La « coalition » arabe semble perdre un certain appui bâti sur la traditionnelle et tacite « couverture » des États Unis. Depuis la perspective d’échanges diversifiés avec l’Iran, l’administration Obama exprime des remarques à certains de ses alliés: l’Arabie, le Qatar et la Turquie. Les frappes aériennes en Irak et en Syrie traduisent-elles une façade de la coalition internationale pour récupérer des pouvoirs plus conciliants? Qu’en est-il du chantier si attendu pour renforcer et défendre la coexistence dans la région? Serait ce une simple illusion ou un projet qui attendra à la porte des intérêts multiples et complexes des nations? Vers où se dirige la guerre pour « vaincre » Daesh quand les bombardements n’empêchent pas sa force de frappe? La menace terroriste contre la coexistence dans l’Islam et la cohabitation avec les chrétiens, représente t-elle l’indispensable diversion pour la sécurité d’Israël ? Cependant malgré cet embroglio diplomatique et militaire, une vérité illumine des routes si sinueuses.

Pour sauver le sens ordinaire des valeurs humaines, une arme que les Talibans redoutent, révèle une bien particulière dimension: Celle du savoir. Elle aiguise la volonté de nombreuses personnes décidées à défendre la tolérance. Elle sert à promouvoir la clairvoyance face à l’obscurantisme. Oui, c’est bien l’apprentissage de chacune et de chacun,  partout dans le monde, qui peut faire prévaloir la validité de nos héritages, le faire face aux difficultés, l’ouverture du coeur, le dégagement de l’esprit et la nécessité de critiquer les erreures et les arrogances. Son évolution pèsera bien plus que l’éclair éphémère des guerres tactiques souvent génératrices de bien d’autres. On gagnerait à bien écouter, réfléchir, étudier, apprendre et méditer au sujet de l’engagement passionné et courageux de Malela Yousefzai pour défendre le droit d’apprendre. Elle reçoit le prix Nobel de la paix pour 2014 mais surtout l’amour de toute une génération éprise de son frappant exemple de maturité. (1) L’une des prestations les plus marquantes..fut ..son intervention, le 12 juillet 2013 à New York, devant l’Assemblée de jeunes de l’ONU. Les talibans « pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence mais ils ont échoué », avait-elle alors lancé..« Prenons nos cahiers et nos crayons,..

Ce sont nos armes les plus puissantes…Je veux l’éducation pour les fils et les filles des talibans et tous les extrémistes et les terroristes. » Avant de conclure : « Je n’ai même pas de haine pour le taliban qui m’a tiré dessus. » !  C’est tout dire Malala! Défendre à l’adolescence le rayonnement de l’instruction contre la dérive vers l’ignorance et le mal, confirme ton remarquable appel de sagesse! La coalition mondiale véritable est toujours possible autrement, à travers ce pur souffle du ferme engagement pour prémunir l’humanité des choix monstrueux et des fausses identités!

(1 ) Journal le monde.

Joe Acoury.