Le Ministre des affaires étrangères Gébran Bassil a indiqué craindre le remplacement de population libanaise et la naturalisation des réfugiés présents au Liban.

Selon Gébran Bassil, ces derniers pourraient pousser la population autochtone à quitter ses quartiers et à perdre ses emplois.

Ces propos ont été tenus lors d’un déplacement ce samedi dans la première et la deuxième circonscription de Beyrouth. Ils interviennent alors que des informations publiées par la presse égyptienne font état d’une future demande américaine quant à la naturalisation des réfugiés palestiniens présents au Liban, en Jordanie et en Egypte dans le cadre d’un règlement global du conflit israélo-arabe.

Il faisait allusion à la présence de 2.2 millions de réfugiés au Liban, dont 1.5 millions de réfugiés syriens et 500 000 réfugiés palestiniens. Cette présence impacte durement l’économie libanaise. Ainsi, cette présence offre une main d’oeuvre à bas coût qui serait responsable de la montée du taux de chômage à 46% de la population active libanaise. Elle priverait également la population libanaise de 6 heures d’électricité quotidiennement, avait accusé l’ancien ministre de l’électricité et des ressources hydrauliques, César Abi Khalil.

Précédemment, Gébran Bassil avait déjà indiqué craindre la naturalisation des réfugiés au Pays des Cèdres, accusant les pays donateurs de la conférence de Bruxelles II d’empêcher le retour de ces derniers en Syrie.

Ces propos avaient été repris par le Président de la République, le Général Michel Aoun, qui avait exprimé les mêmes craintes de voir cette présence se prolonger, reproduisant les risques posés par la présence d’une importante communauté palestinienne au Liban, un des facteurs ayant provoqué la guerre civile libanaise de 1975 à 1990.

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