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Selon The Media Line, citant une source interne à la Banque du Liban, 18 milliards de dollars appartenant à des hommes politiques irakiens et à l’Irak et ses agences gouvernementales ainsi qu’au gouvernement régional du Kurdistan Irakien auraient disparu alors que le secteur financier libanais traverse une grave crise économique caractérisée par d’importantes pertes financières.

Parmi les 18 milliards de dollars, 1.3 milliards de dollars appartiendraient au gouvernement irakien lui même et 650 millions de dollars au gouvernement kurde irakien. Cette affaire rappelle plusieurs autres affaires, dont les fonds déposés par l’ancien dirigeant Irakien Saddam Hussein et qui avaient également disparu au Liban amenant à certaines interrogations concernant l’assassinat de personnalités libanaises qui auraient été impliquées dans ces opérations de détournement de fonds ou encore les propos, l’année dernière du président syrien Bachar al Assad qui estimait que plus de 30 milliards de dollars de fonds d’origine syrienne avaient disparu au Liban depuis le début de la crise financière qui est apparue au grand jour en 2019.

Il s’agirait notamment de fonds de nombreuses personnalités irakiennes proches de l’Iran, ou du mouvement Amal et du Hezbollah, voire même de personnalités politiques sunnites qui leur sont opposés dont des hommes politiques et qui auraient placé d’importantes sommes au Liban via des intermédiaires en raison de craintes de voir être imposées des sanctions à leur encontre.

Ils n’auraient pas pour l’heure demandé à transférer ces fonds à l’étranger alors que même les banques libanaises, même avec l’appui de la Banque du Liban, ne pourraient répondre à ces demandes en raison de l’absence de liquidité. Si les banques libanaises seraient dans l’obligation de restituer les sommes des organes officiels irakiens, les sommes d’individus pourraient être difficilement remboursables. Des sources proches du gouvernement irakien auraient même conseillé à leurs ressortissants “d’oublier les fonds” investis dans les banques libanais, du moins pour le moment, note toujours The Media Line.

Outre les fonds déposés par les institutions étrangères, la population libanaise fait face à d’importantes restrictions et ne peut disposer librement des fonds déposés par elle – y compris dans des cas d’urgence extrême – depuis novembre 2019, date de l’instauration d’un contrôle informel des capitaux, une mesure décidée par l’Association des Banques du Liban. Ainsi des déposants en colère munis d’armes factices ont pris en otage des employés de succursales de banques libanaises en vue d’obtenir le versement d’une partie des sommes nécessaires au paiement de frais hospitaliers de leurs proches et qui sont les leurs suite au refus de l’établissement.

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