Cessez-le-feu : Aoun choisit la négociation
En recevant l’ambassadeur américain puis une délégation du Front de la souveraineté, Joseph Aoun a fixé une ligne politique claire pour l’après-trêve. Le président veut préserver le cessez-le-feu, lancer une négociation bilatérale conduite par le Liban sous la direction de Simon Karam, et faire de ce processus le cadre destiné à mettre fin à la guerre, à l’occupation israélienne de zones méridionales et à la fragilité persistante de l’autorité de l’État dans le Sud.
Israël réitère ses menaces aux habitants du Sud Liban en dépit du cessez-le-feu
Israël diffuse une nouvelle fois, une carte en arabe et menace directement les habitants du sud du Liban en leur interdisant le retour dans des dizaines de villages. Sous couvert de sécurité, l’armée israélienne trace une ligne rouge intérieure, transforme la trêve en zone de contrainte et verrouille politiquement le retour civil local.
Liban : les décombres livrent encore leurs morts
Le cessez-le-feu n’a pas mis fin au décompte des morts au Liban. Il a ouvert une phase plus lente et plus dure, celle des dépouilles retirées des décombres, des immeubles effondrés et des zones encore difficiles d’accès. À Tyr, à Kfar Melki, à Qadmous, à Hayy al-Sellom ou près du pont de Qasmiyeh, les équipes de secours poursuivent leurs recherches et révèlent un bilan humain encore incomplet. Les autorités sanitaires le reconnaissent elles-mêmes : les chiffres restent provisoires tant que les gravats ne sont pas levés, que les corps ne sont pas extraits et que les identifications ADN ne sont pas achevées.
Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent
Le cessez-le-feu en vigueur au Liban apparaît de plus en plus vidé de sa portée concrète. Depuis la nuit du 20 avril, les faits signalés dessinent une continuité de violations israéliennes : destructions de bâtiments à Chamaa, Naqoura et Bayyada, frappe sur Tayri, maison visée à Borj Qlaouiyeh, drones à basse altitude au-dessus de Tyr, de Baalbek, de Beyrouth et de la banlieue sud, jusqu’à Qasmiyeh où une opération de recherche de deux corps s’est déroulée sous surveillance aérienne. Pour les habitants, la trêve existe encore sur le papier, mais elle ne recrée plus un véritable espace civil.
Revue de presse : le Liban suspendu à une trêve fragile, Islamabad au centre...
Au 20 avril 2026, la presse libanaise décrit un Liban suspendu à une trêve fragile, sur fond de destructions au Sud, d’initiatives de l’État, de pressions du Hezbollah et de négociations cruciales à Islamabad. Ormuz, Israël et Washington-Téhéran façonnent ensemble l’équilibre précaire qui tient encore le cessez-le-feu au Liban aujourd’hui.






