Pentagone : la prière Pulp Fiction de Hegseth
La séquence a d’abord ressemblé à une curiosité virale. Elle s’est vite transformée en controverse politique. En dirigeant un service de prière chrétien au Pentagone, Pete Hegseth a récité un texte inspiré du faux verset popularisé par Pulp Fiction, dans un contexte de guerre avec l’Iran et de forte rhétorique religieuse au sommet de l’appareil militaire américain. La polémique dépasse le simple emprunt cinématographique : elle ouvre un débat sur les frontières entre foi personnelle, langage de guerre, culture populaire et exercice du pouvoir au sein d’une institution censée représenter tous les militaires.
Le Hezbollah, l’État et la trêve : pourquoi aucune reprise en main institutionnelle ne...
La trêve au Liban ne replace pas automatiquement l’État au centre. Face au Hezbollah, acteur armé enraciné et lié à un équilibre régional plus large, toute reprise en main institutionnelle reste progressive, partielle et contestée. Le cessez-le-feu ouvre une transition, mais pas une résolution, ni un retour linéaire de souveraineté.
Électricité au Liban-Sud : les réparations commencent
L’établissement public de l’électricité a annoncé le début des réparations sur plusieurs lignes de transport et de distribution endommagées au Liban-Sud, dans un contexte où la sécurité du terrain et les moyens disponibles restent des limites majeures. Les lignes Zahrani–Tyr, Tyr–Wadi Jilo et Nabatiyé–Tyr figurent parmi les axes touchés, tandis que les grandes stations de transformation situées au sud du Litani ont été isolées, sauf Marjeyoun. Pour éviter un effondrement total du service, la centrale de Tyr a été relancée de manière autonome afin d’alimenter les zones raccordées au poste principal de la ville.
Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les...
Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.
Tirs en l’air : l’armée arrête neuf personnes
À peine le cessez-le-feu entré en vigueur, la nuit libanaise n’a pas seulement été marquée par le soulagement ou les feux d’artifice. À Beyrouth et dans la banlieue sud, des tirs en l’air ont aussi accompagné l’événement, poussant l’armée à intervenir rapidement. Neuf personnes ont été arrêtées, tandis que le commandement rappelait que ces pratiques mettent directement en danger les habitants et causent des dommages aux biens. L’épisode éclaire une contradiction libanaise persistante : au moment même où la guerre ralentit, l’arme continue d’occuper l’espace public.
Une trêve sans architecture de mise en œuvre peut-elle survivre au terrain ?
La trêve de dix jours entre le Liban et Israël reste fragile faute d’architecture de mise en œuvre. Sans vérification indépendante, règles claires, calendrier, ni garanties humanitaires, le cessez-le-feu risque d’être vidé par le terrain, les récits rivaux et l’ambiguïté persistante autour du Hezbollah et des violations dès les heures.







