Un convoi de manifestants a été violemment agressé par des hommes en uniforme des Forces de Sécurité Intérieure, connus pour être désignés par la Police du Parlement, près de la résidence du président de la Chambre Nabih Berri, durant la nuit du mardi au mercredi.

Après avoir manifesté devant les domiciles de politiciens à Beyrouth dont Fouad Siniora, Najib Mikati, Walid Joumblatt et Ghazi el Aridi en jetant des ordures à l’entrée de leurs résidences, le convoi s’est dirigé vers Ain el Tiné où cette police s’est ruée sur leurs voitures, cassant les vitres et blessant à coups de bâtons les personnes qui s’y trouvaient à l’intérieur.

Les photos et les vidéos de cet incident ont été largement partagés sur les réseaux sociaux et condamnés par les internautes. Une journaliste du quotidien An-Nahar qui couvrait ce convoi, Paula Naoufal, a été parmi les personnes agressées : les vitres de sa voiture ont été cassées et ses lèvres blessées par les coups des policiers, chose qu’elle raconte en pleurs dans une vidéo diffusée sur son compte. Plusieurs manifestants en sang, dont les photos circulent sur le net, ont été blessés par les membres de cette police et transportés dans les hôpitaux de la région.

Depuis deux jours, les Tripolitains manifestent devant les maisons des politiciens de Tripoli, et n’ont pas été épargnés par les gardes du corps de ces politiciens, notamment devant la maison de Faysal Karamé où plusieurs personnes ont été blessées.

Dans la soirée du mardi, la route a été bloquée à Jounieh afin de faire pression pour la libération de 4 manifestants détenus dans la caserne de Sarba suite aux ordres de la procureur du Mont Liban Ghada Aoun, pour avoir tenté de bloquer les routes à Kaslik et à Zouk. Ils ont été libérés le soir, après notamment l’intervention du bâtonnier Melhem Khalaf venu en personne à Sarba pour accélérer ces détentions arbitraires. Suite à leur libération, des manifestants se sont dirigés vers la maison de la juge Ghada Aoun à Achrafieh afin de faire du tapage nocturne en réaction à ses décisions d’arrêter les manifestants.

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