Beyrouth cherche du temps avant le saut vers des négociations directes
Le Liban officiel cherche à prolonger une trêve fragile avant d’entrer dans des négociations directes avec Israël. Entre pressions américaines, dépendance au dossier irano-américain, destructions continues au Sud et activisme diplomatique de Paris, Riyad, Doha et Washington, Beyrouth tente surtout d’éviter une rechute immédiate dans la guerre sur le terrain.
Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français
À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.
Marchons-nous vers la ruine de nos économies comme des somnambules ?
Dans cette tribune, Henri Ramoneda relie les accords de Téhéran de 1943, l’effacement du rôle soviétique dans la Seconde Guerre mondiale, le soft power américain et les guerres récentes pour alerter sur une dérive idéologique qui conduirait les économies occidentales vers l’appauvrissement, la dépendance stratégique et une mémoire tronquée durable.
Aide humanitaire au Liban : l’alerte de Nawaf Salam à Paris
Depuis Paris, le premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel d’urgence de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit israélo-libanais. Derrière ce montant, il ne faut pas voir un plan de relance, mais une tentative de stabilisation minimale d’un pays déjà affaibli par la crise financière, la fragilité de ses services publics et l’ampleur des déplacements internes. Le Liban cherche moins à se reconstruire qu’à empêcher une nouvelle phase d’effondrement social, territorial et politique.
Trêve au Liban : l’Iran revient par le front sud
Au Liban, les 21 et 22 avril ont ravivé une peur précise : celle d’une trêve qui ne s’effondre pas par une décision officielle, mais par une suite d’incidents qui reconstituent la logique de guerre. Frappes israéliennes dans le Sud, riposte du Hezbollah vers le nord d’Israël, bombardement en Békaa-Ouest, puis prolongation par Donald Trump du cessez-le-feu avec l’Iran à la demande du Pakistan : la séquence révèle moins deux crises distinctes qu’un même rapport de force régional, que Washington tente de compartimenter sans y parvenir vraiment.






