Négociations directes avec Israël : tabou absolu ou hypothèse déjà installée dans le débat...
Au Liban, l’idée de négociations directes avec Israël sort du tabou et s’installe dans le débat public. Portée par la présidence et relayée par la presse, elle reste toutefois politiquement fragile, entre pression militaire, rejet de la normalisation et question centrale du Hezbollah dans l’équation nationale actuelle.
Ils parlent comme l’État, mais pensent encore comme Damas
Dans cette tribune, Bernard Raymond Jabre soutient que la crise libanaise est aussi mentale et institutionnelle. Selon lui, une partie de l’État reste marquée par la tutelle syrienne, incapable de penser pleinement la souveraineté face au Hezbollah. Le vrai chantier du Liban serait donc doctrinal, culturel et profondément politique.
La France peut-elle encore imposer une issue diplomatique au Liban ?
La diplomatie française peut-elle encore peser au Liban ? Analyse des leviers, des limites et des blocages du plan poussé par Paris.
Faut-il mourir pour Ormuz ?
Dans cet éditorial, François El Bacha démonte l’illusion d’une réponse militaire évidente face à la crise d’Ormuz. Derrière l’appel à sécuriser le détroit, il voit une tentative de mutualiser les coûts humains d’une escalade décidée ailleurs, sans mandat clair, sans stratégie de sortie ni cadre politique crédible.
Intercepteurs sous tension : Israël, le Golfe et la bataille des stocks
La guerre met sous tension les stocks d’intercepteurs d’Israël, du Golfe et des États-Unis. Entre démentis officiels, commandes massives, retards industriels et redéploiements depuis l’Asie, la bataille se joue aussi dans les arsenaux et les usines. La défense antimissile devient une ressource rare au cœur du conflit régional.
Ormuz : l’appel de Trump se heurte aux refus de ses alliés
L’appel de Donald Trump pour rouvrir le détroit d’Ormuz se heurte aux refus ou aux réserves de plusieurs alliés. Japon, Australie, Corée du Sud et Allemagne temporisent ou refusent, tandis que l’Union européenne débat encore. À ce stade, Washington n’a pas réussi à constituer de coalition navale formelle.
Qu’est-ce que Dahyieh pour les nouvelles générations ?
Souvent confondue avec Beyrouth, Dahyieh désigne en réalité la banlieue sud chiite de la capitale libanaise. Cet article revient sur son histoire, son urbanisation chaotique et sa place dans l’imaginaire des nouvelles générations, entre déplacements de population, mémoire du conflit et profonde méconnaissance de sa réalité géographique.
Erik Prince, le fondateur de Blackwater de retour 2/2
Dans ce second volet, René Naba analyse le retour d’Erik Prince et le rôle des sociétés militaires privées dans la sécurité saoudienne et du Golfe. Entre Blackwater, Vinell Arabia, barrages électroniques et alliances israélo-occidentales, l’article éclaire les logiques géopolitiques, militaires et stratégiques à l’œuvre dans la région.
Détroit d’Ormuz : Trump découvre le prix de sa propre guerre
Donald Trump appelle ses alliés à sécuriser le détroit d’Ormuz après avoir lui-même contribué à l’escalade contre l’Iran. Entre choc pétrolier, vulnérabilité des monarchies du Golfe et affaiblissement du leadership américain, la crise révèle le coût stratégique d’une guerre mal calibrée par Washington et ses conséquences mondiales durables.
Affaire Epstein : Trump sous la menace des archives, la guerre du Golfe sous...
La publication de նորveaux documents du dossier Epstein replace Donald Trump sous pression politique, tandis que la guerre contre l’Iran alimente les soupçons de diversion médiatique. Faute de preuve d’une manœuvre délibérée, l’enjeu central devient celui des archives, de la transparence fédérale et de l’usure politique du président américain.
Liban : guerre, vide humain et impasse politique
Le sud du Liban s’enfonce dans la guerre, les évacuations massives et le vide humain, tandis que l’impasse politique bloque toute sortie crédible. Entre pression israélienne, refus du Hezbollah de désarmer et incapacité de l’État à imposer une solution, Beyrouth reste piégée dans une équation presque insoluble et durable.
Iran : Washington glisse-t-il vers l’enlisement ?
Les États-Unis ne sont pas encore dans un scénario irakien en Iran, mais les signes d’un pré-enlisement se multiplient. Donald Trump et son entourage changent sans cesse de ligne, les justifications nucléaires de la guerre sont fragilisées par les propres évaluations américaines, les alliés arabes refusent une escalade terrestre et les frappes iraniennes montrent les limites du parapluie sécuritaire américain dans le Golfe. À cela s’ajoute un élément central : Israël a largement fixé l’impulsion de la guerre, parle d’un conflit de plusieurs semaines et entend peser sur son terme, tandis que Washington risque d’en porter l’essentiel du coût politique, économique et stratégique si le conflit se prolonge.
Iran-Israël-USA : une guerre qui se sacralise
L’affrontement entre les États-Unis, Israël et l’Iran n’est pas réductible à une simple guerre de religion. Pourtant, la rhétorique employée par plusieurs responsables politiques, diplomatiques et militaires montre une sacralisation croissante du conflit. Bible, promesse territoriale, évangélisme politique, psaumes de guerre et théocratie iranienne composent désormais un cadre idéologique plus large. Cette évolution ne remplace pas la géopolitique, mais elle la radicalise en donnant à la guerre une légitimité supérieure et plus difficile à contester.
Gaza, Liban, Iran : comment plusieurs foyers de crise sont en train de fusionner
Gaza, le Liban et l’Iran ne peuvent plus être lus comme trois crises séparées. En mars 2026, les fronts se répondent, se nourrissent et fusionnent partiellement. La guerre devient un système régional en réseau, avec des effets militaires, humanitaires, diplomatiques et économiques qui débordent largement chaque théâtre pris isolément désormais.



















