Ormuz : l’Iran rouvre le passage commercial
L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires commerciaux pour la période restante du cessez-le-feu au Liban. Présentée comme une autorisation complète, la mesure reste pourtant encadrée par un itinéraire coordonné par les autorités maritimes iraniennes. Cette décision modifie immédiatement la lecture régionale de la trêve, desserre la pression sur les marchés de l’énergie et offre à Téhéran un nouvel espace diplomatique. Mais elle ne constitue pas encore un retour complet à la normale, tant son périmètre demeure limité, temporaire et politiquement réversible.
Retourner ou attendre encore : les familles libanaises face au choix le plus difficile
Au Liban, la trêve ne suffit pas à rendre le retour évident. Les familles déplacées hésitent entre rentrer dans des maisons parfois abîmées, sans garanties de sécurité ni de services, ou prolonger un exil intérieur épuisant. Entre routes incertaines, enfants, fatigue et peur, chaque retour devient un calcul intime cruel.
Salam relance le dossier des armes des camps palestiniens
Au Sérail, Nawaf Salam a tenu deux réunions qui éclairent le vrai visage de l’après-trêve au Liban. Avec plusieurs diplomates européens, il a évoqué le soutien à son gouvernement, les besoins humanitaires et la phase de négociation ouverte après le cessez-le-feu. Avec le représentant spécial du président palestinien, il a abordé la situation des camps, le déplacement des Palestiniens depuis les camps du Sud, les conditions de vie et la reprise du plan de remise des armes palestiniennes, surtout à Beyrouth. Ensemble, ces échanges montrent que le Liban tente de gérer en même temps l’urgence extérieure et ses dossiers intérieurs les plus sensibles.
À Washington, le monde presse le Liban sur les réformes
À Washington, la délégation financière libanaise a tenté de convaincre ses interlocuteurs internationaux que le pays peut encore redevenir un partenaire crédible. En marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, les échanges ont porté sur les réformes, la gouvernance, le secteur privé, les infrastructures et les besoins de financement. Le message reçu est clair : le soutien extérieur reste possible, mais il dépendra d’une vision plus lisible, d’une exécution plus rapide et d’une capacité réelle de l’État à restaurer la confiance.
Washington et Téhéran reparlent, mais la méfiance continue de dicter le tempo
Washington et Téhéran reparlent, mais sans confiance retrouvée. La reprise du dialogue vise surtout à éviter l’embrasement régional, tandis que le Pakistan joue l’amortisseur discret. Entre nucléaire, détroit d’Ormuz, marchés pétroliers et trêve libanaise, chaque progrès reste provisoire, réversible et soumis à une méfiance qui continue de dicter le tempo.
Londres, Riyad, Téhéran, Islamabad : qui a vraiment tenu la main sur la journée...
Le cessez-le-feu libanais du 17 avril ne s’est pas joué à Beyrouth seulement. Londres a soutenu le cadre, Riyad a poussé l’État, Téhéran a protégé son influence et Islamabad a maintenu le canal discret. Derrière la trêve, quatre capitales ont pesé sur le sens politique, le rythme et la suite.
Retour des déplacés : Salam coordonne l’après-trêve
La réunion ministérielle quotidienne présidée par Nawaf Salam à la Sérail a donné ce matin une image concrète de l’après-cessez-le-feu. Le gouvernement a mis au premier plan le retour des déplacés, les centres d’accueil encore mobilisés, les conditions de sécurité au Sud, la réparation de certains ponts, les arrestations après les tirs en l’air, les approvisionnements en mazout et la protection des journalistes après l’agression de photographes. L’exécutif tente ainsi de faire passer la trêve du registre militaire au registre administratif.
Au Liban, l’armée israélienne accusée de désinformation
L’affaire Ali Chouaib dépasse de loin une simple polémique visuelle. Après la mort du journaliste libanais dans une frappe au sud du Liban, l’armée israélienne a diffusé un visuel destiné à l’associer au Hezbollah. Or cette image s’est révélée modifiée, provoquant la réaction d’une association de la presse étrangère et relançant un débat plus large sur la désinformation de guerre. Le dossier met en lumière une mécanique désormais centrale dans les conflits contemporains : après la frappe, vient la bataille du récit, des preuves supposées et de la requalification publique des morts.









