mercredi, février 4, 2026

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Revue de presse: l’État verrouille le dossier des armes sur fond de tension régionale, d’échéance électorale et de reconstruction sous-financée

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La simultanéité Baabda–Dubaï comme signal politique

Annahar du 4 février 2026 décrit une coïncidence de calendrier qui devient un message politique. Les prises de parole de Joseph Aoun à Baabda et de Nawaf Salam à Dubaï sont présentées comme synchronisées. Le quotidien y voit un durcissement de la « voix de l’État ». L’objectif est d’empêcher un « dérapage » vers une guerre. Le texte insiste sur une ligne sans ambiguïté. La décision de réserver les armes à l’État est qualifiée de finale. Le même article insiste sur un second point. Le refus d’entraîner le Liban dans une aventure militaire, surtout si elle se justifie par une logique de riposte régionale.

Dans Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, la même séquence est reprise sous forme de titres et d’éléments concrets. Nawaf Salam affirme depuis les Émirats arabes unis que le gouvernement ne permettra pas d’introduire le pays dans une « aventure » nouvelle. Le journal attribue aussi à Joseph Aoun une phrase de fermeté. Il n’y aurait « pas de recul » sur la décision de limiter les armes. La une associe enfin cette posture à un troisième enjeu. Le président se dit déterminé à tenir les élections en mai, ce qui relie directement la souveraineté sécuritaire à la continuité institutionnelle.

Le cadrage de l’exécutif repose donc sur deux peurs qui se renforcent. La première est celle de la guerre. La seconde est celle d’une perte de contrôle interne. Dans Annahar du 4 février 2026, le risque est formulé de manière frontale. Le Hezbollah pourrait être tenté de « traduire » une position de défense de l’Iran à partir du sol libanais, ce qui exposerait le pays à une confrontation directe. Le quotidien présente la réponse comme anticipée et non comme une réaction tardive. Cela vise à fixer un cadre avant qu’une décision militaire ne devienne un fait accompli.

L’argument de la confiance internationale et la promesse d’un État qui applique la loi

Al Sharq du 4 février 2026 ajoute un autre registre. Joseph Aoun lie la confiance internationale à une logique d’État. Il affirme que le retour du soutien extérieur est une conséquence « naturelle » de la reconstruction de l’État. Il cite deux axes. L’application de l’autorité de la loi et la mise en œuvre de l’exclusivité des armes. Le journal présente ces deux axes comme irréversibles, quels que soient les calculs. Il insiste aussi sur la méthode. Il est question de rationalité, de réalisme et de responsabilité. Ce vocabulaire vise à rassurer des partenaires extérieurs, mais aussi une partie de l’opinion libanaise, inquiète de payer le prix d’un nouveau cycle de confrontation.

Ce même quotidien met en avant une diplomatie économique qui cherche à accompagner ce récit. Al Sharq du 4 février 2026 évoque des échanges avec l’Organisation de coopération et de développement économiques et un engagement à aligner les politiques publiques sur des normes internationales. Le journal insiste sur une promesse de transparence dans la gouvernance des aides. Il mentionne aussi une séquence liée au Golfe. Nawaf Salam rencontre le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, et il est question de préparer un forum d’investissement libano-golfien. L’idée est simple. La crédibilité intérieure, y compris sur la question des armes, est présentée comme indissociable d’un retour de l’investissement et d’un appui financier.

Le lien entre sécurité et économie apparaît ainsi dans la même actualité. Plus l’État affirme vouloir reprendre la main sur le dossier des armes, plus il tente d’en tirer un bénéfice politique et financier. Le raisonnement implicite est que les bailleurs soutiennent plus facilement un pays qui montre une chaîne de décision claire. Al Sharq du 4 février 2026 ne se contente pas de rapporter une position. Il la situe dans une stratégie. Réformer, gouverner avec des règles, puis reconstruire la confiance.

La réplique du Hezbollah et la bataille sur le récit de la protection

L’autre versant du jour est la réponse du Hezbollah. Ad Diyar du 4 février 2026 met en avant un discours de Naim Kassem qui réaffirme la logique de « résistance ». Il dit être prêt à discuter de la manière de faire face à l’ennemi. Il dénonce aussi des pratiques qu’il attribue à certains ministres, en parlant d’attisement de la discorde et d’un risque de plonger le pays dans l’obscurité. L’idée qui transparaît est que le Hezbollah refuse une lecture où il serait la source principale du danger. Il renvoie l’accusation vers l’État, ou vers une partie du gouvernement, en les présentant comme responsables d’une escalade politique et sociale.

Al Akhbar du 4 février 2026 place ce bras de fer au cœur de sa une. Le journal annonce « l’échec » d’une « mise en scène » autour de la remise des armes. Il cite aussi une phrase attribuée à Naim Kassem sur la capacité à « faire mal » à l’ennemi. Cette formulation réinstalle la dissuasion au centre du discours. Elle vise à rappeler que la force militaire reste, aux yeux du parti, une composante de la protection nationale. Le quotidien associe d’ailleurs cette posture à un autre dossier sensible. La gestion des camps palestiniens est présentée comme un terrain où certains chercheraient à « légaliser le chaos » et à placer l’armée face à une confrontation interne. Le message global est que l’État est poussé à l’épreuve, sur plusieurs fronts.

Dans ce contexte, la notion d’« exclusivité des armes » se heurte à deux résistances. Elle se heurte à une résistance idéologique, celle de la « résistance ». Elle se heurte aussi à une résistance pratique, liée à l’équilibre sécuritaire. Le débat n’est donc pas seulement juridique. Il est présenté comme une question de rapport de force. Annahar du 4 février 2026 insiste sur la nécessité d’éviter un « glissement » vers la guerre. Ad Diyar et Al Akhbar insistent, eux, sur la capacité de nuisance, et sur la légitimité d’un rôle armé.

Le décor régional: canal américano-iranien, posture israélienne et peur d’un embrasement

La une du 4 février 2026 est aussi une photographie d’un moment régional incertain. Ad Diyar du 4 février 2026 évoque un canal de négociation américano-iranien à Istanbul. Le journal décrit un climat « chargé » d’intentions de confrontation plus que de compromis. Il présente le Liban comme une carte de pression, avec deux objectifs attribués à Washington. Protéger la sécurité des frontières d’Israël et contenir l’influence du Hezbollah, sans aller vers une explosion totale. Ad Diyar décrit en face une approche iranienne qui considère Beyrouth comme une ligne de défense avancée. Ce récit renforce l’idée que le Liban risque d’être instrumentalisé, même si ses dirigeants proclament l’inverse.

Al Akhbar du 4 février 2026 propose une lecture plus tranchée sur Israël. La une affirme qu’Israël ne veut pas d’accord. La formulation suggère une volonté de sabotage, ou au minimum une préférence pour la pression militaire plutôt que pour la désescalade. Cette thèse vient renforcer le message de l’exécutif libanais. Même si un canal diplomatique existe, un acteur régional majeur pourrait avoir intérêt à l’échec. Dans ce cas, la marge de manœuvre du Liban se réduit.

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 élargit encore la scène. Le journal décrit le Moyen-Orient dans une « phase مفصلية », une phase décisive. Il parle de projets américains de redessiner la région et d’une vision d’« Israël الكبرى » qui cherche à étendre son influence. Le texte insiste sur une accumulation de risques. La région serait sur le point de « rebattre les cartes ». Le Liban et ses voisins seraient placés devant un choix historique, entre une montée des conflits ou un échec stratégique qui changerait la donne. Ce cadrage sert de toile de fond aux débats intérieurs sur les armes, car il sous-entend que les pressions ne vont pas baisser.

Ce décor explique pourquoi l’État libanais mise sur une phrase simple, répétée sous des formes proches. Pas de nouvelle aventure. Dans Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, le mot « مغامرة » est au centre du titre. Dans Annahar, l’idée est reprise avec une mise en garde contre un « glissement » et un « dérapage » vers une guerre. Les titres ne disent pas la même chose, mais ils convergent sur une obsession. Empêcher la décision régionale de s’imposer au Liban.

Le Sud comme épicentre: frappe, Litani et dilemme de la stabilisation

Les éléments de terrain complètent le discours politique. Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 mentionne une frappe qualifiée de violente sur une localité du Sud. Le journal place cette information au même niveau que les déclarations de l’exécutif. La lecture est claire. Les mots sur la souveraineté et sur la limitation des armes n’arrivent pas dans le vide. Ils s’inscrivent dans une pression militaire qui reste active.

Le même texte rapporte aussi une position qui appelle la communauté internationale à continuer de soutenir l’armée en équipement et en capacités. Il insiste sur la nécessité d’accélérer la limitation des armes au nord du Litani et de démanteler l’appareil sécuritaire du Hezbollah. L’argument est formulé en trois étapes. D’abord, éviter des incidents récurrents dans les villages. Ensuite, protéger les habitants du Sud. Enfin, garantir l’intégrité du processus démocratique. Ce point est important, car il établit une passerelle entre sécurité et élections. La limitation des armes devient aussi une promesse de normalité politique.

Cette articulation renvoie à une réalité pratique. Si l’État veut appliquer une « exclusivité » des armes, il lui faut un outil crédible. Dans plusieurs journaux du 4 février 2026, cet outil est l’armée. Elle est aussi le réceptacle de l’aide extérieure. Le jour même, Al Joumhouriyat du 4 février 2026 place en une un titre sur le soutien à l’armée « sur la table » du Congrès, tandis que le journal mentionne des rencontres sécuritaires du commandant de l’armée au Pentagone. Même si ces éléments sont rapportés sous un angle différent, ils contribuent au même récit. Le dossier militaire est internationalisé.

L’Europe et l’après-2026: la question de la présence internationale au Sud

Al Akhbar du 4 février 2026 insiste sur un autre paramètre. L’avenir de la présence européenne au Liban après 2026. Le journal affirme qu’il existe une volonté européenne de rester, via des accords bilatéraux, au-delà de l’échéance liée à la Finul. L’Espagne est mise en avant comme un acteur déterminé. Le quotidien relie cette perspective à la visite de Joseph Aoun en Espagne, présentée comme un facteur de consolidation des relations. Ce sujet ajoute une dimension au débat sur la souveraineté. L’État veut une exclusivité des armes, mais la stabilisation du Sud reste liée à une présence internationale et à des arrangements avec des partenaires étrangers.

Dans le même esprit, Al Akhbar développe l’idée que certaines décisions liées au Sud peuvent se heurter à des vétos, ou à des conditions, ce qui rappelle que la marge libanaise n’est pas totale. Ainsi, la souveraineté proclamée se négocie avec des réalités opérationnelles. Le message du jour n’est pas celui d’une autonomie complète. C’est plutôt celui d’une tentative de reprendre de l’initiative dans un environnement de contraintes.

Al Liwaa du 4 février 2026 apporte, de son côté, une information de calendrier qui complète ce tableau. Le journal annonce une conférence de soutien à l’armée et au « mécanisme » dès le lendemain, et il mentionne une visite attendue de Jean-Noël Barrot à Beyrouth. Même sans détailler tout le contenu, l’ensemble suggère une discussion sur les conditions de l’aide, sur la coordination sécuritaire et sur la place de l’armée dans l’équation du Sud. Cela renforce l’idée que la ligne de l’État sur les armes s’accompagne d’une recherche d’appuis extérieurs.

Élections 2026: tenir les délais pour éviter une seconde crise de légitimité

Dans cette actualité chargée, l’échéance électorale devient un marqueur politique. Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 attribue à Joseph Aoun une détermination à tenir les élections en mai. La formulation met ce point au même niveau que le dossier des armes. Cela suggère que la crédibilité de l’État se joue sur deux terrains. La sécurité et la régularité institutionnelle.

Al Sharq du 4 février 2026 donne un détail administratif précis. Le ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Ahmad Hajjar, fixe les délais de dépôt des candidatures. La période commence le 10 février 2026 au matin. Elle se termine le 10 mars 2026 à minuit. Cet élément semble technique. Il est politique. Il montre que l’administration se prépare, même si des forces politiques discutent d’un report. Il crée aussi un fait. Les candidats devront se positionner rapidement.

Le lien entre élections et sécurité apparaît dans la logique d’Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026. La limitation des armes au nord du Litani est présentée comme un moyen d’éviter des incidents et de garantir la « نزاهة العملية الديمقراطية », l’intégrité du processus démocratique. La question des armes n’est donc pas isolée. Elle est connectée à la capacité de l’État à organiser un scrutin dans un climat maîtrisé, surtout dans les zones exposées.

Reconstruction: 11 milliards annoncés, 250 millions disponibles et une inquiétude sur les retours

Le dossier de la reconstruction occupe aussi une place de une. Annahar du 4 février 2026 affiche un chiffre lourd. Le coût de la reconstruction est évalué à 11 milliards de dollars, alors que le montant disponible est de 250 millions. Le contraste est brut. Il transforme la reconstruction en crise de financement et en test de crédibilité. L’État peut promettre, mais il doit trouver des ressources, ou convaincre des partenaires.

Ce sujet se superpose à la question des armes. Beaucoup de partenaires conditionnent leur aide à la stabilité et à la gouvernance. Al Sharq du 4 février 2026 insiste sur la transparence et sur l’alignement avec des normes internationales. Dans ce cadre, la reconstruction n’est pas seulement un chantier technique. C’est une épreuve de gestion et un examen politique. Or, l’écart entre 11 milliards et 250 millions met en évidence une fragilité. Les promesses peuvent se heurter très vite aux limites du financement.

L’actualité du jour montre donc un pays qui cherche à tenir plusieurs lignes à la fois. Fixer une doctrine sur les armes. Éviter une guerre. Garder une échéance électorale crédible. Puis financer une reconstruction dont les ordres de grandeur dépassent de loin les moyens immédiats. Les titres du 4 février 2026 ne décrivent pas un apaisement. Ils décrivent une tentative de verrouillage, dans un moment où chaque dossier renvoie à l’autre.

Politique locale: recomposition des rapports de force, tensions institutionnelles et bataille du calendrier électoral

Le vote du budget comme test de cohésion gouvernementale

Dans Annahar du 4 février 2026, le vote de la loi de finances apparaît comme un révélateur politique. Le quotidien décrit ce scrutin comme un test direct de la relation entre Nawaf Salam et deux formations qui disposent d’un poids important au sein du gouvernement. Il s’agit des Forces libanaises et des Kataëb. Les deux partis ont voté contre le texte, aux côtés de députés indépendants, du bloc des députés arméniens et du Courant patriotique libre. Annahar souligne la différence de statut entre ces blocs. Le Courant patriotique libre se situe hors du pouvoir exécutif, ce qui rend son opposition attendue. En revanche, l’opposition des Forces libanaises et des Kataëb pose une question politique, car ces deux forces participent au gouvernement. Le journal insiste sur l’effet produit. Le vote ouvre un débat sur la discipline de coalition et sur la capacité de l’exécutif à tenir une majorité cohérente quand l’enjeu devient financier et social. 

Le même article laisse entendre que ce type de vote peut aussi préparer la scène électorale. Une opposition au budget permet de marquer une différence sans sortir formellement du gouvernement. Cela permet de parler à une base électorale qui exige des positions tranchées. Cela permet aussi de se protéger si les mesures deviennent impopulaires. Dans cette lecture, la ligne de fracture ne se limite pas à une dispute technique. Elle touche au récit politique que chaque parti veut porter avant le scrutin. 

Cette tension rejoint un contexte de pression sociale. Le débat budgétaire se déroule alors que des administrations locales et des services publics affrontent des blocages. Annahar du 4 février 2026 évoque, dans un autre passage lié à la municipalité de Beyrouth, des revendications de pompiers et d’agents municipaux autour d’indemnités et de conditions de présence. Le journal décrit une protestation à l’intérieur même des couloirs de la municipalité, pendant une réunion du conseil. Ce type d’épisode donne une dimension concrète aux débats sur la dépense publique. Il rappelle que les arbitrages de l’État se traduisent par des tensions dans les institutions de terrain. 

Beyrouth, municipalité en crise et capitale sans cap clair

Annahar du 4 février 2026 consacre un dossier à la municipalité de Beyrouth. Le quotidien décrit un conseil « chancelant » et une gestion « sans vision » ni capacité d’exécution efficace. Le journal insiste sur l’accumulation des crises. Il cite les services, l’administration et les finances. Il souligne un effet direct sur la vie des habitants. Il mentionne aussi un fait important. Le terme de « chancèlement » n’est plus présenté comme un slogan politique. Il est décrit comme une réalité visible dans la rue, dans des rapports associatifs et dans des enquêtes officielles. 

Le second volet du dossier, publié par Annahar le 4 février 2026, élargit la perspective. L’auteur rappelle le rôle historique de la municipalité depuis la fin du XIXe siècle. Il présente l’institution comme un miroir de l’idée de l’État moderne. Il la décrit aussi comme un espace qui reflète la diversité sociale et politique de la capitale. Puis il met en avant une bascule. Cette centralité historique serait devenue un poids institutionnel, car Beyrouth serait gérée par un régime exceptionnel qui limite ses marges, au lieu de les renforcer. Le texte cite une contradiction avec l’esprit de la décentralisation administrative mentionné dans la Constitution. 

Le dossier insiste sur une trajectoire. Après les premières élections municipales d’après-guerre en 1998, une période d’espoir est décrite. Elle était associée à l’idée de relance de la capitale. Or, le quotidien met en avant le décalage entre ces attentes et la situation actuelle. Il décrit une ville exposée aux crises et aux incidents, avec des dispositifs qui souffrent d’un manque d’activation, de contrôle et de préparation, notamment pour des unités municipales essentielles. Cette description dessine une crise de gouvernance locale. Elle renvoie aussi à un problème de coordination avec l’État central. 

Dans ce cadre, la politique locale ne se réduit plus aux rivalités partisanes. Elle s’enracine dans des questions de gestion quotidienne. Les déchets, la voirie, les urgences et la fiscalité locale deviennent des sujets politiques. Annahar du 4 février 2026 présente la municipalité comme un exemple de la difficulté à produire une action publique stable, même dans une ville qui concentre les institutions et l’activité économique. 

La lutte contre la corruption comme promesse présidentielle et attente sociale

Ad Diyar du 4 février 2026 met en avant un discours de Joseph Aoun sur la corruption. Le journal rapporte que le président affirme suivre personnellement des dossiers de corruption. Il cite aussi un rôle actif de la Sûreté de l’État. Le passage associe cette promesse à une critique du phénomène. Le texte parle d’une culture de corruption devenue diffuse. Il relie cette dérive à l’effondrement économique et à la chute de la monnaie, décrits comme le résultat de pratiques accumulées sur plusieurs décennies. Le journal présente ce thème comme une attente de rupture. Il le relie à l’espoir de freiner l’émigration et de restaurer la confiance. 

Dans Al Sharq du 4 février 2026, la même séquence est rapportée dans un autre cadre. Le quotidien mentionne une réunion à Baabda avec un groupe lié aux professions de santé. Joseph Aoun insiste sur la nécessité de renforcer le dossier sanitaire, qui concerne tous les citoyens. Il appelle à une campagne de sensibilisation. Il évoque aussi la question des usurpations de qualité, des médicaments de contrebande et des produits impropres. Dans ce même passage, Al Sharq rapporte que le président présente l’action de la Sûreté de l’État comme active dans la lutte contre la corruption, y compris après des nominations récentes aux douanes. Il affirme aussi suivre lui-même des dossiers, tout en appelant les acteurs professionnels et les médias à révéler des faits et des chiffres. 

Ce thème est politiquement utile, car il touche à un consensus public. Il est aussi risqué, car il crée une attente de résultats. Dans la presse du 4 février 2026, la promesse est formulée comme une ligne de conduite du début de mandat. La question devient alors celle des premiers dossiers visibles, des mécanismes de suivi et de la capacité à dépasser les blocages politiques. Ad Diyar du 4 février 2026 présente la lutte anticorruption comme une condition de stabilité sociale. Al Sharq du 4 février 2026 la relie à la régulation d’un secteur vital, celui de la santé, et aux douanes, qui sont un poste sensible. 

Dar al-Fatwa, symboles institutionnels et relation avec l’exécutif

Dans Al Sharq du 4 février 2026, un épisode plus institutionnel est mis en avant. Dar al-Fatwa adresse une invitation à Joseph Aoun et à Nawaf Salam pour un iftar annuel. Le quotidien rapporte la visite d’une délégation, avec le mufti de Zahlé et de la Békaa Ali Ghazaoui et deux personnalités qui l’accompagnent. La délégation transmet la convocation du mufti de la République Abdel Latif Deriane. Le texte précise la date, située au deuxième jour du mois de Ramadan, et le lieu, dans le hall de Dar al-Fatwa à Beyrouth. 

Le passage rapporte aussi un message politique. Après la rencontre avec Nawaf Salam, le mufti Ghazaoui félicite le chef du gouvernement pour des positions favorables au renforcement de l’État et à la restauration de son rôle comme État d’institutions. Le texte insiste sur une idée. Quand l’État se renforce, les sociétés et les institutions suivent. Ce vocabulaire s’inscrit dans la ligne que l’exécutif met en avant depuis plusieurs jours, centrée sur la notion d’État et de règles. Dans une politique locale marquée par les rivalités, ce type de séquence renforce une légitimité symbolique. Il offre aussi un cadre de stabilité, au moins sur le plan des signes et des alliances morales. 

Élections 2026, mécanique administrative et soupçons de report politique

Le calendrier électoral reste un dossier intérieur central. Al Sharq du 4 février 2026 publie le contenu d’un document du ministre de l’Intérieur et des Municipalités, Ahmad Hajjar. Le texte fixe les délais de dépôt des déclarations de candidature et des retraits. La période commence le mardi 10 février 2026 au matin. Elle s’achève le mardi 10 mars 2026 à minuit. Le journal présente cette étape comme une mise en route formelle de la machine électorale. 

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 décrit l’arrière-plan politique de ce geste. Le journal affirme que le ministère traite l’échéance sous l’angle administratif et procédural. Il suggère que le ministre cherche à protéger légalement son ministère en respectant les délais et en assurant le cadre logistique. Le quotidien ajoute que ce choix renvoie la responsabilité d’un report au niveau politique. Il cite des estimations circulant dans certains milieux. Elles évoquent un possible report allant d’un mois ou deux, jusqu’à deux ans, selon les scénarios. Dans ce même article, Al Joumhouriyat met en avant la position de Joseph Aoun, présenté comme l’un des plus attachés à une tenue des élections à la date prévue ou à une date proche, avec au maximum un ajustement technique limité. Le journal souligne l’enjeu d’image. Une prorogation du mandat du Parlement serait perçue comme une atteinte à la crédibilité institutionnelle. 

Le quotidien reprend aussi l’idée que l’annonce des délais électoraux force les acteurs politiques à se préparer. Le texte présente cette démarche comme un pas pratique vers l’échéance. Il avertit contre une tentation de s’en remettre à l’idée d’un report long. Il mentionne enfin une complication possible. Si les élections se tenaient, une modification pourrait être nécessaire concernant une circonscription réservée aux expatriés, ce qui obligerait des électeurs à venir voter au Liban. Cette précision illustre les débats techniques qui peuvent devenir des arguments politiques, selon le camp qui y voit un avantage ou un coût. 

Dans cette séquence, la politique locale devient une bataille de calendrier. Ceux qui veulent un scrutin rapide cherchent à capter l’élan et à éviter une crise de légitimité. Ceux qui craignent un rapport de force défavorable peuvent défendre un report sous couvert de technique, de logistique ou de sécurité. Al Joumhouriyat du 4 février 2026 met en scène ce tiraillement en soulignant la séparation entre la décision administrative et la décision politique. 

Saad Hariri et la question du retour, entre mobilisation et ambiguïté

Ad Diyar du 4 février 2026 consacre un article à Saad Hariri et à la commémoration du 14 février. Le journal présente l’événement comme un moment de mobilisation. Il évoque un discours annoncé comme plus avancé que celui de l’an dernier. Il parle d’un grand rassemblement destiné à confirmer la présence politique et populaire du courant, malgré la suspension de l’activité politique depuis plusieurs années et l’éloignement physique de Hariri du pays. 

Le quotidien insiste sur la question clé. Hariri annoncera-t-il un retour à l’action politique et une participation aux élections législatives. Ad Diyar décrit une préparation menée par Ahmad Hariri, secrétaire général du Courant du Futur, à travers une tournée de contacts. Le journal rapporte une impression perçue chez plusieurs interlocuteurs. Le courant se préparerait à l’échéance et se dit prêt, en attendant la décision finale de Saad Hariri lors de la commémoration. Le texte mentionne aussi une phrase de prudence attribuée à Ahmad Hariri, qui temporise l’interprétation d’un retour certain. 

Cette question pèse sur la politique locale, car elle touche à la répartition des voix dans plusieurs régions. Elle touche aussi à la dynamique sunnite et à l’équilibre des alliances. Le dossier ne se limite pas à une annonce personnelle. Il a des effets sur les candidatures, sur les listes et sur les compromis. Dans une période où la loi électorale et les délais de candidature se précisent, l’incertitude sur le choix de Hariri nourrit un jeu d’attente. Elle incite certains à suspendre leurs calculs. Elle incite d’autres à accélérer des formations de listes pour combler un vide. 

Camps palestiniens, sécurité intérieure et risque de confrontation indirecte

Al Akhbar du 4 février 2026 aborde un dossier sécuritaire intérieur qui revient régulièrement dans la politique locale. Le journal traite de la gestion des camps palestiniens. Il évoque une pression visant à faire de la sécurité des camps une mission pleine et entière de l’État libanais. Il rapporte aussi des craintes. Certaines sources citées parlent d’un programme visant à provoquer le chaos dans les camps, ce qui obligerait l’État à intervenir. Le texte pose une question de fond. Qui veut placer l’armée en confrontation avec les camps, après une phase de diabolisation, et en vue d’un démantèlement progressif. 

Ce type de dossier agit comme un test de souveraineté, mais aussi comme un piège politique. Une intervention de l’État peut être réclamée au nom de l’ordre public. Elle peut aussi être dénoncée comme une escalade. Le débat touche à la légitimité de l’usage de la force. Il touche aussi aux équilibres internes. Dans la presse du 4 février 2026, cette question apparaît dans le même espace que les débats sur les armes et sur l’autorité de l’État. Cela renforce l’idée d’un moment où la souveraineté est invoquée sur plusieurs fronts, avec des coûts élevés si la gestion échoue. 

Un fil conducteur: l’État d’institutions comme promesse, et comme champ de bataille

Plusieurs éléments du 4 février 2026 convergent vers une même idée. Les acteurs politiques parlent d’un État d’institutions. Mais ils se disputent la méthode et le rythme. Les votes parlementaires révèlent des fractures dans la coalition. Les crises municipales montrent l’ampleur des blocages locaux. La lutte contre la corruption est un thème consensuel, mais elle impose des résultats rapides. Les symboles institutionnels, comme l’invitation de Dar al-Fatwa, soutiennent la légitimité de l’exécutif, mais ne résolvent pas les conflits politiques. Enfin, l’échéance électorale oblige chaque camp à choisir entre accélération et report, entre préparation de listes et attente d’un événement comme le discours de Saad Hariri.

Citation et discours des personnalités politiques: souveraineté, guerre évitée, élections tenues et bataille des mots

Joseph Aoun: la souveraineté définie comme une décision et non comme une négociation

Dans Al Sharq du 4 février 2026, Joseph Aoun présente la souveraineté comme une suite d’actes concrets. Il relie la confiance internationale à un chantier interne. Il parle d’une reconstruction de l’État sur des bases « stables ». Il cite d’abord l’autorité de la loi. Il cite ensuite l’exclusivité des armes. Il insiste sur un point. Ces deux axes ne souffriraient pas de retour en arrière, « quelles que soient les considérations ». Il ajoute une dimension de méthode. Il évoque une mise en œuvre fondée sur la rationalité, le réalisme et la responsabilité.

Le même jour, Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 rapporte une séquence similaire, mais avec un décor politique différent. Joseph Aoun s’exprime devant une délégation de la « jabhah siyadiyah », où figurent notamment Achraf Rifi et des responsables politiques et partisans. Le président reprend l’idée d’une confiance extérieure qui reviendrait comme conséquence du retour de l’État. Il répète l’équation. Autorité de la loi et exclusivité des armes. Il ajoute une promesse d’exécution. Il dit qu’il ne sera pas question d’arrêter la mise en œuvre de ce qu’il a annoncé dans son discours d’investiture, en soulignant que ce discours a reçu un appui interne et externe et qu’il lui impose une responsabilité.

Ce cadrage n’est pas neutre. Il transforme une discussion interne en message destiné aux capitales étrangères. Il vise aussi un public libanais inquiet. Joseph Aoun ne se contente pas de défendre un principe. Il présente une ligne de conduite. Il veut montrer que la souveraineté se mesure à la capacité d’appliquer une règle. Dans la même logique, il rappelle une forme de continuité institutionnelle. Al Sharq du 4 février 2026 rapporte qu’il affirme son insistance, avec les autres pôles institutionnels, sur la tenue des élections législatives à la date prévue, à partir du début mai. Il se dit indifférent aux idées de report. Il renvoie la décision, le cas échéant, au Parlement. Il se présente comme garant d’intégrité et de sécurité du scrutin.

Le choix des mots compte. Joseph Aoun met en avant des formules simples. Elles visent l’opinion et les partenaires. Il parle de loi, de confiance, d’engagement, d’intégrité. Il évite le registre émotionnel. Il cherche à rendre sa position « gouvernable ». Cette stratégie apparaît dans la répétition. Elle apparaît aussi dans l’ancrage de ses propos dans des rencontres formelles, avec des délégations, des magistrats et des représentants politiques, comme le rapporte Al Sharq du 4 février 2026.

Nawaf Salam: le refus de l’« aventure » et la volonté d’éviter une rechute sécuritaire

Dans Al Joumhouriyat du 4 février 2026, Nawaf Salam est cité sur une formule qui revient dans plusieurs titres. Il affirme que le gouvernement ne permettra pas d’introduire le Liban dans une « aventure » nouvelle. Le journal relie ce message à une conception de la souveraineté. Il affirme une continuité avec un objectif d’État. Il parle de réforme, de restauration de la souveraineté et de récupération de la confiance internationale, y compris économique. Il formule l’idée que la souveraineté implique que l’État étende son contrôle sur l’ensemble du territoire. Il présente cette ligne comme une condition de relance et de stabilité.

Dans Al Sharq du 4 février 2026, le discours de Nawaf Salam s’inscrit aussi dans une diplomatie économique. Le journal mentionne des échanges liés aux normes de gouvernance et à la transparence dans la gestion de l’aide, présentées comme un levier de confiance. Il évoque également une rencontre avec le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe. Le propos politique prend alors une double forme. D’un côté, refuser une escalade. De l’autre, construire une crédibilité financière et institutionnelle. Les deux dimensions se renforcent. Une gouvernance transparente sert de promesse de stabilité. Une stabilité sécuritaire sert de condition de retour de l’investissement.

Dans cette séquence, l’expression « aventure » n’est pas un simple mot. Elle joue comme avertissement intérieur. Elle vise ceux qui peuvent décider d’un saut militaire. Elle vise aussi ceux qui craignent d’être emportés dans un conflit. Le discours de Salam se veut préventif. Il cherche à créer une barrière politique. Cette barrière est aussi un cadre de négociation. Il devient plus facile d’exiger une aide extérieure quand l’exécutif affiche une volonté de ne pas provoquer un embrasement.

Le choix de l’argument « souveraineté égale contrôle du territoire » apparaît comme un pivot. Il permet de parler des armes sans n’en faire qu’un affrontement interne. Il permet d’insister sur la légitimité de l’État. Il permet aussi d’éviter une discussion détaillée sur les modalités, qui divisent. Al Joumhouriyat du 4 février 2026 présente ainsi une souveraineté qui se construit par étapes, et qui doit être adossée à une trajectoire de réforme.

Naim Kassem: la dissuasion revendiquée, la défense du pays revendiquée, et l’attaque contre des « ministres »

Dans Annahar du 4 février 2026, Naim Kassem est présenté comme reprenant les justifications de son parti et comme attaquant l’État et les forces politiques qui contestent le statut militaire du Hezbollah. Le quotidien rapporte une phrase centrale. Celui qui se tient avec l’ennemi pour faire pression en vue d’une reddition ne se comporterait pas en patriote. Il ajoute que le Hezbollah se dit prêt à discuter de la manière de faire face à l’ennemi avec ceux qui adhèrent à la logique de résistance. Il insiste aussi sur un point procédural. Il affirme qu’il ne serait plus demandé au Liban de prendre des mesures supplémentaires liées à l’accord, et que la pression devrait viser Israël et non le Liban.

Ad Diyar du 4 février 2026 rapporte un discours de Naim Kassem au ton plus long et plus structuré. Il présente le Hezbollah comme étant dans une phase de défense de la terre, de l’existence et de la libération. Il affirme que l’occupation viserait à frapper l’environnement de la résistance pour le pousser à la reddition. Il dit que l’objectif réel de l’ennemi ne serait pas seulement de réduire une force, mais d’effacer une présence. Il reprend la même formule sur ceux qui, selon lui, se rangent du côté de l’ennemi pour imposer une reddition. Il répète l’idée d’une disponibilité à discuter de la manière de repousser l’agression avec ceux qui partagent cette orientation. Il répète aussi la revendication d’un transfert de pression vers Israël.

Al Akhbar du 4 février 2026 met en avant la dimension de dissuasion. Le journal reprend la formule sur la capacité à « faire mal » à l’ennemi, en précisant que « chaque chose en son temps ». Ce choix d’expression sert un double objectif. Il rassure la base, en affirmant la capacité d’action. Il évite aussi d’annoncer une décision immédiate, ce qui limiterait le coût politique d’une escalade. La même page fait apparaître un autre fil. Naim Kassem dénonce une pression exercée sur le Liban et sur sa « résistance ». Il appelle à cesser ce type de pression.

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 reprend ces propos en les replaçant dans une narration journalistique. Le journal insiste sur la phrase qui répond à une menace supposée. Si l’ennemi peut faire mal, alors le Hezbollah peut aussi faire mal, mais au moment opportun. Il ajoute un questionnement politique posé par Kassem. Faut-il accepter l’occupation et renoncer à la souveraineté et à la terre. Ce type de formulation transforme un débat institutionnel en débat moral. Il oppose la dignité à la reddition. Il cherche à enfermer l’adversaire dans une image de faiblesse.

Le discours contient aussi une attaque directe contre des membres du gouvernement. Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 cite une charge contre des « ministres » accusés de pousser le pays vers la discorde et de l’enfoncer dans l’obscurité. Le texte précise qu’il vise les ministres des Forces libanaises et des Kataëb. Il reproche à ses adversaires de se comporter comme si le gouvernement était une feuille entre les mains d’un autre parti. Il accuse certains de chercher la revanche et la vengeance, et de répondre par des insultes. Cette dimension est importante. Elle montre que le discours n’est pas uniquement militaire. Il est aussi un outil de combat politique interne.

Enfin, Al Joumhouriyat du 4 février 2026 met en scène, dans une même page, la confrontation verbale entre le gouvernement et le Hezbollah. Le journal juxtapose le refus de l’« aventure » exprimé par Salam et l’affirmation de Kassem sur l’absence de nouvelles obligations pour le Liban au titre de l’accord. Il cite aussi la capacité à faire mal à l’ennemi et la disponibilité à discuter de la confrontation avec ceux qui partagent la résistance. Le procédé de montage des citations devient lui-même un récit. Il montre un État qui veut fixer une limite, et un parti qui refuse d’être tenu pour responsable d’une escalade, tout en maintenant une posture de dissuasion.

Les mots comme terrain de souveraineté: « confiance », « loi », « résistance », « reddition », « aventure »

Le 4 février 2026, la scène politique se lit aussi comme une bataille de vocabulaire. Joseph Aoun insiste sur la « confiance » et la « loi ». Le but est de produire une image d’État. Il veut faire comprendre que le Liban peut redevenir prévisible. Dans Al Sharq du 4 février 2026, il lie cette confiance à l’exclusivité des armes et à une exécution responsable. Il dit qu’il ne s’arrêtera pas. Dans Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, il répète la même ligne devant une délégation politique, ce qui donne à la formule une valeur de déclaration générale.

Nawaf Salam, lui, place au centre la notion d’« aventure ». Il décrit un risque d’emballement. Il cherche à rendre l’escalade illégitime à l’avance. Le mot sert à disqualifier. Il met aussi l’exécutif en posture de protection. Dans Al Joumhouriyat du 4 février 2026, le refus est associé à une souveraineté qui doit se traduire par le contrôle du territoire. Dans Al Sharq du 4 février 2026, la même logique se complète par la promesse de transparence et par des signaux envoyés aux partenaires du Golfe.

Naim Kassem s’appuie sur un registre opposé. Il parle de « résistance » et de « reddition ». Il parle de souveraineté comme d’un refus de l’occupation. Il transforme la discussion sur les armes en discussion sur la dignité et la survie. Dans Ad Diyar du 4 février 2026, il décrit l’ennemi comme voulant effacer une présence. Dans Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, il insiste sur la défense de l’existence, et il affirme que le Hezbollah et ses alliés constituent une richesse nationale, avec l’armée, capable de réaliser des avancées. Ce point vise à normaliser l’idée d’un acteur armé en l’insérant dans une coalition nationale.

Cette bataille des mots sert une bataille de responsabilité. L’exécutif veut réduire le risque d’être entraîné. Le Hezbollah veut renvoyer la pression vers Israël et vers les médiateurs, en affirmant que le Liban a déjà fait ce qui lui revenait. La phrase sur la « commission des cinq » revient comme un instrument. Elle sert à dire que la clé n’est pas au Liban. Elle sert à refuser des demandes internes de désarmement rapide. Annahar du 4 février 2026 et Ad Diyar du 4 février 2026 reprennent cette idée dans leurs comptes rendus des propos de Kassem.

Le discours électoral en filigrane: intégrer la sécurité dans un calendrier et une image d’État

La parole politique du jour ne se limite pas à la sécurité immédiate. Elle se projette vers l’échéance. Dans Al Sharq du 4 février 2026, Joseph Aoun insiste sur la tenue des élections dans les délais annoncés. Il se place à égale distance des candidats. Il affirme qu’il ne s’immiscera pas dans les alliances. Il présente son rôle comme celui d’un garant, centré sur la probité et sur la sécurité du scrutin. Cette posture a une fonction. Elle cherche à éviter que la crise sécuritaire ne serve de prétexte à un report. Elle cherche aussi à renforcer l’image de l’État, au moment où l’exécutif demande une confiance internationale et une aide.

Le discours sur les élections se trouve aussi, indirectement, dans la charge du Hezbollah. Quand Naim Kassem accuse certains ministres de pousser à la discorde, il vise des forces politiques qui entrent elles-mêmes dans une phase de compétition. Le vocabulaire de la « discorde » et de l’« obscurité » n’est pas qu’un reproche moral. Il cherche à marquer un adversaire comme dangereux pour l’unité. Il cherche aussi à présenter la résistance comme facteur de stabilité, malgré la controverse. Cette inversion du rôle est centrale dans sa rhétorique du 4 février 2026, telle que rapportée par Al Quds Al-Arabi et par Al Akhbar.

La parole devient ainsi un outil d’anticipation. Joseph Aoun et Nawaf Salam cherchent à verrouiller un cadre avant que la situation régionale n’impose sa propre chronologie. Naim Kassem cherche à verrouiller, lui aussi, un cadre avant que le débat interne sur l’exclusivité des armes ne prenne une forme opérationnelle. Chaque camp parle pour empêcher l’autre de transformer les faits. Les citations du 4 février 2026, mises côte à côte, donnent une image précise. La politique locale est entrée dans une phase où les mots préparent les actes, et où les actes sont attendus comme validation des mots.

Diplomatie: « tourisme » diplomatique, dossier de l’armée et repositionnement entre Golfe, Europe, Russie et négociations américano-iraniennes

Une diplomatie sous contrainte, décrite comme une gestion de l’attente

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 décrit la séquence diplomatique libanaise comme un remplissage du « vide de l’attente ». Le journal parle d’une « سياحة ديبلوماسية وسياسية واقتصادية », c’est-à-dire une circulation diplomatique, politique et économique, en attendant que se clarifie l’équilibre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette description donne un cadre à la plupart des initiatives rapportées ce jour-là. Le Liban multiplie les rendez-vous et les signaux. Il cherche à éviter une escalade et à sécuriser des soutiens. Le quotidien place cette « attente » dans une phase régionale qu’il qualifie de « مفصلية », décisive, où se croisent des projets américains de recomposition et une vision israélienne d’expansion. La diplomatie libanaise apparaît ainsi comme une course. Elle doit s’inscrire dans des dynamiques qui la dépassent, tout en essayant de préserver des marges.

Le même journal insiste sur une idée de bascule. Les pressions extérieures ne sont pas seulement militaires. Elles sont aussi politiques et économiques. La diplomatie libanaise devient alors un instrument de gestion du risque et une tentative de stabilisation. Le vocabulaire de l’attente implique un danger. Une décision prise ailleurs peut se traduire au Liban par un choc sécuritaire, par un gel des aides, ou par une pression accrue sur le dossier des armes. Dans ce contexte, le moindre déplacement, la moindre rencontre et la moindre annonce sur l’aide à l’armée prennent une valeur de message, plus que de résultat immédiat.

Le Golfe et le retour de la confiance: forum d’investissement et promesse de transparence

Al Sharq du 4 février 2026 met en avant une diplomatie tournée vers le Golfe, avec un discours qui vise à rassurer. Le quotidien rapporte une rencontre de Nawaf Salam avec le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Al Budaiwi. Le journal indique que les échanges portent sur l’activation des préparatifs d’un forum d’investissement libano-golfien. Ce format, présenté comme une étape à préparer, a une fonction politique claire. Il s’agit de remettre l’investissement et la relation économique au centre, après une période marquée par les crises et par la défiance.

Dans le même passage, Al Sharq insiste sur la promesse de gouvernance. Le journal rapporte un engagement strict du gouvernement à respecter des normes de transparence et d’intégrité dans la gouvernance et la gestion des aides, avec l’objectif de renforcer la confiance internationale. La diplomatie économique et la diplomatie politique s’imbriquent. Le message implicite est que l’argent ne reviendra pas sans règles. La stabilité ne reviendra pas sans crédibilité. La crédibilité, enfin, ne se limite pas à des slogans. Elle est présentée comme une série de mécanismes de contrôle, de gestion et d’alignement sur des normes internationales.

Al Sharq du 4 février 2026 ajoute un second volet à ce même fil. Le journal évoque une coopération avec l’Organisation de coopération et de développement économiques. Le texte insiste sur la profondeur du partenariat et sur l’engagement du Liban à aligner ses politiques sur des standards internationaux dans le cadre d’un parcours de réformes. La formule est diplomatique, mais son usage est stratégique. Elle sert à signaler aux bailleurs et aux partenaires que le Liban veut sortir d’un mode de gestion improvisé. Elle sert aussi à montrer que la réforme est présentée comme un langage commun, capable de réouvrir des portes.

Dubaï comme vitrine, et la « cime mondiale des gouvernements » comme espace de positionnement

Al Sharq du 4 février 2026 et Annahar du 4 février 2026 mentionnent la présence libanaise dans des événements de gouvernance à Dubaï. Chez Al Sharq, la dimension est technique et économique, liée à des discussions sur les politiques publiques et l’investissement. Chez Annahar, le titre sur la « القمة العالمية للحكومات 2026 » met en avant l’idée que l’intelligence artificielle redéfinit le rôle de l’État, ce qui renvoie à une tentative de moderniser le récit gouvernemental. La diplomatie ne se limite donc pas aux chancelleries. Elle se joue aussi dans des forums qui mêlent politiques publiques, économie et technologies d’administration.

Cette vitrine a un objectif pratique. Montrer que l’exécutif libanais existe sur la scène internationale autrement que par la crise et la guerre. Montrer qu’il parle aussi de modernisation administrative, de gouvernance et de reconstruction. Ce type de présence sert à élargir la palette du discours. Elle permet d’attirer des partenaires qui ne se mobilisent pas uniquement sur des dossiers sécuritaires. Elle permet aussi d’insérer la discussion sur l’aide dans un cadre de projets et de réformes, plutôt que dans une logique de demande d’urgence perpétuelle.

L’armée au centre: appui américain, signal au Congrès et enjeu de crédibilité interne

Le dossier militaire structure la diplomatie du jour. Al Joumhouriyat du 4 février 2026 place en une un titre explicite sur le soutien à l’armée « sur la table » du Congrès. Le journal ajoute un élément de calendrier et de symbolique. Le commandant de l’armée, le général Haykal, commence ses rencontres sécuritaires au Pentagone et ouvre la série par une réunion avec le président des chefs d’état-major interarmées américains, le général Dan Cain. Ce type d’information ne vise pas seulement à rapporter une visite. Il met en scène une relation de sécurité et un canal direct. Il suggère aussi une volonté de consolider l’aide américaine à l’institution militaire, dans une phase où l’État veut se projeter comme seul cadre légitime de la force.

L’insistance sur le Congrès a aussi une portée politique intérieure. Elle donne à l’exécutif un argument. Si l’aide dépend d’un soutien à l’armée, alors la crédibilité de l’État passe par l’armée. La diplomatie devient un outil de renforcement institutionnel. Elle permet de dire que la stabilité ne dépend pas uniquement de compromis internes. Elle dépend de capacités matérielles, de formation, d’équipement et d’une architecture de soutien. Ce message est d’autant plus important que plusieurs titres, le même jour, décrivent la pression sécuritaire au Sud et la complexité du dossier des armes. Le soutien externe à l’armée devient alors la traduction concrète d’un discours de souveraineté.

La France et l’Europe: conférence de soutien, visite attendue et diplomatie de l’architecture sécuritaire

Al Liwaa du 4 février 2026 annonce une conférence de soutien à l’armée et au « mécanisme », prévue le lendemain. Le journal mentionne aussi une visite attendue de Jean-Noël Barrot à Beyrouth. L’information est courte mais lourde. Elle place la France dans une séquence de soutien et de coordination, à un moment où l’avenir des dispositifs au Sud et la question de la stabilisation post-2026 reviennent dans plusieurs titres. Le choix du terme « mécanisme » laisse entendre une structure de suivi, de coordination ou de mise en œuvre, liée à l’aide et aux arrangements de sécurité.

Cette annonce recoupe une dynamique plus large qui traverse la presse du jour. L’Europe est présentée comme un acteur dont l’implication doit se prolonger, en particulier au Sud. L’enjeu n’est pas seulement financier. Il est aussi institutionnel. La stabilisation, la présence internationale et le soutien à l’armée forment un paquet. Dans cette logique, une visite de haut niveau et une conférence de soutien servent à maintenir la continuité, à rassurer les partenaires et à empêcher un vide. Ce vide serait immédiatement exploité par les dynamiques régionales et par les acteurs internes.

L’Espagne et l’après-2026: continuité au Sud et diplomatie bilatérale au-delà de la Finul

Al Akhbar du 4 février 2026 met en avant un titre clair. L’Espagne resterait au Sud après 2026. Le journal relie ce sujet à l’avenir de la présence internationale et à la manière dont certains pays envisagent de prolonger leur rôle via des accords bilatéraux. La formulation suggère une transition. Le cadre actuel de la Finul est perçu comme entrant dans une phase de questionnement, voire de recomposition, et des options alternatives sont évoquées. Dans cette perspective, l’Espagne est présentée comme particulièrement attachée au dossier libanais.

Ad Diyar du 4 février 2026 renforce ce fil en soulignant que l’armée est devenue « مركز الاهتمام الدولي », un centre d’intérêt international. Le journal annonce Joseph Aoun à Madrid et évoque un « مؤتمر دعم », une conférence de soutien, tout en liant cette dynamique au futur des forces espagnoles après la Finul. Le sujet est donc traité comme un ensemble. D’un côté, une présence européenne qui cherche une continuité. De l’autre, un État libanais qui cherche à renforcer son armée, pour porter lui-même une partie de la charge sécuritaire. Cette articulation est centrale, car elle transforme une mission internationale en partenariat de renforcement institutionnel.

Cette diplomatie bilatérale n’est pas présentée comme un simple choix de prestige. Elle répond à une angoisse concrète. Un retrait ou un affaiblissement de la présence internationale au Sud, sans alternative, pourrait accroître la pression sur le terrain. Dans ce contexte, l’annonce d’un maintien espagnol, même à travers des formules nouvelles, sert de facteur de stabilité psychologique et politique. Elle permet aussi de maintenir un fil de coopération militaire et de soutien, au moment où l’État libanais insiste sur la consolidation de ses institutions.

La Russie: prudence sur Istanbul et appel à isoler le Liban de la confrontation

Al Sharq du 4 février 2026 rapporte des propos de l’ambassadeur de Russie, Rodakov, après une rencontre avec un ministre. L’ambassadeur souligne que les discussions n’ont pas évité l’évocation des développements régionaux. Interrogé sur la réunion d’Istanbul attendue, il exprime une position prudente. Il espère que le Liban pourra régler ses problèmes internes loin de l’impact régional. Il avertit qu’« personne ne sait » quand le dialogue américano-iranien pourrait se transformer en confrontation, tout en disant espérer que cela n’arrivera pas. Cette posture est diplomatiquement utile au Liban. Elle soutient l’idée d’une séparation souhaitable entre les dossiers internes et la confrontation régionale.

Cette séquence montre une autre facette de la diplomatie libanaise. Le pays cherche à mobiliser des positions qui, sans être des garanties, peuvent servir de parapluie politique. Une prise de position russe sur la nécessité d’éviter l’extension du conflit offre un argument. Elle renforce un discours de prudence déjà répandu dans les déclarations de l’exécutif. Elle peut aussi être utilisée pour rappeler que le Liban ne veut pas être un théâtre. Cela ne règle pas le rapport de force, mais cela contribue à bâtir une narration internationale cohérente.

Istanbul et les négociations américano-iraniennes: présence régionale et anxiété libanaise

Al Sharq du 4 février 2026 annonce une présence arabe et régionale dans les négociations américano-iraniennes attendues en Turquie. Ad Diyar du 4 février 2026 décrit, de son côté, un canal de négociation à Istanbul dans une phase « chargée » par les préparatifs de confrontation plus que par l’ouverture à une solution. Le journal présente le Liban comme une carte à double usage dans les calculs américains, entre sécurité des frontières d’Israël et limitation de l’influence du Hezbollah, sans aller vers une explosion totale qui bouleverserait les priorités de la Maison-Blanche. Le même texte affirme qu’en face, l’approche iranienne considère Beyrouth comme une ligne avancée de défense.

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 ajoute un détail de calendrier et un climat d’inquiétude. Le journal évoque l’attente des négociations prévues vendredi, en parlant d’un impact sur la direction que pourrait prendre la situation interne. Il cite un propos attribué à des sources politiques selon lequel toutes les forces politiques libanaises « surveillent » la confrontation régionale, car elle pourrait fixer l’orientation du dossier intérieur. Le quotidien mentionne une rencontre attendue à Istanbul, voire à Mascate, et cite les noms des chefs de délégation et du cercle de l’administration Trump. Même lorsque ces détails relèvent du suivi, ils ont une fonction. Ils rendent la dépendance visible. Ils rappellent que la scène libanaise, ce jour-là, se vit comme suspendue à un format extérieur.

L’implication de la diplomatie libanaise se lit ainsi dans la manière dont la presse décrit le temps. L’actualité est organisée autour d’une échéance extérieure. Les déplacements et les rencontres servent à tenir la scène, à éviter les malentendus, et à capter des soutiens avant que la situation ne se fige. Dans ce contexte, la diplomatie devient aussi un exercice de prévention. Prévenir la guerre. Prévenir la rupture des aides. Prévenir le retour d’un isolement.

Une diplomatie d’équilibre: multiplier les canaux sans se couper de personne

La photographie du 4 février 2026 montre un Liban qui tente de parler à plusieurs acteurs sans se fermer de porte. Le Golfe est mobilisé au nom de l’investissement et de la relance, avec un discours de transparence et de normes. L’Europe apparaît à travers l’aide et les mécanismes de stabilisation, avec un accent sur l’armée et sur l’après-2026 au Sud. Les États-Unis restent un pivot via le Pentagone et le Congrès, toujours autour du soutien à l’institution militaire. La Russie offre une position prudente qui peut servir de couverture politique au discours de non-escalade. Enfin, la Turquie devient un lieu de rendez-vous indirect, car Istanbul est décrite comme un espace où se joue la tension américano-iranienne qui rejaillit sur le Liban.

Dans l’ensemble, la diplomatie décrite ce jour-là n’a pas un objectif unique. Elle cherche à gagner du temps. Elle cherche à rassurer. Elle cherche à préserver des appuis. Elle cherche aussi à soutenir un récit d’État capable d’appliquer des règles, alors que les pressions régionales rendent toute promesse fragile. Les journaux du 4 février 2026 donnent ainsi une image cohérente. Le Liban tente de rester acteur dans une phase où il risque d’être objet, et il utilise la diplomatie comme outil principal de cette résistance politique.

Politique internationale: guerre à Gaza, bras de fer États-Unis–Iran, recompositions en Syrie et instabilité au Soudan et en Ukraine

Gaza et le passage de Rafah: contrôle, humiliations et reconstruction conditionnée

Dans Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026, Rafah est décrit comme un passage devenu un outil de contrainte. Le journal affirme que les pratiques de soldats israéliens et de groupes palestiniens alliés à Israël visent les personnes qui sortent de Gaza et celles qui y entrent. Le texte parle d’un climat d’humiliation et de peur. Il présente Rafah comme une porte qui peut se transformer en forme de prison. Il ajoute que ces scènes confirment une crainte ancienne des habitants de Gaza.

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 décrit aussi un « ouverture de façade » du passage, limitée à certains cas, dans un cadre sécuritaire strict. Le journal rapporte des mesures renforcées côté palestinien du passage. Il évoque des contrôles et des procédures qui pèsent sur les malades et les familles. L’article insiste sur le caractère humiliant des démarches. Il met en avant le sentiment d’un contrôle qui va au-delà de la sécurité.

Dans Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, un autre élément pèse sur l’horizon politique. Le journal écrit qu’Israël veut concentrer l’effort sur un désarmement total de Gaza et sur la destruction des réseaux de tunnels. Le texte ajoute que Tel-Aviv ne voudrait pas permettre une reconstruction large avant ces objectifs. Cette condition transforme la reconstruction en dossier politique et militaire, plus qu’en réponse humanitaire.

Le même quotidien aborde aussi la guerre de l’information et la responsabilité politique. Une page cite des critiques liées à des propos du président israélien Isaac Herzog sur le 7 octobre. Le journal rapporte qu’une commission estime que certains propos, replacés dans le contexte de la guerre, peuvent être compris comme une incitation à viser collectivement la population de Gaza, même si Herzog a ensuite insisté sur l’existence de civils innocents. Cette controverse illustre une tension persistante. Elle concerne la manière dont la guerre est justifiée et racontée.

Ces récits convergent sur une idée. Le conflit à Gaza ne se réduit pas aux opérations militaires. Il se prolonge par la gestion des passages, par les conditions de sortie, et par le contrôle de l’aide et de la reconstruction. Les textes du 4 février 2026 décrivent une stratégie du fait accompli. Elle s’applique au terrain. Elle s’applique aussi à la vie quotidienne des civils.

États-Unis–Iran: diplomatie sous menace et négociations annoncées à Istanbul

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 situe la séquence régionale dans une atmosphère de menace. Le journal évoque des « tambours de guerre » et rapporte des avertissements du président américain Donald Trump. Le texte cite aussi une déclaration du président iranien Massoud Pezeshkian sur la plateforme X. Il affirme avoir donné instruction au ministre des Affaires étrangères de préparer le terrain à des négociations, si l’atmosphère est adaptée, sans menace et loin d’attentes jugées irréalistes. Le journal présente cette ouverture comme conditionnelle et encadrée par un langage de dignité et d’intérêt national.

Le même article insiste sur l’effet de ces discussions sur les pays de la région. Al Joumhouriyat du 4 février 2026 rapporte que des sources politiques estiment que toutes les forces politiques au Liban « surveillent » la confrontation régionale, car elle pourrait déterminer l’orientation de la situation intérieure. Le journal mentionne une station de négociation attendue à Istanbul, ou possiblement à Mascate, vendredi. Il cite les noms des chefs de délégation, en présentant ce rendez-vous comme un repère pour la suite.

Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026 donne une autre lecture des objectifs déclarés. Le journal affirme que la priorité des pourparlers serait la baisse de tension. Il évoque une participation régionale, en mentionnant des informations sur des invitations à plusieurs pays, dont des États arabes et voisins. Le texte indique aussi qu’en Iran, des courants conservateurs mènent une campagne contre ces négociations, ce qui souligne le coût interne d’un compromis.

Dans le même numéro, Al 3arabi Al Jadid insiste sur l’ombre de Donald Trump sur plusieurs dossiers. Le journal décrit une méthode fondée sur la menace et la pression maximale, plus que sur une négociation calme. Il cite plusieurs exemples de menaces publiques durant le mois précédent, en les présentant comme un style de politique étrangère. Cette lecture alimente l’idée d’une diplomatie instable. Elle rend la négociation plus difficile. Elle rend aussi la région plus nerveuse.

Ces éléments posent un cadre. Une négociation peut exister. Mais elle se déroule sous contrainte. Elle se déroule sous menace. Elle se déroule aussi dans un climat où plusieurs acteurs ont intérêt à l’échec, ou redoutent les concessions. Les journaux du 4 février 2026 décrivent donc une séquence fragile.

Israël et l’idée d’une escalade: débats sur l’accord et logique de pression

Dans Al Akhbar du 4 février 2026, le titre central sur le dossier américano-iranien est direct. Israël ne voudrait pas d’accord. Le journal suggère que Tel-Aviv cherche à empêcher un compromis, même si un canal existe. Cette thèse s’inscrit dans une lecture stratégique. Un accord limiterait la marge de pression. Un échec, au contraire, maintiendrait un climat favorable à l’escalade.

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026, dans une page d’opinion, évoque aussi l’incertitude liée au retour de Trump. Le texte affirme que ses politiques passées vis-à-vis des alliés, du commerce, du climat et des conflits rendent son nom synonyme d’imprévisibilité. Ce point renvoie à une inquiétude plus large. Dans ce cadre, la position israélienne peut s’inscrire dans un calcul. Il s’agit de tirer avantage d’une période de flou américain, ou d’une période d’alignement plus dur.

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 décrit, lui, une région à un tournant. Il parle de projets américains de redéfinition et d’une vision israélienne d’expansion, en employant l’expression d’une « grande Israël ». Le texte insiste sur le fait qu’une tentative de recomposition par la force serait difficile, mais qu’elle pourrait provoquer une crise majeure. Cette lecture donne un cadre aux titres sur Gaza et sur l’Iran. Elle suggère une convergence de pressions. Elle indique aussi que la période est faite d’opportunités et de risques.

Ces analyses ne disent pas la même chose. Elles convergent pourtant sur un point. Le conflit n’est pas isolé. Les dossiers se répondent. La guerre à Gaza, les négociations avec l’Iran et la posture israélienne s’inscrivent dans un même paysage de rapports de force.

Syrie: discours turc, incursions israéliennes et question kurde

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 rapporte une déclaration turque sur la Syrie. Ankara défend l’idée d’une Syrie démocratique et d’un système participatif, présentés comme un facteur de sécurité pour la région. Dans le même ensemble, le journal rapporte des incidents dans la région de Quneitra, en évoquant des incursions et des tirs sur des terres agricoles, ainsi que des mouvements de troupes sur des axes locaux, selon l’agence Sana. L’article décrit des incursions puis des retraits. Il mentionne aussi des arrestations.

Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026 traite, de son côté, de la question kurde et du dialogue avec les Forces démocratiques syriennes. Un texte analyse l’idée d’un compromis « équitable » pour les Kurdes et discute la place de la médiation turque. Il présente la Turquie comme un acteur qui cherche à réduire les dommages autour d’elle, dans un environnement tendu, avec des objectifs liés à sa sécurité nationale et à l’énergie. Le texte insiste sur un point. Pour que la médiation marche, les acteurs doivent accepter une intégration réaliste dans les institutions de la nouvelle autorité à Damas, avec des demandes jugées raisonnables.

Le même quotidien évoque aussi des aspects de sécurité interne dans le Nord-Est syrien. Il mentionne une mobilisation à Deir ez-Zor sur le sort de détenus auprès des Forces démocratiques syriennes et d’autres dossiers locaux. Cette accumulation d’informations illustre une Syrie fragmentée. Elle met en évidence une transition politique qui reste contestée, et une pression sécuritaire qui ne disparaît pas.

Un autre angle apparaît dans un article d’Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026 sur une coordination annoncée entre la Syrie, les États-Unis et Israël, sous forme de mécanisme commun. Le texte explique que l’enjeu ne se limite pas à une coordination technique. Il parle d’une tentative de construire un arrangement politico-sécuritaire dans un environnement social marqué par une hostilité historique depuis 1973. Cette approche suggère une normalisation partielle, mais elle souligne aussi les résistances profondes.

Ces récits décrivent une Syrie au centre de plusieurs tensions. Il y a la question des frontières et des incursions. Il y a la question kurde et la place d’Ankara. Il y a enfin l’hypothèse d’arrangements de sécurité impliquant de grands acteurs, ce qui modifie la carte régionale.

Irak et résurgence de l’organisation État islamique: inquiétudes frontalières et effets régionaux

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 rapporte des propos de responsables irakiens sur une montée du risque lié à l’organisation État islamique et à des groupes extrémistes dans les zones proches de la frontière syro-irakienne. Le journal évoque un « projet de retour du terrorisme », présenté comme un danger non seulement pour l’Irak, mais aussi pour des pays du Golfe, la Jordanie et le Liban.

Le même article mentionne l’arrivée en Irak de plus d’un millier de membres de l’organisation, en provenance de prisons syriennes, dans l’objectif de les juger puis de les renvoyer vers leurs pays. Le texte cite aussi un responsable politique qui parle de plans pour des attaques sur la bande frontalière. Cet élément met l’accent sur une fragilité durable. La menace est décrite comme transfrontalière. Elle est aussi présentée comme susceptible de se déplacer selon les opportunités et les failles.

Cette perspective renforce une lecture régionale. Les crises ne sont pas cloisonnées. Une montée des menaces en Syrie et en Irak se répercute sur les pays voisins. Elle nourrit des stratégies sécuritaires plus dures. Elle peut aussi influencer les priorités des partenaires internationaux, déjà occupés par Gaza et l’Iran.

Russie–Ukraine et la question nucléaire: fin de cadre, reprise de frappes et diplomatie en coulisse

Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026 place en avant un titre sur la guerre en Ukraine. Il affirme que des frappes russes mettent fin à une « trêve de Trump », à la veille de négociations en Abou Dhabi. Cette formulation suggère une période de durcissement et un jeu de pression avant un rendez-vous diplomatique. Elle souligne aussi l’idée d’une guerre où les annonces politiques ne suffisent pas à stabiliser le terrain.

Le même ensemble évoque un autre dossier stratégique. Le traité New Start, qui encadre des limites nucléaires entre Washington et Moscou, est présenté comme arrivant à échéance le lendemain. Le titre affirme que les deux capitales se retrouveraient « sans limites nucléaires ». Le journal met en avant une inquiétude. L’absence de cadre accentue le risque de course aux armements, ou au moins l’absence de mécanisme de vérification et de confiance.

Dans Annahar du 4 février 2026, une citation d’Emmanuel Macron est rapportée, centrée sur l’Iran et le nucléaire. Le président français affirme que la responsabilité de l’Iran passe par le respect de sa population, la libération de prisonniers politiques, puis la reprise des discussions sur le nucléaire et la stabilité régionale. Cette phrase relie le dossier iranien à une vision européenne plus large, où les droits internes et la sécurité internationale sont présentés comme liés. Elle complète le tableau du jour, dominé par la pression de Trump et l’idée d’un possible basculement.

Ainsi, la guerre en Ukraine n’apparaît pas seulement comme un conflit lointain. Elle est rapportée comme un théâtre où se croisent la diplomatie, les frappes et la stabilité stratégique mondiale, notamment via le dossier nucléaire.

Soudan: guerre longue, crimes et crise de légitimité

Al 3arabi Al Jadid du 4 février 2026 rapporte un fait militaire au Soudan. L’armée aurait réussi à briser le siège imposé par les Forces de soutien rapide et leurs alliés sur la ville de Kadugli, capitale de l’État du Kordofan du Sud. Le journal présente cet épisode comme un tournant local, sans affirmer qu’il change le cours de la guerre. Il le situe dans une dynamique de siège, de fragmentation et de pression sur les villes.

Al Quds Al-Arabi du 4 février 2026 publie aussi des analyses sur la guerre au Soudan. Un texte évoque des atrocités et des violations graves commises par toutes les parties, et appelle à juger les auteurs des deux camps, au nom de la justice et des victimes. Un autre passage insiste sur l’idée que la force militaire extérieure peut être supportée par une résistance, tandis que la trahison intérieure brise le tissu social et vole la victoire. Même si ces pages relèvent de l’opinion, elles montrent une perception. La guerre est décrite comme un effondrement moral et institutionnel, pas seulement comme une lutte armée.

Ces textes dessinent une constante. La région est traversée par des crises durables. Gaza concentre l’attention, mais d’autres conflits continuent. Le Soudan est présenté comme une guerre longue, avec une violence qui rend toute sortie plus coûteuse.

Économie: reconstruction chiffrée à 11 milliards, financement introuvable et diplomatie de l’investissement sous condition de transparence

Reconstruction: un ordre de grandeur qui écrase les capacités immédiates

Dans Annahar du 4 février 2026, l’économie est d’abord racontée par un chiffre. Le quotidien met en avant une « planification de la reconstruction » dont le coût est évalué à 11 milliards de dollars, alors que les moyens disponibles sont indiqués à 250 millions. L’écart structure le reste du débat. Il transforme la reconstruction en crise macroéconomique autant qu’en chantier technique. À ce niveau d’ordres de grandeur, la question n’est plus seulement de réparer des bâtiments. Elle devient celle de la solvabilité de l’État et de sa capacité à organiser une dépense publique crédible sans ressources stables.

Dans un développement publié le même jour, Annahar précise que l’évaluation de 11 milliards s’appuie sur une documentation accumulée depuis le début de la guerre. Le texte cite un rapport du Conseil national de la recherche scientifique et un rapport de la Banque mondiale daté de mars 2025, demandé par le gouvernement, qui chiffrait les besoins de reconstruction jusqu’à la date de la décision de cessez-le-feu. L’article insiste sur un point qui alourdit l’équation. Le chiffre ne couvre pas, selon cette présentation, certains dégâts intervenus après le cessez-le-feu, ni des coûts liés à des menaces répétées dans le Sud, dans la Békaa et dans la banlieue sud de Beyrouth. Cette manière d’encadrer les pertes suggère que le besoin réel pourrait s’étendre au-delà du chiffre qui circule déjà.

La reconstruction devient alors un test de politique économique. Elle impose une hiérarchie stricte des priorités, car le financement ne suit pas. Elle impose aussi une chaîne de décision claire, car les aides annoncées sont rares, et parce que la moindre dépense doit être justifiée à l’intérieur comme à l’extérieur. Cette contrainte est d’autant plus forte que l’État doit en même temps assurer des services courants, payer des salaires, gérer des urgences, et préparer une échéance électorale.

Financement: « quasi absent », 250 millions d’urgence et obligation de trouver des ressources nationales

Annahar du 4 février 2026 expose le cœur du problème en des termes directs. La « couverture internationale » de la reconstruction est décrite comme « quasi absente », à l’exception d’un projet d’aide d’urgence de 250 millions de dollars destiné à contribuer à la réparation d’infrastructures endommagées. Le quotidien souligne que cette situation oblige le gouvernement à dégager un financement national, ou à mobiliser des dons internationaux même limités, afin de lancer des interventions concrètes. Cet encadrement est décisif pour l’économie libanaise, car il réintroduit une réalité de base. Sans flux externes importants, la reconstruction risque de basculer vers des arbitrages internes douloureux, ou vers une stagnation prolongée.

Le même article détaille une logique de « paquets » d’intervention, organisés selon un ordre de priorité. Il met en avant un premier ensemble de travaux visant les bâtiments qui nécessitent un renforcement structurel. Le coût évoqué est de 100 millions de dollars, présenté comme relativement « faible » au regard du nombre de familles susceptibles de revenir dans leurs logements. Ce raisonnement est économique avant d’être humanitaire. Il s’agit de maximiser le retour des ménages pour un coût unitaire inférieur, afin d’éviter un déplacement durable de population et de limiter la pression sur les loyers, l’emploi local et les services publics.

Annahar ajoute un second volet financier, souvent moins visible, mais central dans une économie de crise. Le texte évoque la nécessité d’activer le financement des indemnités de logement pour les propriétaires de maisons touchées dans les villages frontaliers. Ce point touche directement la demande intérieure. Sans indemnités, les ménages reportent la consommation, réduisent les dépenses de santé et d’éducation, et prolongent l’exil interne. Or, l’article souligne un problème de gouvernance qui a aussi une dimension budgétaire. La feuille de route ne fixe aucune date de début pour les réparations ni pour le versement des compensations. Ce flou crée un risque économique immédiat. Il alimente l’incertitude, décourage les retours, et fragilise les commerces et les services dans les zones concernées.

Décisions administratives et coordination: une reconstruction qui dépend d’une machine d’État

Dans Annahar du 4 février 2026, la reconstruction est décrite comme un processus déjà balisé par une série de décisions et de réunions gouvernementales. Le quotidien rappelle un décret du 7 décembre 2024 qui charge des ministères de procéder au relevé des dégâts. Il rappelle aussi que la déclaration ministérielle du gouvernement de Nawaf Salam inclut un engagement en faveur de la reconstruction. Enfin, il mentionne une réunion datée du 11 novembre 2025, tenue sous la présidence de Nawaf Salam, avec la présence de ministres et de responsables du Conseil du Sud et du Conseil du développement et de la reconstruction. Cette chronologie n’est pas un simple rappel. Elle permet de mesurer la distance entre les décisions et l’exécution, dans un pays où les annonces sont souvent plus rapides que la mise en œuvre.

Sur le plan économique, cette distance produit des coûts. Elle retarde la relance locale. Elle laisse les ménages dans l’attente. Elle fait monter les prix de remplacement, car l’offre de matériaux et de main-d’œuvre se réoriente vers des marchés privés au détriment d’un chantier national organisé. Elle favorise aussi les circuits informels, car les habitants cherchent des solutions hors du cadre officiel. L’article d’Annahar insiste sur la nécessité d’un « tableau de priorités ». Ce langage signale une volonté de planifier, mais il expose aussi une fragilité. Sans financement garanti, le plan risque d’être réduit à une liste de besoins.

Diplomatie économique: attirer l’investissement du Golfe, mais sous condition de gouvernance

L’économie libanaise, ce 4 février 2026, se joue aussi à l’extérieur. Dans Al Sharq du 4 février 2026, Nawaf Salam rencontre le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Al Budaiwi. Le quotidien indique que les échanges portent sur l’activation des préparatifs d’un forum d’investissement libano-golfien. Ce type d’initiative est présenté comme un levier de retour de capitaux, dans un contexte où la reconstruction manque de ressources et où l’État cherche des partenaires capables de financer des projets, d’ouvrir des marchés et de soutenir la balance des paiements.

Al Sharq ajoute que le gouvernement met en avant un engagement à la transparence et à l’intégrité dans la gouvernance et dans la gestion des aides. Ce point n’est pas décoratif. Il répond à un blocage économique structurel. Les investisseurs et les bailleurs ne se contentent plus d’annonces. Ils exigent des mécanismes de contrôle, des procédures, et une visibilité sur l’usage des fonds. Dans cette lecture, la réforme devient une variable économique. Elle conditionne la capacité du pays à mobiliser des ressources extérieures. Elle conditionne aussi le coût du financement, car la confiance influe sur les conditions de crédit, sur les garanties exigées, et sur la disposition des partenaires à prendre un risque libanais.

Le même quotidien évoque une coopération avec l’Organisation de coopération et de développement économiques, présentée comme un cadre d’alignement sur des standards internationaux. L’enjeu est double. D’abord, stabiliser le cadre de gouvernance. Ensuite, rendre « lisible » l’économie libanaise pour des partenaires qui comparent le Liban à d’autres marchés de la région. Cette lisibilité est essentielle dans une période où la concurrence pour l’investissement est forte, et où plusieurs pays cherchent à capter les mêmes flux de capitaux.

Aide à l’armée et économie: un soutien sécuritaire qui conditionne la stabilité des affaires

Même lorsque le sujet semble militaire, il touche l’économie. Dans Al Joumhouriyat du 4 février 2026, le soutien à l’armée est présenté comme « sur la table » du Congrès américain. Le journal indique aussi que le commandant de l’armée commence ses rencontres sécuritaires au Pentagone. Pour l’économie libanaise, ce type de séquence a un effet indirect mais déterminant. La stabilité sécuritaire influence le tourisme, le commerce, l’assurance, et la décision d’investir. À l’inverse, l’incertitude accroît la prime de risque, fait monter les coûts, et pousse les capitaux à sortir ou à rester à l’écart.

Ce lien est renforcé par le discours politique, rapporté dans plusieurs titres, qui associe la confiance extérieure à la consolidation de l’État. Dans cette logique, la capacité de l’État à financer la reconstruction dépend aussi d’un environnement où les partenaires croient à la continuité institutionnelle et à la maîtrise du territoire. Quand l’armée apparaît comme l’institution centrale de la stabilisation, son soutien devient aussi un facteur économique. Il ne remplace pas un plan de financement, mais il conditionne sa possibilité.

Risques environnementaux et coûts économiques: enquête sur des matières « interdites »

Annahar du 4 février 2026 met aussi en avant une enquête sur une pollution attribuée à Israël, avec une mention d’investigations sur des « matières interdites ». Même si le sujet est environnemental, son impact est économique. Une pollution de ce type peut toucher l’agriculture, la pêche, la santé publique et donc la productivité. Elle peut accroître les coûts de dépollution, de contrôle et de soins. Elle peut aussi affecter la réputation d’exportations agricoles, dans un pays où la confiance des marchés est déjà fragile. La mise en avant de ce dossier à la une souligne que les dégâts de guerre ne se réduisent pas aux bâtiments. Ils peuvent aussi frapper les bases économiques, de la terre à la santé.

Ce point recoupe la reconstruction telle que décrite par Annahar. Les dommages évoqués concernent les infrastructures, l’urbanisme, mais aussi, selon les textes, des dimensions humaines, environnementales et agricoles documentées dans des rapports. Dans une économie libanaise contrainte, chaque dommage supplémentaire multiplie les besoins de financement, et élargit le champ des dépenses qui s’imposent à l’État.

Économie de l’attente: une feuille de route sans dates, et une demande sociale sous pression

Le récit économique du 4 février 2026 est traversé par un fil conducteur. L’attente a un coût. Dans Annahar, l’absence de dates pour commencer les réparations et verser des indemnités est présentée comme un fait. Ce fait est lourd. Il signifie que des ménages restent suspendus, que des villages restent partiellement figés, et que l’activité locale ne redémarre pas. Il signifie aussi que la dépense publique ne peut pas jouer son rôle de relance, car elle ne s’exécute pas à temps.

Dans Al Sharq, la réponse économique est plutôt diplomatique. Le gouvernement promet la transparence et cherche des partenaires. Le pari est qu’une crédibilité institutionnelle accélérera l’arrivée de ressources. Mais ce pari est confronté à l’urgence décrite par Annahar. Une économie ne peut pas vivre longtemps avec des besoins massifs et des financements limités, surtout si les mécanismes d’exécution tardent. Cette tension entre le court terme et le long terme traverse l’ensemble des titres. Elle place la reconstruction au centre de la politique économique du pays.

Justice: bras de fer judiciaire autour du fioul, dossiers financiers sensibles et montée des affaires de criminalité organisée

Un conflit judiciaire au cœur de l’État: le dossier des cargaisons de fioul et l’accusation de « menace économique »

Al Akhbar du 4 février 2026 décrit une confrontation qui dépasse un simple différend administratif. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, a engagé une action contre l’ingénieur Fawzi Mashlab, en déposant un signalement devant le parquet près la Cour de cassation. Le quotidien souligne que l’accusation vise une atteinte à « la sécurité nationale économique » et à « la stabilité sociale ». Selon ce récit, l’élément déclencheur est lié à la correspondance de Mashlab avec la Banque du Liban et avec la banque correspondante américaine JP Morgan, au sujet de cargaisons de fioul dont le pays d’origine devait être vérifié avant tout paiement. Al Akhbar rapporte aussi que Joe Saddi avait, auparavant, rencontré Mashlab et entendu ses informations sur l’entrée de fioul présenté comme non russe, malgré des soupçons de manipulation de l’origine pour contourner des sanctions.

Le même dossier prend une dimension judiciaire concrète lorsqu’il glisse vers la procédure et les actes d’enquête. Al Akhbar du 4 février 2026 indique que des signalements de Mashlab avaient été déposés auprès des douanes et du parquet financier, ce qui a conduit à des mesures de saisie et de contrôle. Le journal rapporte qu’une cargaison, identifiée comme la barge « Hawk III », a été immobilisée après que des documents ont été jugés falsifiés sur le pays d’origine. Il est fait état d’une amende de dix millions de dollars, d’une retenue de garantie de cinq millions de dollars pour une société citée, et de saisies conservatoires décidées par la justice sur des montants élevés dans plusieurs volets du dossier, le temps que les investigations se terminent. Dans cette version, l’affaire n’est pas traitée comme une polémique politique. Elle est décrite comme un dossier financier à risque, où une mauvaise décision pourrait exposer le Liban à des conséquences légales internationales.

L’enjeu des documents, des origines et des sanctions: quand le contrôle devient un acte de souveraineté judiciaire

Al Akhbar du 4 février 2026 détaille un point technique qui devient explosif. L’obligation de prouver l’origine du fioul n’est pas présentée comme un simple formalisme. Elle est décrite comme une protection contre des sanctions et contre des risques de poursuites. Le journal évoque des soupçons liés au port de Marmara, présenté comme faisant l’objet d’enquêtes européennes sur des réseaux de falsification. Dans ce cadre, Mashlab aurait alerté sur la nécessité de contrôler les documents des navires arrivant de ce port. Le texte insiste sur l’absence, dans sa lettre, d’un appel à boycotter le Liban ou à interrompre les crédits. Il affirme que la demande portait sur un contrôle documentaire avant le déblocage des paiements. Le journal présente cette nuance comme centrale, car elle détermine si l’acte est une alerte ou une manœuvre de blocage.

Le quotidien décrit ensuite la manière dont la justice a été saisie et comment elle s’est articulée avec les services. Il est question de l’intervention du juge Jamal Hajar, avec un transfert du dossier vers la direction du renseignement, qui aurait convoqué Mashlab pour audition. Al Akhbar du 4 février 2026 relie cette séquence à une demande de clarifications de JP Morgan, ce qui situe l’affaire à la jonction entre droit interne et contraintes bancaires internationales. Dans cette logique, l’affaire devient un test. D’un côté, l’État veut sécuriser l’approvisionnement énergétique. De l’autre, il doit prouver que ses procédures sont compatibles avec le contrôle de conformité exigé par les acteurs financiers internationaux.

Version officielle et accélération recherchée: le ministère de l’Énergie appelle la justice à trancher vite

Al Sharq du 4 février 2026 publie un récit très différent, centré sur la version du ministère. Le quotidien reproduit un communiqué du ministère de l’Énergie et de l’Eau selon lequel Joe Saddi a déposé un signalement contre Fawzi Mashlab, en l’accusant d’avoir cherché, en connaissance de cause, à affaiblir la confiance dans l’État, à paralyser des services publics et à provoquer un manque de produits pétroliers. Le texte présente la démarche comme une réponse à une « lettre d’alerte » d’une banque correspondante. Le communiqué détaille les effets qui auraient pu se produire si la banque avait suivi l’appel attribué à Mashlab, notamment l’arrêt d’ouverture de crédits pour les importateurs, la perturbation de l’approvisionnement et la paralysie potentielle d’activités vitales, y compris celles liées aux institutions militaires.

Le même communiqué, tel que rapporté par Al Sharq du 4 février 2026, insiste sur la dimension judiciaire immédiate. Il affirme la confiance du ministre dans la justice et dans les services de renseignement de l’armée, tout en exprimant l’espoir d’une procédure rapide et ferme. Le passage évoque aussi un avis de recherche visant Mashlab et le fait qu’il se serait « soustrait » à la vue, ce qui est présenté comme un argument en faveur d’une accélération. Cette mise en scène institutionnelle est révélatrice. La justice n’est plus seulement un arbitre. Elle devient l’outil central d’un conflit entre deux récits: celui de l’alerte anticorruption et celui de la menace contre l’intérêt public.

Parquet financier et juges saisis: la procédure comme réponse aux soupçons de fraude

Al Akhbar du 4 février 2026 insiste sur l’entrée du dossier dans des circuits judiciaires spécialisés. Le journal cite le parquet financier et mentionne le juge Maher Shaito, qui aurait demandé à une entreprise de fournir des documents prouvant l’origine d’une cargaison de 35 000 tonnes de fioul. Le texte précise qu’en deux semaines, l’entreprise n’aurait produit des justificatifs que pour 14 000 tonnes, avec une documentation décrite comme peu convaincante pour le reste. Le journal évoque aussi des précédents récents où des navires auraient déchargé puis quitté le pays sous pression, avant que l’appareil judiciaire ne se remette en mouvement. La thèse avancée est celle d’un contrôle fragilisé par des interférences, puis relancé par des signalements.

Dans cette lecture, la justice est confrontée à un dilemme permanent. Elle doit protéger l’État d’un risque de sanctions ou de litiges internationaux. Elle doit aussi éviter d’être utilisée comme instrument dans une bataille politique. Al Akhbar du 4 février 2026 souligne cet aspect en rappelant que Mashlab avait présenté ses alertes comme une protection du pays, tandis que ses adversaires politiques l’accusent de sabotage. La question clé devient celle de la preuve, des documents, des circuits bancaires, et des obligations contractuelles. Le dossier illustre ainsi une forme de justice économique, où le litige n’est pas seulement pénal. Il touche aussi la capacité du pays à acheter, payer et importer dans un environnement de surveillance financière.

Criminalité organisée et police judiciaire: démantèlement d’un groupe d’extorsion par l’image

Ad Diyar du 4 février 2026 rapporte une affaire typique de la criminalité opportuniste qui se professionnalise. Le journal cite un communiqué décrivant une enquête du Bureau de lutte contre la cybercriminalité et de protection de la propriété intellectuelle, relevant de la police judiciaire. L’enquête aboutit à l’identification puis à l’arrestation de trois personnes. Selon ce récit, le groupe photographiait des citoyens et leurs plaques d’immatriculation, ciblant des tranches d’âge variées, y compris des personnes âgées et des jeunes femmes, parfois dans des situations embarrassantes. Les suspects auraient utilisé ces images et vidéos pour extorquer de l’argent, en menaçant de diffusion ou en prétendant que la victime avait causé un accident. Ad Diyar précise que des téléphones ont été saisis et que des aveux ont été recueillis lors des interrogatoires.

Ce type d’affaire éclaire une évolution de la justice pénale. La preuve se construit désormais autour de supports numériques, de métadonnées, de contenus saisis et d’aveux. L’enjeu est aussi de rassurer le public sur la capacité des institutions à poursuivre des crimes qui exploitent la peur sociale, l’honneur familial et la vulnérabilité. En rapportant cette affaire, Ad Diyar du 4 février 2026 montre comment la police judiciaire cherche à documenter des méthodes, à décrire un schéma et à fixer une qualification pénale. La dimension judiciaire ne se limite pas à l’arrestation. Elle repose sur la traçabilité des actes et sur la capacité à faire reconnaître le mécanisme d’extorsion comme une pratique organisée, et non comme un incident isolé.

Drogues et faux billets: la justice pénale de proximité face aux réseaux

Ad Diyar du 4 février 2026 cite aussi une opération relevant de la direction générale de la Sûreté de l’État, dans le cadre de la lutte contre les crimes financiers et la promotion des stupéfiants. Le journal indique qu’une patrouille a arrêté un individu et saisi un montant en devises contrefaites ainsi qu’une quantité de comprimés de captagon. Le texte précise que les mesures légales ont été prises sur instruction de la justice compétente. Ce type de formulation est révélatrice de la chaîne pénale. Elle signifie que l’interpellation est présentée comme encadrée, avec un passage obligatoire par le magistrat ou le parquet compétent, afin de consolider la procédure et éviter l’annulation pour vice de forme.

Le même fil se retrouve dans les avertissements institutionnels publiés ce jour-là. Al Sharq du 4 février 2026 relaie un avis demandant aux citoyens d’éviter de remplir des formulaires ou de transmettre des données personnelles sans vérifier l’identité des entités qui les demandent, en raison du risque de collecte et d’exploitation de données au profit de l’ennemi israélien. Même s’il ne s’agit pas d’un acte judiciaire en tant que tel, le message appartient au même univers. Il rappelle que l’enquête et la prévention se nourrissent de l’information du public. Il signale aussi que la justice dépend d’une culture de prudence, car la preuve et la protection commencent souvent avant l’infraction, dans la capacité à limiter les fuites, les fraudes et les manipulations.

Avis, notifications et contentieux civil: la justice ordinaire à l’arrière-plan de la crise

Al Joumhouriyat du 4 février 2026 publie un avis judiciaire lié à un contentieux locatif, avec une convocation et un délai accordé à une partie défenderesse. Le texte mentionne une action visant à faire tomber un droit à la prolongation d’un bail d’habitation et à obtenir l’évacuation d’un logement. Ce type de publication est souvent lu comme une simple formalité. Pourtant, il témoigne d’une réalité sociale et judiciaire. Les tribunaux continuent de traiter des litiges civils, même au milieu de crises économiques et sécuritaires, et ces dossiers touchent directement la stabilité des familles et des quartiers. L’existence d’avis et de délais précis rappelle aussi une chose. La justice ordinaire avance selon ses procédures, et cette régularité devient une forme de continuité institutionnelle.

Dans le même registre, Al Joumhouriyat du 4 février 2026 publie aussi un avis relevant du registre du commerce concernant la dissolution d’une société et la possibilité d’objections dans un délai défini. Là encore, la dimension est administrative, mais elle est aussi judiciaire et économique. Les dissolutions, radiations et contestations alimentent des litiges sur les dettes, les droits des créanciers et la responsabilité des dirigeants. Dans un pays soumis à des chocs financiers, la justice commerciale et la publicité légale deviennent des outils clés de clarification, même lorsque les institutions restent fragiles.

Une justice sous tension, entre « anticorruption » proclamée et dossiers à conséquences internationales

L’ensemble des éléments publiés le 4 février 2026 dessine une même question. Comment la justice tranche-t-elle quand le dossier touche à la réputation financière du pays, à l’approvisionnement énergétique, et à la lutte contre la corruption. Le dossier du fioul illustre cette tension. Dans Al Akhbar du 4 février 2026, l’ingénieur est présenté comme celui qui veut imposer des vérifications et protéger le Liban des sanctions. Dans Al Sharq du 4 février 2026, le ministère décrit au contraire un acte qui aurait pu paralyser l’État et provoquer des dommages massifs. La vérité judiciaire ne se confondra ni avec un slogan ni avec un communiqué. Elle reposera sur des documents, des correspondances, des témoins, et sur la capacité des magistrats à résister aux pressions.

Dans ce contexte, les affaires de criminalité organisée, comme l’extorsion par l’image, les faux billets et les stupéfiants, rappellent un autre défi. La justice doit aussi répondre à l’insécurité quotidienne. Elle doit le faire tout en gérant des dossiers à haute intensité politique et financière. Ad Diyar du 4 février 2026 montre des services qui communiquent sur des arrestations, des saisies et des aveux. Cette communication sert à rassurer. Elle sert aussi à dissuader. Mais elle ouvre une exigence. Les procédures doivent tenir devant les tribunaux, car la crédibilité de l’État se joue autant sur les grandes affaires que sur la capacité à obtenir des condamnations solides dans des dossiers qui touchent la vie courante.

Société: insécurité du quotidien, fragilité des services publics et quête de repères collectifs à l’approche du Ramadan

Beyrouth comme symptôme social: municipalité affaiblie et capitale exposée

Dans Annahar du 4 février 2026, la municipalité de Beyrouth est décrite comme une institution « chancelante », incapable d’imprimer une vision et de maintenir un niveau de préparation suffisant face aux crises. Le quotidien relie cette fragilité à des effets très concrets sur la vie quotidienne, en soulignant que la capitale se retrouve plus « exposée » aux accidents, aux urgences et aux chocs, faute de dispositifs municipaux pleinement activés. Cette lecture dépasse le débat administratif. Elle dessine une inquiétude sociale. Quand les services municipaux s’affaiblissent, la ville devient moins protectrice, et les habitants internalisent l’idée que l’imprévu peut se transformer en catastrophe faute de réponse rapide.

Annahar du 4 février 2026 insiste aussi sur la dimension humaine de ce dysfonctionnement. Le journal évoque des tensions au sein même de la municipalité, avec des revendications et des protestations d’agents, dans un contexte où l’institution est supposée incarner l’ordre public local, l’entretien, et la gestion des urgences. L’image d’une réunion du conseil perturbée par des demandes d’indemnités et de conditions de travail renvoie à une réalité plus large. Les administrations locales portent la crise économique dans leurs corps. Elles subissent l’érosion des salaires, l’incertitude budgétaire et la perte de motivation, ce qui se traduit ensuite par un service moins fiable.

Le dossier municipal devient ainsi une question de société au sens strict. Il touche à la sécurité de la ville, à l’accès aux services, mais aussi à la confiance des habitants dans les institutions. Annahar du 4 février 2026 suggère que l’affaiblissement des unités de terrain, comme les services d’urgence municipaux, laisse la capitale « découverte » face aux crises. Ce vocabulaire met en avant un sentiment partagé dans les villes en crise. L’habitant n’attend plus la solution. Il cherche la protection minimale, puis il se replie sur des réseaux privés, familiaux ou communautaires.

Fraude, extorsion et peur sociale: quand l’image devient une arme

La montée des délits de proximité, combinée aux outils numériques, apparaît dans Ad Diyar du 4 février 2026 à travers une affaire d’extorsion organisée. Le journal rapporte l’arrestation de trois personnes par le Bureau de lutte contre la cybercriminalité et de protection de la propriété intellectuelle, relevant de la police judiciaire. Le schéma décrit vise des citoyens photographiés, ainsi que leurs plaques d’immatriculation, y compris des personnes âgées et des jeunes femmes. Selon Ad Diyar du 4 février 2026, les suspects exploitaient ensuite images et vidéos pour soutirer de l’argent, en menaçant de diffusion ou en fabriquant un récit, comme une accusation d’accident.

Ce type de dossier éclaire une peur sociale spécifique. Il ne s’agit pas seulement d’un vol. Il s’agit d’une intrusion dans l’intimité, dans l’honneur, et dans la réputation, qui sont des ressorts puissants dans la société libanaise. La menace de publication transforme la victime en personne exposée, parfois honteuse, et donc plus facilement manipulable. La force du procédé est qu’il utilise la pression psychologique avant même la violence matérielle. Ad Diyar du 4 février 2026 insiste sur les saisies de téléphones et sur les aveux. Mais l’arrière-plan, pour les lecteurs, est celui d’une vulnérabilité quotidienne: la rue, le téléphone, la voiture, et l’idée que l’on peut être ciblé sans avoir commis de faute.

La même logique de prévention se retrouve dans un autre avertissement rapporté par Ad Diyar du 4 février 2026. L’Administration de la Sûreté générale appelle les citoyens à ne pas remplir de formulaires ni transmettre de données personnelles sans vérifier l’identité des entités qui les demandent. Le texte met en avant le risque de collecte et d’exploitation de données. Cette alerte renvoie à une culture de la prudence qui s’installe quand la confiance institutionnelle et économique se dégrade. Plus les protections formelles sont faibles, plus la société se replie sur des réflexes d’autodéfense, comme la vérification et la méfiance.

Drogues et faux billets: la société face à l’économie parallèle

Ad Diyar du 4 février 2026 rapporte aussi une arrestation menée par une patrouille de la direction générale de la Sûreté de l’État, avec saisie de devises contrefaites et de comprimés de captagon. Le journal précise que des mesures légales ont été prises sur instruction de la justice compétente. Ce type d’information, bref en apparence, renvoie à un problème social durable. La circulation de faux billets et de stupéfiants s’alimente de l’effondrement économique et de la perte de revenus réguliers. Elle touche les plus fragiles, mais aussi les réseaux organisés. Elle renforce la perception d’un État en lutte permanente contre des marchés clandestins qui prospèrent sur la crise.

Pour les ménages, l’économie parallèle ne représente pas seulement un risque pénal. Elle crée une insécurité matérielle. Recevoir une devise contrefaite peut ruiner une journée de travail. Tomber sur des produits illégaux peut mettre en danger la santé. La circulation de captagon, elle, est associée dans l’opinion à des trajectoires de violence, de dépendance et de désordre familial. Le fait que la saisie soit mentionnée comme un acte encadré par la justice rappelle un autre besoin social. Obtenir des procédures solides, des condamnations crédibles, et un signal de continuité institutionnelle, même dans une période de crise généralisée.

Santé, médicaments et contrebande: un angle social de la gouvernance

Dans Al Sharq du 4 février 2026, une séquence autour de la santé apparaît dans le cadre des réunions à Baabda. Le quotidien rapporte que Joseph Aoun insiste sur le renforcement du dossier sanitaire, présenté comme un sujet qui concerne tous les citoyens. Le texte mentionne des enjeux précis, comme les médicaments de contrebande, les produits impropres et l’usurpation de qualité. Même si l’article s’inscrit dans une actualité institutionnelle, il décrit une réalité sociale. La santé devient un champ où la crise se voit immédiatement. Une contrebande de médicaments n’est pas un simple problème commercial. Elle se traduit par des traitements inefficaces, des risques d’intoxication, et une angoisse permanente chez les familles qui n’ont plus confiance dans le circuit normal.

Dans ce cadre, la lutte contre la fraude prend une dimension de protection sociale. Elle vise la sécurité sanitaire au même titre que la sécurité publique. Elle touche aussi à la relation entre citoyens et institutions professionnelles. Quand le contrôle est faible, les réseaux illégaux prospèrent. Quand le contrôle se renforce, les prix peuvent monter, mais la confiance peut revenir. Le dilemme est social. Il oppose l’urgence d’accès, dans une économie sous pression, et la nécessité de qualité, dans un pays où les scandales et les produits douteux alimentent une méfiance diffuse. Al Sharq du 4 février 2026 place ces sujets au cœur d’un discours sur l’État, ce qui indique que la santé est perçue comme un terrain prioritaire pour restaurer une forme de normalité.

Électricité, « protection du المال العام » et tensions de service

La fragilité des services publics ne concerne pas uniquement les municipalités. Dans Ad Diyar du 4 février 2026, l’Électricité du Liban est présentée comme menant des campagnes de retrait des raccordements illégaux et de lutte contre les atteintes au réseau. Le journal évoque des procès-verbaux dressés dans plusieurs zones, en insistant sur la protection de l’argent public et sur le bon fonctionnement du service électrique. Cette mention, technique en apparence, touche directement le quotidien. L’électricité est un marqueur social. Son absence ou son irrégularité structure les rythmes de vie, les dépenses domestiques, et la dépendance aux générateurs.

La lutte contre les « تعديات », telle que rapportée par Ad Diyar du 4 février 2026, renvoie aussi à une tension sociale classique. D’un côté, l’État cherche à reprendre le contrôle et à réduire les pertes. De l’autre, une partie des habitants se sent contrainte par la pauvreté, l’absence de service stable, et les coûts élevés, ce qui alimente la tolérance sociale envers l’illégalité. Quand les campagnes de contrôle s’intensifient, elles peuvent être lues comme un retour de l’État, mais aussi comme une pression supplémentaire sur des ménages déjà fragilisés. Le sujet devient alors un test de justice sociale: contrôler, oui, mais avec quel service en échange, et avec quel filet de protection.

Ramadan, Dar al-Fatwa et recherche d’un cadre collectif

Dans Al Sharq du 4 février 2026, une dimension plus symbolique apparaît à l’approche du Ramadan. Le quotidien rapporte que Dar al-Fatwa a invité Joseph Aoun et Nawaf Salam à l’iftar annuel organisé au deuxième jour du mois de Ramadan, au siège de Dar al-Fatwa à Beyrouth. Le journal cite aussi les propos du mufti de Zahlé et de la Békaa, Ali Ghazaoui, qui félicite Nawaf Salam pour des positions jugées favorables au renforcement de l’État et au retour de son rôle comme État d’institutions.

Cette séquence, sociale en apparence, a une portée plus large. Dans un contexte de crise, les grands rendez-vous religieux et communautaires jouent un rôle d’ancrage. Ils réinstallent une forme de calendrier commun. Ils offrent aussi un langage de stabilité, même lorsque le quotidien est tendu. Le fait que l’invitation soit adressée à la fois au président et au chef du gouvernement souligne une recherche d’unité institutionnelle. Le message rapporté par Al Sharq du 4 février 2026 insiste sur une idée simple. Quand l’État se renforce, les sociétés et les institutions suivent. Cette phrase vise les élites, mais elle s’adresse aussi au public, qui attend une protection minimale et une cohérence des autorités.

Une société entre prévention, méfiance et besoin de normalité

Les éléments publiés le 4 février 2026 décrivent une société qui oscille entre deux mouvements. D’un côté, une adaptation défensive. Elle se traduit par des avertissements sur les données personnelles, par une attention accrue aux risques d’extorsion, et par une crainte de produits contrefaits, qu’il s’agisse de devises ou de médicaments. Ad Diyar du 4 février 2026, avec l’alerte de la Sûreté générale et les affaires de cybercriminalité, illustre cette montée de la vigilance.

De l’autre côté, un besoin de normalité. Il passe par des institutions qui fonctionnent, par une capitale capable de répondre aux urgences, et par des repères collectifs, comme les rendez-vous du Ramadan. Annahar du 4 février 2026 décrit une municipalité de Beyrouth qui peine à remplir ce rôle, ce qui renforce l’idée d’une normalité fragile. Al Sharq du 4 février 2026, avec Dar al-Fatwa, met en avant un registre différent: celui du lien social et de la continuité.

Entre ces deux mouvements, la pression économique reste l’arrière-plan commun. Elle nourrit l’économie parallèle, elle fragilise les administrations, et elle accroît la vulnérabilité des citoyens face aux réseaux illégaux. Les textes du 4 février 2026 montrent ainsi une société qui ne s’effondre pas, mais qui se réorganise autour de la prudence, de la recherche de protection, et de la quête d’un État plus présent, au moins dans les services essentiels.

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