EDITO: La nomination de Karim Souaid, le triomphe d’une inertie au service des banques
#EDITO: La nomination probable de Karim Souaid à la Banque du Liban consacre une stratégie d’inaction des banques depuis 2019 : laisser pourrir la situation. Son plan, accordant 100 000 dollars aux petits comptes, ne relance pas l’économie et reporte les pertes sur l’État, donc sur tous, au profit des banques. Loin du discours de Joseph Aoun, elle révèle un gouvernement au service des intérêts bancaires, un lobby politico-bancaire résistant aux réformes
EDITO: Secret bancaire au Liban, Nawaf Salam tendre d’ouvrir la boîte de Pandore
EDITO: Nawaf Salam veut lever le secret bancaire pour révéler les magouilles des banques et politiciens libanais, promettant aux déposants leurs sous. Pendant qu’ils le supplient, l’ABL court chez Yassine Jaber pour protéger ses arrières.
Édito : « Roquettes, ripostes et croisés en carton : le Proche-Orient, saison chaos, épisode...
#EDITO: Ce week-end, trois roquettes Katioucha ont décollé de Nabatiyeh direction Metula, et Israël a répondu par un déluge de feu qui ferait passer Michael Bay pour un pacifiste. Bilan : morts, blessés, civils en première ligne, et une guerre qui toise à nouveau. Pendant ce temps, un groupe d’extrême droite chrétienne se proclame sauveur du Liban, flirtant avec le nettoyage ethnique. Loin du 'pays-message' de Jean-Paul II."
Edito: de Charlie Chaplin à Mahmoud Khalil, une dérive morale des Etats-Unis
#EDITO: Hier, Charlie Chaplin fut exilé pour avoir ri des puissants ; aujourd’hui, Mahmoud Khalil est emprisonné pour avoir pleuré Gaza. Les États-Unis, jadis phare de liberté, répètent leur vieille faute : punir la pensée. Le maccarthysme d’antan, drapé de peur rouge, renaît sous le voile de la sécurité nationale. Que reste-t-il de leur idéal quand un homme est menotté pour sa voix ? Cette dérive n’est pas un accident ; c’est une trahison morale.
Edito : Quand l’armée libanaise bombarde la Syrie, une première historique…
#EDITO: Hier, le 17 mars 2025, l’armée libanaise a bombardé la Syrie, une première historique ! Face aux islamistes de Hayat Tahrir al-Cham, qui ont enlevé des membres de tribus libanaises après la chute de Bachar al-Assad, elle a riposté avec quelques obus bien placés. Ironie du sort : il y a peu, elle ne bronchait pas sous les frappes israéliennes. Sous Joseph Aoun, elle réalise un vieux rêve de la guerre civile, malgré ses moyens limités d’antan.
EDITO: Les USA, la BDL et les mini Riad
#EDITO: Les États-Unis, eux, ont soutenu Riad tant qu’il servait leurs intérêts. Anti-Hezbollah, pro-dollar, il était parfait. Mais quand le système s’est écroulé, ils ont lâché leur poulain plus vite qu’un joueur de poker abandonne une mauvaise main. Sanctions en août 2023, accusations de corruption, et hop, Riad devient persona non grata. Et ils recherchent un remplaçant évidemment à son niveau ...
Ce qu’il reste du 14 mars : un Liban en lambeaux
#EDITO: Il y a vingt ans, le 14 mars 2005, Beyrouth vibrait d’un espoir ténu. Une foule réclamait liberté et souveraineté après l’assassinat de Rafic Hariri. Mais le soir, des politiciens pressaient les manifestants de rentrer. On voit le résultat en 2025 : un pays brisé. Le haririsme, mirage vendu par Hariri et les banques, nous a ruinés. Le Hezbollah, après s’être renforcé, vacille. Et maintenant, où allons-nous ? Vers un vide que l’espoir ne comble plus.
Édito : 4500 soldats de plus au Liban, ou comment grossir une armée sans...
#EDITO: Le gouvernement libanais a décidé d’enrôler 4500 soldats supplémentaires, malgré une crise économique sans précédent et des caisses vides. Mais comment équiper ces recrues alors que les rations, sans viande, sont payées par des pays étrangers et le matériel, souvent d’occasion, vient de dons internationaux ? Face aux menaces, une petite armée bien équipée serait plus efficace qu’un effectif accru mais sous-financé, transformant les Forces armées libanaises en une force de police symbolique.
L’Europe de la Défense : un rêve qui ne décolle pas (et qui ne tire...
#EDITO: Par Toutatis, la France résiste ! Ses Rafale volent sans mot de passe yankee, ses missiles nucléaires cognent sans demander l’avis de Washington. Mais face à une invasion, pas de potion magique pour tous : les F-35 allemands restent des menhirs cloués au sol, les Trident britanniques roupillent, et Trump joue aux dés avec Poutine, qui lorgne la Finlande et les Baltes après l'Ukraine.
Edito: La noblesse vient du cœur et non du sang
EDITO: Et voici une vérité encore plus saisissante : au Liban, où 80 % de la population vit dans la pauvreté, ce sont souvent les plus démunis qui se montrent les plus généreux. Ces 49 % qui aident ne sont pas les élites retranchées dans leurs tours d’ivoire, mais bien ceux qui partagent la souffrance, ceux qui savent ce que signifie manquer de tout. Ils donnent non pas par surplus, mais par solidarité, par une compréhension intime de la douleur d’autrui.
Francois El Bacha
Edito: quand le XXIe siècle ressuscite les ombres du XXe
#EDITO: Un frisson nous étreint, une sensation diffuse mais oppressante : l’histoire, que nous croyions maîtrisée, revient nous défier. Le XXIe siècle, avec ses écrans omniprésents et ses promesses d’avenir, se pare des couleurs sombres du début du XXe, une époque de cynisme, de rivalités et de ruptures brutales.
Edito: Trump chouchoute Israël et snobe l’Ukraine
#EDITO: Le 28 février 2025, Trump a accusé Zelensky d’ingratitude pour une aide gonflée à 500 milliards, alors que la réalité pointe 75 milliards, surtout des promesses. « Négocie ou c’est fini ! », a-t-il rugi, éjectant l’Ukrainien. Pendant ce temps, Israël a reçu 4 milliards d’armements le 1er mars. L’Ukraine lutte contre un péril existentiel face à des troupes russes aguerries, tandis qu’Israël modifie les équilibres régionaux contre des enfants et des bébés, sans danger.
Edito: Kennedy voulait bâtir, Trump veut tout vendre
John F. Kennedy rêvait d’un monde où la paix et la diplomatie primeraient. Donald Trump, lui, préfère la pelle mécanique à la main tendue. Entre le démantèlement des institutions internationales, l’abandon de USAID, l’expulsion forcée des Palestiniens et le marchandage de l’Ukraine, l’Amérique semble avoir troqué son leadership moral contre une logique de bulldozer. La paix, un vestige du passé ? Pas pour ceux qui se battent encore contre cette grande opération de liquidation.
Edito: L’humiliation en série, symptôme d’une diplomatie brutale et unilatérale
EDITO: L’humiliation a frappé l’Ukraine hier, avec Zelensky rabaissé par Trump et Vance, menacé d’abandon s’il ne cédait pas sur un cessez-le-feu. L’Europe, avant-hier, subit les provocations de Vance, qui soutient l’extrême droite et juge ses démocraties faibles. Le Liban, lui, souffre quotidiennement : Israël occupe son sud malgré un cessez-le-feu, avec l’aval tacite des États-Unis, marginalisant la France. Une diplomatie brutale qui impose et divise, foulant au pied respect et concertation.




















