Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve
Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.
Liban: Israël confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien
Israël confirme que le soldat frappant une statue de Jésus au sud du Liban est bien l’un des siens, relançant la question des sanctions.
Golfe : la trêve vacille à Ormuz
Dans le Golfe, les dernières heures ont fait basculer une trêve déjà fragile dans une phase de tension aiguë. Les tirs signalés contre des navires marchands, la reprise d’un contrôle militaire strict à Ormuz et surtout la saisie du cargo iranien Touska par les États-Unis pèsent lourdement sur la séquence diplomatique. À Islamabad, la médiation pakistanaise n’est pas officiellement morte, mais elle manque désormais d’un calendrier clair, alors que Téhéran refuse de valider une nouvelle rencontre sous pression.
Hôpitaux, sécurité sociale, aides d’urgence : l’économie de la survie a déjà remplacé l’économie...
Au Liban, l’économie normale a cédé la place à une économie de survie. Hôpitaux, sécurité sociale, centres d’hébergement, carburant et aides locales absorbent l’essentiel de l’argent public pour empêcher un effondrement plus large. Le pays ne finance plus le développement, mais le maintien minimal des soins, des secours et du quotidien.
Au Liban, le calvaire du Christ continue
La destruction filmée d’une statue du Christ à Deir Siryan a profondément choqué les chrétiens du Sud-Liban. Mais pour ces villages frontaliers, l’affaire dépasse de loin l’émotion religieuse. Elle s’ajoute à une série de drames qui inclut la mort de l’abbé Pierre al-Rahi, l’isolement de localités comme Rmeish, Debel et Aïn Ebel, ainsi que la menace nouvelle d’un retour empêché par la ligne jaune imposée par Israël. C’est toute une présence chrétienne du Sud qui se sent aujourd’hui humiliée, vulnérable et menacée.






