Le ciel d’un bleu d’azur exceptionnel, règne sur la surface du globe terrestre. On se sent étrangement au chaud malgré la fraîcheur et le froid de l’hiver. Les gestes s’allient aux chronobiologies. Du réveil matinal au petit déjeuner à la minute, aux rituels de séparation pour d’autres retrouvailles, jusqu’au retour chez soi ou ailleurs les jours se déroulent. Cependant, subitement, les bruits de la perforeuse d’à côté s’estompent, le brouhaha de la foule se dissipe, le geste de l’artisan tremble, la signature du contrat s’arrête et les pas de la population mondiale ralentissent de rythme. Les yeux et les oreilles concentrent le regard sur un objectif; les géants écrans sur les places publiques. La nouvelle tombe, catastrophique comme la dernière réalité.

Elle va de suite, tout bousculer. « Des millions de météorites vont s’abattre sur nous. Aucun lieu pour fuir, ni se protéger, il reste à chacun de transformer ses derniers instants en ces meilleurs temps. » Voilà les derniers mots dits par un commentateur bénévole. Les autres ont préféré ne rien perdre de ce qui leur reste, même pas une de ces terribles paroles. Elles sonnent le glas des urgences pour tant de priorités,  telles que; l’appréciation lente d’une chose plaisante mais négligée, l’installation d’un émoi sans retenue, l’expression du geste tendre sans tabou, la déclaration d’un puissant chef d’état sans l’embarras des formes, l’impulsion sans le frein nécessaire aux contextes, l’élan du cœur sans le report d’une parole maladroite mais vraie, le comportement qui ne fausse plus la pensée, prendre dans les bras ceux qu’on a fait souffrir depuis des décennies pour des principes historiques et un aveuglement religieux, faire la paix avec le voisin, le parent, l’ami, l’ennemi, le juif, le musulman, le chrétien, le bouddhiste, l’athée ainsi que tous ceux qu’on a préféré haïr que d’aimer.

La dernière heure s’installe, quand le gris remplace le bleu ciel. Il ne reste plus qu’à serrer au plus fort nos bienheureuses conversions vers, la réconciliation, la chaleur humaine, la sérénité de la reconnaissance, la joie des différences et la paix entre les hommes.

Vont-il comprendre enfin en ce jour le sens de vivre intensément et mourir la conscience tranquille? Mériter le paradis et pas l’enfer, avec pour une dernière belle image, le jardin d’Adam la main dans la main pour quitter tous ensemble vers l’au delà?!

Faudrait-il ce dernier souffle d’humanité face à sa fin pour le comprendre, après avoir cherché obstinément de futiles négations, d’aberrantes guerres et de massives destructions? !

Joe Acoury.

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