Et si le Liban osait son propre « Grand RESET » à la vietnamienne...
Face à l’effondrement de l’État, le Liban pourrait s’inspirer de la réforme administrative vietnamienne. En 2025, Hanoï a supprimé des milliers de postes publics, fusionné ses ministères et réaffecté ses budgets. Pourquoi pas Beyrouth ? Audit, fusion, reconversion, transparence : un reset national est possible, sans violence, à condition de volonté politique. L’État libanais peut redevenir fonctionnel, plus léger, plus juste.
Édito: Le courage sans abri face à l’hypocrisie des larmes
#EDITO: peur des missiles à Tel-Aviv, silence face aux 57 000 morts de Gaza et aux 4 500 victimes libanaises : un double standard qui interroge la valeur donnée aux vies civiles.
Édito : MEA, le ciel libanais à prix d’or et l’idée low-cost qui fait rire jaune
Alors que MEA reste la seule compagnie aérienne régulière à desservir le Liban, les prix des billets atteignent des sommets. Face aux critiques, la compagnie annonce une filiale low-cost qui peine à convaincre. Si le courage de ses équipages est salué, le monopole maintenu et l’absence de concurrence font grincer des dents.
Edito: La FINUL sous pression, un regard libanais sur un jeu géopolitique dangereux
La FINUL subit des pressions croissantes de la part d’Israël et des États-Unis, menaçant la stabilité au Liban. Son rôle de témoin des violations du droit international est contesté, risquant d’accentuer les tensions internes. Sans cette force onusienne, le sud du pays pourrait sombrer dans un vide sécuritaire propice aux conflits.
Edito: Fin de la période de grâce pour les autorités libanaises face aux défis...
Depuis plus de quarante ans, le Liban débat du désarmement des milices et des camps palestiniens sans offrir la moindre perspective aux 500 000 réfugiés – ni aux centaines de milliers de Syriens – installés sur son sol. Parmi les enjeux réels : l’impossible perpétuation de ce statut d’“invités permanents”, le risque de replonger dans le chaos de 1975 et la tentation pour certains de troquer la souveraineté nationale contre des financements rapides pour renflouer leurs propres comptes.
Gaza en ruines : Paris, Londres et Ottawa prêts à reconnaître la Palestine
Face à la crise humanitaire à #Gaza, les gouvernements de #France, du #RoyaumeUni et du #Canada s’apprêtent à reconnaître un État palestinien pour faire pression sur Tel-Aviv. Cette décision audacieuse vise à briser l’isolement moral d’Israël et à impulser un #véritablechangement diplomatique.
EDITO: À Gaza, la négociation a vaincu la force
EDITO: La récente libération d’un otage israélo-américain grâce à une négociation directe entre les États-Unis et le Hamas démontre l’échec retentissant de la stratégie militaire israélienne. Alors que les bombardements ravagent Gaza sans aboutir à des résultats concrets, le dialogue a, lui, permis un déblocage. Cette séquence humilie les partisans de la force et rappelle que seule une approche politique, centrée sur la diplomatie, peut réellement ouvrir une issue au drame qui se joue.
PAR FRANCOIS EL BACHA
Les saintes municipalités : miracle électoral et bitume sacré
Ah, le Liban. Ce pays béni des dieux, des prophètes… et des entrepreneurs en travaux publics. Tous les six ans, à moins d’un petit « ajournement démocratique », surgit un phénomène d’une rare intensité mystique : le Réveil des Saintes Municipalités. Des entités qui, le reste du temps, semblent plongées dans une méditation profonde entre deux coupures d’électricité, sortent soudain de leur coma administratif pour accomplir des miracles.
EDITO: Le ferry des larmes revient : quand Chypre rouvre la route des exils...
#EDITO: De là, un ferry partait vers Chypre. Quand il ne quittait pas plus tôt, par nécessité, parce que les bombes lui tombaient autour, il partait en début d'après-midi, presque discrètement, souvent au moment où le soleil tombait derrière les collines. La traversée — une « croisière » sans joie — se faisait de nuit. On arrivait à Larnaca au petit matin, épuisé, hagard, le cœur encore resté sur le quai.
EDITO: Donald Trump : la domination du monde ou l’aveuglement d’une Amérique
#EDITO: Donald Trump affirme "dominer le monde". Pourtant, la guerre en Ukraine s’enlise, Gaza est au bord de l’explosion, Taïwan vit sous pression chinoise, et l’Europe doute de l’OTAN. En réalité, Trump ne dirige pas un monde pacifié : il accélère sa fragmentation. Comme dans les années 1930, populisme, protectionnisme et réarmement redessinent une carte planétaire instable, à haut risque. L’histoire semble, tragiquement, se répéter.
EDITO: Élections municipales au Liban, champagne sur Instagram, factures en dollars, et démocratie de...
Les élections municipales au Liban ressemblent désormais à un concours de sponsoring sur Instagram, avec des candidats qui dépensent sans compter pendant que les infrastructures locales tombent en ruine. Derrière les paillettes numériques, l’enjeu est sérieux : ces scrutins détermineront qui, à l’échelle des villages et quartiers, parviendra à garantir les services de base dans un pays en pleine crise. Plus qu'un vote, c'est une bataille pour la survie locale qui se joue.
Édito : Le Liban, ou l’art de se chamailler à travers les âges
Ne vous méprenez pas, chers lecteurs, ici on ne parle pas de guerre civile simplement pour remplir les colonnes de l'actualité. Non, non. C'est bien plus profond que ça. Ici, la guerre, c'est une tradition. Un héritage presque sacré. Les parents, qui ont vaillamment survécu à l'épisode de 1975, se contentent aujourd'hui de passer le flambeau avec un clin d'œil complice : "À toi de te battre maintenant, mon enfant ! C’est ton tour d’être en colère." Sympathique comme transmission intergénérationnelle, non ?
Edito: Une minute de silence, un pas tardif vers la mémoire, 50 ans après...
#EDITO: Le 13 avril 2025, Nawaf Salam décrète une minute de silence pour les victimes de la guerre civile, un geste tardif brisant l’amnésie. Mais pourquoi si tard ? Les criminels, intouchables, menacent le chaos. Pourquoi un tribunal pour Hariri, pas pour les 150 000 morts ? Pourquoi protéger banquiers véreux et marchands d’armes ? Un État de droit est vital pour punir, empêcher la violence. Sans justice, la mémoire est vide, et le Liban risque de sombrer.
Édito : Le Liban face à son miroir financier
#EDITO: En 2020, je soulignais que les conditions imposées au Liban étaient strictes, mais nécessaires. Quatre ans de perdus, même cinq ans maintenant, en 2025, simplement parce que nous avons refusé de reconnaître cette réalité et préféré procrastiner. Aujourd’hui, Morgan Ortagus lie l’aide internationale à la levée du secret bancaire et à un audit exhaustif, semant la panique chez les banquiers.




















