« Où la joie a le plus de rires, la douleur a le plus de larmes. »

William Shakespeare, pensait-il déjà à mon pays natal, le Liban… ?

 

Pays de la joie et du bon vivre … Et un peuple qui essaye de survivre…

Pays où la douleur s’exprime en larmes… On se bagarre et on fait parler les armes.

Peur et douleur, pain quotidien de mes compatriotes, désaccord et conflit entre patriotes.

Bon vivre et larmes accompagnent jeunesse et vieillesse …

Les libanais ont le coeur plein de gentillesse,

mais vivent dans l’incertitude. Jusqu’à quand le désespoir et l’inquiétude ?

Désemparés… Oh mon peuple libanais…

Que faut-il pour vous soulager ? Vous secouer, vous réveiller ?

Vous rassembler ? Vous révolter ? Vous motiver ?

 

Assassiner deux militaires, est-ce un fait divers ?

Non je ne peux pas me taire… Se taire, vous taire… C’est un crime volontaire…

Deux militaires tués !

Stop ! On ne touche pas à l’armée ! Trop c’est trop… N’êtes-vous pas alarmés ?

L’institution qui garantit l’honneur du pays est endeuillée, triste est ma patrie.

Libanais de mon pays… La paix, il faut la chercher, l’arracher…

Pas assez encore humiliés ? Etes-vous à ce point désespérés ?

Les bras baisser et l’espoir assiégé ? Les autres, de votre bonheur, se sont emparés.

Les autres ? Et qui sont ces autres vous me diriez ?

 

Qui est le responsable ? Qui est le coupable ?

Qui a permis un tel désastre ? La réponse n’est pas dans les astres.

Qui tolère dans mon pays, que l’armée soit visée, humiliée, tabassée ?

Croire à une erreur… Alors que l’acte de la mort était volontaire ?

Non je ne peux pas me taire ! Trop, c’est trop… Ne vous déplaise !

Des conflits entre hommes politiques, des désaccords entre partis…

Et voilà le peuple, à l’instabilité est soumis.

Pourquoi se laisser faire, se laisser mener

par des hommes au pouvoir qui ne veulent que se pavaner ?

Pas assez volés ? Pas assez abusés ?

Vos ressources, votre énergie ? Votre niveau de vie ?

Partout dans les pays civilisés, l’être humain est favorisé

Et, chez vous, il est privé, écrasé…

La vie humaine ne vaut rien, on tue par haine… Crime des vauriens.

 

Deux militaires tués…

Leur mort sera-t-elle un simple fait divers ? Les criminels vont-ils passer de travers ?

Dans mon pays natal on agresse l’homme en uniforme

et on se cache derrière le masque d’un gentilhomme

On le détruit, douleur enfui, du pouvoir on se réjoui.

 

Oh mon peuple libanais …

Privé du minimum vitale, vous persévérez et ce, depuis des années…

Courage et mille respects face à votre endurance, avec la paix faites alliance.

Eux, de votre silence, ont fait accoutumance, pouvoir transmis à leur ascendance.

Fortune dans leur poche et vous, aucune assistance.

Ils continuent à scander leurs slogans et courir derrière le pouvoir affamés encore plus qu’avant…

Et vous ? Pourquoi votre silence et cette carence ? N’y-a-t-il pas vraiment parmi vous autant de compétences ?

Donnez leur convalescence et faites à leur place la différence.

Le pays est divisé en deux divergences politiques. Entre les deux, un combat acrobatique.

à leur conflit, ne restez pas amnésiques. Leur chamaillerie est anecdotique,

Car après, en coulisse, ils font commerce et boutique.

 

L’opposition c’est vous, Rassemblez vous ! Ni l’un ni l’autre, ce n’est pas un tabou.

Communiquez, informez, organisez et diffusez, il s’agit de paix et de volonté.

Unissez vous avec votre armée, qui mieux qu’elle saura vous préservez ?

De votre silence ils se sont accaparés, dominant communications et télé.

Vantant à leur guise, leurs bienfaits, et vous, face à vos soucis, isolés.

L’opposition c’est vous, rien que vous ! Opposez dialogue et paix instaurez.

Vous êtes la majorité ! Majorité civile qui a besoin de s’exprimer.

Accablée, certes mais espoir non abandonné.

Majorité silencieuse, par le souci du quotidien, écrasée

 

Pourquoi les laisser faire …? Ils sont au pouvoir, qu’ont-il fait autre que des affaires ?

Pourquoi les supporter au quotidien ? N’avez-vous pas assez des guignols et de comédiens ?

 

Suis apolitique, je le resterai, mais suis écoeurée…

Je respecte vos choix politiques mais ne vous doper d’analgésique.

Pratiquer dignement la politique, ce n’est pas antipathique

Quand c’est au service de l’homme et de sa vie pratique.

Lui accorder respect et vie saine non chaotique.

Pourquoi vous abuser ? Pourquoi vous laisser-aller ?

Le danger vous entoure,

le danger est partout, il attend comme un vautour.

Il nous guette, il est autour. Sans la paix pas de recours.

L’armée… seule l’armée comme symbole de paix tout court…

Réagissez, il est temps !  Réagissez à temps,

Votre silence dure depuis longtemps, Le pays vous attend !

 

Mes compatriotes,

Je n’ai ni ambition, ni volonté de vous donner des leçons.

Comme vous, je n’ai pas de solutions,

mais la parole peut avoir le pouvoir des armes… Faites sonner les alarmes.

Faites confiance à notre armée, qui d’autre au pays, a juré fidélité ?

Des hommes, des militaires ont choisi de se faire sacrifier

pour le pays, son honneur et son identité…

Pourquoi, partis,  appuyer, quand, par leur discorde, le peuple se trouve piéger ?

Stop ! Prenez la parole …

Sans appuyer l’un ou l’autre, sans attaquer l’un ou l’autre…

Leur résultat est pareil, l’un vaut l’autre.

Exigez la dignité ! Les choses en main, reprenez !

Dire, c’est facile sur du papier ou le clavier…

Mais en s’unissant ensemble nous ferons un bouclier.

Nous trouverons des solutions, dialoguer sans calomnier

Ni l’un ni l’autre, il est temps que la décision revienne dans vos mains…

En politique ils se sont avérés des nains.

 

Pas assez de morts ? Pas assez de pleure ?

Avez-vous sacrifié votre bonheur, pour les préserver, dans leur siège, en tout honneur ?

Je lis des critiques partout, la défaillance du régime, pays à bout.

Un tel a volé, l’autre aveuglé.

Patrimoine en détresse et l’être humain en faiblesse…

Des accusations à tort ou à travers, fausse ou réelle…

à croire, à imaginer l’impossible et l’irréelle…

Chacun jette la pierre sur l’autre… Entre temps, l’ennemi se vautre.

Des gens désespérés, des coeurs déchirés, et un pays, par la discorde des ses fils, dévoré.

Comment vivre ensemble ? Se poser des questions pour trouver les bonnes solutions.

Organisons nous, Unissons-nous !Disons stop avant que cela soit trop tard…

et évitons les racontars.

Tant d’années à genoux vous ont affaibli, vous ont fait perdre confiance et ramolli.

La lumière vous éblouit tellement le bout du tunnel est long … L’heure n’est pas à l’abandon.

 

Mes compatriotes,

Il n’y a pas de solution sans votre réaction.

Information forte et imposante. Des mains qui se tiennent, agissantes.

Sont-ils la majorité du pays ? Vous-ont-ils vraiment anéanti ?

Réclamons-leur des comptes ? A cela, il n’y a pas de honte.

La société civile ne serait-elle pas majoritaire ?

Allez vous laisser-faire juqu’à une main étrangère vous impose une nouvelle guerre ?

Scandez l’union et la fin des divisions. L’union, rien que l’union en dépit de vos divisions…

 

Le Liban vous appelle !

Pierre et Ibrahim de leurs tombes vous le rappellent. Réclamez, n’est pas anticonstitutionnelle.

Rendez au pouvoir son pouvoir. Dites non à ceux qui se partagent sans devoir…

Dites le avec détermination et sans équivoque, entre vous et l’armée nouez amour réciproque.

Vos hommes politiques, occupés par leurs intérêts respectifs …

Le Peuple est à l’abandon, c’est abusif.

Le pays en désunion… C’est l’heure des revendications.

D’autres attendent pas loin, en ascension. Ils sont déjà à nos portes sinon dans nos bastions…

 

Méfiance et méfiance, stop au silence ! Ni vengeance, ni latence, ni arrogance.

Union et puissance, sans médisance. Il faut de la persévérance.

0rganisation, manifestation, sans agression ni agitation

confiance, croyance, Dieu, la patrie et l’armée

Restons unis, informés et affirmés

Ni sunnite, ni chiite, ni druze, ni chrétien … Libanais,  libanaise, suffit, vous le valez bien !

Union entre vous…sans discordance face au danger qui hante l’espérance.

Il est temps ! Que se passe-t-il vraiment ?

Idéologies et chamailleries ne sont-elles au bout de vos espoirs ?

Il est de votre devoir de ne plus vous laissez-faire, dites-le bien à vos adversaires.

Jinane Milelli