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On peut tirer au moins deux leçons de ces manifestations populaires sur tout le territoire Libanais.

La première leçon qu’on peut tirer est le dépassement du confessionnalisme par la population. La division du peuple libanais en communautés confessionnelles n’était qu’un moyen qui permettait aux leaders de mieux imposer leurs volontés à leurs communautés. Toute atteinte au leader-dieu était considérée comme une atteinte à la communauté entière. Aujourd’hui, ce tabou est dépassé. Aucun leader n’est épargné. Ils sont tous mis dans le même sac de la corruption.

Quant aux partis politiques, leur faillite n’est plus à prouver. A quoi cela est-il dû ? Ces partis politiques ne devaient leurs survies qu’à la peur qu’ils implantaient dans les coeurs de leurs partisans. Leurs mensonges sur les risques de voir leurs communautés disparaître à cause des visées des autres communautés ne portent plus leurs fruits.

Bien plus, aucun parti politique ne permet à ses partisans de vivre la démocratie en son sein. La dictature du leader est indiscutable. Il peut mentir à ses partisans à longueur de journée. Personne n’osera le contredire sinon il est chassé du parti sans aucune forme de procès. Une autre tare qui ronge tous ces partis politiques, c’est l’héritage de père en fils à leur tête.

C’est ce qui explique pourquoi aucun parti politique n’ose se manifester parmi les manifestants. Les partis politiques sont en perte de vitesse. Pour survivre, il leur faudra changer de mentalité, de structure et de façon de traiter leurs partisans. Ils ne doivent plus être confessionnels. Ils doivent devenir laïcs. Les démagogues n’ont plus de place au Liban. Les leaders doivent tenir la parole donnée. Ils doivent être élus à la tête de leurs partis selon un programme politique, économique et social précis.

Le changement est en route. Il faut espérer que le mouvement de contestation ne s’essouffle à mi-chemin.

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