Le président de l’Association des industriels libanais, Fadi Gemayel, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’industrie est actuellement confrontée au défi de la pénurie de matières premières.

Il faisait ainsi allusion au contrôle des changes et du nécessaire recours aux services de changeurs pour se procurer des devises étrangères nécessaires à l’achat des matières premières à des taux plus élevés, de l’ordre de 2 300 LL/USD, au lieu du taux de change officiel de 1 511 LL/USD. Il appelle ainsi à mettre en place immédiatement les mesures nécessaires afin d’accorder à ce secteur d’activité, les facilités financières nécessaires.

Fadi Gemayel a ainsi estimé qu’il s’agit là “d’une une question de vie ou de mort. Nous priver de matières premières est un crime et nous ne resterons pas inactifs”, faisant ainsi allusion à une possible escalade de mesures visant à dénoncer l’absence de liquidités nécessaire à la poursuite de leur activité.

Concernant la vague de licenciements, il a indiqué que les industriels libanais ont gardé les employés pendant les périodes les plus difficiles et qu’ils essayeront de poursuivre cette politique.

Pour rappel, le Liban traverse actuellement une crise économique majeure avec un endettement public qui atteint 154% du PIB. Par ailleurs, les établissements bancaires ont été affaiblis par cette crise économique et ont été obligées un contrôle de capital sur décision de l’association des banques du Liban.

Face à la situation, la Banque du Liban (BDL) a adopté la circulaire 530, réservant une partie de ses réserves monétaires pour l’achat de blé, d’essence ou encore de médicaments, alors que le Liban est un pays importateur net. Cependant, en dépit de l’adoption de cette circulaire, réservées à ces seuls produits, les autres industries continuent à devoir recourir à des stocks locaux qui s’amenuisent.

Par ailleurs, on estime à plusieurs milliers, le nombre de salariés qui ont été licenciés ou dont les salaires ont été réduits, parfois au tiers même.

Par ailleurs, le Liban traverse également une vague de manifestations contre des années de corruption et de mauvaise gestion du secteur depuis la nuit du 17 au 18 octobre. Les protestataires demandent le départ de la classe politique accusée de corruption et d’avoir mené le Pays des Cèdres à la quasi-faillite économique. Le gouvernement a ainsi démissionné le 29 octobre dernier alors que les difficultés économiques continuent à croitre

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