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Revue de presse du 13/08/25: Visite de Lariijani, symbole de confrontation politique

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La venue à Beyrouth d’Ali Lariijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran, a déclenché une vague de réactions contrastées. Selon Al Joumhouriya (13 août 2025), des sources diplomatiques affirment que le dossier du désarmement du Hezbollah sera au cœur des discussions entre l’émissaire iranien et les trois présidences libanaises, ainsi qu’avec la direction du parti. Téhéran, par la voix de plusieurs responsables, a déjà exprimé son refus catégorique d’appliquer la décision gouvernementale visant à retirer les armes de la formation chiite. Le journal souligne que le Hezbollah a préparé des mobilisations populaires pour accompagner l’arrivée du représentant iranien, avec l’objectif de consolider sa position face aux pressions internes et internationales.

De son côté, Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) rapporte que des « objections libanaises » ont précédé l’arrivée de Lariijani, notamment de la part de personnalités et de groupes politiques opposés à ce qu’ils considèrent comme une ingérence directe de Téhéran dans les affaires du pays. Le quotidien précise que cette visite intervient après des déclarations iraniennes réaffirmant le soutien au Hezbollah et à ses armes, ce qui attise le climat de polarisation.

Al Quds (13 août 2025) ajoute que le chef du Conseil islamique pour les études et les médias, affilié à Dar al-Fatwa, a publiquement demandé aux responsables libanais de signifier à Lariijani que sa visite n’était pas souhaitée. Cette position illustre la profondeur du clivage politique et confessionnel, alors que le pays traverse une phase critique.

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Le gouvernement entre affirmation de souveraineté et équilibre diplomatique

Pour Ad Diyar (13 août 2025), la décision de limiter la possession d’armes à l’État place le Liban à un carrefour stratégique. Le quotidien met en avant le risque d’un affrontement interne autour de l’identité et du rôle de l’État, en particulier dans le contexte d’une région marquée par de grands bouleversements. Le journal note que Washington reste aligné sur la vision israélienne en la matière, ce qui pourrait placer Beyrouth face à de nouveaux défis sécuritaires au Sud.

Dans ses colonnes, Al Sharq (13 août 2025) insiste sur le caractère historique du choix gouvernemental, le présentant comme une rupture avec « deux occupations » : l’israélienne et l’iranienne. L’article, au ton affirmatif, met en avant la fermeté du président de la République Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam dans l’application de cette décision, considérée comme un acte fondateur d’un nouvel équilibre de souveraineté.

Al Liwa’ (13 août 2025) rapporte des discussions intensives entre responsables libanais et diplomates étrangers, notamment en amont de l’arrivée de Lariijani. Ces échanges visent à maintenir un canal de dialogue avec Téhéran tout en affirmant la position gouvernementale sur le monopole de l’État en matière de défense.

Israël, Iran et escalade régionale

La tension entre Israël et l’Iran, déjà exacerbée, se reflète dans les développements régionaux relayés par Al Sharq Al Awsat (13 août 2025). Israël affirme être prêt à répondre à toute action iranienne, organisant des manœuvres militaires pour tester la réactivité de ses forces et de ses services de renseignement. En réponse, des responsables iraniens, dont le chef d’état-major Abdolrahim Mousavi et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, ont averti qu’ils réagiraient avec force à toute agression.

Al Joumhouriya (13 août 2025) évoque, à la veille de cette visite, les critiques virulentes de Téhéran à l’égard de la décision libanaise de désarmer le Hezbollah, interprétées comme un défi frontal aux nouvelles orientations de Beyrouth. La simultanéité de la venue de Lariijani et de la montée des tensions régionales contribue à placer le Liban au centre d’un échiquier géopolitique instable.

L’agenda international : sommet Trump-Poutine et guerre en Ukraine

Sur un autre front, Al Bina’ (13 août 2025) et Al Sharq (13 août 2025) rapportent que Donald Trump et Vladimir Poutine doivent se rencontrer à Anchorage, en Alaska, pour discuter de la guerre en Ukraine. Les deux dirigeants, présentés comme les acteurs dominants du conflit, semblent prêts à envisager un partage d’influence, Moscou cherchant à consolider ses gains territoriaux et Washington à sécuriser l’accès aux ressources stratégiques ukrainiennes.

Ad Diyar (13 août 2025) souligne que cette dynamique se traduit par une marginalisation de l’Union européenne dans les négociations, laissant aux deux puissances le soin de modeler l’avenir de l’Ukraine. Les implications d’un tel accord pourraient redéfinir l’équilibre des forces en Europe de l’Est, tout en envoyant un signal sur le type de compromis que les grandes puissances sont prêtes à envisager dans les crises régionales.

Gaza et la diplomatie des cessez-le-feu

La situation dans la bande de Gaza occupe aussi une place importante dans les unes. Selon Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) et Al Quds (13 août 2025), vingt-quatre pays, ainsi que l’Union européenne, appellent Israël à cesser le blocus alimentaire et à permettre l’entrée de l’aide humanitaire. Le gouvernement saoudien a dénoncé une politique de « nettoyage ethnique » et de famine délibérée.

Parallèlement, des négociations pour une trêve de soixante jours sont relancées, menées par l’Égypte avec la participation du Qatar et des États-Unis. Le schéma évoqué inclut la libération partielle de prisonniers et l’entrée de convois humanitaires sans entrave. Al Quds précise que Le Caire propose également la formation d’une administration transitoire à Gaza, composée de technocrates palestiniens, afin de rétablir un lien politique avec la Cisjordanie.

Conséquences politiques internes

La visite de Lariijani, combinée à la décision sur le monopole des armes, polarise davantage la scène politique libanaise. Al Akhbar (13 août 2025) relève que le Hezbollah voit dans cette mesure une violation de l’« équité confessionnelle » inscrite dans la Constitution, évoquant le risque d’un déséquilibre dans la représentation communautaire au sein du gouvernement. Le quotidien met aussi en lumière les débats juridiques autour de la notion de « perte de la légitimité » d’un cabinet qui ne respecte pas les équilibres prévus.

Pour Annahar (13 août 2025), cette séquence politique se déroule dans un climat de crispation où la société libanaise est tiraillée entre aspirations à la souveraineté et fidélités régionales. Le journal note la volonté du président Joseph Aoun de faire de cette décision un acte irréversible, malgré les tensions avec des acteurs locaux puissants et les risques de déstabilisation.

Politique locale : Bras de fer autour de la souveraineté et recomposition des alliances internes

Affirmation présidentielle et cohésion gouvernementale sous tension

La décision de limiter la possession d’armes à l’État continue de dominer la scène politique nationale. Pour Al Sharq(13 août 2025), le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam s’emploient à présenter cette mesure comme un tournant historique. Le journal souligne que les deux hommes affichent une convergence stratégique rare, en insistant sur l’idée que la souveraineté nationale ne peut être partagée avec des forces armées non étatiques. Cette position est défendue lors des échanges avec les diplomates étrangers, notamment à la veille de la visite de l’émissaire iranien Ali Lariijani.

Al Liwa’ (13 août 2025) rapporte que les discussions internes ont porté sur l’application progressive de la décision, afin de limiter les risques de confrontation directe avec les acteurs armés. Le gouvernement s’efforce de préserver un équilibre entre fermeté politique et maintien d’un dialogue minimal avec le Hezbollah, soutenu par certaines formations alliées.

Négociations et lignes rouges parlementaires

Sur le plan institutionnel, Ad Diyar (13 août 2025) insiste sur l’état d’attente au Parlement, où plusieurs blocs refusent de se prononcer clairement sur les modalités d’exécution de la décision. Le quotidien décrit un climat d’incertitude, marqué par la crainte que toute application rapide provoque un blocage gouvernemental. Certaines forces politiques, selon le journal, misent sur un compromis qui repousserait les échéances pratiques tout en maintenant l’affichage politique d’unité.

Al Joumhouriya (13 août 2025) précise que le président de la Chambre, Nabih Berri, a reçu le commandant en chef de l’armée, le général Rudolf Haykal, pour examiner les plans opérationnels. L’entretien aurait permis d’évaluer les options pour un désarmement encadré et échelonné, évitant une confrontation ouverte. Berri, selon le quotidien, cherche à maintenir un canal d’échanges avec toutes les parties afin de préserver la stabilité institutionnelle.

Positions des leaders politiques et tensions confessionnelles

Dans ses colonnes, Al Akhbar (13 août 2025) met en avant la lecture du Hezbollah, qui considère cette décision comme une atteinte à l’équilibre communautaire inscrit dans la Constitution. Le parti souligne que l’« équité confessionnelle » implique que toute modification substantielle dans la répartition des prérogatives de sécurité soit discutée dans le cadre d’un consensus national. Cette position est relayée par des parlementaires proches, qui affirment que le désarmement unilatéral affaiblirait la communauté chiite face à des menaces extérieures.

Al Quds (13 août 2025) rapporte que Nabih Berri a écarté toute idée de retrait des ministres de son mouvement ou du Hezbollah du gouvernement. Dans un entretien à Al Joumhouriya, il déclare que « les circonstances exceptionnelles exigent un haut degré de responsabilité et de sagesse ». Ce positionnement vise à rassurer sur la stabilité gouvernementale, tout en conservant la marge de manœuvre nécessaire dans les discussions internes.

Pressions extérieures et marges de manœuvre

Pour Al Sharq Al Awsat (13 août 2025), la présence accrue d’émissaires étrangers à Beyrouth reflète l’importance stratégique du moment. Des responsables américains, tout en saluant le principe du monopole de la force par l’État, restent vigilants sur les implications sécuritaires au Sud-Liban. L’alignement de Washington avec la position israélienne, selon Ad Diyar, pourrait pousser le Liban à renforcer la présence de l’armée dans certaines zones sensibles, au risque d’accroître les tensions avec le Hezbollah.

Al Bina’ (13 août 2025) observe que l’expérience syrienne sert de référence implicite aux acteurs locaux et internationaux : un processus de désarmement précipité, sans cadre politique solide, pourrait déboucher sur un vide sécuritaire. Ce parallèle est utilisé par plusieurs figures politiques pour plaider en faveur d’une approche graduelle.

Recomposition des alliances et calculs électoraux

Annahar (13 août 2025) met en lumière l’impact de cette séquence sur les alliances politiques. Certains partis chrétiens, jusque-là divisés sur les rapports avec le Hezbollah, trouvent dans cette décision un terrain de convergence. En revanche, des formations sunnites et druzes se montrent prudentes, craignant que l’initiative ne ravive les tensions communautaires. Le quotidien souligne que cette recomposition se déroule en toile de fond d’une préparation précoce aux prochaines législatives.

Al Liwa’ mentionne que plusieurs acteurs politiques cherchent à utiliser la situation pour renforcer leur image de défenseurs de la souveraineté nationale, anticipant que le dossier du désarmement sera central dans les campagnes électorales à venir.

Mobilisation sociale et relais locaux

Au-delà des cénacles institutionnels, Al Joumhouriya (13 août 2025) relève que des mobilisations populaires sont en préparation, organisées par des soutiens du Hezbollah pour marquer l’opposition à la décision gouvernementale. Ces initiatives, combinées à des rassemblements en faveur de la souveraineté étatique, laissent présager une confrontation symbolique dans l’espace public. Les forces de sécurité se préparent à encadrer ces manifestations pour éviter tout débordement.

Dans les régions, Al Quds rapporte que certains maires et conseils municipaux, proches des courants souverainistes, envisagent d’adopter des résolutions symboliques de soutien à la décision, espérant ainsi peser sur le débat national.

Citation et discours des personnalités politiques : Déclarations tranchées et messages calculés dans un climat de crispation

Joseph Aoun et Nawaf Salam : un discours d’unité sur la souveraineté

Lors d’une allocution relayée par Al Sharq (13 août 2025), le président de la République Joseph Aoun a réaffirmé que « la décision de limiter les armes à l’État est irrévocable » et qu’elle constitue « la pierre angulaire de l’indépendance réelle du Liban ». Son intervention a été accompagnée d’un appel au calme adressé à toutes les forces politiques, insistant sur la nécessité de préserver la stabilité interne malgré les divergences sur le fond.

Le Premier ministre Nawaf Salam, cité par Al Liwa’ (13 août 2025), a déclaré que « le Liban ne peut tolérer la coexistence de plusieurs autorités militaires sur son territoire ». Il a appelé à « replacer la défense nationale sous un seul commandement légitime », tout en tendant la main aux partis opposés à cette mesure pour un dialogue « sans conditions préalables ».

Nabih Berri : la prudence comme stratégie

Dans un entretien rapporté par Al Joumhouriya (13 août 2025), le président de la Chambre Nabih Berri a affirmé que « les circonstances exceptionnelles exigent un haut degré de responsabilité et de sagesse ». Il a mis en garde contre « toute décision hâtive qui pourrait conduire à un blocage institutionnel ou à un vide politique ». Cette position, selon Al Quds (13 août 2025), vise à conserver un équilibre entre le soutien au cadre étatique et la préservation des relations avec le Hezbollah.

Position officielle du Hezbollah par la voix de Naim Kassem

Al Akhbar (13 août 2025) rapporte que le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a dénoncé la décision du gouvernement comme étant « contraire aux équilibres communautaires établis par la Constitution ». Il a averti que « le désarmement unilatéral met en danger la capacité de défense du pays » et a réaffirmé que le Hezbollah « ne se soumettra pas à des diktats extérieurs, quelles qu’en soient les conséquences ».

Cette déclaration a été accompagnée d’un appel à ses partisans pour des mobilisations pacifiques, dans le but de démontrer « la profondeur du soutien populaire à la résistance ».

Les partis chrétiens souverainistes resserrent les rangs

Selon Annahar (13 août 2025), plusieurs leaders chrétiens, parmi lesquels des figures du Courant patriotique libre et des Forces libanaises, ont salué publiquement la décision gouvernementale. Le chef d’un bloc parlementaire a affirmé que « l’heure est venue de consolider l’État et de tourner la page des armées parallèles ». Ces prises de position, bien que convergentes sur le fond, s’accompagnent de rivalités électorales latentes, chaque camp cherchant à capitaliser sur la popularité du thème de la souveraineté.

Les avertissements venus de l’international

Dans ses colonnes, Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) cite un haut responsable américain en visite à Beyrouth, qui a déclaré que « les États-Unis soutiennent la décision de l’État libanais, mais insistent sur la nécessité d’éviter toute confrontation armée qui profiterait aux adversaires régionaux ». Cette déclaration s’inscrit dans une série de messages diplomatiques visant à encourager un processus graduel.

Al Bina’ (13 août 2025) rapporte, de son côté, un message transmis par la diplomatie française aux autorités libanaises, appelant à « conjuguer fermeté et dialogue » et à ne pas « importer au Liban les tensions régionales ».

Diplomatie : Pressions croisées et jeux d’influence autour du dossier libanais

L’Iran au centre de la scène

Selon Al Joumhouriya (13 août 2025), la visite d’Ali Lariijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, n’est pas seulement un déplacement protocolaire mais un acte politique lourd de signification. Les sources diplomatiques citées indiquent que l’objectif principal est de réaffirmer le soutien de Téhéran au Hezbollah, alors même que le gouvernement libanais vient d’acter le monopole des armes par l’État. Le quotidien précise que l’émissaire iranien doit rencontrer le président de la République Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que des représentants de partis alliés, dans un agenda condensé mais stratégique.

Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) rapporte que cette venue a suscité une mobilisation des chancelleries occidentales à Beyrouth, certaines exprimant, en privé, leurs craintes d’un durcissement de la position iranienne vis-à-vis des décisions libanaises récentes. Le quotidien indique que plusieurs ambassadeurs ont intensifié leurs contacts avec les ministères clés pour insister sur la nécessité de maintenir la stabilité sécuritaire au Sud-Liban.

Réactions arabes et régionales

D’après Al Quds (13 août 2025), des capitales arabes, notamment Riyad et Le Caire, suivent avec attention la séquence libanaise. L’Arabie saoudite, par le biais de ses médias officiels, a mis en avant le soutien au gouvernement de Beyrouth pour « restaurer pleinement son autorité sur l’ensemble du territoire ». L’Égypte, tout en adoptant un ton plus mesuré, a exprimé sa disponibilité pour « faciliter le dialogue entre toutes les composantes libanaises », reprenant ainsi un rôle traditionnel de médiateur.

Al Bina’ (13 août 2025) souligne que la diplomatie syrienne observe avec prudence, craignant que la réduction du rôle militaire du Hezbollah n’affaiblisse ses propres lignes de défense régionales. Selon des sources proches de Damas, cette inquiétude a été transmise via des canaux sécuritaires discrets.

L’agenda occidental : Washington et Paris en première ligne

Pour Ad Diyar (13 août 2025), les États-Unis coordonnent étroitement leur approche avec Paris. Washington met l’accent sur le renforcement de l’armée libanaise comme contrepoids militaire, tandis que la France privilégie l’ouverture d’un canal de discussion avec le Hezbollah afin d’éviter toute rupture brutale. Les deux pays auraient convenu, selon le quotidien, d’un partage de tâches diplomatiques, les Américains concentrant leurs efforts sur les aspects sécuritaires et les Français sur la médiation politique.

Al Sharq (13 août 2025) ajoute que Paris a proposé une réunion quadripartite incluant le Liban, l’Iran, les États-Unis et la France pour examiner un « schéma de coexistence sécuritaire transitoire ». Cette idée, encore à l’état de projet, viserait à ménager toutes les parties tout en maintenant l’objectif d’un État souverain sur le long terme.

Diplomatie liée au conflit israélo-palestinien

La question palestinienne interfère directement avec la posture libanaise. Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) rapporte que vingt-quatre pays, ainsi que l’Union européenne, ont adressé à Israël un appel à lever le blocus alimentaire sur Gaza. Cette déclaration collective a été accompagnée d’initiatives égyptiennes et qataries pour mettre en place une trêve de soixante jours, incluant la libération de prisonniers et un accès humanitaire complet.

Selon Al Quds (13 août 2025), Le Caire envisage également de relancer un dialogue inter-palestinien pour former un gouvernement transitoire à Gaza, ce qui aurait des répercussions indirectes sur la stabilité au Sud-Liban, notamment par le biais des alliances entre mouvements armés.

Influence russe et chinoise

Al Bina’ (13 août 2025) met en avant le rôle croissant de Moscou et Pékin au Liban. La Russie, dans le cadre de ses échanges bilatéraux, propose une coopération militaire accrue avec l’armée libanaise, incluant la fourniture d’équipements de défense côtière. Pékin, pour sa part, mise sur le développement économique comme levier d’influence, proposant des investissements dans les infrastructures portuaires et énergétiques.

Ces initiatives, si elles se concrétisent, pourraient modifier l’équilibre diplomatique traditionnellement centré sur l’axe occidental et arabe.

Politique internationale : Sommets de puissances et conflits en mutation

Rencontre Trump-Poutine : un dialogue aux allures de partage d’influence

Selon Al Bina’ (13 août 2025) et Al Sharq (13 août 2025), Donald Trump et Vladimir Poutine doivent se retrouver à Anchorage, en Alaska, pour discuter du conflit en Ukraine. Cette rencontre, prévue dans un format restreint, reflète la volonté des deux dirigeants de s’accorder sur une forme de stabilisation du front, Moscou cherchant à consolider ses gains territoriaux et Washington à sécuriser ses accès aux ressources énergétiques ukrainiennes.

Ad Diyar (13 août 2025) souligne que l’Union européenne est absente de cette initiative, ce qui témoigne d’une marginalisation de Bruxelles dans le processus de résolution. Le quotidien rapporte que des diplomates européens expriment en privé leur inquiétude face à la possibilité d’un accord bilatéral russo-américain qui scellerait de facto les lignes actuelles de front.

La guerre à Gaza et ses répercussions régionales

D’après Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) et Al Quds (13 août 2025), la situation humanitaire à Gaza demeure critique, avec un blocus alimentaire que vingt-quatre pays et l’Union européenne demandent à Israël de lever immédiatement. Riyad a qualifié la politique israélienne de « nettoyage ethnique » et a dénoncé la famine comme une arme de guerre.

L’Égypte, appuyée par le Qatar et les États-Unis, tente de négocier une trêve de soixante jours, comprenant un échange partiel de prisonniers et un accès humanitaire complet. Selon Al Quds, un volet politique est également discuté : la création d’une administration transitoire à Gaza composée de technocrates palestiniens, afin de rétablir un lien fonctionnel avec la Cisjordanie.

Escalade Israël-Iran : la rhétorique de la dissuasion

Pour Al Sharq Al Awsat (13 août 2025), Israël multiplie les manœuvres militaires et les exercices de défense civile, anticipant une éventuelle confrontation directe avec l’Iran. De son côté, Téhéran, par la voix de hauts responsables militaires, promet de « répondre avec force » à toute attaque israélienne.

Al Joumhouriya (13 août 2025) indique que cette tension militaire pèse sur la scène libanaise, car toute escalade pourrait impliquer le Hezbollah, et donc le territoire libanais, comme champ d’affrontement indirect.

Redéfinition des équilibres en Asie

Selon Al Bina’ (13 août 2025), la Chine accélère sa stratégie de rapprochement avec l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines pour contrer l’influence américaine en mer de Chine méridionale. Pékin multiplie les propositions d’accords commerciaux et de projets d’infrastructures, tout en renforçant sa présence navale.

Al Sharq (13 août 2025) rapporte que Washington tente de répondre par une intensification de sa coopération militaire avec le Japon, l’Australie et l’Inde, dans le cadre du dialogue quadrilatéral dit « Quad ».

L’Afrique au cœur de nouvelles rivalités

Ad Diyar (13 août 2025) souligne que la compétition entre puissances occidentales, Russie et Chine se renforce en Afrique, particulièrement dans les secteurs miniers et énergétiques. Des accords récents au Mali, en République centrafricaine et au Soudan témoignent de la volonté de Moscou de consolider son influence, tandis que Pékin continue d’investir massivement dans les corridors logistiques reliant l’Afrique de l’Est à la Méditerranée.

Ces mouvements stratégiques, bien qu’éloignés géographiquement du Liban, pourraient avoir des conséquences indirectes sur les flux économiques et diplomatiques dans la région méditerranéenne.

Économie : chiffres en clair au cœur des chocs de confiance

Casino du Liban : pertes quotidiennes, transferts divisés par deux, risque annuel chiffré

Le dossier du Casino du Liban s’est mué en test de confiance budgétaire. D’après Annahar (13 août 2025), les recettes quotidiennes du casino ont chuté d’environ 200 000 dollars par jour, soit 6 millions de dollars par mois, tandis que les transferts mensuels au Trésor sont passés de plus de 4 millions à 2 millions de dollars, c’est‑à‑dire –50 %. Le journal ajoute qu’à défaut de dénouement judiciaire rapide, le môle de jeux pourrait prolonger une perte annuelled’environ 70 millions de dollars
Annahar (13 août 2025) rattache cette contre‑performance à l’incertitude judiciaire entourant l’enquête et rappelle que la plateforme « online » avait été conçue pour capter de nouvelles recettes, avec un partage de 50 % des bénéfices netsau profit de l’État une fois les coûts d’exploitation déduits. 

Logement : réouverture des prêts et conditions d’éligibilité encadrées

Dans un signal adressé aux ménages, Al Liwa’ (13 août 2025) rapporte la relance des prêts du Housing Bank, « ouverte à l’ensemble du territoire », avec des critères détaillés : occupation obligatoire pendant 10 ans et surface maximale de 150 m² pour le bien financé, au bénéfice prioritaire des revenus faibles et moyens. Ces précisions, rappelées lors d’une rencontre économique à Tripoli, visent à cadrer la reprise du crédit habitat sur des cibles solvables et des biens de taille modérée. 

Infrastructures : volumes financiers identifiés et structure d’allocation

Al Liwa’ (13 août 2025) dresse un inventaire chiffré des concours du Kuwait Fund au Liban. Le portefeuille mentionne un prêt de 300 millions de dollars pour les infrastructures, ainsi que des projets d’assainissement compris entre 46 et 60 millions de dollars chacun, parallèlement à des programmes d’électricité et de routes. Le même journal précise la structure d’allocation historique : environ 85 % des fonds fléchés vers les infrastructures et près de 15 %vers les secteurs sociaux/humains
Ce ciblage a notamment financé des réseaux d’eaux usées « grands projets » et des axes routiers, avec des montants unitaires qui éclairent la mécanique de mise à niveau des services essentiels et la contrainte d’exécution sur des chantiers dispersés. 

Eau : déficit structurel quantifié et effets économiques

Le volet hydrique ressort comme un risque macroéconomique par effet de chaîne sur l’agriculture, l’industrie et la santé publique. Al Akhbar (13 août 2025) chiffre les pertes de réseau à 50 % à Beyrouth et 65 % dans les villages, tout en documentant un recul de 23 % du niveau de 12 rivières principales par rapport à 2015, et une diminution de 50 % du débit de 60 sources saisonnières
Le même dossier distingue la demande annuelle en trois blocs : 1,2 milliard m³ (usage domestique), 2 milliards m³(agriculture) et 400 millions m³ (industrie), soit 3,6 milliards m³ au total, quand la ressource disponible n’atteindrait que 2,6 milliards m³. L’écart de l’ordre du milliard de m³ — inférence tirée de ces agrégats — matérialise la contrainte de fond pesant sur les coûts des intrants et la productivité. 
Face à l’insuffisance d’investissement public, Al Akhbar (13 août 2025) décrit un recours massif aux forages, dont environ 20 000 puits en grande partie non autorisés, et un abaissement du niveau phréatique jusqu’à 60 à 100 mètresdans certaines zones, avec un coût énergétique accru pour le pompage et une vulnérabilité amplifiée en période sèche. 

Services publics : maintenance d’urgence et coût d’opportunité

Al Liwa’ (13 août 2025) rapporte l’effort de maintenance du réseau électrique dans des conditions d’urgence, afin d’« assurer la stabilité de la fourniture », sans chiffrage consolidé. Le coût d’opportunité apparaît cependant par ricochet : lorsque l’offre est limitée ou instable, la facture des groupes électrogènes privés et les coûts logistiques pour les entreprises gonflent, comprimant marges et investissement. Les éléments cités soulignent l’objectif d’éviter des pannes étendues et la recherche d’équilibres opérationnels à court terme. 

Lecture macro : investissement, emploi et demande interne

Même si les données agrégées d’emploi ne sont pas fournies dans les articles du jour, la contraction de la dépense de loisirs induite par la crise du Casino — et mesurable via la baisse des entrées — pèse sur l’activité locale : tourisme de jeux, hôtellerie attenante, restauration et services de sécurité. Les –50 % de transferts au Trésor indiqués par Annahar (13 août 2025) suggèrent un effet budgétaire immédiat, susceptible d’affecter les paiements de l’État si la situation perdure. 
En parallèle, les programmes d’infrastructures financés par des partenaires — Kuwait Fund selon Al Liwa’ (13 août 2025) — injectent des capex identifiables (46–60 M$ par projet d’assainissement, 300 M$ pour un prêt structurant), ce qui soutient la demande de travaux et l’emploi dans le BTP, mais sur des horizons pluriennaux, tributaire de la capacité d’absorption des maîtres d’ouvrage et de la qualité d’exécution

Menages et solvabilité : le rôle filtrant du Housing Bank

La limitation à 150 m² et l’obligation d’occupation de 10 ans balisent une crédite‑policy prudente : l’objectif est d’éviter la spéculation et de canaliser le financement vers l’usage propre. En ciblant les foyers à revenus faibles et moyens, le Housing Bank vise une relance sélective de la demande immobilière, dont l’effet multiplicateur concerne aussi les métiers du bâtiment (ingénierie, second œuvre, ameublement). Al Liwa’ (13 août 2025) insiste sur ce périmètre socialement orienté dans les conditions d’accès. 

Arbitrages publics : recettes aléatoires vs dépenses incompressibles

Le manque à gagner détaillé par Annahar (13 août 2025) — 200 000 $/jour6 M$/mois–50 % de transfert, 70 M$sur an — illustre la fragilité d’un poste de recettes para‑fiscales face à un choc de réputation. Pour éviter l’effet boule de neige (coupe des dépenses, retards de paiement, nouvelles pertes), la réouverture opérationnelle et le cadre contractuel online (État à 50 % des profits nets d’exploitation) offrent des leviers de stabilisation déjà prévus dans les textes évoqués par le quotidien. 

Coûts cachés de l’eau : investissement reporté, facture accrue

Le déficit hydrique mis en évidence par Al Akhbar (13 août 2025) ne relève pas d’un simple aléa climatique : il signale une sous‑capex chronique et un entretien différé des réseaux. Des fuites de 50–65 % signifient que chaque m³ produit coûte plus cher à l’usager ou au producteur, car la perte en ligne renchérit l’unité livrée et accable les budgets municipaux. Le journal rappelle en outre qu’une réduction de 23 % des niveaux dans 12 rivières et un affaissement de 60 sources de 50 % réduisent la résilience en été et grèvent la valeur ajoutée agricole
La prolifération des 20 000 puits et l’abaissement du niveau à 60–100 m (Al Akhbar, 13 août 2025) traduisent une privatisation de fait de l’accès à l’eau, avec des coûts d’équipement et d’énergie qui pénalisent surtout les exploitations petites et moyennes. La rationalisation via un cadre d’autorisation et la réhabilitation des réseaux constituent, au vu des chiffres, un gisement d’efficacité

Synthèse conjoncturelle : où se loge le multiplicateur

Les multiplicateurs les plus tangibles à court terme ressortent des dépenses d’investissement déjà financées (Kuwait Fund) et d’une remise en service fluide du Casino (Annahar, 13 août 2025). Les premiers irriguent le BTP et les filières locales sur plusieurs trimestres ; le second agit comme stabilisateur immédiat des recettes para‑fiscales et du tourisme de proximité. À l’inverse, le déficit d’eau agit comme taxe implicite sur la productivité, jusqu’à ce qu’un rattrapage de réseau fasse refluer pertes et coûts.

Justice : Enquêtes financières, environnementales et décisions judiciaires en série

BetArabia et Casino du Liban : du tentaculaire dossier d’instruction vers la phase de jugement

Selon Ad Diyar (13 août 2025), le dossier dit « BetArabia/OSS », lié notamment à des contrats et pièces en rapport avec Casino du Liban, a franchi une étape décisive : le juge Tarek Bou Nassar a clos l’instruction et transmis le dossier au parquet pour avis, ouvrant la voie à la phase de jugement. Le quotidien évoque un corpus de plus de deux mille pages, nourri d’investigations conduites par la Sûreté de l’État et d’auditions directes menées par le magistrat, avec l’objectif affiché d’empêcher tout « échappatoire » des mis en cause. 
Ad Diyar (13 août 2025) rappelle la cartographie judiciaire récente : cinq remises en liberté sous de fortes cautions ont été décidées, tandis que plusieurs prévenus — dont Roland Khoury, Jad Garius et Dani Abboud — restent détenus. Le parquet a interjeté appel contre certaines remises en liberté. Un prévenu en fuite n’a pas répondu à une convocation, un avis de recherche de trente jours étant arrivé à expiration sans comparution. 
Ad Diyar (13 août 2025) insiste sur la portée de l’affaire : de simple dossier pénal, BetArabia est devenu un test de « l’État de droit » face aux tentatives de marchandage politique. L’issue de la procédure dira si la chaîne « enquête–poursuite–jugement » peut aller jusqu’au bout, loin des accommodements. 

Continuité de la procédure et impartialité : récusation, renvoi et composition

Toujours selon Ad Diyar (13 août 2025), l’affaire a connu un épisode procédural notable : la présidente de la chambre d’accusation de Jabal Loubnan, la juge Carla Ghantous, s’est déportée en raison d’un lien de parenté avec un nom cité au dossier. Le contentieux a été réattribué à la juge Wafaa Teymani, siégeant avec les juges Nkouzi et Ghosn, qui ont confirmé le maintien en détention d’une partie des mis en cause et le renvoi au juge d’instruction pour suites. 
Ad Diyar (13 août 2025) précise que l’audition d’un prévenu installé à l’étranger avait été programmée. Elle n’a pas eu lieu, le mandat de recherche ayant expiré. Cet élément a conforté, selon le quotidien, la volonté de verrouiller la procédure afin d’éviter toute « déperdition » des responsabilités. 

Justice environnementale : mises en demeure et fermetures contre les pollueurs du Litani

Annahar (13 août 2025) publie les éléments d’une opération conjointe menée par la National Litani River Authority et le ministère de l’Industrie : un établissement industriel des hauteurs de Tuweyteh, caza de Zahlé, opérait sans licence et déversait des effluents directement dans le cours d’eau. Les services ont constaté des infractions au Code de l’environnement n° 444/2002 et à la loi sur l’eau n° 192/2020. La recommandation est une fermeture immédiate au vu des risques sanitaires et environnementaux, l’entreprise ne satisfaisant ni aux critères administratifs ni aux normes techniques. 
Dans le même papier, Annahar (13 août 2025) cite le ministre Joe Issa Khoury : sur la plateforme X, il publie des extraits vidéo et promet des sanctions et des scellés. Le constat s’élargit : nombre d’établissements sont non licenciés ou titulaires de permis délivrés par le passé « en violation des règles ». La tonalité est répressive, avec un accent sur la preuve matérielle jointe au rapport. 
Annahar (13 août 2025) rattache ces mises en demeure à une séquence d’« événements » où administration et police judiciaire convergent pour constituer des dossiers pénaux complets, appuyés par des inspections de terrain et des pièces vidéo. L’objectif affiché est d’ordonner des fermetures, puis d’engager des poursuites en se fondant sur les textes cités. 

Référés et protection de la réputation en ligne : décision du juge des urgences à Baabda

Annahar (13 août 2025) rapporte une ordonnance de référé rendue le 7 août 2025 par le juge des référés à Baabda. La décision, exécutoire sur minute, enjoint le blocage du site « www.gfatf.org » et interdit aux médias et réseaux sociaux de relayer ou de pointer vers des propos visant plusieurs avocats identifiés. La décision exige aussi la suppression des mentions déjà publiées. Cette ordonnance illustre l’usage des procédures d’urgence pour prévenir un dommage imminent à la réputation. 
Le greffe précise l’identité des parties et la portée de l’injonction. Annahar (13 août 2025) mentionne que le dispositif couvre la non-republication et la dé-indexation de contenus existants, dans le périmètre de la demande formulée par la partie requérante. 

Contentieux locatif, appels et significations : la mécanique procédurale à l’œuvre

Annahar (13 août 2025) publie des avis officiels de procédure, révélant le flux des affaires civiles. Une notification d’appel devant la Cour d’appel civile de Beyrouth (président Hossam Atallah) fixe l’audience au 21 octobre 2025. Le greffe rappelle l’obligation de comparution personnelle ou par mandataire muni d’un pouvoir en bonne et due forme, sous peine d’application des textes de procédure. 
Toujours selon Annahar (13 août 2025), le juge des loyers de Beyrouth (présidente Farah Al Deyqa) convoque une société locataire dans un dossier d’expiration du droit au maintien dans les lieux, avec demande d’évacuation et paiement des loyers dus. Le même journal recense plusieurs radiations et dissolutions d’entreprises au registre du commerce, donnant un aperçu des décisions « greffe–juridiction » au fil de l’eau. 
Al Joumhouriya (13 août 2025) publie aussi un avis d’« acte perdu » au cadastre de Kesrouan, ainsi qu’une notification d’appel devant la cour des affaires urgentes civiles de Beyrouth, avec exigences de comparution et de retrait des pièces d’instance. Ces mentions de greffe éclairent la chaîne contentieuse, de la publicité légale à la tenue d’audience. 

Discipline et sécurité : remplacement du chef du renseignement de la Dahiyé

Al Quds (13 août 2025) fait état d’une mesure administrative majeure : la révocation du chef du bureau du renseignement de l’armée dans la banlieue sud de Beyrouth, le brigadier-général Maher Raad, et sa substitution par le colonel Samer Hamadeh. Le journal relie la décision au contexte de manifestations survenues dans la zone et sur l’axe de l’aéroport. Il souligne l’influence locale de l’officier sortant, en poste depuis 2017. 
Le même article rapporte des versions contradictoires quant aux motivations et aux suites : certains évoquent un signal venu d’une sous‑commission du Congrès américain, qui aurait menacé de sanctions si la révocation n’était pas actée ; d’autres assurent que l’intéressé n’a pas été « exclu » mais muté à l’Inspection du ministère de la Défense. Al Quds (13 août 2025) mentionne ces récits opposés avec prudence, faute de communication officielle détaillée. 
Dans la même livraison, Al Quds (13 août 2025) replace cet épisode dans une séquence plus large : il reste dix-neuf jours au commandement pour remettre un plan d’application de la décision gouvernementale visant à garantir le monopole des armes par l’État. Le papier souligne la sensibilité du timing, eu égard aux mobilisations de rue observées. 

Justice pénale hors frontières : un rythme judiciaire accéléré dans des affaires emblématiques

Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) consacre un papier à l’accélération de la procédure pénale visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu : les juges ont décidé d’entendre sa déposition sur quatre jours à compter du 2 novembre, après de nombreux ajournements. Le journal résume la chronologie : signalements conjoints police–parquet en 2016, décision de mise en accusation en 2019–2020, puis tenue des premières audiences depuis 2020. La décision récente entend éviter de nouveaux délais liés au contexte sécuritaire. 
Dans une autre page, Al Sharq Al Awsat (13 août 2025) couvre un dossier marocain : l’arrestation d’un jeune de 18 ans soupçonné d’allégeance à l’idéologie de l’organisation État islamique. L’affaire a été confiée au Bureau central d’investigations judiciaires, sous la supervision du parquet, afin d’établir l’étendue des connexions et projets. Le texte décrit des éléments de propagande et d’incitation à des actes violents. 

Enseignements d’ensemble et cadence des juridictions

Au plan interne, l’image qui se dégage des articles de ce 13 août 2025 est celle d’une chaîne judiciaire au travail : instruction financière lourde, contentieux environnemental fondé sur des constats in situ, référés numériques pour prévenir les atteintes à la réputation, et flux continu de notifications, appels et mesures de greffe. La justice agit sur plusieurs registres, du pénal économique à la protection des biens communs. Les textes cités par Annahar (13 août 2025) structurent la riposte environnementale, tandis que, chez Ad Diyar (13 août 2025), l’avancée procédurale de BetArabia ouvre un test de solidité institutionnelle. Les changements disciplinaires signalés par Al Quds (13 août 2025) parachèvent un tableau où justice, sécurité et administration se frôlent, parfois dans l’urgence.

Société : Héritages artisanaux, initiatives citoyennes et mutations sociales

Un métier centenaire face à l’oubli : le dernier artisan de tarbouches

Selon Nahar (13 août 2025), Mohamed Chaar, installé dans un petit atelier de Beyrouth, est aujourd’hui considéré comme le dernier fabricant de tarbouches au Liban. Âgé de 68 ans, il perpétue un savoir-faire hérité de son père et de son grand-père. L’atelier, saturé d’odeurs de feutre et de teinture, témoigne d’une époque où ce couvre-chef rouge était porté dans toutes les grandes occasions. La production artisanale, qui atteignait autrefois plusieurs centaines de pièces par mois, ne dépasse plus aujourd’hui qu’une trentaine d’unités annuelles, souvent destinées à des associations culturelles ou à des collectionneurs. Chaar confie que sa clientèle se compose désormais surtout de Libanais expatriés cherchant à conserver un lien tangible avec leur patrimoine vestimentaire. Cette raréfaction illustre le recul des métiers traditionnels dans un environnement économique et social où la rentabilité prime sur la transmission des savoir-faire.

Un musée pour raconter la géologie d’Akkar

Toujours dans Nahar (13 août 2025), l’association Darb Akkar lance un appel aux habitants et aux collectionneurs pour enrichir la collection du futur musée géologique d’Akkar. L’objectif est de rassembler fossiles, minéraux et documents anciens retraçant l’histoire naturelle de cette région montagneuse. Le projet, soutenu par des enseignants et des spécialistes, vise à sensibiliser la population locale à la richesse de son patrimoine naturel et à encourager un tourisme éducatif. Des ateliers pédagogiques sont prévus pour les écoles, avec un accent sur la protection des sites sensibles et la lutte contre les prélèvements illégaux. L’association insiste sur le rôle de ce futur musée comme moteur de développement local, capable de créer des emplois indirects dans l’accueil et l’accompagnement des visiteurs.

Solidarité et mobilisation associative

D’après Al Liwa’ (13 août 2025), plusieurs initiatives citoyennes se sont organisées cet été pour répondre à des besoins urgents dans les zones rurales. Des collectes de vêtements, de denrées et de matériel scolaire ont été menées par des ONG locales, en coordination avec les municipalités. Ces campagnes, menées en partie par des bénévoles issus de la diaspora revenue pour la saison estivale, ont permis de couvrir une partie des besoins des familles touchées par la crise économique. Le journal souligne que, malgré l’absence de soutien institutionnel massif, ces initiatives parviennent à combler des manques criants, notamment dans les villages éloignés des centres urbains.

L’impact de la crise économique sur la vie quotidienne

Nida’ Al Watan (13 août 2025) décrit une société fragmentée, où l’accès aux services de base reste inégal. L’électricité reste limitée à quelques heures par jour dans certaines régions, et l’eau courante est fournie par intermittence. Des familles entières dépendent de générateurs privés et de livraisons de citernes. Cette situation pèse sur la santé publique : le coût du pompage et de la filtration se répercute sur les budgets domestiques, obligeant certains ménages à réduire d’autres dépenses essentielles. Dans les quartiers défavorisés, le recours à des sources d’eau non contrôlées entraîne un risque accru de maladies hydriques.

Pression sur le logement et transformation des espaces urbains

Pour Al Bina’ (13 août 2025), la pression immobilière dans la banlieue sud de Beyrouth pousse de nombreux habitants à migrer vers des zones périphériques. Les loyers y ont augmenté de plus de 20 % en deux ans, selon des agents immobiliers cités. Cette évolution entraîne un étalement urbain non planifié, accentuant les problèmes d’infrastructures et de transport. Les écoles, souvent débordées, peinent à accueillir un nombre croissant d’élèves, et les services de santé doivent s’adapter à une population en forte croissance. Le journal note que la transformation rapide des quartiers modifie aussi le tissu social, avec l’arrivée de nouvelles communautés et la disparition de liens de voisinage historiques.

Initiatives culturelles et préservation de la mémoire

Al Sharq (13 août 2025) met en lumière plusieurs initiatives visant à préserver la mémoire collective. Des associations organisent des soirées de contes traditionnels dans les cafés de Tripoli et Saïda, rassemblant jeunes et anciens autour d’histoires locales. Ces rencontres, financées en partie par des mécènes privés, permettent aussi de documenter oralement des épisodes historiques rarement présents dans les archives officielles. Certains projets incluent un volet audiovisuel, avec la création de courts-métrages diffusés sur les réseaux sociaux pour toucher un public plus large. Le journal insiste sur l’importance de ces initiatives pour renforcer l’identité culturelle dans un contexte où l’uniformisation des modes de vie tend à effacer les particularismes locaux.

Santé et mobilisation contre les pénuries médicales

Selon Nahar (13 août 2025), plusieurs hôpitaux de Beyrouth et du Mont-Liban signalent une tension persistante sur l’approvisionnement en médicaments essentiels, notamment les traitements pour maladies chroniques. Les responsables hospitaliers cités évoquent des retards dans les importations liés à des procédures douanières complexes et à la fluctuation des devises. Des campagnes de dons, coordonnées par des associations médicales, visent à collecter des médicaments auprès de la diaspora et à les acheminer via des circuits humanitaires sécurisés. Le ministère de la Santé a annoncé la mise en place d’un mécanisme de suivi en temps réel des stocks pour éviter les ruptures soudaines, mais sa mise en œuvre reste limitée par le manque de moyens.

Culture : sauvegarde du patrimoine, initiatives artistiques et agenda culturel

Préserver la mémoire artisanale : l’héritage du tarbouche

Selon Nahar (13 août 2025), Mohamed Chaar, dernier artisan à fabriquer des tarbouches au Liban, perpétue un savoir-faire transmis depuis trois générations. Son petit atelier de Beyrouth, où s’entassent rouleaux de feutre rouge et fils noirs, illustre la résilience d’un métier menacé par la disparition. La production mensuelle, autrefois florissante, ne dépasse plus quelques dizaines de pièces par an, principalement destinées aux associations culturelles et aux collectionneurs. Ce métier, symbole d’une identité vestimentaire ancrée dans la tradition, souffre de l’absence de relève, alors que la demande reste soutenue chez les Libanais expatriés et certaines institutions culturelles.

Le futur musée géologique d’Akkar : un projet ancré dans la pédagogie

Toujours dans Nahar (13 août 2025), l’association Darb Akkar a lancé un appel à la population pour contribuer à la collection du futur musée géologique de la région. Fossiles, minéraux et archives sont recherchés pour constituer un fonds accessible au public et aux chercheurs. Le projet prévoit des ateliers pour les écoles, avec des visites guidées animées par des enseignants et des spécialistes locaux. L’objectif est de stimuler un tourisme éducatif dans une région encore peu visitée et de renforcer la conscience patrimoniale chez les jeunes générations.

Mobilisations associatives pour la culture populaire

D’après Al Sharq (13 août 2025), plusieurs associations organisent des veillées culturelles dans les cafés historiques de Tripoli et Saïda. Ces rencontres intergénérationnelles réunissent conteurs, musiciens et poètes autour d’histoires orales qui relatent des épisodes marquants de la vie locale. Certaines de ces soirées sont enregistrées afin de constituer une archive numérique consultable en ligne. Le journal souligne le rôle de ces initiatives dans la préservation d’une mémoire collective fragilisée par l’évolution rapide des modes de vie.

Événements et agenda culturel

Nida’ Al Watan (13 août 2025) mentionne l’organisation de plusieurs festivals cet été, notamment à Byblos et à Baalbek, où des artistes libanais et étrangers partagent l’affiche. Le festival de Baalbek a mis à l’honneur la musique classique arabe, tandis que Byblos a accueilli des concerts fusion mêlant instruments traditionnels et sonorités électroniques. Les organisateurs, cités par le journal, insistent sur l’importance de maintenir ces rendez-vous malgré les contraintes logistiques et financières. L’affluence, bien que réduite par rapport aux années précédentes, témoigne de l’attachement du public à ces manifestations.

Publications et œuvres littéraires

Selon Al Liwa’ (13 août 2025), plusieurs maisons d’édition libanaises ont annoncé de nouvelles publications pour la rentrée, parmi lesquelles des essais historiques, des romans inspirés de faits réels et des recueils de poésie contemporaine. Les libraires interrogés notent un regain d’intérêt pour les ouvrages traitant de l’histoire récente du pays et des témoignages personnels liés à la crise économique. Ce mouvement éditorial, bien que limité par la hausse des coûts d’impression, alimente le débat intellectuel et permet de documenter des réalités vécues.

Initiatives privées et mécénat

D’après Al Bina’ (13 août 2025), certains mécènes privés financent des restaurations d’édifices historiques dans le centre de Beyrouth et à Saïda. Ces travaux visent à remettre en valeur des bâtiments datant de l’époque ottomane et du mandat français, souvent laissés à l’abandon depuis la guerre civile. Le financement couvre aussi la formation de jeunes artisans aux techniques traditionnelles de taille de pierre et de menuiserie fine. Le journal précise que ces projets sont menés en coordination avec la Direction générale des antiquités, garantissant le respect des normes de conservation.

Cinéma et productions audiovisuelles

Al Akhbar (13 août 2025) signale le tournage d’un documentaire sur les métiers en voie de disparition au Liban, incluant notamment la fabrication du tarbouche et la poterie artisanale du Sud. Le projet, porté par un collectif de réalisateurs libanais, bénéficie d’un financement participatif et d’un partenariat avec plusieurs chaînes locales pour sa diffusion prévue début 2026. L’équipe de tournage, citée par le journal, espère sensibiliser le public à l’urgence de préserver ces savoir-faire en déclin.

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