En dépit de la polémique concernant leur retour , la Sûreté Générale Libanaise a annoncé de 172 046 réfugiés sont retournés dans leur pays depuis décembre 2017.

Ce retour volontaire s’effectue essentiellement depuis mai 2018 via un programme conduit par l’agence sécuritaire libanaise. Ainsi, dès février 2018, 1 000 réfugiés ont quitté le sol du Liban. Pour le mois de janvier 2019, 1 000 réfugiés ont rejoint la Syrie.

La publication de ces chiffres intervient alors que le Liban est soumis à une pression de la communauté internationale qui conditionne le retour à une solution politique en Syrie, pays en proie à une guerre civile depuis 9 ans.

La visite du Ministre en charge du dossier des réfugiés Saleh Gharib à Damas avait engagé une polémique au Liban, certains partis estimant que des discussions avec la Syrie concernant les procédures de retour des réfugiés équivalaient à une normalisation des relations entre les 2 pays. Le Premier Ministre Saad Hariri avait ainsi recadré son ministre qui était de son côté soutenu par la Présidence de la République.

Lors de la conférence d’aide aux réfugiés qui s’est déroulée en début du mois de Mars à Bruxelles, la communauté internationale s’était engagée à aider les pays hôtes à hauteur de 7 milliards de dollars. Le Premier Ministre avait également appelé la communauté internationale à faire pression sur la Syrie pour permettre ce retour.

Le Président de la République avait déploré la position de la Communauté Internationale estimant qu’elle agissait pour permettre aux réfugiés syriens de rester dans leurs pays d’accueils.

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Pour rappel, le nombre de réfugiés syriens est estimé en dessous d’un million selon les organisations internationales à 1.5 millions pour les autorités libanaises. Ces derniers sont accusés de fournir une main d’oeuvre sous-qualifiée à bas coût remplaçant la main d’oeuvre locale alors que le Liban connaitrait un taux de chômage de plus de 40% de sa population active. Les infrastructures libanaises sont également très impactées par une telle pression démographique. 


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1 COMMENTAIRE

  1. c’est quand même étonnant d’accuser l’union Européenne d’empêcher les Syriens de rentrer chez eux et d’oublier le principal responsable qui a mis des freins au retour: sélection suivant l’ethnie, suivant leur participation aux manifestations, obligation de prouver leur résidence de départ etc….
    Et peut on m’expliquer pourquoi des cars entiers de syriens viennent visiter en touristes le Liban et que d’autres ne peuvent pas rentrer chez eux ?

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