Cela fait un certain temps que la Grande Bretagne faisait chanter ses partenaires européens pour rester en Europe.

La dernière découverte de Cameron, pour avoir encore plus de faveurs européennes, était de dire : « donnez-moi encore, car je vais être obligé de faire un referendum sur la volonté du peuple anglais de rester dans l’Union », et les pauvres dirigeants européens ont donné et donné et donné plein de faveurs, non seulement à la Grande Bretagne, mais aussi aux Etats-Unis, maitres du jeu, et, par conséquent, à la Turquie qui devait servir de cheval de Troie (c’est le cas de le dire) pour détruire l’Europe par son entrée et le déferlement des Turcs dans l’Union, avec une conséquence prévisible de troubles, de combats et même de guerres confessionnelles, avec, peut-être un jour, l’enseignement du Turc dans les écoles primaires.

Tout était prêt pour que le chaos prévu en Eurasie arrive enfin en Europe, suivant l’adaptation de la vieille stratégie anglaise séculaire de domination du monde par des guerres continuelles en Europe. Cette fois-ci, il fallait que le chaos se poursuive en Eurasie, couronné par celui de l’Europe continentale, bien sûr.

Une fois que les Européens eurent accordé toutes les faveurs possibles à Cameron et ses complices américains et turcs, il appela son peuple aux urnes avec moult propagande et moult pressions pour voter contre brexit, dont les plus importantes furent américaines, venant même du Président américain, en personne. Manque de pot, le peuple anglais vota pour quitter l’Union. Mais le piège anglais se retourna contre l’envoyeur, car les Ecossais et les Irlandais du Nord sont en train de menacer la partition du pays pour rester dans l’Union, tandis que la monnaie anglaise chutait brutalement.

Cameron et ses complices sortirent alors, de leur chapeau, le lapin que le vote du peuple ne servait à rien et que c’est le parlement anglais qui doit décider, tandis que des voix anglaises (3 millions ?) exigeaient et exigent, à hauts cris, un nouveau referendum, sans oublier que cela pourrait renouveler, durant deux ans (et plus), les pressions et le chantage anglo-saxons sur les dirigeants européens, en premier, Merkel et Hollande, pour obtenir de nouvelles faveurs.

D’où la fureur de ces derniers, trompés, qui exigent le départ rapide de la Grande Bretagne. Est-ce que c’est pour de vrai, par peur d’un nouveau chantage ou simplement pour reprendre ce qu’ils ont accepté de donner durant le chantage précèdent ?

Roger Akl