Le Président Béchara el Khoury à l'indépendance du Liban
Le Président Béchara el Khoury à l’indépendance du Liban

« Le Liban a-t-il à présent besoin d’une nouvelle Constitution adaptée aux grands changements intervenus dans sa structure et qui régissent la relation entre ses communautés ? .. » Abdel Hamid El Ahdab.

Il est coutume d’associer une jungle à un espace de vie désorganisé selon les pulsions multiples, perturbantes ou dangereuses de ses habitants. Elles sont souvent délimitées par la loi du plus fort. Le règne animal se distingue par le parcours de sa survie. L’homme y est un intrus, flairé, guetté et suivi dans un climat de vives réactions. La jungle dort d’un seul oeil en présence de celui qui reste un étranger. Son roi veille pourtant et sa présence protège et assure l’arbitrage  pour préserver les plus faibles. La situation qui prévaut actuellement au Liban, ressemble partiellement à ce train de vie décontenancé qui souffre pourtant d’une fausse ambiance de cohérence, minée de conflits tassés et latents.

La crise de confiance touche la définition même de l’identité nationale du libanais. Elle pose en lui depuis 1943 cette même question: « Comment puis-je, sans être convaincu de ma « citoyenneté », de mes « politiciens » qui disent faussement me représenter et de mes attitudes contradictoires, me prétendre concerné par le vide présidentiel comme si un chef d’état peut à lui seul sauver la République?!!  Certains peaufinent encore leurs candidatures pour la présidentielle, d’autres révisent des alliances particulières pour prémunir des postes clefs adaptés aux changements géopolitiques de la région, alors que nombreux sont ceux qui dépriment rien qu’à attendre un infime espoir de stabilité cohérente parmi les tambours battants d’une bataille envisagée entre l’armée libanaise et Daesh. Cependant, on pourrait revisiter l’histoire des félins et apprendre la leçon des primates. L’inconscient primitif et collectif des hommes rassemble étrangement des comportements issus des élans de répétition et de préservation.

Le pouvoir de maintenir les déséquilibres serait-il ce qualificatif recherché afin de réinstaller la présidence au Liban, de répéter d’anciennes promesses et de suspendre leurs réalisations aux résultats des tractations internationales? Ou bien, vaudrait-il mieux se pourvoir d’une personnalité armée de  bienveillance? Elle se distinguerait par le dépouillement personnel en faveur d’une présidence étroitement liée à l’instauration et à la pragmatique d’un nouveau consensus national. La citoyenneté prendrait enfin sa place véritable et sa fonction légitime. Elle devient désormais indispensable pour prémunir notre « démocratie » avec des coexistences stables.

Joe Acoury

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