Tag: restructuration bancaire
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle
Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...
La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.
Réformes exigées : pression multilatérale sur le Liban
Lors de son entretien avec Ibrahim Kanaan, Plasschaert a insisté sur le fait que la commission des finances devait jouer un rôle moteur en produisant un calendrier législatif contraignant. Cette approche heurte néanmoins de front les intérêts d’une partie du secteur bancaire, encore très influent au Parlement. Plusieurs députés, notamment ceux affiliés à des groupes bancaires, freinent l’adoption de toute mesure pouvant entraîner la révélation de pertes massives ou la nationalisation partielle du secteur.
Restructuration bancaire au Liban : un plan floue présenté à la communauté internationale
La Banque du Liban soumet un projet de restructuration du secteur bancaire à divers acteurs nationaux et internationaux. Le texte prévoit la protection des dépôts de petite taille, une recapitalisation progressive des banques et la reprise du crédit. Le plan est conditionné à des lois à adopter par le Parlement et à la supervision du FMI. Aucun montant chiffré n’est encore précisé sur les pertes du secteur ou leur traitement comptable.
Crise économique au Liban : réformes bancaires sous pression internationale et résistances internes
Face à une crise économique sans précédent, le Liban subit une pression internationale intense pour engager des réformes structurelles. Les résistances internes paralysent les initiatives, exacerbant la méfiance populaire et accélérant la dégradation des indicateurs économiques. L'urgence de restructurer le secteur bancaire, de réformer l'électricité et de lutter contre la corruption se heurte aux intérêts d'une élite enracinée. L'avenir économique du pays dépend désormais d'un sursaut politique encore incertain.
Banque du Liban : toujours entre illusions monétaires et privatisations risquées
#CHRONIQUE: Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, propose de vendre plusieurs actifs publics sous juridiction de la BDL, notamment le Casino du Liban et Middle East Airlines. Cette initiative intervient dans un contexte de crise profonde, où la transparence et la restructuration bancaire sont devenues des enjeux centraux. Mais cette stratégie soulève de sérieuses interrogations quant à son impact réel sur l'économie libanaise et au risque de reproduire les dérives d'une économie de rente.
La présidence libanaise fixe cinq priorités économiques pour sortir de l’atonie post-crise
#FOCUS: Face à l’atonie économique persistante, la nouvelle présidence libanaise a défini cinq priorités : relancer la croissance et l’emploi, réduire le déficit commercial, stabiliser la monnaie, ajuster les finances publiques et restructurer les banques. Ces objectifs visent à rétablir les équilibres fondamentaux de l’économie et à poser les bases d’une reprise durable, sous condition d’une application rigoureuse des réformes et d’un soutien technique et financier de la communauté internationale.
Vers un audit bancaire national : la Banque centrale prépare un rapport inédit depuis...
#RAPPORTAVENIR: La Banque centrale du Liban prépare un rapport inédit sur l’état du secteur bancaire, une première depuis le début de la crise en 2019. Ce document attendu devrait évaluer les pertes, classer les banques selon leur viabilité et proposer des solutions pour les dépôts bloqués. Si publié, ce rapport marquerait une avancée vers la transparence et pourrait relancer les négociations avec le FMI. Il constitue un test crucial pour la crédibilité institutionnelle libanaise.
La diplomatie du FMI : comment le Liban capitalise sur les réunions de Washington
#SHUUTSECRET: Lors des réunions de printemps du FMI à Washington, le Liban a tenté de regagner la confiance des bailleurs de fonds en mettant en avant l’adoption de la réforme du secret bancaire. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diplomatie économique visant à relancer les discussions suspendues avec les institutions financières internationales. Si le geste a été salué, sa portée réelle dépendra de l’application concrète des réformes et de la capacité du Liban à rompre avec l’inaction chronique.
Les banques libanaises augmentent leur liquidité à l’étranger de 350 millions de dollars malgré...
#ECO: Au cours des deux premiers mois de 2025, les banques libanaises ont accru leur liquidité à l’étranger de 350 millions de dollars, atteignant 5 044 millions. En parallèle, leurs fonds propres ont reculé de 187 millions, signe d’un affaiblissement continu de la base de capital au niveau local. Ce contraste révèle une reprise partielle de confiance à l’international, tandis que le système bancaire reste structurellement fragile sans véritable recapitalisation.
Les dépôts bancaires résidents augmentent mais nn rebond nominal à relativiser
Les dépôts bancaires résidents ont augmenté de 7 730 milliards de livres (≈ 86 millions de dollars) fin mars 2025, essentiellement en devises. Cette hausse masque une érosion continue des dépôts à terme en livres et un climat de méfiance persistante envers le système bancaire. Sans réforme structurelle ni plan de restructuration, ces flux restent instables, inégalement distribués et dépourvus de capacité à relancer l’économie réelle par le crédit.
Banques libanaises : l’heure des choix décisifs
Au total, selon le rapport du FMI d’avril 2025, le secteur bancaire libanais ne détient plus que l’équivalent de 10 milliards de dollars d’actifs liquides, contre près de 150 milliards avant la crise. Cette contraction dramatique limite toute capacité à financer l’économie réelle ou à restaurer la confiance des déposants.
Les débats internes du gouvernement Salam sur le calendrier des réformes
e gouvernement Salam débat du calendrier des réformes économiques, tiraillé entre une approche graduelle pour préserver la stabilité sociale et une accélération pour répondre aux attentes du FMI, dans un pays en crise profonde.
Analyse critique du projet de loi libanais sur la restructuration et la liquidation des banques
#BANQUE #ROUTE: Le projet de loi libanais du 27 mars 2025 promet stabilité et protection des déposants, mais ses termes vagues, comme les "garanties prévues", sèment le doute. Avant 2019, ces garanties couvraient 75 000 USD au taux de 1500 LL/USD, une somme dérisoire aujourd’hui. L’Autorité de restructuration, dominée par la Banque du Liban, manque d’indépendance. Sans répartition chiffrée des pertes ni audits juricomptables, ce texte esquive les vraies questions, risquant de décevoir le FMI et les épargnants.















