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Crise bancaire: les banques tentent toujours la défausse

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Un récit qui déplace la responsabilité

La crise bancaire libanaise n’est pas seulement une affaire de dette publique. C’est aussi l’histoire d’un secteur qui a choisi un modèle de rendement très élevé, a concentré ses actifs sur l’Etat et la Banque du Liban, puis a cherché, après l’effondrement, à présenter la facture comme une dette principalement publique. Ce récit bancaire n’est pas anodin. Il vise à transformer des pertes privées et bancaires en obligations de l’Etat, donc en charge future pour les contribuables, les services publics et, indirectement, les déposants eux-mêmes.

La responsabilité de l’Etat est réelle. Les déficits publics, la mauvaise gestion, l’absence de réforme du secteur électrique, la dette et le défaut de 2020 ont pesé lourdement sur l’effondrement. Mais cette responsabilité ne suffit pas à dédouaner les banques. Elles n’ont pas été des spectatrices. Elles ont alimenté le modèle, acheté la dette, placé massivement leurs ressources à la Banque du Liban, attiré les dépôts en devises et profité pendant des années d’un rendement supérieur à celui d’un système bancaire normal. Le risque souverain n’a pas été subi passivement. Il a été recherché, rémunéré et conservé.

Le chiffre le plus éclairant concerne la structure des pertes. Une étude de l’Institut Issam Fares de l’Université américaine de Beyrouth évalue les pertes du secteur bancaire à 72 milliards de dollars, soit plus de trois fois le produit intérieur brut, un niveau exceptionnel dans les comparaisons internationales. Le même travail estime que l’essentiel des pertes vient des placements des banques à la Banque du Liban et que 86 pour cent des pertes du secteur bancaire seraient attribuables à ces placements. Cette donnée change le cadrage. La question n’est pas seulement de savoir combien l’Etat doit aux banques. Elle est de savoir pourquoi les banques ont concentré autant de ressources de leurs clients dans un seul risque institutionnel.

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Les banques savaient que le rendement avait un prix

Une exposition massive au secteur public

Le lien entre banques, Etat et Banque du Liban était visible avant l’effondrement. Le Fonds monétaire international relevait déjà, dans son évaluation de stabilité financière de 2016, que les créances sur le secteur public représentaient le plus grand poste du bilan bancaire et dépassaient six fois le capital Tier 1 des banques. Il notait aussi que les dépôts auprès de la Banque du Liban expliquaient la plus grande partie de la croissance récente des actifs bancaires. Autrement dit, le système bancaire se développait moins par le crédit productif que par sa relation avec l’Etat et la banque centrale.

Cette exposition n’était pas gratuite. Elle rapportait. Les placements auprès de la Banque du Liban, les titres publics et les opérations dites d’ingénierie financière offraient des rendements élevés. La Banque mondiale notait déjà que les opérations de la Banque du Liban, dont des échanges d’euro-obligations pour plusieurs milliards de dollars, visaient à attirer des devises et à renforcer les réserves. Les banques ont participé à ces mécanismes parce qu’ils étaient rentables. Elles ne peuvent pas ensuite affirmer que le risque était uniquement celui de l’Etat, comme si leurs propres décisions d’allocation n’avaient joué aucun rôle.

Un rendement élevé signale un risque élevé. Cette règle simple a été ignorée dans le discours public pendant des années. Les banques continuaient à rémunérer les dépôts, à préserver l’apparence de stabilité et à laisser croire aux déposants que leur argent restait disponible. Pourtant, la valeur réelle de la livre s’était déjà éloignée de l’ancien taux officiel proche de 1500 livres pour un dollar. Autour du début de la crise, le taux de marché s’était déjà installé près de 3000 livres. L’écart entre le taux officiel, les taux bancaires appliqués aux retraits et la réalité du marché annonçait déjà que le système ne pouvait plus être évalué à partir de la fiction monétaire ancienne.

Le crédit à l’économie réelle relégué

La concentration des banques sur la Banque du Liban et les titres publics a eu un autre coût. Elle a réduit le rôle normal du secteur bancaire dans le financement productif. Une banque saine doit financer les entreprises, accompagner l’investissement, soutenir l’innovation, permettre aux ménages solvables d’accéder au crédit et gérer l’épargne avec prudence. Au Liban, une partie majeure du modèle bancaire s’est construite autour de l’arbitrage entre dépôts collectés, hauts rendements offerts par la banque centrale et financement du déficit public.

Cette orientation a créé une illusion de prospérité financière. Les bilans grossissaient. Les dépôts augmentaient. Les profits étaient distribués ou capitalisés. Les banques conservaient une image de solidité régionale. Mais cette solidité dépendait d’une condition: l’entrée continue de devises. Lorsque les flux se sont taris, la machine s’est arrêtée. Ce qui était présenté comme un modèle bancaire robuste est apparu comme une pyramide de créances sur un Etat et une banque centrale incapables d’honorer leurs engagements.

Le terme de système de type Ponzi est utilisé par plusieurs critiques pour décrire cette mécanique. Il ne signifie pas que chaque opération était une fraude simple. Il désigne une dynamique dans laquelle les engagements anciens deviennent impossibles à tenir sans nouveaux flux. C’est précisément ce que la crise de 2019 a révélé. Les banques n’avaient pas les devises nécessaires pour restituer normalement les dépôts. La Banque du Liban ne pouvait plus soutenir la fiction. L’Etat n’avait plus accès aux marchés. Les déposants ont été enfermés.

La stratégie de défense des banques

Faire de l’Etat le débiteur principal

La défense bancaire repose sur un raisonnement constant. Les banques affirment avoir financé l’Etat dans un cadre légal et réglementaire. Elles soulignent que l’Etat doit des sommes à la Banque du Liban et que les pertes viennent d’abord du défaut public. Elles contestent les projets de loi qui leur imposent une contribution jugée supérieure à leur capacité. L’Association des banques au Liban a ainsi critiqué le projet de loi sur la restitution des dépôts en affirmant qu’il ne reflétait pas la capacité des banques à remplir leurs obligations envers les déposants et que l’Etat ne remplissait pas ses dettes envers la Banque du Liban.

Cette position peut paraître technique. Elle a pourtant une conséquence politique majeure. En plaçant la dette de l’Etat au centre, les banques déplacent la charge vers le secteur public. Si l’Etat est présenté comme débiteur principal, alors le remboursement des déposants devient une affaire de dette publique, de recettes fiscales, d’actifs publics et de générations futures. Les actionnaires bancaires, eux, sont placés plus loin dans la chaîne de responsabilité. Le récit bancaire sert donc à réduire leur exposition.

Cette stratégie se lit aussi dans la contestation des projets de loi. Le projet de restitution des dépôts prévoit que les petits déposants, ceux dont les dépôts sont inférieurs à 100000 dollars, soient remboursés sur quatre ans par paiements mensuels ou trimestriels. Les dépôts supérieurs à ce seuil seraient convertis en titres négociables adossés à des actifs et revenus de la Banque du Liban, avec des maturités de dix, quinze ou vingt ans selon les montants. Les banques commerciales supporteraient 20 pour cent de la responsabilité des paiements liés à ces titres, tandis que la Banque du Liban et les banques financeraient ensemble les petits dépôts, avec une part de la banque centrale ne dépassant pas 60 pour cent. Ces chiffres montrent que la part directe imposée aux banques est déjà limitée dans l’architecture discutée, mais l’opposition bancaire reste forte.

Protéger les déposants ou protéger les actionnaires

Les banques affirment défendre les déposants. Mais la question est de savoir quels déposants et selon quelle hiérarchie. Défendre les déposants ne peut pas signifier préserver les actionnaires. Dans une restructuration bancaire normale, le capital doit absorber les pertes avant que les déposants protégés ne soient touchés. Le FMI insiste précisément sur cette logique: les pertes des banques privées et de la banque centrale doivent être reconnues rapidement, en protégeant les petits déposants.

Le problème libanais est que les déposants servent souvent de bouclier rhétorique. Les banques disent refuser un plan parce qu’il ne protège pas assez les déposants. Mais si leur alternative consiste à faire porter la facture à l’Etat, elle revient à la faire payer par les contribuables, par l’inflation future, par les actifs publics ou par la réduction des services. Le déposant ordinaire est alors protégé dans le discours, mais exposé comme citoyen.

La concentration des dépôts complique encore le débat. Les dépôts étaient très inégalement répartis avant la crise. Plus de la moitié des dépôts étaient détenus par moins de 1 pour cent des déposants, et 0,1 pour cent détenaient environ 20 pour cent des dépôts. Cette structure impose une distinction nette entre petits déposants, classes moyennes, entreprises, grands déposants et très grands clients. Un discours global sur les déposants masque ces différences. Il permet de défendre, sous le même mot, l’épargne d’un retraité et les avoirs de très grands clients qui ont parfois bénéficié de rendements exceptionnels.

Les déposants ont déjà absorbé une partie des pertes

Une décote de fait avant toute loi

Depuis 2019, les déposants paient déjà la crise. Ils la paient par l’impossibilité de retirer librement leurs fonds, par les conversions imposées à des taux défavorables, par les plafonds, par les circulaires successives, par les chèques bancaires dévalorisés et par l’économie de cash qui a remplacé une partie du système financier. Aucune loi globale n’a été votée au début de la crise pour répartir clairement les pertes. Le résultat a été une restructuration sauvage, réalisée par les pratiques bancaires et la dépréciation monétaire.

Les chiffres de bilan donnent l’ampleur du choc. Les actifs bancaires sont passés d’environ 217 milliards de dollars en 2019 à 104 milliards en 2024. Les dépôts clients ont fortement reculé, autour de 88 milliards de dollars en 2024 selon les données disponibles, contre près de 172 milliards avant la crise. La contraction n’est pas seulement comptable. Elle traduit une réduction de la capacité des banques à remplir leur rôle, une perte de valeur pour les déposants et une sortie du système bancaire formel.

Un autre transfert a aggravé la situation des épargnants. Des emprunteurs ont pu rembourser environ 30 milliards de dollars de prêts en devises en livres libanaises à des taux très favorables par rapport au marché. Cette mécanique a transféré de la richesse des déposants vers les emprunteurs, car les banques récupéraient une valeur réelle inférieure à la créance en dollars, tout en conservant des passifs envers des déposants en devises. Ce mécanisme illustre une autre responsabilité bancaire et réglementaire: la gestion de crise a modifié la répartition des pertes sans vote clair et sans protection suffisante des épargnants.

Le petit déposant comme argument tardif

Le gouvernement affirme que 85 pour cent des déposants seraient de petits déposants et promet leur remboursement intégral sur quatre ans. Karim Souaid évoque, dans la même logique, la nécessité de protéger 90 pour cent des déposants ou des comptes. Cette priorité est indispensable. Mais elle arrive après plusieurs années pendant lesquelles les petits épargnants ont déjà subi restrictions, inflation et perte d’accès à leur argent.

La vraie protection aurait consisté à reconnaître rapidement les pertes, imposer des contrôles formels de capitaux dès le début, auditer les banques, empêcher les sorties privilégiées, recapitaliser ou fermer les établissements insolvables et établir une hiérarchie de remboursement. Cette séquence n’a pas eu lieu. Le retard a profité aux acteurs capables de gagner du temps. Il a pénalisé ceux qui dépendaient de leur épargne pour vivre.

Un plan crédible doit donc cesser d’utiliser les petits déposants comme argument de communication. Il doit fixer des montants, des délais, des sources de financement et des sanctions en cas de non-respect. Il doit aussi expliquer ce qui arrive aux montants supérieurs à 100000 dollars, aux dépôts d’entreprises, aux écoles, aux hôpitaux, aux associations et aux comptes liés à des activités productives. Protéger les petits comptes ne doit pas servir à laisser dans le flou le reste du système.

Audits et responsabilité privée

Une revue des actifs banque par banque

L’un des points essentiels est la revue de qualité des actifs. Les banques doivent être examinées individuellement. Il faut savoir quelles banques sont viables, lesquelles peuvent être recapitalisées, lesquelles doivent fusionner et lesquelles doivent sortir du marché. Un chiffre global de perte ne suffit pas. Sans analyse banque par banque, les établissements les plus faibles peuvent être protégés par la moyenne du secteur, tandis que les déposants restent dans l’incertitude.

Les experts du système bancaire insistent sur cette étape. Une revue des actifs permettrait d’identifier les prêts non performants, les trous de capital, les valeurs réelles des placements et les besoins de recapitalisation. Elle permettrait aussi de distinguer les banques dont les actionnaires peuvent apporter de nouveaux fonds de celles qui ne peuvent pas survivre. Tant que cette revue reste bloquée ou partielle, les plans de restructuration demeurent spéculatifs.

Les audits doivent aussi couvrir les transferts et traitements préférentiels. Les déposants ordinaires ont été bloqués. Il faut donc savoir si certains actionnaires, dirigeants, personnes politiquement exposées ou grands clients ont pu transférer des fonds dans de meilleures conditions. Cette question est centrale pour la confiance. Une restructuration qui ne regarde pas les sorties avant et après 2019 sera perçue comme une amnistie du système.

Les actionnaires avant les contribuables

La hiérarchie des pertes doit être claire. Les actionnaires doivent absorber les pertes avant les déposants protégés et avant les contribuables. C’est une règle de base en résolution bancaire. Elle est encore plus importante au Liban, où les profits passés ont été privés tandis que la tentation actuelle est de transformer les pertes en dette publique.

Si l’Etat assume l’essentiel du trou, le citoyen paiera. Il paiera par une dette plus lourde, par des impôts futurs, par la mobilisation d’actifs publics, par la réduction des dépenses sociales ou par une inflation plus élevée. Cela reviendrait à faire payer toute la société pour un modèle dont les bénéfices ont été concentrés. Les banques veulent présenter cette solution comme une réparation de la dette publique. Elle peut devenir, en pratique, une socialisation des pertes privées.

Cette critique ne nie pas les obligations de l’Etat. Elle impose seulement une hiérarchie. L’Etat doit contribuer à la solution parce qu’il a une responsabilité. Mais il ne doit pas devenir l’assureur illimité des choix bancaires. La Banque du Liban doit clarifier son bilan. Les banques doivent reconnaître leurs pertes. Les actionnaires doivent être dilués ou effacés lorsque le capital est perdu. Les dirigeants doivent rendre compte de leurs décisions. Les grands déposants doivent être traités selon des règles transparentes. Les petits déposants doivent passer avant les propriétaires des banques.

Les actifs publics ne doivent pas servir d’écran

L’idée de mobiliser les actifs publics pour garantir le remboursement revient régulièrement dans les débats. Le projet discuté prévoit des titres adossés aux revenus, rendements et actifs de la Banque du Liban, avec une mention possible des métaux précieux. Il est aussi question de convertir la dette de l’Etat envers la Banque du Liban en obligation de long terme. Ces mécanismes peuvent aider à structurer un remboursement. Ils comportent aussi un risque: transformer des pertes bancaires en créances publiques futures.

Les actifs publics ne sont pas un coffre à disposition du secteur bancaire. Ils appartiennent à l’ensemble de la société. Ils doivent servir les services, les infrastructures, la protection sociale, la reconstruction et la stabilité. Les utiliser sans hiérarchie stricte pour compenser les pertes d’un secteur privé reviendrait à faire payer les citoyens, y compris ceux qui n’avaient pas de gros dépôts ou qui n’ont jamais profité des rendements bancaires élevés.

Le débat doit donc être transparent. Quelle est la valeur réelle des actifs de la Banque du Liban ? Quels revenus peuvent être mobilisés ? Quelle part revient aux petits déposants ? Quelle part sert aux grands dépôts ? Quelle contribution directe des banques est exigée ? Quelle dilution des actionnaires est prévue ? Quels actifs publics seraient exclus ? Sans réponses précises, les titres adossés aux actifs peuvent devenir un moyen de reporter le problème plutôt que de le régler.

Le risque est celui d’un compromis où chacun affirme protéger les déposants, mais où la facture est étalée sur la collectivité. Les banques évitent une perte immédiate trop lourde. L’Etat transforme une partie du trou en obligation future. Les déposants reçoivent des instruments de long terme dont la valeur dépendra de revenus incertains. Cette architecture peut être utile si elle est encadrée. Elle devient dangereuse si elle sert à éviter la responsabilité bancaire.

La démonstration par les chiffres

Les chiffres permettent de lire la défausse bancaire. Première donnée: les pertes bancaires sont évaluées à environ 72 milliards de dollars, plus de trois fois le produit intérieur brut. Deuxième donnée: 86 pour cent de ces pertes seraient liées aux placements des banques à la Banque du Liban. Troisième donnée: avant la crise, l’exposition publique du secteur dépassait six fois le capital Tier 1. Quatrième donnée: les actifs bancaires ont été divisés par plus de deux entre 2019 et 2024, passant de 217 milliards à 104 milliards de dollars. Cinquième donnée: les dépôts clients ont été ramenés autour de 88 milliards de dollars, contre environ 172 milliards avant la crise. Sixième donnée: plus de la moitié des dépôts étaient concentrés entre les mains de moins de 1 pour cent des déposants. Septième donnée: le projet de loi discuté limite à 20 pour cent la responsabilité des banques commerciales dans les titres destinés aux grands déposants.

Ces données racontent une histoire différente de celle d’un secteur bancaire purement victime. Elles montrent un secteur qui a concentré les fonds des déposants sur un risque institutionnel majeur, a profité d’un modèle de rendement, a laissé les pertes se déplacer vers les clients et conteste aujourd’hui les textes qui voudraient lui imposer une responsabilité. L’Etat doit rendre des comptes. La Banque du Liban doit rendre des comptes. Mais les banques doivent aussi rendre des comptes.

Le Liban ne sortira pas de sa crise bancaire si le débat reste enfermé dans une alternative fausse: soit l’Etat paie tout, soit les déposants perdent tout. La vraie question est la hiérarchie des responsabilités. Les banques ne peuvent pas défendre les déposants en demandant que l’Etat absorbe d’abord les pertes. Elles doivent accepter que leurs actionnaires, leurs bilans, leurs actifs, leurs profits passés et leurs décisions soient examinés avant que la collectivité ne soit sollicitée.

Une restructuration juste ne sera pas indolore. Elle ne rendra pas tous les dépôts immédiatement disponibles. Elle ne pourra pas effacer les erreurs accumulées depuis des décennies. Mais elle peut établir une règle que le pays n’a toujours pas appliquée: ceux qui ont pris les risques et profité du modèle doivent être les premiers à en porter le coût. Sans cette règle, la crise bancaire ne sera pas soldée. Elle sera seulement renommée dette publique.

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