban, cette fracture occidentale compte. Elle pèse sur deux dossiers. Elle pèse sur le mécanisme, où Paris et Washington sont décrits comme en désaccord. Elle pèse aussi sur l’aide et les conférences de soutien, car l’unité des parrains conditionne la force des engagements.
La diplomatie saoudienne comme signal, sans basculement annoncé
Même si les éléments sont limités, plusieurs extraits mettent en scène l’Arabie saoudite comme acteur de référence. Dans la citation rapportée par Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, Joseph Aoun associe la conférence de Paris au rôle de l’Arabie saoudite au sein de la commission des cinq. La formulation vise à afficher un soutien.
Dans Al Joumhouria du 21 janvier 2026, un autre élément souligne la sensibilité de la séquence diplomatique: l’hypothèse que certains dossiers soient volontairement « mis en attente », en lien avec des évolutions régionales. Ce type de lecture rappelle que les alliances et les priorités peuvent varier vite, selon les signaux envoyés par les capitales.
Ce cadre donne une grille de lecture. La diplomatie libanaise cherche une coalition. Elle la veut large. Elle la veut capable de produire des garanties. En face, le format du mécanisme est contesté. La conférence de Paris devient donc une autre scène de la même bataille: sécuriser l’État, et empêcher que les dossiers du Sud se règlent dans un tête-à-tête défavorable.
La question des institutions internationales: leur présence devient un enjeu politique
La crise du mécanisme révèle une tension plus large. Elle touche au rôle des institutions multilatérales et aux médiations. Quand Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 évoque une volonté d’écarter la représentation française, il renvoie aussi à l’idée d’affaiblir les cadres internationaux associés au terrain.
Al Akhbar du 21 janvier 2026, en parlant d’un dialogue politique présidé par Washington, décrit un déplacement de centre de gravité. La médiation ne serait plus un équilibre entre acteurs. Elle deviendrait une gestion directe par un parrain dominant.
Dans ce paysage, la diplomatie libanaise cherche à éviter deux risques. Le premier est un vide institutionnel, où aucune commission ne fonctionne. Le second est un cadre politique sans garde-fous, où les demandes israéliennes pèsent sans contrepoids. Les journaux décrivent cette tension comme la question centrale du moment.
Une séquence diplomatique dominée par la sécurité, mais tendue vers l’économie
La ligne qui relie les événements est nette. D’un côté, il y a la sécurité au Sud et le mécanisme. De l’autre, il y a la reconstruction et l’économie. Dans les extraits cités par Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, Joseph Aoun relie explicitement la souveraineté et la sécurité au retour à la légalité arabe et internationale. Il lie aussi cette stratégie à des conférences et à des visites.
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 présente la conférence de Paris comme un rendez-vous déjà cadré par des parrains. Le choix de l’armée et des forces de sécurité intérieure comme bénéficiaires montre un pivot. La diplomatie ne se limite pas à obtenir des déclarations. Elle cherche à renforcer des institutions capables de tenir le terrain.
Enfin, Davos sert de scène complémentaire. Nawaf Salam y porte le dossier du pays, pendant que l’Europe et les États-Unis affichent leurs rivalités. Cette simultanéité rend la séquence plus fragile. Elle rend aussi l’effort libanais plus urgent. Le Liban doit convaincre, tout en naviguant entre des parrains qui ne parlent pas toujours d’une seule voix.
Politique internationale: Gaza sous pression, fractures occidentales et recompositions régionales
Gaza après la trêve: violations, déplacements et hiver meurtrier
Le cessez-le-feu en vigueur à Gaza ne met pas fin à la violence quotidienne. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 décrit une situation dominée par la poursuite des « violations » israéliennes. Le journal évoque des attaques sur le terrain et la persistance d’opérations militaires, malgré la trêve. Il rapporte aussi une crise humanitaire aggravée par le froid. Une nouvelle mort de nourrisson est attribuée aux vagues de froid qui frappent l’enclave.
La même journée, Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 insiste sur le retour des ordres d’évacuation. Le journal affirme qu’il s’agit des premiers avertissements de ce type depuis le 10 octobre. Il mentionne le départ forcé de dizaines de familles dans le sud de Gaza, sommées de quitter leurs maisons. L’article souligne que ces mesures s’ajoutent aux bombardements et aux morts civiles, décrits comme un rythme régulier.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 élargit ce tableau à la Cisjordanie et à Jérusalem. Une tribune publiée le même jour cite des chiffres très élevés de victimes palestiniennes depuis le début de la guerre à Gaza, et évoque aussi les pertes en Cisjordanie et à Jérusalem. Le texte insiste sur l’extension de la violence au-delà de l’enclave.
Cette dynamique nourrit une logique de déplacement durable. La mort d’enfants par le froid, les ordres d’évacuation et les attaques signalées sont décrits comme des signaux d’une normalisation de l’urgence. La pression humanitaire devient ainsi une donnée politique. Elle conditionne la capacité de la trêve à tenir. Elle pèse aussi sur les médiations et sur la stabilité régionale.
Jérusalem et l’agence des Nations unies: affrontement sur le statut et la légalité
La contestation des cadres internationaux apparaît comme un autre axe. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 rapporte le début d’opérations de démolition menées par des engins israéliens à l’intérieur du siège de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, à Jérusalem-Est. Le journal précise que l’information est attribuée à des correspondants de l’Agence France-Presse. Il ajoute que le ministère israélien des Affaires étrangères défend la démarche.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 décrit la même séquence comme une escalade longue. Le journal évoque une série d’actions progressives qui ont précédé l’opération. Il présente cette démarche comme un défi direct au droit international. Il insiste sur le caractère politique de la cible, puisque l’agence incarne une présence onusienne centrale dans la question des réfugiés.
Dans Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, la discussion sur les médiations et les formats de gouvernance se retrouve aussi dans des débats plus larges. Une tribune évoque l’idée de nouveaux cadres, présentés comme des « conseils » ou des forums, censés gérer la paix. Elle souligne, au contraire, que le problème est moins institutionnel que moral, en appelant à redéfinir la souveraineté et la responsabilité face aux peuples.
Cette séquence met en lumière un point constant. La guerre ne se joue pas seulement sur le terrain. Elle se joue aussi sur la place des institutions internationales. Quand le siège d’une agence des Nations unies est touché, le message dépasse le dossier palestinien. Il atteint l’idée même d’arbitrage multilatéral.
Europe et États-Unis: le dossier du Groenland comme symbole de rupture
La fracture transatlantique est décrite comme l’un des faits politiques majeurs du moment. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 évoque un « mur » auquel l’Union européenne se heurte sur le Groenland. Le journal situe cette tension dans un contexte d’agenda offensif de Donald Trump et de discussions européennes sur les options de réponse.
Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 décrit cette semaine comme un tournant dans les relations entre les États-Unis et l’Europe. Le journal insiste sur une escalade de Donald Trump sur plusieurs dossiers, et sur l’idée que la confiance rompue ne se reconstruira pas rapidement. Il mentionne la centralité du Groenland dans cette séquence, présenté comme un sujet mis en avant au Forum économique mondial.
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 ajoute une lecture géopolitique. Le journal rapporte des analyses selon lesquelles Donald Trump cherche à réaffirmer une domination américaine sur l’hémisphère occidental. Il cite aussi l’idée que la Russie ne pourrait conserver une zone d’influence que par la force, ce qui place le dossier du Groenland dans un cadre plus large de rivalités globales.
La même publication aborde aussi la politique intérieure américaine. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 décrit un Congrès marqué par des divisions, au début de l’ère Trump. Le journal évoque un risque de blocage législatif et des tensions partisanes qui compliquent la gouvernance, alors même que l’exécutif avance un programme ambitieux.
Ces éléments convergent vers une conséquence diplomatique. L’Europe apparaît contrainte de recalculer sa posture. Les États-Unis apparaissent moins prévisibles. Dans ce climat, les dossiers régionaux, du Moyen-Orient à l’Arctique, deviennent des terrains de rivalité plus directe.
Syrie et Nord-Est: sécurité kurde, prisonniers et bras de fer sur les sanctions
Au Proche-Orient, la Syrie est décrite comme un espace de recomposition fragile. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des déclarations liées à la situation dans la région de Hassaké. Le journal évoque une concentration d’éléments de l’organisation État islamique, décrite comme la plus importante, et un risque présenté comme une menace pour la région et le monde. Le texte parle aussi d’attaques et d’une demande d dramaticité, avec appel à une intervention urgente et à un retour à la table du dialogue.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 mentionne aussi la gestion de lieux de détention, avec une référence à une prison et à un changement de contrôle. Le récit insiste sur la complexité sécuritaire. Il souligne le mélange de lutte antiterroriste, d’équilibres locaux et de négociations politiques.
Le même jour, Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte un autre volet. Il est question des conditions liées à la levée de sanctions sur la Syrie et d’accusations selon lesquelles certaines conditions ne seraient pas remplies. Le texte traduit une méfiance politique, et une crainte d’abandon, en particulier du côté kurde, face à des acteurs perçus comme instables ou infiltrés.
En arrière-plan, une question revient. Qui garantit la sécurité d’un territoire fragmenté. La présence d’anciens combattants, la gestion de camps et de prisons, et la question des sanctions se répondent. Chaque décision économique a un effet sécuritaire. Chaque décision sécuritaire a un effet politique.
Yémen, Arabie saoudite et Émirats: concurrence d’influence et coût financier
La péninsule Arabique est décrite à travers des rivalités entre alliés. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte une évolution dans les rapports entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen. Le journal cite un article du Los Angeles Times, selon lequel Riyad aurait accepté de payer les salaires de l’ensemble des combattants, pour un coût mensuel évoqué à environ 80 millions de dollars.
Le même passage affirme que des responsables soutenus par Abou Dhabi auraient été écartés du Conseil présidentiel yéménite, puis remplacés par des profils décrits comme plus proches de Riyad. Le texte souligne une stratégie saoudienne visant à réduire l’influence émiratie.
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 mentionne aussi un autre élément, lié à l’armement. Il est question d’une intention saoudienne d’acheter des avions de combat chinois via le Pakistan, avec une finalité évoquée en lien avec le Yémen.
Le tableau proposé est celui d’une compétition à plusieurs niveaux. Elle est militaire, car elle touche aux forces sur le terrain. Elle est financière, car elle dépend de transferts massifs. Elle est politique, car elle modifie les équilibres institutionnels yéménites. Elle est aussi symbolique, car elle expose des divergences entre partenaires du même camp.
Soudan: justice, Darfour et stratégie de légitimation
En Afrique, le Soudan apparaît sous l’angle judiciaire et politique. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des procédures et des poursuites visant plus de 200 personnalités, avec des chefs d’accusation liés au soutien à la rébellion et à des crimes de guerre. Le texte mentionne aussi un appel de Khartoum à accélérer la reddition de comptes pour les crimes du Darfour, en référence à la justice pénale internationale.
Le journal situe ces actions dans un contexte d’anciennes plaintes, et de poursuites annoncées par le parquet au cours des derniers mois. Il est question d’accusations de déstabilisation de l’ordre constitutionnel, de formation d’un gouvernement parallèle, et de violations graves contre des civils.
Cette dimension judiciaire a une lecture politique évidente. Elle peut servir à affirmer une légitimité étatique. Elle peut aussi servir à délégitimer des rivaux. Dans le même temps, elle renvoie à une crise profonde, où les institutions cherchent à reprendre la main par le droit, alors que la violence a fragmenté le pays.
Tunisie: catastrophe naturelle et critique du pouvoir local
L’actualité internationale inclut aussi des crises nationales liées aux infrastructures et à la gouvernance. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des inondations en Tunisie, avec la mort de quatre personnes. Le journal indique que le président Kaïs Saïed a chargé l’armée d’opérations de secours. Il mentionne aussi une critique de l’opposition, qui relie la catastrophe à la dissolution des conseils municipaux et à une insuffisante préparation des installations pour absorber des pluies décrites comme exceptionnelles.
Le texte met en avant un débat classique, mais toujours explosif. Quand l’État central reprend la main, le pouvoir local se fragilise. Quand le pouvoir local se fragilise, la réponse aux crises quotidiennes devient plus difficile. La catastrophe naturelle devient ainsi un test politique.
Mobilités kurdes et tensions à la frontière turque
Le dossier kurde déborde de la Syrie vers la Turquie et l’Irak. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 rapporte des images montrant des jeunes quittant l’Irak vers la Syrie. Le journal évoque aussi des affrontements dans une zone frontalière turque, entre police et manifestants kurdes, et l’ouverture d’une enquête après une agression contre le drapeau national.
Le passage évoque un rassemblement à proximité de la frontière syrienne, à Nusaybin, en face de Qamichli. Il décrit une tension à la fois identitaire et sécuritaire, dans une zone où la frontière est aussi une ligne sociale et politique.
Ces mouvements rappellent un point essentiel. Les crises régionales se connectent. Les déplacements de populations, les tensions de frontière, et la question syrienne se nourrissent mutuellement. Dans ce cadre, chaque incident local devient une donnée régionale.
Économie: Fausse reprise, guerre des pertes bancaires et coût social de l’ajustement
Le « mirage » de la croissance: des chiffres qui rassurent, un modèle qui n’a pas changé
Dans Al Joumhouria du 21 janvier 2026, le diagnostic de départ est brutal. Le journal décrit une économie qui s’approche de 2026 comme d’un « purgatoire » dangereux, coincée entre des chiffres de croissance présentés comme positifs et un appareil bancaire qualifié de délabré, qui refuse de reconnaître l’ampleur de la défaite. Le quotidien avertit contre une lecture euphorique des décimales. Il présente la reprise attendue non comme une montée, mais comme un rebond après un effondrement, sans reconstruction du socle productif.
Dans le même dossier, Al Joumhouria du 21 janvier 2026 souligne un point concret. Les investisseurs étrangers ne cherchent pas seulement un arrêt des combats. Ils cherchent une stabilité juridique et financière, et une visibilité sur les règles. Le journal insiste sur une contradiction. Le pays peut connaître une période de calme relatif, mais ce calme n’offre pas de rendement économique s’il n’est pas accompagné de garanties et de réformes mesurables.
Cette idée est résumée par une expression qui revient comme un leitmotiv. Le quotidien parle d’un « calme armé » qui impose une taxe invisible sur l’économie. Il réduit l’appétit du capital, freine les investissements de long terme et pousse les activités vers des secteurs de consommation rapide. Même quand les indicateurs semblent se redresser, le risque reste celui d’une croissance qui ne crée ni crédit sain, ni emplois durables, ni production exportable.
La « guerre du déni » bancaire: une perte de 70 milliards qui bloque la reconstruction
Le nœud principal, selon plusieurs titres, reste le dossier bancaire. Dans Al Joumhouria du 21 janvier 2026, le secteur bancaire est décrit comme engagé dans une bataille de « déni » autour d’une « فجوة » évaluée à 70 milliards de dollars. Le journal affirme que le refus de répartir les pertes n’est pas un simple débat technique. Il devient l’obstacle central à toute reconstruction. Le raisonnement est présenté comme simple. Il n’y a pas de reconstruction sans crédit, et pas de crédit sans banques assainies.
La conséquence est décrite au niveau microéconomique. Le quotidien évoque un entrepreneur, un producteur ou un petit investisseur qui cherche de la liquidité comme on cherche de l’oxygène. Le financement bascule vers des circuits informels et coûteux, ce qui rogne les marges avant même de démarrer une activité. Dans ce schéma, le problème n’est plus seulement celui des déposants. Il devient celui du tissu économique entier, incapable de planifier, de financer, de produire et d’exporter.
Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, un autre angle renforce cette lecture. Le journal rapporte un discours qui critique la manière dont la « فجوة » est commentée depuis des années, en dénonçant des explications jugées evasives. Le texte insiste sur une chaîne de responsabilités. Il rappelle que les banques ont placé leur confiance dans la Banque centrale, qui offrait des rendements élevés, et que les déposants cherchaient aussi ces rendements. Derrière cette formulation, une idée domine. Sans récit partagé sur l’origine des pertes, aucune solution politique stable n’est possible.
Le déficit ancien et la dette comme racines: une crise qui ne commence pas en 2019
Toujours dans Al Sharq du 21 janvier 2026, le débat est replacé dans le temps long. Le journal affirme que la question essentielle est celle du déficit budgétaire, présenté comme structurel depuis 1974. Le texte explique que l’État dépensait plus qu’il ne percevait, et qu’il empruntait chaque année à la Banque centrale. Il avance une estimation cumulative très élevée sur plusieurs décennies, évoquant des dizaines de milliards de dollars.
Ce rappel sert un objectif politique. Il conteste l’idée d’une crise née d’un seul événement. Il insiste sur une accumulation. Il souligne aussi un dilemme de communication. Certains discours publics cherchent à minimiser la responsabilité de l’État pour faciliter un retour du financement externe. Pourtant, le même article suggère que les bailleurs connaissent déjà la réalité de la dépense et des gaspillages.
Ce type d’argument éclaire une tension récurrente au Liban. La négociation avec les bailleurs exige une transparence totale. Mais la transparence implique de reconnaître des responsabilités multiples, donc de déclencher des conflits internes. La crise bancaire devient alors une crise de confiance politique. Elle n’oppose pas seulement banques et déposants. Elle oppose aussi l’État à sa propre capacité à produire un cadre crédible.
L’ajustement social et la fonction publique: la peur de payer deux fois
La question du coût social est traitée de manière frontale dans Al Akhbar du 21 janvier 2026. Le journal décrit une mobilisation de salariés du secteur public et une grève appliquée par présence sur les lieux de travail, mais avec un refus d’exécuter les tâches sauf nécessité absolue. Le quotidien met en avant une critique des « solutions de replâtrage » des dernières années, accusées d’avoir déformé les salaires et de brouiller les repères.
Le même jour, Al Akhbar du 21 janvier 2026 présente la manière dont les exigences d’un programme d’ajustement sont perçues. Le journal explique que, selon cette lecture, les salariés redoutent d’obtenir des augmentations conditionnées à des prélèvements sur leurs droits futurs et à de nouvelles taxes, ce qui reviendrait à donner peu et reprendre beaucoup. Il insiste aussi sur un sentiment d’injustice, quand des rémunérations élevées seraient maintenues pour certains postes de direction dans des autorités régulatrices, alors que la base du secteur public est appelée à accepter l’effort.
Cette séquence est centrale pour la stabilité économique. Sans administration qui fonctionne, les réformes restent des textes. Sans acceptabilité sociale, les réformes deviennent explosives. Le conflit salarial devient donc un risque macroéconomique, car il touche aux recettes, aux services, à la gouvernance et, au final, à la confiance des ménages.
Électricité, services et production: une économie bridée par l’infrastructure
Les difficultés économiques se lisent aussi dans les services essentiels. Dans Al Binaa du 21 janvier 2026, un reportage sur l’électricité à Nabatieh décrit une réalité de service dégradé. Le texte prend l’exemple d’une station présentée comme emblématique d’un réseau vieillissant, et décrit une administration qui accumule promesses et plaintes, tout en reportant les solutions.
Même si ce sujet touche au quotidien, il reste au cœur de l’économie. Une entreprise qui ne peut pas compter sur l’électricité doit payer des solutions privées. Elle voit ses coûts monter. Elle devient moins compétitive. Un ménage qui paie plusieurs factures réduit sa consommation ailleurs. Cette contrainte agit comme une taxe sur la production et sur la demande, au moment même où le pays cherche un redémarrage durable.
Ce lien entre services et économie est aussi présent dans Annahar du 21 janvier 2026, à travers le dossier du logement. Le journal rapporte un débat sur une politique qui soutient le financement du crédit logement via des prêts externes, tout en laissant une institution publique du logement sans moyens suffisants et sans capacité technique adéquate. Là encore, l’enjeu est économique. Il touche au marché immobilier, à l’accès au logement, à la mobilité sociale et à la stabilité des familles, donc à la consommation et au climat d’investissement.
Les nominations et la bataille des recettes: l’exemple des douanes
Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, les blocages économiques sont reliés aux conflits politiques. Le journal écrit que les divergences internes continuent de voir leurs effets sur les tentatives de sauvetage économique. Il cite comme exemple une nomination administrative, celle de Grazia Qazzi à la direction générale des douanes, décrite comme porteuse de significations politiques et toujours sujette à réactions.
Ce point est loin d’être secondaire. Les douanes sont un centre de recettes. Elles sont aussi un front contre la contrebande et l’évasion. Quand leur direction devient une affaire politique, l’État envoie un signal ambigu. Il affirme vouloir contrôler les flux, mais il expose aussi la fragilité des équilibres internes. Dans un pays qui cherche des recettes stables, chaque zone grise se transforme en risque budgétaire.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 place ce type de dossier dans une scène plus large, où la politique intérieure, la crise du Sud et l’incertitude électorale se croisent. Dans ce contexte, l’administration devient une cible. La réforme n’est plus seulement une question de lois. Elle devient une question de capacité à imposer des règles, à protéger les recettes et à limiter les rentes.
La dimension internationale: chocs externes et dépendance du Liban
Même lorsque l’économie libanaise est au centre, l’environnement international pèse lourd. Dans Al Joumhouria du 21 janvier 2026, une référence à la première année de Donald Trump est associée à des conséquences économiques durables. Ce type de signal compte pour le Liban, car le pays dépend des flux financiers, du commerce, de la confiance et de la stabilité régionale.
Dans Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026, la rubrique économique donne un exemple clair de ce que signifie un choc externe. Le journal évoque les inquiétudes autour des exportations allemandes, sur fond de menaces de droits de douane liés à un différend sur le Groenland. Le même ensemble montre aussi des données sur l’inflation en Arabie saoudite en 2025, ce qui renvoie, indirectement, au pouvoir d’achat dans un pays qui compte pour les transferts et l’emploi des Libanais.
Pour le Liban, cette double dépendance est structurante. D’un côté, il a besoin d’un environnement financier externe qui reste ouvert. De l’autre, il dépend de la diaspora et des pays du Golfe pour une partie de ses flux. Quand les tensions commerciales mondiales augmentent, ou quand la croissance ralentit chez les partenaires, les marges libanaises se resserrent encore.
Une économie en attente de règles: le test de crédibilité
Au final, les journaux du 21 janvier 2026 décrivent une économie suspendue à un élément simple. L’existence de règles stables et appliquées. Al Joumhouria du 21 janvier 2026 insiste sur la nécessité d’une visibilité juridique et financière pour attirer un capital jugé prudent par nature. Al Sharq du 21 janvier 2026 rappelle que la crise est aussi un produit d’un déficit ancien et d’une dette accumulée, donc d’un État qui a vécu au-dessus de ses moyens. Al Akhbar du 21 janvier 2026 met en avant l’angoisse sociale d’un ajustement perçu comme inégal. Ad Diyar du 21 janvier 2026 montre que même les postes clés, comme les douanes, restent des champs de bataille.
Dans ce paysage, la question du secteur bancaire reste la plus lourde. Tant que la distribution des pertes n’est pas tranchée, la reconstruction reste un slogan. Tant que le crédit sain n’existe pas, la croissance ressemble à un mirage. Tant que les services essentiels restent instables, l’économie reste une économie de survie.
Justice: Affaires foncières, escroqueries médiatisées et justice sous pression sociale
Une justice fragilisée par les blocages internes
Dans Annahar du 21 janvier 2026, un constat revient de manière directe: des dossiers ont été « cachés dans des tiroirs » sous pression politique et utilitaire. Le journal cite un exemple précis, une étude liée aux affaires foncières qui serait restée un an et demi dans un tribunal, avant de ressortir après la menace d’un renvoi au service d’inspection judiciaire.
Cette description prend une résonance particulière, car elle s’ajoute à une crise de fonctionnement plus visible. Ad Diyar du 21 janvier 2026 évoque la poursuite de la grève des assistants judiciaires. Le journal relie ce mouvement à des dommages directs pour les citoyens et leurs intérêts, en soulignant le risque de prolongation du blocage. Dans ce climat, chaque dossier sensible devient plus explosif. Il suffit d’un retard, d’un transfert de compétence ou d’une fuite pour déclencher une bataille politique.
L’enjeu dépasse le seul rythme des audiences. Quand Annahar du 21 janvier 2026 parle de pressions qui entravent le travail judiciaire, le journal décrit aussi un système où la transparence peut être utilisée comme menace, et non comme règle. Cela crée un cercle vicieux. Les citoyens perdent confiance. Les acteurs politiques gagnent une marge. Les réseaux locaux prospèrent sur l’opacité.
Le dossier foncier à Nabatieh: falsification, immunité et soupçon de capture du droit
Une affaire de falsification liée aux registres fonciers occupe une place centrale dans Annahar du 21 janvier 2026. Le parquet de Nabatieh a arrêté deux employés, accusés d’avoir falsifié des documents dans deux dossiers distincts. Le premier est présenté comme ayant falsifié une carte liée à la localité d’Ibl el-Qamh. Le second est présenté comme ayant falsifié un relevé de superficie dans une zone appelée Jreine.
Annahar du 21 janvier 2026 précise que ces falsifications auraient servi l’intérêt de l’avocat Diaeddine Zeibara, dans l’attente d’une décision sur la levée de son immunité par le barreau de Beyrouth. Le dossier devient alors double. Il est pénal, car il vise des falsifications. Il est institutionnel, car il met en jeu une protection professionnelle, donc un test de crédibilité pour le barreau et pour la procédure.
Le journal insiste sur la nature « enchevêtrée » de l’affaire. Il évoque un mélange de politique, de confessionnalisme, d’appétits fonciers et d’usage de rapports de force. Annahar du 21 janvier 2026 évoque aussi, dans cette logique, un climat de pression alimenté par la présence d’armes, présenté comme un facteur de contrôle de la décision au Sud. Même en restant au stade des accusations et des perceptions, le message est clair. Le conflit foncier n’est pas traité comme un simple litige de propriété. Il est traité comme une lutte d’influence.
La dimension médiatique devient aussi un enjeu judiciaire. Annahar du 21 janvier 2026 rapporte une réaction de la métropole de Marjeyoun et de l’ordre basilien dit salvatorien. Les deux institutions dénoncent ce qu’elles décrivent comme des « inventions » et des informations fondées sur les propos d’un individu présenté comme corrompu et faussaire. Elles affirment que l’objectif serait de tromper l’opinion et d’influencer la justice, au point d’entraver le cours des investigations.
Cette réaction montre un risque majeur pour l’instruction. Dans une affaire foncière, la preuve se construit sur des documents, des actes, des relevés et des archives. Si une partie estime que le débat se déplace vers la télévision et la rue, elle craint un procès par l’image. À l’inverse, les défenseurs de révélations médiatiques peuvent soutenir que la pression publique est parfois le seul moyen de sortir un dossier d’un tiroir. Cette tension renvoie au constat d’Annahar du 21 janvier 2026 sur les dossiers bloqués par pression.
Le dossier de Nabatieh révèle aussi une fragilité structurelle. Les services du cadastre et les administrations foncières peuvent devenir le maillon faible de la sécurité juridique. Quand des falsifications sont possibles, la propriété devient vulnérable. Or, au Liban, la propriété foncière n’est pas seulement un actif économique. Elle est souvent liée à l’identité locale, aux mémoires de déplacement et à l’équilibre social. Le conflit juridique devient vite un conflit communautaire.
L’affaire de « l’émir imaginaire »: escroquerie, extorsion et influence politique présumée
Un second dossier judiciaire occupe l’actualité, avec des éléments plus spectaculaires. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, la juge Rola Othman, décrite comme juge d’instruction première à Beyrouth, a procédé à un interrogatoire de plusieurs heures. À l’issue de cette séance, elle a émis deux mandats d’arrêt en présence contre Moustafa al-Hassian et le cheikh Khaldoun Armit.
Al Sharq du 21 janvier 2026 détaille la nature des accusations rapportées: escroquerie, extorsion, usurpation d’identité, et aussi des griefs liés à la dégradation des relations du Liban avec un État « frère ». Le journal évoque également une influence sur la volonté de responsables politiques au moment du vote, ce qui ajoute une dimension grave, car elle touche au processus démocratique.
Le même article d’Al Sharq du 21 janvier 2026 décrit une confrontation entre les deux détenus. Il rapporte des dénégations et des contradictions. D’un côté, le cheikh Armit nie toute relation avec celui qui est présenté comme surnommé « Abou Omar ». De l’autre, le récit attribué à al-Hassian affirme que le cheikh aurait créé cette personnalité et lui aurait demandé de contacter des responsables politiques « ambitieux », après avoir préparé ces échanges.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 confirme les éléments essentiels de procédure. Le journal rapporte la comparution des deux hommes au palais de justice de Beyrouth, sous mesures de sécurité renforcées. Il affirme que l’interrogatoire a duré quatre heures et que la juge Rola Othman a émis des mandats d’arrêt en présence dans cette affaire dite de « l’émir imaginaire ».
Ce dossier illustre un phénomène récurrent. La frontière entre influence politique, promesse de médiation et fraude peut devenir floue. Le vocabulaire même, « l’émir imaginaire », suggère une mise en scène. Il s’agit d’un personnage, d’une autorité supposée, utilisée pour obtenir de l’argent, des avantages ou des engagements. Quand Al Sharq du 21 janvier 2026 évoque une influence sur des responsables au moment du vote, le journal pointe une zone sensible: l’exploitation des ambitions politiques par des réseaux opportunistes.
Le dossier a aussi un impact sur la confiance dans la vie publique. Si l’enquête confirme des tentatives de pression ou de manipulation, la question ne sera plus seulement pénale. Elle sera politique. Qui a été approché. Qui a répondu. Qui s’est tu. Dans une période préélectorale, une affaire de ce type peut nourrir des accusations croisées et des règlements de comptes.
Délits de droit commun et sécurité: le trafic de drogue comme signal d’impunité contestée
La chronique judiciaire ne se limite pas aux affaires médiatisées. Ad Diyar du 21 janvier 2026 publie un compte rendu d’une opération où un suspect est arrêté avec une quantité de cocaïne divisée en doses, des enveloppes scellées, deux pistolets et plusieurs téléphones, ainsi qu’une somme en dollars. Le journal précise que la personne et les objets saisis ont été remis à l’unité concernée sur instruction de l’autorité judiciaire compétente, afin de suivre les procédures légales.
Ce type d’information a un rôle particulier dans une revue de presse. Il rappelle que l’autorité judiciaire ne se mesure pas seulement aux grands procès. Elle se mesure aussi à la capacité de traiter les dossiers de trafic et d’armes, avec des procédures claires, des chaînes de preuve protégées et des décisions exécutées.
Dans un contexte de tension au Sud et d’inquiétude sur l’autorité de l’État, chaque affaire liée aux armes et aux réseaux illégaux prend une valeur politique. L’opinion y voit un test. Soit l’État agit. Soit il laisse la place à des acteurs non étatiques. Même quand les faits restent limités à une arrestation, l’effet symbolique est réel.
Contrôle des dépenses et lutte contre la corruption: la Cour des comptes et le port de Beyrouth sous les projecteurs
La justice, au Liban, ne se réduit pas aux tribunaux pénaux. Elle inclut aussi des organes de contrôle, dont le rôle devient plus visible quand le discours public insiste sur la transparence. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Walid Bukhari, a visité la Cour des comptes. Le journal cite sa rencontre avec le président de la Cour, le juge Mohammad Badran, et avec le procureur général près la Cour, le juge Fawzi Khmeiss, ainsi qu’avec plusieurs magistrats. Le texte rapporte que le diplomate a salué le travail et les résultats de l’institution pour l’année passée et qu’il a affirmé un soutien saoudien à cette juridiction.
Cette visite a une portée politique, car elle touche à deux messages. Le premier est interne. La Cour des comptes est présentée comme une institution capable de juger la régularité des dépenses. Le second est externe. Un soutien diplomatique à un organe de contrôle est aussi un signal adressé aux bailleurs et aux partenaires, dans une période où l’aide et les financements sont liés à des critères de gouvernance.
Un autre dossier illustre le même mouvement vers la transparence, avec un terrain très sensible: le port de Beyrouth. Dans Annahar du 21 janvier 2026, un passage rapporte une démarche visant à évaluer la situation financière et technique du port, en vue de lancer un appel d’offres international et de recourir à des cabinets d’audit, alors que le port n’aurait pas été audité depuis plus de dix ans. Le journal mentionne aussi le début du travail d’un comité d’audit interne, présenté comme une première dans l’histoire de l’établissement.
Annahar du 21 janvier 2026 relie ce mouvement au droit des marchés publics. Le journal évoque une étape symbolique, avec la présentation d’un premier cahier des charges pour un quai précis à l’Autorité des marchés publics. Le président de cette autorité, Jean Elie, est cité dans le même extrait. Il rappelle que l’assujettissement du port au droit des marchés publics est un choix de la loi, et non une décision administrative. Il affirme aussi que l’application de ce cadre ne bloque pas le développement du port, mais fournit un contrôle qui vise une bonne gestion et une économie fondée sur des recettes durables et une productivité réelle.
Dans une perspective de justice, ce dossier est majeur. Le port est un lieu de recettes, de commerce, mais aussi un espace où la corruption et la contrebande ont été souvent dénoncées. L’introduction d’outils d’audit et d’un contrôle des marchés publics est présentée comme un changement de méthode. Elle transforme un secteur à forte opacité en terrain de règles vérifiables. Elle offre aussi un fil conducteur avec le débat sur les dossiers fonciers. Là aussi, tout dépend de la traçabilité des documents, du contrôle des procédures et de la capacité à résister aux pressions.
Un même fil: la bataille pour la preuve, contre les pressions et contre la mise en scène
Les informations du 21 janvier 2026 dessinent un paysage cohérent, même si les dossiers sont différents. Dans l’affaire foncière rapportée par Annahar du 21 janvier 2026, le cœur est la falsification de documents et la crainte d’une influence médiatique sur la justice. Dans l’affaire de « l’émir imaginaire » rapportée par Al Sharq du 21 janvier 2026, le cœur est la mise en scène d’une autorité fictive et la tentative d’obtenir des gains par l’escroquerie et l’extorsion, avec une dimension politique présumée. Dans les opérations de sécurité rapportées par Ad Diyar du 21 janvier 2026, le cœur est la gestion des preuves dans des dossiers de trafic et d’armes. Enfin, dans les démarches de transparence au port et à la Cour des comptes, le cœur est la construction d’un système qui rend les décisions contrôlables.
La question politique, au fond, est la même. Le Liban peut-il faire respecter la règle écrite. Peut-il la faire appliquer sans tri. Peut-il protéger les magistrats, les enquêteurs et les procédures contre la pression. Annahar du 21 janvier 2026, en parlant de dossiers bloqués sous pression, pose ce problème de manière directe.
Société: Logement, services essentiels et risques du quotidien
Le logement au cœur d’un sentiment d’injustice sociale
Dans Annahar du 21 janvier 2026, la crise du logement est racontée comme une question d’équité, pas seulement comme un problème technique. Le journal souligne la colère face à ce qui est décrit comme une « double voie »: des financements extérieurs pour le Banque du Logement, alors que la Public Housing Institution reste en manque de moyens et de capacités.
Le même article de Annahar du 21 janvier 2026 donne la parole au député Bilal Abdallah. Il dit vouloir transformer sa question parlementaire en interpellation formelle, faute de réponse du gouvernement. Il met l’accent sur l’impact concret pour les ménages. Il insiste aussi sur le fait que la politique du logement touche directement la vie quotidienne.
Dans Annahar du 21 janvier 2026, l’arrière-plan administratif est détaillé. La Public Housing Institution parle d’un stock de dossiers accumulés, évalué à 53 000. Son président, l’ingénieur Rony Lahoud, réclame un mécanisme législatif pour accélérer les décharges de dette. Le texte précise que la proposition n’a pas été adoptée et qu’elle a déjà été refusée par le ministère des Finances.
Toujours dans Annahar du 21 janvier 2026, les propositions liées au logement sont replacées dans un paquet plus large. Le journal évoque des amendements pour renforcer la capacité de l’institution publique à recevoir des dépôts de garanties, afin d’assurer la continuité du financement. Il cite aussi des pistes fiscales, dont un débat sur l’impôt sur la richesse et des ajustements visant à augmenter les recettes de l’État, avec l’idée de mieux soutenir les services essentiels, dont le logement.
Cette controverse fait ressortir un malaise social précis. Quand l’État finance un dispositif et laisse un autre à l’abandon, la perception d’arbitraire grandit. Elle alimente un sentiment d’inégalité entre ceux qui ont accès aux circuits de crédit et ceux qui restent hors du système. Annahar du 21 janvier 2026 décrit ce décalage comme un enjeu de justice sociale, et pas comme une simple rivalité entre deux institutions.
Salaires publics et dignité: la protestation devient une question de survie
Le malaise social ne se limite pas au logement. Dans Al Akhbar du 21 janvier 2026, une mobilisation dans la fonction publique est décrite avec précision. Le journal indique que la grève a été appliquée par une présence sur les lieux de travail, mais avec un refus d’exécuter les tâches sauf nécessité. Il cite un responsable syndical au ministère des Finances, qui parle d’une participation importante, incluant des administrations et des enseignants.
Dans Al Bina’ du 21 janvier 2026, le même sujet apparaît par le prisme des services et de l’infrastructure. Le journal insiste sur la manière dont les promesses s’accumulent, tandis que les salaires ne suivent pas le coût de la vie. Il décrit une attente interminable, présentée comme un feuilleton social, où les décisions sont sans cesse repoussées.
Ce contraste crée une pression sur l’idée même de service public. Quand l’administration est sur place mais ne peut plus produire, le citoyen perd deux fois. Il perd l’accès au service. Il perd aussi l’espoir d’un État protecteur. Dans Al Bina’ du 21 janvier 2026, cette tension est associée au sentiment que le fardeau a été déplacé de l’État vers les familles, au fil de l’effondrement.
Dans ce climat, le conflit salarial devient un baromètre. Il mesure la capacité du pays à préserver un minimum de cohésion. Il mesure aussi la capacité du pouvoir à négocier, au lieu de repousser. Al Akhbar du 21 janvier 2026 montre que la protestation est structurée et qu’elle vise, avant tout, les solutions partielles jugées insuffisantes.
Électricité à Nabatieh: l’obscurité comme mode de vie et comme coût social
Dans Al Bina’ du 21 janvier 2026, un reportage sur Nabatieh décrit une crise électrique installée, au point d’être intégrée aux routines. Le journal explique que la question n’est plus « quand » l’électricité revient, mais « comment » les habitants organisent la vie sans elle.
Le texte insiste sur l’état du réseau. Il décrit des lignes vieillissantes, des pannes récurrentes et une station centrale présentée comme un exemple de dégradation. Il rappelle qu’un projet de renforcement de la ligne principale a été repoussé, ce qui laisse la région dépendante d’une infrastructure dépassée.
Al Bina’ du 21 janvier 2026 relie aussi l’électricité à un autre besoin vital, l’eau. Le journal affirme que la crise dans le Sud n’est pas une crise de ressources hydrauliques, mais une crise d’énergie. Les coupures bloqueraient le pompage des puits et des projets d’eau, ce qui transforme l’eau disponible en service conditionné par des générateurs privés alimentés au diesel.
La dimension sociale est immédiate. Quand l’électricité manque, tout devient plus cher. Les ménages paient la lumière, l’eau, la conservation des aliments, et souvent le chauffage. Les petites entreprises paient aussi. Elles paient pour produire. Elles paient pour rester ouvertes. Dans Al Bina’ du 21 janvier 2026, le recours massif aux générateurs est présenté comme l’aveu d’un échec du réseau public, avec un transfert des charges vers les citoyens.
Le journal propose une lecture de sortie de crise. Il appelle à reconnaître que le réseau actuel n’est plus réparable par de simples rustines. Il cite la nécessité d’une maintenance urgente, d’une remise à niveau des stations, d’un renforcement des lignes, et d’une gestion plus équitable de la charge. Il mentionne aussi le chantier des compteurs, présenté comme un problème majeur pour toute gestion rationnelle et juste.
Dans ce tableau, l’électricité n’est plus un service. Elle devient une variable de stabilité sociale. Quand elle manque, les tensions montent. Les inégalités se creusent, car certains peuvent payer des solutions privées, et d’autres non. Al Bina’ du 21 janvier 2026 décrit cette réalité comme un miroir d’un État qui administre la crise au lieu de la résoudre.
Bourj Hammoud: stockage de gaz, peur d’un accident et question de transparence
Un autre sujet social surgit par le prisme du risque et de l’environnement. Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, un dossier décrit une inquiétude croissante à Bourj Hammoud, zone dense où les quartiers résidentiels s’entremêlent avec des installations industrielles. Le journal parle d’une expansion rapide de sites de stockage de gaz de pétrole liquéfié et de produits pétroliers, dans un contexte décrit comme marqué par un manque de transparence, une faible surveillance et l’absence de plans d’urgence clairs.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 cite la ministre de l’Environnement, Tamara El Zein. Elle affirme que le ministère n’a pas reçu d’étude d’impact environnemental pour ce projet, au moment de l’échange. Elle ajoute que la question, à ce stade, devrait être adressée d’abord aux autorités compétentes comme le gouvernorat ou la municipalité, puisque les premières autorisations relèvent d’autres administrations.
Le même dossier de Ad Diyar du 21 janvier 2026 rapporte la position de Paul Abi Rached, président de l’association Terre-Liban. Il explique que l’association suit le dossier après des plaintes d’habitants et d’institutions. Il évoque des craintes liées à la présence de volumes importants de gaz et de matières hydrocarbonées dans une zone habitée, et à l’absence d’informations claires sur la sécurité, les plans d’urgence et les évaluations environnementales.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 avance aussi des éléments quantitatifs, présentés comme issus des informations rassemblées par l’association. Le texte affirme que des travaux de réhabilitation et d’extension ont eu lieu depuis 2017, avec de nouveaux réservoirs et une augmentation de la capacité. Il évoque un volume d’au moins 12 000 mètres cubes de gaz de pétrole liquéfié, en plus d’autres produits pétroliers, dans un tissu urbain jugé trop compact pour offrir des distances de sécurité suffisantes.
Sur le plan légal, Ad Diyar du 21 janvier 2026 cite un argumentaire fondé sur des textes de planification urbaine. Il mentionne un décret qui encadre l’organisation de la zone industrielle de Bourj Hammoud et qui impose des restrictions aux activités dangereuses dans l’espace urbain. Le dossier insiste sur le fait que toute extension après l’adoption de ce cadre devrait s’y conformer pleinement.
Le même ensemble évoque aussi un décret technique souvent utilisé, selon le journal, pour justifier la situation. Ad Diyar du 21 janvier 2026 précise que ce texte définirait surtout des conditions techniques de sécurité, sans constituer une autorisation de planification ou une dérogation au droit de l’urbanisme.
Dans la continuité, Ad Diyar du 21 janvier 2026 rapporte un appel à suspendre toute extension supplémentaire tant que les exigences légales et environnementales ne sont pas vérifiées. Il évoque aussi l’idée d’un audit de risques à jour, et d’une coordination renforcée entre ministères et administrations.
Cette affaire illustre un dilemme social typiquement libanais. Les habitants vivent à proximité d’installations qui peuvent être vitales pour l’économie. Pourtant, ils demandent des garanties de sécurité, des informations accessibles et des plans d’urgence. Dans Ad Diyar du 21 janvier 2026, le risque est décrit comme pouvant se transformer en catastrophe à grande échelle en cas d’accident majeur.
Protection sociale et accès aux droits: le chantier agricole du National Social Security Fund
La question sociale se lit aussi dans la protection. Dans Al Sharq du 21 janvier 2026, le directeur général du National Social Security Fund, Mohammad Krek, reçoit une délégation liée aux organisations agricoles. Le journal indique que la réunion porte sur l’affiliation des travailleurs agricoles, et sur les obstacles qui empêchent les agriculteurs de bénéficier des prestations.
Al Sharq du 21 janvier 2026 précise que des discussions ont eu lieu avec le président de la commission parlementaire de l’Agriculture, le député Ayoub Hmayed, et avec des ministres concernés. Le texte évoque une condition récurrente: produire les études nécessaires, notamment dans le contexte de la mise en place d’un registre agricole et du lancement de son utilisation.
Dans le même suivi, Al Sharq du 21 janvier 2026 rapporte les propositions avancées par Mohammad Krek. Il cite un recours possible aux cartes agricoles, et la création d’une commission intégrée pour préparer un projet de loi. Il mentionne aussi la nécessité d’un financement durable, afin de garantir la viabilité du dispositif.
Cette séquence est importante, car elle touche à un secteur souvent exposé. L’agriculture dépend du climat, du coût de l’énergie et des marchés. Quand la protection sociale manque, les familles rurales perdent leur capacité à rester sur leur terre. Al Sharq du 21 janvier 2026 présente donc ce dossier comme un chantier de stabilisation économique et sociale, et pas comme un simple ajustement administratif.
Universités et tensions locales: réseaux sociaux, élections étudiantes et polarisation
Dans Annahar du 21 janvier 2026, une note brève évoque un climat de tensions dans une région, alimenté par des campagnes sur les réseaux sociaux autour de candidatures électorales partisanes. Le journal signale une montée visible des échanges et des attaques, au cours des dernières heures, ce qui renvoie à une polarisation qui déborde souvent de la politique vers le social.
Le même jour, Annahar du 21 janvier 2026 rapporte aussi une information sur la Lebanese University. Le président de l’université aurait informé des regroupements étudiants que les élections étudiantes auraient lieu la dernière semaine de février.
Ces deux éléments se répondent. Les réseaux sociaux accélèrent la conflictualité. L’université reste un terrain de mobilisation. Dans une année préélectorale, même les échéances étudiantes deviennent un indicateur d’ambiance. Elles testent la capacité à organiser des scrutins. Elles testent aussi la capacité à contenir la tension. Annahar du 21 janvier 2026 montre que cette dimension existe, même quand elle n’occupe pas la une.
Un même fil social: l’État entre promesses, procédures et protection
Les informations du 21 janvier 2026 dessinent un fil continu. Le logement met en scène une attente de justice sociale et une demande de cohérence publique, telle que décrite dans Annahar du 21 janvier 2026. Les salaires publics rappellent que la dignité du travail est devenue un sujet d’urgence, selon Al Akhbar du 21 janvier 2026. L’électricité à Nabatieh montre une fragilité qui touche l’eau, la santé et l’économie domestique, comme le souligne Al Bina’ du 21 janvier 2026. Le risque industriel à Bourj Hammoud transforme la question environnementale en question de sécurité des habitants, selon Ad Diyar du 21 janvier 2026. Enfin, la protection sociale des agriculteurs montre que l’accès aux droits reste un chantier, exposé à des conditions de financement et de gouvernance, comme l’explique Al Sharq du 21 janvier 2026.
Culture: Scènes de Beyrouth, mémoire musicale et débats sur la forme artistique
À Beyrouth, un concert au Musée Sursock comme geste de soutien à une institution culturelle
À la veille de la clôture de l’exposition « Diva » au Musée Sursock, Annahar du 21 janvier 2026 annonce une soirée musicale portée par la chanteuse Jahida Wehbe, prévue le jeudi 29 janvier à Beyrouth. Le rendez-vous est présenté comme un hommage à des voix féminines qui ont marqué la mémoire musicale, avec un passage allant de Oum Kalthoum à Dalida, mais aussi des références à Fayrouz, Sabah, Asmahan, Warda et Leïla Mourad.
Le format est décrit comme plus qu’un récital classique. Annahar du 21 janvier 2026 insiste sur une proposition « musicale et théâtrale » où la chanson dialogue avec la lumière et le mouvement, et où des évocations du cinéma et de la danse viennent s’ajouter au répertoire, avec des références à des figures comme Faten Hamama, Souad Hosni et Samia Gamal. Le texte souligne aussi que la soirée est pensée comme un événement de soutien au musée, puisque les « Amis du Musée Sursock » indiquent que les recettes iront au profit de l’institution.
Les détails pratiques, rares dans les pages culturelles, sont rapportés explicitement. Annahar du 21 janvier 2026 mentionne un accueil au salon oriental à 19 h 30, puis le concert à 21 h 00 dans l’auditorium du musée, avec une direction musicale assurée par Simon Tarpieh. En creux, l’information raconte une réalité culturelle libanaise devenue centrale: les institutions artistiques cherchent des formes d’autofinancement et transforment l’événement en acte de solidarité, sans renoncer à l’ambition artistique.
Le Festival Al Bustan, entre continuité et récit d’une « identité culturelle »
L’actualité culturelle de janvier s’inscrit aussi dans la durée des grands rendez-vous. Ad Diyar du 21 janvier 2026 revient sur le Festival Al Bustan et sur son positionnement dans une saison marquée par les incertitudes politiques et économiques. Le journal annonce que Jahida Wehbe doit clôturer la 32e édition le 22 mars, lors d’un concert intitulé « Les gens du poème », sous la direction du maestro André El Hage.
Le propos dépasse le simple programme. Ad Diyar du 21 janvier 2026 présente le festival comme une « empreinte culturelle » et comme une vitrine d’un Liban qui s’accroche à une image de beauté et de création, en opposition à la destruction et au découragement. Le texte insiste sur la continuité malgré les crises, et décrit un festival qui relie passé et présent, et qui se pose en symbole de persévérance artistique.
Cet éloge révèle un besoin collectif. Quand l’économie vacille et que la politique occupe tout, l’événement culturel sert de repère. Il donne un calendrier. Il donne aussi une impression d’ordre. Dans ce cadre, la programmation n’est pas seulement une suite de concerts. Elle devient une manière de dire que la vie culturelle reste possible, et qu’elle peut encore réunir des publics, des artistes et des mécènes.
Théâtre: « Le Corde », deux soirs au Monnot et une critique qui interroge la relation au public
Le théâtre est présent dans la presse du jour à travers une critique qui tranche par son ton. Al Akhbar du 21 janvier 2026 consacre un article à la pièce « Le Corde », annoncée les 28 et 29 janvier au Théâtre Monnot, à Achrafieh, avec un numéro de contact mentionné pour le public. Le texte précise les crédits du spectacle: écriture et interprétation d’Anne Marie Salameh, mise en scène de Hicham Zeineddine.
Le cœur de l’article n’est pas la promotion. C’est une mise en garde sur le contenu et la forme. Al Akhbar du 21 janvier 2026 reproche au spectacle d’aborder le thème de la « mère narcissique » en basculant vite vers la confession et le sermon sur la santé mentale, au détriment de la dramaturgie. Le journal critique un jeu jugé caricatural et une scénographie décrite comme trop littérale, au point de transformer des symboles en explication directe, sans progression dramatique.
Un point attire l’attention parce qu’il touche à l’air du temps. Al Akhbar du 21 janvier 2026 mentionne l’usage d’images générées par l’intelligence artificielle, présenté comme un choix qui affaiblit la signature humaine et la crédibilité du plateau. Cette remarque dépasse le cas d’une pièce. Elle renvoie à une question plus large: comment le théâtre, art du vivant, doit-il intégrer les outils numériques sans perdre sa spécificité, celle du corps, de la voix, du silence et du regard partagé.
La critique souligne aussi une tension devenue classique: l’envie d’être utile contre la nécessité d’être artistique. Al Akhbar du 21 janvier 2026 accuse la pièce de vouloir être courageuse et sincère, mais de ne pas oser la complexité formelle qui ferait basculer le propos dans l’art. Le journal insiste sur une idée simple: le théâtre n’est pas un cours, et l’allusion vaut souvent plus que l’explication.
Jihad Saad dans Annahar: la « langue nouvelle » comme urgence, et Ziad Rahbani comme modèle libanais
Un autre regard sur les arts de la scène apparaît dans Annahar du 21 janvier 2026, à travers un entretien avec l’acteur et metteur en scène Jihad Saad. Le texte insiste sur son parcours entre scène, écriture, mise en scène et interprétation, et décrit une figure qui traite le théâtre comme une responsabilité, pas comme un simple divertissement.
La ligne centrale est formulée en termes de renouvellement. Annahar du 21 janvier 2026 rapporte que Jihad Saad refuse l’idée d’un public figé et d’une création répétitive. Il critique la logique du « copier-coller » artistique et appelle à inventer une langue propre, adaptée au présent. Il lie ce renouvellement à un double mouvement: le créateur doit se réinventer, mais le public doit aussi accepter de changer, sous peine de bloquer l’évolution des formes.
Dans l’entretien, un passage intéresse directement le Liban. Annahar du 21 janvier 2026 indique que Jihad Saad cite l’exemple de Ziad Rahbani, en présentant sa satire, sa langue du quotidien et son regard critique comme un modèle de modernité artistique. Le journal rapporte aussi une réflexion sur la réception tardive des artistes, et sur la manière dont l’émotion collective surgit parfois après la disparition, plus que durant la vie créative.
Cette référence à Ziad Rahbani agit comme une boussole culturelle. Elle rappelle qu’une œuvre libanaise peut être populaire sans être simpliste, politique sans être didactique, drôle sans être légère. Elle rappelle aussi que la langue de la rue, quand elle est portée par une écriture solide, peut devenir une langue artistique et un miroir social.
Cinéma et exposition: Orson Welles vu depuis Paris, et la question de la liberté de création
Le cinéma apparaît dans Annahar du 21 janvier 2026 à travers un reportage culturel consacré à une exposition Orson Welles à la Cinémathèque française. Le texte insiste sur le caractère non muséal de l’événement: il ne s’agirait pas d’un hommage figé, mais d’une tentative de comprendre un créateur en disséquant ses choix, ses ruptures et ses combats.
Annahar du 21 janvier 2026 rappelle la centralité de « Citizen Kane » et le fait que Welles l’a réalisé très jeune, en bouleversant le récit, la caméra et la structure du temps filmique. Le journal insiste ensuite sur l’après, décrit comme une suite d’entraves, de versions amputées, de compromis imposés par les studios et de bataille permanente pour l’indépendance. Le reportage souligne que l’exposition met en scène cette tension entre art et marché, et que ce conflit, loin d’être daté, reste une question contemporaine.
Pour un lectorat libanais, l’intérêt est double. D’abord, la culture cinéphile de Beyrouth a longtemps entretenu une relation forte avec Paris et ses institutions. Ensuite, la question de la liberté de création résonne dans un pays où la culture vit souvent sous contrainte financière, et parfois sous contrainte politique. Sans comparer des situations incomparables, Annahar du 21 janvier 2026 met au premier plan une idée qui vaut aussi au Liban: la liberté artistique a un prix, et ce prix se paie souvent dans la durée, par l’instabilité et les compromis.
La culture comme enjeu politique en Europe: l’Institut du monde arabe fragilisé et l’effet sur les artistes arabes
Une autre information culturelle, plus institutionnelle, est portée par Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026. Le journal évoque les difficultés financières de l’Institut du monde arabe à Paris et le risque que des évolutions politiques en France réduisent encore son financement public. Le texte insiste sur la montée d’un discours hostile à la culture arabe et sur la mission de l’institut comme espace de défense et de médiation.
Même si le sujet n’est pas libanais au sens strict, il touche directement les artistes de la région, dont de nombreux Libanais. Paris reste un lieu d’exposition, de diffusion et de circulation. Quand une grande institution culturelle est fragilisée, ce sont des programmations qui se raréfient, des résidences qui disparaissent, et des réseaux qui s’affaiblissent. Dans ce contexte, la culture devient un enjeu politique européen, et les créateurs arabes en ressentent l’impact de manière concrète.
Agenda culturel au Liban: dates, lieux et formats qui structurent la semaine
Les informations disponibles dans les journaux du 21 janvier 2026 dessinent un agenda clair, centré sur Beyrouth et sur la scène. Annahar du 21 janvier 2026 annonce la soirée Jahida Wehbe au Musée Sursock, le jeudi 29 janvier, avec un accueil à 19 h 30 et un concert à 21 h 00 dans l’auditorium. Le même ensemble souligne le caractère de soutien à l’institution, ce qui donne à l’événement une dimension civique autant qu’artistique.
Al Akhbar du 21 janvier 2026 fixe, lui, un autre rendez-vous de la semaine culturelle: « Le Corde » les 28 et 29 janvier au Théâtre Monnot, à Achrafieh. La présence de ces deux dates dans la presse du même jour rappelle une réalité: la scène beyrouthine continue de produire des propositions, même quand l’espace public est saturé par la politique, et même quand les conditions économiques rendent la sortie culturelle plus coûteuse.
Enfin, Ad Diyar du 21 janvier 2026 projette l’agenda vers la fin de la saison avec la clôture du Festival Al Bustan le 22 mars, autour d’un concert de Jahida Wehbe. Ce repère de mars donne de la profondeur au calendrier, et indique que la culture se pense aussi comme un cycle, avec des rendez-vous qui dépassent l’actualité immédiate.
Une scène sous tension, mais vivante: l’enjeu de la forme, de la langue et de la survie des institutions
Les éléments publiés le 21 janvier 2026 racontent une culture libanaise en mouvement, mais sous contrainte. Le concert au Musée Sursock est à la fois un spectacle et un outil de soutien à une institution, signe que l’art et la survie des lieux sont désormais liés. Le Festival Al Bustan est présenté comme un symbole de continuité, signe que la culture sert aussi à maintenir une image de stabilité.
Dans le même temps, le théâtre apparaît comme un espace de débat interne. La critique d’Al Akhbar du 21 janvier 2026 souligne la crainte d’un art qui se transforme en discours moral, et met en garde contre les effets de mode, dont l’usage d’images générées par l’intelligence artificielle. L’entretien de Jihad Saad dans Annahar du 21 janvier 2026 insiste, lui, sur la nécessité d’une langue nouvelle, d’un public prêt à évoluer, et d’exemples libanais forts, comme Ziad Rahbani, pour rappeler qu’innovation et ancrage local peuvent marcher ensemble.
Technologie: Intelligence artificielle à Davos, identités numériques et nouvelles zones de risque
Davos, vitrine de l’intelligence artificielle et changement de rythme
Dans Annahar du 21 janvier 2026, l’intelligence artificielle est décrite comme sortie du laboratoire. Le journal affirme qu’elle n’est plus au stade de l’expérimentation. Il évoque une phase d’exécution qui redessine les économies, les marchés du travail et la compétition entre États.
Dans la même page « affaires et technologie », Annahar du 21 janvier 2026 publie une interview menée au Forum économique mondial. Kathy Lee, présentée comme responsable d’un centre d’excellence en intelligence artificielle et membre de l’équipe dirigeante du forum, insiste sur un point. Selon elle, l’intelligence artificielle n’est plus un thème saisonnier de Davos. Elle est devenue un dossier suivi toute l’année.
Annahar du 21 janvier 2026 détaille aussi les axes de travail mentionnés par Kathy Lee. Elle met en avant l’intelligence artificielle appliquée et la transformation des organisations. Elle cite aussi la préparation des États et des sociétés à cette transition. Enfin, elle insiste sur la gouvernance, la confiance et la responsabilité.
Le même article de Annahar du 21 janvier 2026 revient sur la question du rendement. Avec la hausse massive des investissements, le débat porte sur le retour sur investissement. Kathy Lee répond clairement que les résultats commencent à apparaître. Le journal relie cette idée à une inflexion du discours à Davos, où l’on parle moins de promesses et plus d’usages réels.
Ce cadrage met la technologie au niveau politique. L’intelligence artificielle est présentée comme un outil de puissance. Elle est aussi présentée comme une source de nouveaux écarts. Annahar du 21 janvier 2026 insiste sur la question suivante. Comment les pays arabes peuvent-ils se positionner dans une course où les avantages initiaux vont aux détenteurs des données, des modèles et des infrastructures.
« Aramco » et l’intelligence artificielle: la logique des cas d’usage et la production mesurable
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 apporte une illustration chiffrée, à partir de Davos. Le journal affirme que « Aramco » tire des « milliards » de ses investissements en intelligence artificielle. Il présente cette annonce comme une réponse à une interrogation mondiale. À quel moment les investissements très lourds se transforment-ils en gains tangibles.
Selon Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026, « Aramco » aurait développé environ 500 cas d’usage liés à l’intelligence artificielle, contre 400 l’année précédente. Le texte ajoute qu’environ 100 de ces cas seraient passés au stade d’application effective. Cette progression est mise en scène comme un passage de l’expérimentation à l’industrialisation.
Le même article de Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 insiste sur l’organisation interne. Il évoque un modèle opérationnel numérique, un centre d’excellence, et un lien entre expertise technique et capacité technologique, afin de transformer des idées en projets. Le journal décrit ce mécanisme comme un point clé. Sans cette structure, l’intelligence artificielle reste un discours.
Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 cite aussi un exemple de terrain, dans l’exploration et la production. Le journal évoque un « modèle de terre intelligent » qui réduirait le rôle des méthodes traditionnelles. Il mentionne des gains de productivité sur certaines opérations, et une hausse de précision dans l’identification des zones productives. Le texte ajoute que l’effet ne se limiterait pas aux profits. Il évoque aussi une baisse des émissions et un renforcement de la fiabilité opérationnelle.
Cette lecture met en avant une idée structurante. L’intelligence artificielle n’est pas seulement un secteur de services. Elle devient un outil d’optimisation dans l’énergie et l’industrie. Cela change le centre de gravité. Les grands groupes dotés de données et de capital prennent un avantage. Les économies qui maîtrisent ces chaînes gagnent en influence.
Une inquiétude culturelle: l’intelligence artificielle comme nouvelle figure de pouvoir
À côté des chiffres, la presse s’arrête sur la dimension culturelle et symbolique. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 publie un texte qui décrit un basculement. Les grandes fortunes ne sont plus seulement liées à la politique. Elles sont liées à la technologie. Le journal cite la montée de figures du numérique, et il raconte une époque où la valeur se déplace vers les plateformes, les données et les outils.
Dans le même passage, Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 évoque l’idée que « la personnalité de couverture » d’une grande revue irait à une figure d’intelligence artificielle, présentée comme sans visage et sans origine claire. Le texte insiste sur une ambiguïté. L’outil peut imiter avec une précision troublante. Pourtant, il ne devient pas humain.
Cette approche met en scène un changement social. L’intelligence artificielle n’est plus vue comme un programme. Elle est vue comme un acteur. Cela entraîne des peurs et des fantasmes. Cela pousse aussi les États à intervenir. La question devient alors juridique et éthique. Qui répond des erreurs. Qui contrôle les usages. Qui fixe les limites.
Dans Annahar du 21 janvier 2026, cette préoccupation est assumée comme un enjeu de gouvernance et de confiance. L’idée n’est pas de ralentir l’innovation par principe. Elle est de construire des règles qui évitent une perte de contrôle. C’est aussi une question de compétition. Les pays qui proposent des cadres fiables attirent plus facilement des investissements et des partenariats.
Identité numérique en Afghanistan: quand la technologie bloque la vie quotidienne
La technologie n’apparaît pas seulement dans les grandes conférences. Elle apparaît aussi comme un obstacle administratif. Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 décrit une crise autour de l’identité électronique en Afghanistan. Le journal explique que cette carte devient une condition pour la plupart des démarches. Il cite la certification de documents, l’obtention de permis de conduire, et l’inscription dans des services éducatifs et civils.
Dans Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026, un témoignage illustre le coût social. Un jeune explique qu’il voulait inscrire son frère à l’université. Il devait certifier un diplôme. On lui a demandé l’identité électronique. Il a tenté de certifier l’ancienne identité papier, sans succès. Il s’est engagé dans la procédure numérique. Il a découvert un conflit de dates entre documents. La correction a pris des mois. Le frère a perdu une année.
Le journal insiste aussi sur les causes. Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 parle de centres saturés, de procédures lourdes, et d’une faiblesse de l’infrastructure technique qui allonge les délais de traitement. Il cite aussi l’effet en chaîne. Des étudiants ne poursuivent pas leurs études. Des salariés ne consolident pas leurs postes. Des employés ne reçoivent pas leurs salaires. Certains commerçants peinent à enregistrer leurs entreprises.
Dans un autre passage, Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 rapporte que le gouvernement afghan présente l’identité électronique comme un outil contre la criminalité et comme une solution à des problèmes administratifs. Le journal note que beaucoup de citoyens partagent ce diagnostic. Pourtant, il souligne que la complexité technique transforme l’outil en fardeau supplémentaire.
Ce cas rappelle une leçon simple. Le numérique améliore la vie quand l’État sait le déployer. Il la dégrade quand l’État impose une condition sans offrir la capacité de l’obtenir. La technologie devient alors une barrière, et non un service. Dans un pays où la mobilité, l’éducation et le travail sont déjà fragiles, la barrière numérique crée une nouvelle forme d’exclusion.
L’intelligence artificielle et la guerre: de la fascination à l’alerte
Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 publie une tribune consacrée à la militarisation de l’intelligence artificielle. Le texte affirme que le phénomène traverse tous les secteurs, du industriel au culturel, puis au militaire. Il refuse une posture de peur passive. Il appelle plutôt à comprendre l’outil, afin de distinguer les usages utiles et les usages dangereux.
Dans cette tribune, Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 insiste sur une réalité du monde arabe. Il le décrit comme plus consommateur que producteur, avec une dépendance technologique. Il évoque toutefois des expériences et des investissements importants, notamment dans les pays du Golfe. Le texte souligne donc un paradoxe. Les budgets existent. La souveraineté technologique reste difficile.
Le même article de Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 compare l’intelligence artificielle à une rupture comparable à celle de l’internet. Il insiste sur la question centrale. Où mène cette accélération. Il souligne aussi un point de responsabilité. La machine apprend avec la mémoire que l’humain lui fournit. Les biais, les priorités et les choix initiaux déterminent les résultats.
Cette approche renvoie à un débat stratégique. L’intelligence artificielle appliquée aux armées et à la sécurité pose des questions de contrôle. Elle pose aussi des questions de course aux armements. Si un acteur acquiert une capacité de ciblage ou d’analyse supérieure, il augmente son pouvoir. Cela crée un risque d’escalade. La tribune insiste sur cette tension, même si elle reste au niveau des principes.
Du sport à la décision assistée: l’intelligence artificielle dans l’arbitrage, sans effacer l’humain
La technologie se glisse aussi dans des domaines plus quotidiens. Ad Diyar du 21 janvier 2026 publie un encadré sur l’intelligence artificielle dans le basket. Le journal présente ce sport comme un terrain où les outils d’intelligence artificielle sont utilisés dans l’arbitrage, afin d’augmenter la précision et la rapidité des décisions.
Ad Diyar du 21 janvier 2026 insiste sur un point de méthode. L’intelligence artificielle est décrite comme une aide, pas comme un remplacement des arbitres. Cette précision compte, car elle rejoint un débat plus large sur l’automatisation. Dans de nombreux secteurs, la question n’est pas seulement la performance. Elle est aussi l’acceptation sociale.
Ce passage souligne une dynamique de fond. Les outils numériques gagnent du terrain quand ils peuvent être présentés comme un support. Ils rencontrent plus de résistance quand ils se substituent à la décision humaine. La même tension est visible dans l’administration, comme le montre le cas afghan. Elle est visible aussi dans l’industrie, où l’objectif est de réduire l’incertitude et d’augmenter la fiabilité.
Gouvernance, emplois et inégalités: la question qui relie Davos au quotidien
Les textes du 21 janvier 2026 convergent vers un même nœud. La technologie crée de la valeur. Elle crée aussi des écarts. Annahar du 21 janvier 2026 présente la gouvernance et la confiance comme un chantier central. Asharq Al-Awsat du 21 janvier 2026 montre comment une grande entreprise peut transformer des cas d’usage en gains mesurables. Al-Quds Al-Arabi du 21 janvier 2026 avertit sur la militarisation et sur la dépendance des sociétés consommatrices. Al-Araby Al-Jadeed du 21 janvier 2026 montre enfin la face administrative, quand une technologie censée simplifier devient un verrou.
Cette convergence impose une lecture prudente. Les bénéfices ne sont pas automatiques. Ils exigent des infrastructures, des données, des compétences et une administration fonctionnelle. Ils exigent aussi des règles. Sans règles, la confiance se dégrade. Sans confiance, les usages se déplacent vers l’informel ou vers des acteurs dominants.
Le dossier est donc technologique, mais aussi social. Il touche à l’emploi, surtout dans les métiers de bureau, que l’automatisation peut transformer. Il touche à la justice, car l’accès aux services peut dépendre d’un identifiant numérique. Il touche à la sécurité, car les mêmes outils peuvent être utilisés pour protéger, ou pour frapper.



