Tag: secteur bancaire
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
La dette publique libanaise est désormais détenue à 84 % par la Banque du...
En 2024, la dette publique du Liban s’élève à 27,6 milliards de dollars, détenue à 84 % par la Banque du Liban et les banques locales. Elle est libellée à 98 % en devises étrangères et à 68 % à court terme, ce qui fragilise le Trésor et expose les bilans bancaires à des pertes potentielles. Cette configuration rend une restructuration inévitable, faute de capacité de financement autonome ou de relance du marché obligataire.
Les transferts de fonds vers le Liban atteignent 6,9 milliards USD en 2024, en...
Les transferts de fonds vers le Liban ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en hausse de 6 % sur un an. Ce flux, qui représente près de 30 % du PIB, est vital pour l’économie. Il soutient la consommation, compense la faiblesse des exportations et stabilise temporairement la monnaie. Mais sa bancarisation reste limitée, et son effet macroéconomique faible. Sans réformes, cette manne pourrait se tarir, aggravant la fragilité structurelle du pays.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
Lettres de crédit des banques pour les importations en baisse de 20,1 % fin...
Les lettres de crédit bancaires pour les importations ont chuté de 20,1 % en 2023 au Liban, totalisant 7 541 milliards LBP, soit environ 84,25 millions USD au taux de 89 500. Les secteurs les plus financés sont l’alimentaire (38 %), le pétrole (24 %) et l’équipement. Le volume ouvert au premier trimestre représentait près du tiers du total annuel. Le recul est attribué à la baisse de la demande et aux contraintes bancaires accrues.
La demande de prêts augmente à la Banque de l’Habitat après les élections de...
#ECO: La Banque de l’Habitat a enregistré une hausse de 46,9 % des demandes de prêts au premier trimestre 2025. Ce rebond intervient après l’élection présidentielle et reflète une reprise de la confiance des ménages. L’achat de logements principaux représente 1 730 demandes sur un total de 2 820. Soutenue par une enveloppe budgétaire de 180 millions USD, la BdH élargit ses dispositifs de garantie et déploie un portail digital pour le dépôt des dossiers.
Perspective: déclin bancaire au Liban, contraction des dépôts et fuite des devises
#PERSPECTIVE: Au premier semestre 2025, les dépôts bancaires des résidents libanais ont chuté sous l'effet d'une fuite massive des devises et d'une perte de confiance généralisée dans les banques. Malgré des tentatives de stabilisation par la Banque du Liban, la contraction des dépôts fragilise toute perspective de reprise économique. Le Liban suit une trajectoire comparable à celle de l’Argentine et du Venezuela lors de leurs crises bancaires, avec un risque élevé d’effondrement systémique sans réformes urgentes.
Liban: Un tableau économique en trompe-l’œil, stabilité apparente mais fragilité structurelle
#PERSPECTIVE: En avril 2025, le Liban semble afficher des signes de stabilité économique : hausse des permis de construire, stabilité du taux de change et augmentation des réserves de change. Pourtant, l'analyse révèle une fragilité profonde : contraction des dépôts bancaires, afflux de réfugiés syriens, fuite des devises et détérioration sociale. La stabilité apparente repose sur des mécanismes artificiels, masquant l'absence de réformes structurelles et le risque imminent d'une nouvelle crise économique.
Les banques libanaises augmentent leur liquidité à l’étranger de 350 millions de dollars malgré...
#ECO: Au cours des deux premiers mois de 2025, les banques libanaises ont accru leur liquidité à l’étranger de 350 millions de dollars, atteignant 5 044 millions. En parallèle, leurs fonds propres ont reculé de 187 millions, signe d’un affaiblissement continu de la base de capital au niveau local. Ce contraste révèle une reprise partielle de confiance à l’international, tandis que le système bancaire reste structurellement fragile sans véritable recapitalisation.
Pas de réforme fondamentale du secteur financier, pas de confiance des investisseurs
#ECO: Le Parlement libanais, paralysé, retarde les réformes et le budget 2025, menaçant les finances publiques. La confiance des investisseurs reste faible, et le secteur bancaire, sans fonds locaux pour se recapitaliser, stagne. Les fonds étrangers refusent d’intervenir sans garanties et avec les acteurs actuels, limitant l’accès aux dépôts et freinant la croissance. Cette incertitude institutionnelle aggrave une crise économique déjà profonde dans un pays en quête de stabilité.
Liban: La crise de liquidités et la défiance croissante envers les banques s’accentue
#ECO: Le 21 mars 2025, les banques libanaises font face à une crise de liquidités et à une défiance accrue des déposants. Des tensions émergent entre institutions refusant les règles de restructuration de la Banque du Liban, tandis que les retraits restent limités et les dollars convertis en livres à des taux défavorables. Cette situation pousse les Libanais vers le cash et les circuits informels, accentuant la crise bancaire.
Liban : Le ministre de l’Économie affirme l’engagement du gouvernement dans les négociations avec...
#FMI: Le Liban s’engage dans une nouvelle phase de négociations avec le FMI pour finaliser un programme économique d’ici l’été 2025. Le ministre de l’Économie, Amer Bassat, a confirmé l’importance des réformes à venir, notamment la restructuration bancaire, la transparence financière et la gouvernance publique. Toutefois, l’instabilité politique et les tensions sociales pourraient freiner ces discussions. Le succès des négociations dépendra de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles courageuses.
Le Liban prépare un nouveau programme économique avec le fonds monétaire international
#CRISE: Le Liban intensifie ses discussions avec le FMI pour établir un nouveau programme économique. Le gouvernement libanais s’engage à adopter des réformes structurelles dans l’énergie, la finance publique et la régulation bancaire. Un plan de restructuration du secteur bancaire est en préparation, avec une priorité donnée à la restitution des dépôts. Une nouvelle contribution de 500 millions de dollars au FMI est en discussion. Les négociations se poursuivront en avril, avec un déplacement prévu aux réunions de printemps à Washington.














