La signature du second roman de Roula Azar Douglas  Le jour où le soleil ne s’est pas levé publié aux éditions Noir, Blanc, Etc. est prévue le 11 novembre au Salon du livre de Beyrouth au Biel (Furn El Chebbak) à 18h30. Elle sera précédée à 17h30 par une table ronde intitulée « Mourir dans la dignité : réflexions autour de la fin de vie ».

Ce roman est une surprise pour ceux qui vous suivent. Vous semblez tellement prise par l’enseignement, le journalisme, votre lutte pour l’égalité des sexes.  Où avez-vous trouvé le temps d’écrire ?

Bonne question. L’idée m’a effleuré l’esprit il y a quelques années lorsque je me suis trouvée face à face avec la peur de perdre quelqu’un qui m’est très précieux. Je l’ai caressée un moment. Mais j’étais dans l’incapacité d’imaginer, de créer, d’écrire. Il a fallu dompter la peur en premier puis attendre que la tempête se calme. Au mois de mars dernier, j’ai pris la décision de venir à bout de ce projet. J’ai contacté mon éditrice. Et je me suis lancée dans l’écriture. Avec un horaire très chargé, de nombreuses responsabilités professionnelles et familiales, ce n’était pas une promenade.  Mais voilà, le défi est relevé. Je signe le roman au Salon du livre francophone de Beyrouth au Biel le 11 novembre à 18h30.

Pouvez-vous nous donner un aperçu de l’histoire que vous racontez ?

Je serai très concise et brève pour ne pas trop dévoiler. Il s’agit d’un couple. Elle a vingt-huit ans.  Elle est artiste peintre. Il est journaliste, de quelques années son aîné. Ils vivent à Mont-Royal, un charmant quartier à Montréal. La vie semble leur sourire. Sauf que le 16 janvier 2008, au détour d’une rue, tout bascule.

Ce n’est pas une histoire d’amour. C’est une histoire de vie. Une histoire à laquelle nous risquons tous d’être un jour confrontés. Partiellement au moins.

Votre premier roman parle de la violence conjugale. Quels sont les thèmes que vous abordez dans cet ouvrage ?

Je ne veux pas induire le lecteur en erreur. Ce n’est pas un essai. C’est un roman. Un récit dans lequel je donne à voir la fragilité mais également la force de l’être humain, ses doutes, sa peur de perdre ceux qu’il aime, son attitude face à la mort, à l’absence et au silence. J’évoque également mais sans m’y attarder les blessures non visibles que la guerre peut infliger à ceux qui la vivent ainsi que les traumatisme psychiques chez les reporters de guerre…

Quelle est la part de la réalité dans ce que vous écrivez ?

La réalité est là, bien présente. Si Noura et Danny n’ont jamais existé. Leurs traits, leurs caractères, leurs idées sont vrais. Des parties de leur histoire sont bien réelles. Par ailleurs, Noura et moi  partageons beaucoup de choses : l’immigration au Canada,  l’amour de la nature, des couleurs, de la vie, la fascination qu’exercent les couchers de soleil sur nous, une certaine sensibilité envers les choses, les créatures, les gens et ce besoin de mettre des mots sur tout…. Par contre, sa vie est très différente de la mienne. La vie m’a gâtée, moi. Ce n’était pas son cas.

Comment décrivez-vous votre style d’écriture ?

Mon écriture est simple. concise. claire. Et ce n’est pas uniquement par habitude professionnelle. C’est surtout un choix. Mon objectif premier est d’atteindre le plus grand nombre de lecteurs libanais.  Que mes mots coulent avec fluidité, que le lecteur ait l’impression de m’entendre raconter l’histoire ou de la voir défiler simplement devant ses yeux, sans fioritures ni trop de détours. Car, et je ne le cache pas, j’écris pour toucher et provoquer des réflexions.


Roula Azar Douglas est auteure, journaliste, enseignante universitaire, conférencière. Elle écrit pour provoquer des réflexions, pour contribuer à l’évolution des mentalités, pour une société plus juste, plus humaine, plus égalitaire. Engagée pour l’égalité des genres, elle prépare actuellement une thèse de doctorat en sciences humaines. Le jour où le soleil ne s’est pas levé est son second roman.

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