Le présent, rêve ou réalité?

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Le libanais d’aujourd’hui ressemble moins à celui d’hier. Les réserves émises sur l'”utilité” d’exercer des droits et des obligations par l’acte effectif de sa citoyenneté diminuent en faveur d’une géante différence: Celle du tableau autant terrifiant que mélo-dramatique de son quotidien, transcendant ainsi, toute attraction compulsive au vernis social. La présence jadis “incontournable” de politiciens “secouristes” va être remplacée par des expressions fermes et tenaces. Du ras le bol généralisé aux multiples manifestations sur le terrain, les revendications bousculent le balbutiement attentionné mais stérile des responsables que ne remarquent plus que de brefs regards. Des hommes et des femmes réalisent enfin que pour se faire entendre, ils doivent sortir de la torpeur verbale et faire entendre une souffrance commune, haut et clair. Le contexte d’incohérence presque total, sonne le glas des sous entendus et des camouflages.

La côte du “Bassita”-ce négligeable à tout prix- va baisser au profit du “Balehon ahssan” ou -vaut mieux sans eux- Du neuf, serait-il sérieusement envisagé pour contre-balancer le gratin des politiques isolées ou opposées par des personnalités crédibles de la société civile? Est-ce encore possible de rompre la somnolence qui rime avec, “tant pis d’être vraiment des citoyens”!? Les expectatives inconditionnelles accordées aux tendances partisanes peuvent-elles rompre le traditionnel désinvestissement personnel, supposé acquis à jamais..! La majorité de “nos” politiciens a dévoilé sa face sans baser de fond pour une entente nationale commune. Les réactions citoyennes initient un appel sans illusion. Celui du souffle nouveau pour: “L’honnêteté obligatoire malgré les tentacules de la corruption!”  Cet étouffant été va s’imposer autrement. Un révélateur exemple: la priorité de l’hygiène au XXI siècle dans un pays riche en eau! Son manque effarant demeure l’otage des “bonnes affaires” pour un coût exorbitant. Cependant, rien n’est entrepris malgré de multiples propositions pour l’extraire de lieux connus et le distribuer! Les interminables palabres, les accusations et les blâmes ne servent plus à tuer le temps.

Une seule priorité pour nous, ne plus le perdre et bouger justement pour essayer de modifier une médiocrité insupportable en un ordinaire acceptable. Ce besoin d’agir fermement permettrait de restituer la place du devoir à chacun. Il a longtemps durant, été façonné au profit de ceux qui font et défont nos rythmes de vie à leurs guises. Néanmoins, on se réveille à consacrer davantage une part essentielle: Organiser activement une cohérence collective face aux événements. Oui, on pourra convertir les absences d’hier par un indispensable présent, réellement vécu, avant de pouvoir rêver d’un, bien meilleur!  

Joe Acoury.

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