Edito: de Charlie Chaplin à Mahmoud Khalil, une dérive morale des Etats-Unis
#EDITO: Hier, Charlie Chaplin fut exilé pour avoir ri des puissants ; aujourd’hui, Mahmoud Khalil est emprisonné pour avoir pleuré Gaza. Les États-Unis, jadis phare de liberté, répètent leur vieille faute : punir la pensée. Le maccarthysme d’antan, drapé de peur rouge, renaît sous le voile de la sécurité nationale. Que reste-t-il de leur idéal quand un homme est menotté pour sa voix ? Cette dérive n’est pas un accident ; c’est une trahison morale.
Edito : Quand l’armée libanaise bombarde la Syrie, une première historique…
#EDITO: Hier, le 17 mars 2025, l’armée libanaise a bombardé la Syrie, une première historique ! Face aux islamistes de Hayat Tahrir al-Cham, qui ont enlevé des membres de tribus libanaises après la chute de Bachar al-Assad, elle a riposté avec quelques obus bien placés. Ironie du sort : il y a peu, elle ne bronchait pas sous les frappes israéliennes. Sous Joseph Aoun, elle réalise un vieux rêve de la guerre civile, malgré ses moyens limités d’antan.
EDITO: Les USA, la BDL et les mini Riad
#EDITO: Les États-Unis, eux, ont soutenu Riad tant qu’il servait leurs intérêts. Anti-Hezbollah, pro-dollar, il était parfait. Mais quand le système s’est écroulé, ils ont lâché leur poulain plus vite qu’un joueur de poker abandonne une mauvaise main. Sanctions en août 2023, accusations de corruption, et hop, Riad devient persona non grata. Et ils recherchent un remplaçant évidemment à son niveau ...
Ce qu’il reste du 14 mars : un Liban en lambeaux
#EDITO: Il y a vingt ans, le 14 mars 2005, Beyrouth vibrait d’un espoir ténu. Une foule réclamait liberté et souveraineté après l’assassinat de Rafic Hariri. Mais le soir, des politiciens pressaient les manifestants de rentrer. On voit le résultat en 2025 : un pays brisé. Le haririsme, mirage vendu par Hariri et les banques, nous a ruinés. Le Hezbollah, après s’être renforcé, vacille. Et maintenant, où allons-nous ? Vers un vide que l’espoir ne comble plus.
Édito : 4500 soldats de plus au Liban, ou comment grossir une armée sans...
#EDITO: Le gouvernement libanais a décidé d’enrôler 4500 soldats supplémentaires, malgré une crise économique sans précédent et des caisses vides. Mais comment équiper ces recrues alors que les rations, sans viande, sont payées par des pays étrangers et le matériel, souvent d’occasion, vient de dons internationaux ? Face aux menaces, une petite armée bien équipée serait plus efficace qu’un effectif accru mais sous-financé, transformant les Forces armées libanaises en une force de police symbolique.
L’Europe de la Défense : un rêve qui ne décolle pas (et qui ne tire...
#EDITO: Par Toutatis, la France résiste ! Ses Rafale volent sans mot de passe yankee, ses missiles nucléaires cognent sans demander l’avis de Washington. Mais face à une invasion, pas de potion magique pour tous : les F-35 allemands restent des menhirs cloués au sol, les Trident britanniques roupillent, et Trump joue aux dés avec Poutine, qui lorgne la Finlande et les Baltes après l'Ukraine.
Edito: La noblesse vient du cœur et non du sang
EDITO: Et voici une vérité encore plus saisissante : au Liban, où 80 % de la population vit dans la pauvreté, ce sont souvent les plus démunis qui se montrent les plus généreux. Ces 49 % qui aident ne sont pas les élites retranchées dans leurs tours d’ivoire, mais bien ceux qui partagent la souffrance, ceux qui savent ce que signifie manquer de tout. Ils donnent non pas par surplus, mais par solidarité, par une compréhension intime de la douleur d’autrui.
Francois El Bacha
Edito: quand le XXIe siècle ressuscite les ombres du XXe
#EDITO: Un frisson nous étreint, une sensation diffuse mais oppressante : l’histoire, que nous croyions maîtrisée, revient nous défier. Le XXIe siècle, avec ses écrans omniprésents et ses promesses d’avenir, se pare des couleurs sombres du début du XXe, une époque de cynisme, de rivalités et de ruptures brutales.
Edito: Trump chouchoute Israël et snobe l’Ukraine
#EDITO: Le 28 février 2025, Trump a accusé Zelensky d’ingratitude pour une aide gonflée à 500 milliards, alors que la réalité pointe 75 milliards, surtout des promesses. « Négocie ou c’est fini ! », a-t-il rugi, éjectant l’Ukrainien. Pendant ce temps, Israël a reçu 4 milliards d’armements le 1er mars. L’Ukraine lutte contre un péril existentiel face à des troupes russes aguerries, tandis qu’Israël modifie les équilibres régionaux contre des enfants et des bébés, sans danger.
Edito: Kennedy voulait bâtir, Trump veut tout vendre
John F. Kennedy rêvait d’un monde où la paix et la diplomatie primeraient. Donald Trump, lui, préfère la pelle mécanique à la main tendue. Entre le démantèlement des institutions internationales, l’abandon de USAID, l’expulsion forcée des Palestiniens et le marchandage de l’Ukraine, l’Amérique semble avoir troqué son leadership moral contre une logique de bulldozer. La paix, un vestige du passé ? Pas pour ceux qui se battent encore contre cette grande opération de liquidation.
Edito: L’humiliation en série, symptôme d’une diplomatie brutale et unilatérale
EDITO: L’humiliation a frappé l’Ukraine hier, avec Zelensky rabaissé par Trump et Vance, menacé d’abandon s’il ne cédait pas sur un cessez-le-feu. L’Europe, avant-hier, subit les provocations de Vance, qui soutient l’extrême droite et juge ses démocraties faibles. Le Liban, lui, souffre quotidiennement : Israël occupe son sud malgré un cessez-le-feu, avec l’aval tacite des États-Unis, marginalisant la France. Une diplomatie brutale qui impose et divise, foulant au pied respect et concertation.
Édito : Une altercation diplomatique à la Maison Blanche – Vance, Zelensky, Trump et...
À la Maison Blanche, l’altercation entre Vance, Zelensky et Trump a révélé une diplomatie de force brute. Vance a accusé Zelensky d’ingratitude, lançant les hostilités, avant que Trump n’exige un accord avec la Russie sous peine d’abandon. L’humiliation publique de Zelensky, chassé sans accord sur les minerais, reflète une administration où l’extrémisme de Vance domine. Ce clash, amplifié par une rhétorique populiste, trahit les valeurs américaines, évoquant les sombres dynamiques des années 1930.
L’édito du communiqué : quand Tsahal peaufine les profils LinkedIn
EDITO: Une frappe de drone près de Hermel, un mort, deux blessés : routine ? Pas pour Tsahal, qui brosse un portrait LinkedIn de Mohammad Mahdi Ali Shahin, ‘Hezbollah operative’ expert en logistique et ‘deals’ Syrie-Liban. Une ‘menace sérieuse’, dit-on, pour justifier le tir. Hezbollah crie au scandale, la trêve vacille, et la ‘buffer zone’ s’éternise. À ce rythme, pourquoi ne pas rédiger une vraie paix, moins sexy qu’un communiqué, mais plus utile ? Mettez vos CV à jour, messieurs !
Donald Trump, le roi du deal et l’Europe qui tremble (ou pas)
EDITO: Et ce n’est pas fini : il est à craindre que cette politique transactionnelle s’étende au Moyen-Orient, notamment au Liban, où Trump pourrait bien débarquer avec son carnet de chèques et une idée lumineuse. "Vous voulez sauver votre pays de la crise économique ? Naturalisez vos réfugiés palestiniens, prenez un peu de cash, et on appelle ça un deal !




















