C’est en dépit de la constitution du gouvernement Hariri III tant attendu que la COFACE a dégradé la note du Liban à D, soit une note un risque très élevé d’impayé pour les entreprises, sur une échelle à huit degrés, de A à E.

Pour rappel, la COFACE ou Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur, est une société d’assurance-crédit. Elle aide ainsi les entreprises à se développer en assurant le risque d’insolvabilité de leurs clients, et à prendre les décisions de crédit nécessaires pour renforcer leur capacité à vendre sur leurs marchés nationaux et d’exportation.

Une dégradation de la note du Liban à D indique donc qu’investir au Liban est plus risqué.

Selon la COFACE, plusieurs facteurs expliquent cette dégradation. Parmi ces facteurs, l’organisme cite notamment la profonde fragmentation du paysage politique et la faiblesse de la gouvernance qui continuent de limiter les plans d’assainissement budgétaire
Autre faiblesse, le système bancaire reste largement tributaire des dépôts en devises, qui risquent de fuir rapidement en cas de renforcement de l’incertitude politique. Enfin, la COFACE estime que la forte exposition souveraine des banques augmentera, avec une hausse des risques financiers.

Cette information intervient alors que l’agence de notation Moody’s a publié un communiqué saluant la formation du nouveau gouvernement tout en exprimant ses inquiétudes quant à la situation économique libanaise.

Dans un précédent rapport ou la note des obligations libanaises avait été dégradée à Caa1, soit synonyme de risques élevés, Moody’s avait jugé nécessaire une restructuration de la dette publique en plus de réformes économiques et structurelles.